min : 5°C   max : 20°C
saison : feuilles mortes
aléa climatique : aucun
voir les assemblées et baptêmes en cours (www)
Tu es une petite chose fragile... Ft Luny



 

Tu es une petite chose fragile... Ft Luny


avatar

Ethel
Puf/Surnom : Nounou / Poussy
Âge du perso : 53 lunes
Messages : 37
Date d'inscription : 28/08/2015
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Ethel, Mer 8 Aoû 2018 - 21:52

Ethel
Assalys

Tu es une petite chose fragile..

C’est une belle journée qui commence pour la Troupe Inondée. Le soleil est bien haut dans le ciel, chauffant le pelage des félins présents dans le camp. Ce matin, Ethel a dormi plus qu’à l’accoutumé. La journée d’hier était chargée pour elle, elle a donc profité de quelques heures de sommeil en plus. C’est donc quand le soleil brille déjà que la chasseuse se réveille et s’étire tranquillement. Elle n’a pas pu saluer son frère ce matin, vu qu’il s’est levé avant elle. Silencieuse, elle sort de son nid. Elle se dirige vers le tas de gibier et attrape une musaraigne fraîche. S’éloignant quelque peu, elle s’installe à l’ombre d’un arbre et commence à déguster avec plaisir sa nourriture. Elle se sent bien. De toute façon, très peu de choses ne peut ébranler son joli sourire. Ce sourire qui semble être toujours présent, relevant ses fines moustaches. Ce sourire qu’elle adresse à tous, encore plus à Hidoï, puisque c’est son frère. D’ailleurs c’est sûrement ce qui pourrait gâcher son bonheur, s'il arrivait malheur son frère. Son unique frère. Oui, c’est sûrement la seule chose qui pourrait la briser, chambouler son équilibre habituel, sa bonne humeur constante, son sourire et sa tendance à bavarder beaucoup.

Une présence près d’elle attire son attention, et lui fait relever les yeux de son repas. Elle reconnaît Assalys. Une petite chatonne, bon, elle a déjà 8 lunes, mais elle est si frêle qu’elle en paraît moins. Ethel a de la peine pour cette petite, malade à vie, qui ne pourra jamais vraiment être une chatte normale. Elle ne participe pas aux entraînements, n’est pas une novice, et ne deviendra sûrement pas chasseuse. Ah, la vie est parfois injuste. Ethel se sent mal et préférait que cette jolie boule de poils puisse prendre sa place en tant que chasseuse affirmée. Elle a tellement d’empathie pour les autres, d’autant plus pour Assalys.

Celle-ci prend la direction du tas de gibier, à pas lents. Ethel se redresse et la devance, elle se rapproche de la petite.

Assalys ! As-tu besoin d’aide ? Tu veux manger ?

Au fond, Ethel espère ne pas être maladroite dans ses propos, même si elle doit l’être finalement. Comment se comporter avec un chaton qui se sait malade ? Comment ne pas la blesser, ne pas l’attrister ? La chasseuse, pourtant habituée à être très affectueuse, n’ose pas trop s’infiltrer dans le quotidien de la chatonne, de peur qu’elle le prenne mal et se sente surprotégée. La pauvre petite.. c’est ce que la plupart se dise. Ethel, malheureusement, aussi.

admin luny

avatar

Assalys
Puf/Surnom : Luny
Âge du perso : 10 lunes
Messages : 35
Date d'inscription : 17/03/2018
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Assalys, Jeu 30 Aoû 2018 - 0:48



as if I didn't know it


Assalys ¬ Ethel

where were you when everything was falling appart ?
all my day were spent by the telephone
it never rang
and all I needed was a call
that never came


Petite princesse de glace qui ne sait pas quoi faire, qui se perd. Petite princesse de glace qui ne comprend pas. Elle ne comprend pas quoi faire ici, alors qu’elle n’a pas la moindre utilité. Elle ne comprend pas ce qu’elle pourrait devenir, mais elle ne peut pas en parler à Himoya. Parce qu’Himoya se sentirait coupable, parce qu’il aurait le sentiment de lui avoir volé la bonne santé, parce qu’elle sait à quel point son frère aimerait pouvoir échanger les places, échanger les rôles. Elle sait. Elle aurait aimé pouvoir lui dire que ce n’était pas grave, que ce n’était pas de sa faute, qu’il n’aurait jamais pu rien changé et qu’elle ne lui en veut pas, mais à chaque fois que son regard se pose sur Himoya, sa gorge se serre. Elle ne pense qu’à leur soeur. Au trio qu’ils auraient dû former et elle sait que les mots sont futiles et que rien n’apaisera jamais la flamme dans leur coeur. La mort s’est invitée bien trop tôt dans leur vie pour leur voler une partie d’eux. Une vie qui n’aurait pas dû s’éteindre n’était maintenant plus rien qu’un souvenir dans l’esprit de ceux l’ayant connu les quatre lunes de sa courte existence. Larmes aux yeux. Larmes qui se sont invitées sans que la petite féline, fragile petit être, n’en donne son accord. Larmes qui lui rappellent son état. Larmes qui ne la lâchent pas, torturent son âme. Elle ne peut rien faire d’autre que de les laisser couler.

h o p e l e s s

Elle se retrouve dans cette tanière, tanière des anciens, dans un coin, toute seule, dans un espace où elle aurait voulu ne pas se trouver. Assalys aurait pu partir, courir, s’en aller trop loin, ne jamais revenir, mais elle sait bien qu’elle en serait sans doute morte, qu’elle serait tombée, se serait cassée les os, personne pour la guérir, elle aurait agonisé. Et surtout… Himoya. Himoya qui avait perdu son autre soeur, Himoya qui ne supporterait pas sa disparition. Et sa mère ? Sa mère l’aime, bien que cette toute petite princesse de glace ne pouvait pas s’empêcher de se voir comme une tâche, une grande tâche noire dans la vie parfaite qu’avait fini par obtenir sa mère. On s’entend, une vie parfaite… son compagnon est un solitaire, absent de la Troupe, elle doit le voir en secret, donc une partie de sa vie se perd dans les mensonges et la petite en avait conscience, mais elle était forte, sa mère, elle était forte et puissante. Sa mère n’a pas besoin de cette faiblesse, de cette fragilité, de cette honte que sa fille représente. Parce qu’Assalys sait qu’elle est une pauvre petite honte dont on devrait peut-être se débarasser le plus rapidement possible. Elle ne comprend même pas pourquoi Denaï l’a laissé aller pourrir dans la tanière des anciens, non, ça lui échappe. Mais elle préfère ça ainsi, elle n’est pas suicidaire, pas encore, seulement désolée de tout ce qu’elle est.

une
petite
trop
f r a g i l e
i n u t i l e

Parce que personne ne peut dire le contraire, elle est totalement inutile, clairement inutile. Elle l’a toujours été et le sera toujours. Himoya est un novice, il va apprend à se battre, à chasser, à aider la Troupe à survivre, à exister, à toujours être plus forte. Et elle ? Elle ? Elle ne sera toujours que la petite chose à garder précieusement dans une tanière pour éviter de la faire sortir, parce que tomber pourrait se révéler mortel, tomber pourrait la tuer et que sa famille ne veut pas une autre âme s’éteignant dans la lignée. Une autre âme qui viendrait à errer sans pouvoir rien faire d’autre que de les regarder. Elle ne pourrait pas faire ça à ses parents, à son frère. Ils en ont assez vécu avec la mort d’Alvelyos. Sa soeur. Sa soeur qui lui manque, sa soeur qui était celle avec qui elle disait tout, celle qui était tout. Assalys allait toujours, le soir, se poser dans la tanière et parler de la vie, de tout, de ce qui l’entourait, à sa soeur, à cette oreille attentive qui était tout pour elle, cette présence rassurante, cette respiration et Assalys lui aurait donné sa capacité à pouvoir marcher et se déplacer si elle en avait eu la possibilité, si elle en avait eu la chance. Parce que c’était sa soeur et donc, donc, elle pouvait comprendre ce que son frère ressentait quand ses yeux se posaient sur le corps bien trop fragile de sa soeur. Et Assalys s’en veut. Elle s’en veut de la culpabilité que son existence provoque chez son frère. Elle s’en veut tellement. Une culpabilité mordante, coupant le souffle de la princesse de glace qui se trouve toujours dans cette vulgaire tanière, à y régner, à s’y perdre, se perdre dans ses pensées et mourir de haine, de culpabilité envers sa propre personne.

s a y o n a r a

Elle aurait dû être plus forte. Meilleure. Elle aurait dû être une soeur digne de ce nom, une fille avec du répondant, aussi mordante que la culpabilité qui étreigne son coeur et son âme. Elle aurait dû, mais ce n’est pas le cas. Non, elle
est
f a i b l e.

Elle est faible et le sera toujours sans la moindre possibilité de changer les choses. Peut-être qu’elle devrait admettre, accepter, plier l’échine et ne plus se plaindre mentalement, mais elle ne peut continuer indéfiniment à se tourmenter avec ces quelques petits faits la tourmentant, la torturant. Des faits qui la détruisaient, la minaient. Soupir. Les larmes ne sont plus et elle sort de la tanière, vide. Vide d’espoir, vide d’amour, remplie de haine envers elle, d’une vilaine culpabilité engendrant cette jalousie cruelle, cette envie des autres et de leur capacité. Elle regarde partout. Elle ne sait pas quoi faire, parce que de toute évidence, elle n’a strictement rien à faire. Rien de plus que de regarder les autres exister, rien de plus que de se détruire par la pensée. Rien de plus. Parce qu’elle ne sait même pas comment parler aux autres, comment tenir la conversation, comment agir.

i s o l é e
petite chose i s o l é e et s o l i t a i r e
c o n d a m n é e
pour toujours.

Elle se décide alors de se diriger vers le tas de gibier, pour se nourrir un peu et peut-être, peut-être en amener une part à son frère si celui-ci est rentré de dehors. La dernière fois qu’elle est allée dehors, elle est rentrée avec une patte brisée. Amusant, n’est-ce pas ? Elle regrette cette faiblesse. Elle sursaute légèrement quand elle entend quelqu’un lui parler. Elle tourne la tête pour voir une chasseuse. Ethel. Sa queue fouette légèrement le sol. « Tu sais, je suis encore capable de me nourrir toute seule.. » Elle n’est pas aussi fragile que ça.
petite chose
s o l i t a i r e
i n c o m p r i s e

lost and insecure
you found me you found me
lying on the floor
surrended surrended
why'd you have yo wait ?
where were you ? where were you &?
just a little late
you found me you found me

By Moony for Luny only

Page 1 sur 1


Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum