min : 5°C   max : 20°C
saison : feuilles mortes
aléa climatique : aucun
voir les assemblées et baptêmes en cours (www)
Well, I dunno you actually... ♣ pv Moussy



 

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Faucon Pourpre
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message posté par Faucon Pourpre, Mer 29 Aoû 2018 - 15:53


Well, I dunno you actually…

Ft. Moussy

Faucon sortit de la tanière des guerriers, il avait été réveillé par les piaillements des apprentis, au départ, il avait enfouit sa tête entre ses pattes, espérant ainsi faire passer le bruit… sauf que ça n'avait définitivement pas marché. Ce fut donc le pas trainant et passablement de mauvaise humeur, qu'il s'approchât du tas de gibier, assez peu fournis.
Le guerrier lâchât un juron à voix basse, il faut dire qu'il jurais beaucoup en ce moment, il était d'humeur irascible et il ne savait pas vraiment pourquoi. Il aurait dû se réjouir, c'était la saison des feuilles vertes, le gibier abondais, les chats étaient heureux et en bonne santé, de plus, leurs relations avec les autres clans étaient au beau fixe. Oui mais voilà, Faucon, lui, se sentait mal, il avait comme l'impression de ne servir à rien, d'être une espèce de loque inutile au clan.
Et ça n'allait pas être ses actions qui démentiraient le contraire, le guerrier n'avait ni apprenti ni amis, susceptibles de le forcer à se bouger, donc il restait à comater comme un idiot pendant que les autres partaient chasser. Il chassait parfois, bien sûr, mais il était tellement distrait qu'il n'attrapais pas grand chose, même les apprentis chassaient mieux que lui. Bref, la chasse le démoralisait alors il retournait comater. Faucon était entré dans une espèce de cercle vicieux dont il était impossible de sortir.
Le tacheté trébucha soudain sur un chaton, sans s'en rendre compte, il s'était approché de la pouponnière, le petit se mit à geindre en se précipitant vers sa mère. Fais chier !  
Les mères lui jetèrent des regards assassins et les chatons des regards mi inquiets mi curieux.
Faucon continua d'explorer le camps sans vraiment faire attention à ce qu'il faisait, il aperçut Vol d'Hirondelle et son regard se figea. Elle rentrait de patrouille et semblait avoir une discussion animée avec quelques autres guerriers. Faucon n'aimait pas franchement faire attention aux autres, il préférait se murer dans le silence et ronchonner dans son coin sur ses problèmes personnels ou ceux de la forêt, sauf que, avec Vol d'Hirondelle, ça n'était pas pareil. Le truc c'est qu'il l'aimait bien, plus que bien même, il pouvait passer des heures à penser à elle, quand il était dans ses bons jours, d'ailleurs ça l'empêchait d'être de mauvaise humeur.
Il lui sembla que la guerrière le fixait, alors il détourna le regard, et repartis dans son exploration intensive, Faucon choisit finalement de se diriger vers un coin qu'il connaissait bien, un arbuste, adjacent à la tanière des apprentis, à sa connaissance, personne n'y venait jamais. Pourtant l'arbuste épais permettait de s'abriter des forts vents qui soulevaient régulièrement la lande.
Sauf que lorsqu'il arriva il y'avait déjà quelqu'un, une guerrière à en juger par son odeur. Sans qu'il sache vraiment pourquoi, le guerrier tacheté sentit ses poils se soulever le long de sa colonne, en avançant, il tomba museau contre museau avec ladite guerrière.
Il ne la connaissait pas, enfin si, de vue, ils avaient été aux assemblées ensembles, et plusieurs fois en plus, mais impossible de mettre un nom sur son visage. Et pour tout dire le guerrier n'en avait strictement rien à carrer de son nom. Là tout de suite, ce qu'il retenait, c'est que cette fille venait de lui voler SA place sous SON buisson favori.
- T'es qui au juste ?    

La colère avait empêché le guerrier de formuler un question courtoise, à l'instar de son comportement habituel, il avait parlé de manière bourrue et froide. Il attendit la réponse de la guerrière, la tête rentrée entre les épaules.  


©️ Ocy pour Hawk

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Douceur de l'Hirondelle
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message posté par Douceur de l'Hirondelle, Lun 12 Nov 2018 - 20:44


test

I don't want to know you

Ft Hawking
Tu regardes vers le ciel. Oui, toi. La belle femelle blanche et grise tigrée, celle qui a de beaux yeux verts pâle, c'est toi qui regarde vers le ciel. Il est maculé d'étoiles. Tu as l'impression qu'elle pourrait les toucher. Qu'elle scintillent, tout ça rien que pour toi. Qu'elle scintillent pour baigner la clairière du clan du vent dans une lumière divine. Une lumière qui semble éternelle. Mais moi je sais pourquoi. La lumière de ces merveilles te semble éternelles car ta durée de vie est dérisoire comparée à la leur.

Tu peux pourtant l'imaginer. Tu l'imagines sans cesse. Ces bulles de gaz qui brûlent à des millions de kilomètre de toi, qui ne sont pas des bulles de gaz qui brûlent à des milliers de kilomètres de toi. Tu peux imaginer tes ancêtres te regarder d'un œil bienveillant, irrité, ou même fasciné par la petitesse du monde des vivants, de ton monde doré, comparé au leur. Comparé au tien. Celui qui déploie de sublimes pétales bleus dans un esprit à fleur de peau.

Comme j'aimerais te compter ce que sont ces éternelles pierres précieuses, Douceur de l'Hirondelle. Mais comme si tu m'avais entendu, et que tu n'attendais que ça, tu t'es posée à une place quelconque. Et tu as dressé ton regard pâle et flashy à la fois vers la toison de gris perle et de bleu pétrole. Et tu as imaginé ce que pouvait bien être une étoile, à part la croyance générale du guerrier étoile.

Tu vis se former dans ton esprit une bulle... Qui n'est pas une bulle. Tu la vois brûler.. Mais elle ne brûle pas. Tu la vois flamboyer d'un éclat blanc aveuglant, aussi irradiant que le soleil. Tu vois des choses que tu ne comprends pas. Mais tu trouves ça magnifique.

Tu vois l'hélium et l'Hydrogène fusionner grâce à la pression et à la gravité. Tu ne sais pas ce qu'il se passe en ce réacteur nucléaire mais ça te fascine. Tu vois cette étoile comme si c'était le soleil, tu es si proche de la vérité mais si loin à la fois. Tu te vois tourner autour, comme tu penses qu'il tourne autour de toi. Tu vois toute les petites étoiles toucher autour de toi. Alors que c'est toi qui tourne avec elles. Toi qui te précipite avec gentillesse et douceur, à des vitesses et des grandeurs que tu ne peux imaginer, vers un trou noir au sourire si beau et si dense qu'il ne laisse rien s'échapper de sa vie. Un sourire qui irradie de lumière. Et qui ne s'arrêtera que dans si longtemps que plus aucune étoile ne sera là pour le voir.

Tu es passionnée par ce que tu vois. Si passionnée que les éclats dorés de l'autre monde disparaissent. Tu regarde la lune. Est-elle une étoile déchue ? Comme.. Un membre de la forêt sombre ? Qu'elle est grande. Et qu'elle est belle. Tu peux voir tout les détails de la magie du monde doré. Mais tu préfères son sublime rêve bleu. Il a des reflets violets, et rouges, et roses. Il est de toutes les couleurs, en réalité. Il est passionnant sans être aveuglant. Le monde doré irradie de lumière. Comme de regarder le soleil droit dans ses yeux de flammes. Qui ne sont pas des flammes d'ailleurs. Mais ça, tu n'en sais rien pauvre petite créature.

T'es qui au juste ? Tu sursautes. Les couleurs autour de toi se vaporisent et finissent par s'estomper. En panique, tu leur cours après mentalement. Mais tel un flux de rivière, ou plutôt un influx nerveux, les couleurs, tes magnifiques couleurs, tes magiques couleurs finissent par toutes s'être évaporées. Non, non reviens ! Mais tu as beau courir. Tu as beau faire tout ton possible pour les rattraper, tu finis par t'épuiser. Tu continues de courir après tes couleurs toujours plus infimes. Toujours plus abolies, loin de toi, toi qui en a tant besoin, toi qui les a créés, toi qui est à la fois maîtresse et spectatrice.

Bonjour, déjà ? Tu aurais dû rester muette. Mais tes couleurs, tes précieuses couleurs. C'est à cause de lui qu'elles se sont enfuies. Ton regard est perdu dans le vague, dans les abysses colorées dans lesquelles tu étais noyée, non, cajolée, il y a quelques instants. Tu reviens de loin, de si loin que la lumière du soleil t'éblouie. Tu avais oublié qu'il ne faisait pas nuit. Qu'il ne faisait pas réellement nuit. Tu t'étais juste une nouvelle fois perdue dans ton rêve bleuté.

Je.. J'ai fais quelque chose de mal ? Tu as parlé avant de penser, encore. Ca ne te pose aucun problème. Ton cerveau a interprété les signes du chat face à toi avant même que l'idée de l'observer, lui qui était baigné de lumière, ne t'effleure l'esprit.

Croc scintillant au coin de la gueule, oreilles légèrement retroussées, pelage hérissé, vouté, la tête rentré dans ses épaules. Etais-ce toi qui avait fait cela ? Tu ne pris pas la peine de l'observer, il ne t'intéressait pas. Là, tu avais besoin, et envie, de tes couleurs. Lui, il n'avait pas besoin de toi. Pas besoin de ta gentillesse ou de ta compassion. Pas besoin de ta douceur.

Pourtant, tu te ressaisies. Et tu dressas ton corps svelte face au mâle en colère. Tempêtant avec tout les moyens possibles et imaginables le message suivant : dégage de là putain.

"Language !"

Il suinte la rage. Tu perds tes yeux verts dans un vague flot d'analyses possibles. Une mauvaise journée ça arrive à tout le monde. Mais vu l'état de sa fourrure — dont tu n'avais toujours pas pensé à regarder la couleur, juste sa forme — il devait s'emporter souvent. Non ?

Tu inclines la tête. Tu te fiches de ce qu'il te reproche, tu veux savoir ce que lui il a. Ce qu'il pense. Ce qu'il voit. Tu voudrais voir son monde doré à lui. Son monde brun à lui. Un monde brun moucheté de cumulus plus foncés. Très foncés. Des.. Cumulonimbus mammatus. Tu l'imagines d'un rouge pourpre, impérial. Tu l'imagines annoncer l'arrivée d'un orage. D'un extraordinaire orage. Avec ses éclaires subjuguant, zébrant le ciel à une vitesse vertigineuse. Tu imagines les couleurs. Les couleurs les couleurs, les couleurs. Ses couleurs envahissent lentement et dangereusement le ciel doré du monde dans lequel tu as été trainée de force.

Un monde brun ? Brun tacheté ? Un cumulonimbus rouge pourpre, avec une teinte bordeaux, et une trace de lumière aussi vive qu'un filet de sang ? Faucon Pourpre, un mâle à la fourrure brune tachetée. Tu ne te souviens plus de la couleur de ses yeux. Pourtant, ce sont eux qui te transpercent en ce moment même. Tu fais un effort dans ta rêverie tempétueuse.

Ils sont d'un vétuste doré. Une ambre aussi vieille que la fin du crétacé supérieur. C'est John Hammond qui serait content.
By Moussy
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