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You're mine || Ft Ewi & Kirby /!\ âmes sensibles s'abstenir ? /!\



 

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Ssakry
Puf/Surnom : Neph
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message posté par Ssakry, Jeu 27 Déc 2018 - 20:47

Aujourd'hui c'est une bonne journée. Il n'y a pas besoin de raison pour être de bonne humeur, non ? Ssakry est de bonne humeur, comme ça. Juste comme ça. Aujourd'hui il n'a pas pensé à Geindoc. Il ne vaut mieux pas qu'il y pense. Ensuite il a besoin de passer ses nerfs sur quelque chose. Quelqu'un plutôt mais après tout, quelle différence ? Souvent c'est une femelle. Il leur fait mal alors. Mais quelle importance ? Elles ne sont que des choses. Non, elles sont ses choses plutôt. Elles sont siennes et il peut bien en faire ce qu'il veut, ça ne fait rien. Après tout Zuivering lui octroie toutes sortes de droits parce qu'il l'a choisi, et parce qu'il le mérite.

L'activité dans la grotte est habituelle. C'est une journée comme une autre. Les subalternes sont bien formés. Tels des machines, ils réitèrent les mêmes tâches encore et encore. Chacun sait très bien ce qu'il a à faire. Il n'y a que Ssakry qui se promène au milieu de tout ce beau monde, cherchant quelque chose à faire, et vérifiant par la même occasion que tout se déroule comme prévu. Il pourrait aller chasser mais là, maintenant, il n'a pas envie. Il a envie de rester là et ensuite... ? Il ne sait pas trop. Après tout il peut bien faire ce qu'il veut, contrairement aux autres. Il faut vérifier que chacun reste à sa place, et que les nettoyeurs ne commencent pas à aller voir les poules pondeuses sans son autorisation, par exemple. Oh, en parlant des poules pondeuses, Ssakry se souvient soudainement que... qu'elles existent ? Il pourrait dire que ça fait longtemps qu'elles n'ont pas mis bas mais en réalité ce n'est pas vrai. C'est simplement qu'il avait oublié leur existence mais en soi, les poules pondeuses sont une occupation, un peu comme une boule de mousse, en plus amusant sans doute. Et puis, en plus productif. Parce que bon, balancer une boule de mousse ce n'est pas l'occupation la plus utile qui soit, et ensuite ça traîne partout et Ssakry ne supporte pas ça. Heureusement ça ne dure jamais longtemps. Au bout de deux ou trois lunes les chatons ont mieux à faire que de se lancer une boule de mousse. Peut-être que c'est leur voler leur enfance. Au final peu importe. Mieux vaut qu'ils puissent se rendre utiles le plus tôt possible. On ne peut pas se permettre d'être moins utile que les femelles lorsqu'on est un petit mâle, ce n'est pas possible. Pas alors qu'on a tant de choses à apprendre et tant de choses à accomplir. C'est ce que Ssakry enseigne aux plus jeunes. Qu'ils sont essentiels, que leur Dieu compte sur eux. Que chaque instant est important et doit servir à quelque chose. Il ne faut surtout pas les autoriser à perdre leur temps, c'est là la clé.

Décidé à accomplir quelque chose de sa journée — ou du moins à s'occuper — Ssakry marche en direction de la tanière des Poules Pondeuses, si tant est qu'on puisse appeler cela une tanière. Il ne sait pas encore laquelle il va aller voir. Il ne sait pas où est Gek et de toute façon, ce n'est pas d'elle dont il a envie parce qu'avec Gek, il ne peut pas tout-à-fait faire tout ce dont il a envie alors parfois, il préfère les autres. Il a encore trop de respect pour sa compagne alors que les autres, ce sont des moins que rien, il peut bien en faire ce qu'il en veut, aucun risque de regretter. Et de toute façon, elles, personne ne les regrettera. Alors il se glisse dans la tanière parmi les poules pondeuses les plus importantes, les plus luxueuses en quelque sorte. Celles là il préfère les garder pour lui et laisser les plus médiocres aux autres. Il attend un moment que ses yeux s'habituent à l'obscurité et parcourt le lieu du regard. Ses yeux se posent sur la numéro 7. Ça fait un moment qu'elle est là celle ci mais pourtant, Ssakry l'apprécie toujours. Lentement, il se dirige vers la femelle. Il l'observe de haut en bas, la couvrant d'un regard froid. Elle est habituée après tout. Peu à peu, il la pousse en arrière et sans un bruit il en prend possession. Violemment, comme à l'accoutumée, parce qu'il n'a jamais su faire autrement. Mais après tout elle n'est qu'une chose et si Gek l'a formée correctement — et Ssakry sait que oui — alors elle saura que la seule chose qu'elle puisse faire est endurer en silence. Une fois qu'il en a eu assez il se retire mais ne part pas aussitôt. Aujourd'hui il est de bonne humeur après tout.

« Dis moi, Numéro 7. Est-ce que tu te plais toujours ici ? » avec un léger sourire. Il est de bonne humeur et cela signifie qu'il veut s'amuser. C'est ce à quoi elles servent, non ? Après tout Numéro 7, comme toutes les autres, ne sont là que pour son bon plaisir. Il distingue une présence du coup de l'oeil, reconnaît l'odeur de son fils et son sourire s'élargit. Parfait. Plus on est de fous, plus on rit, pas vrai ?




Merci beaucoup Dusky, c'est magnifique :keur:

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Shujin
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message posté par Shujin, Ven 28 Déc 2018 - 10:50



You're mine.

La douleur. Omniprésente, elle m'écrasait la poitrine, coupait ma respiration. Inlassablement, elle essayait de m'enlever tout espoir, de m'ôter la seule chose qu'il me restait et qui me permettait de rester en vie : l'espoir d'une vie meilleure, quelque part, loin d'ici. Et toi mon amour, j'espère que de là où tu es, tu ne me vois pas. Tu ne dois jamais savoir ce qui m'arrive ici, c'est l'enfer sur terre. Tu es forcément à un endroit meilleur que celui ci. Pourtant je me refuse à penser à te rejoindre, pas maintenant, pas tout de suite. Il faut que je garde espoir, que je n'oublie pas que là dehors, le monde est merveilleux et qu'il m'attend. Et notre fille, je suis persuadée qu'elle est encore en vie, qu'elle a réussi à s'enfuir et que je la retrouverai. Je nous dois bien ça mon amour.

Et voilà Ssakry qui arrive. Lui qui se prend pour le roi du monde, en vérité il ne fait que se cacher dans cette grotte où il sait que la terreur le rend maître. Mais tu sais, il ne t'arrive même pas à la cheville. Il n'a aucun courage, il se contente de vivre ici, caché, et de donner les tâches ingrates aux autres dans ce royaume de peur. Et je suis persuadé qu'il a peur aussi. Sinon pourquoi se contenter d'une vulgaire grotte ?
Si Ssakry vient ici, c'est pour une seule chose. Il me regarde. Pour lui, je ne suis qu'un numéro, une vulgaire chose. Peut-on vraiment s'habituer à ça ? Ça fait déjà tellement longtemps que je suis ici j'ai l'impression, et pourtant, c'est toujours le même calvaire, tu ne peux pas imaginer. Je sais que ça ne sers à rien de discuter, surtout pas avec Ssakry, alors je subi. Je meurs à petit feu, j'essaie de penser à autre chose, à nous. J'ai l'impression de me détacher de mon propre corps, il ne m'appartient plus. Je ne sens presque rien et c'est à la fois si douloureux.

Et puis enfin il s'écarte. Pourtant il reste là, tout près. Si tu savais à quel point j'ai envie de lui cracher à la gueule, mais je me contente de le fixer avec un regard froid. Depuis le temps que je suis ici, j'ai vu d'autres femelles comme moi devenir folles, ou vides de toute émotion. Mon amour soit rassuré, ce n'est pas mon cas, j'ai encore la rage de sortir d'ici un jour, mais je sais qu'il ne vaut mieux pas lui tenir tête. Il faut que je reste dans les rangs pour survivre en attendant le jour où je m'enfuirai.

« Dis moi, Numéro 7. Est-ce que tu te plais toujours ici ? »

Il le dit comme si c'était une question, mais ça n'en ai pas vraiment une tu sais. Il s'en contre fiche que je sois bien, d'ailleurs il sait que je ne le suis pas, et que tout ce que je peux répondre c'est oui.
Je vois alors son fils rentrer dans la ''tanière'' si on peut appeler ça comme ça. Je le regarde brièvement, mais je retourne rapidement mon attention sur Ssakry.

« Oui, bien sûr. »

Je ne compte pas baisser les yeux. Ici, je respecte les règles, parce que je veux survivre, mais je ne me soumettrai jamais pour autant.  

(c) Biket

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Ineerd
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message posté par Ineerd, Dim 30 Déc 2018 - 17:23

You're mine
Le chat au pelage si particulier se tenait fière et droit devant l’entrée de sa caverne. Si fière, si noble, avec ce sourire mesquin sur les lèvres qui ne le lâchait jamais. Au nom, jamais. Ca en devenait abominable, un chat au pelage clair, se tenant fièrement devant l’entrée de cette caverne, de cette gueule d’ombre. De cette porte des enfers. Un pas et vous découvrez l’enfer sur terre. Une Secte, diabolique. Cruel. Collez-lui tous les adjectifs péjoratifs, ils lui iront à cette secte d’âmes perdus.

Et ce chat aux yeux verts pastels, il y était de cette Secte, il en était fier. Il ne cessait d’y penser. Il était fier de son rang, mais il souhaitait toujours plus. Encore et toujours. Il adorait ce sentiment de domination, de maintenir l’existence des autres entre ces griffes. Il se voulait être le roi. Le roi de cette grotte galeuse, être le plus gros poisson de la petite mare. Sûrement, un jour, convoiterait-il le reste du monde. Et ce jour-là, il faudra l’égorger silencieusement derrière un buisson de houx, et oublier cette souffrance. Oublier ce que cette Secte apportait au Monde. À savoir, le malheur.

Ineerd faisait tache, il faisait tache avec son poil lustré, sa fierté non feinte, il faisait tache avec ce monde d’ombre, cette odeur à retourner l’estomac de n’importe qu’elle personne normalement constitué. Cette odeur de mort, de cadavre en décomposition, grouillant de vers et de moisissure. Cette ambiance sinistre, il l’appréciait.

Ce petit seigneur de pacotille dirigé lui-même par le roi de la caverne était donc occupé à ses tâches habituelles. À savoir : être un connard et donner des ordres plus ou moins discutables. Ineerd était quelqu’un de très étrange, il était incroyablement naïf et très facile à convaincre. Mais inversement, il pouvait se montrer fourbe et bien trop inventif. Beaucoup trop inventif. Il aurait pu être quelqu’un de bien comme son frère. Mais non, le monde avait décidé de créer un Ssakry Junior. Complètement aveuglé par les promesses de salut de ce dernier. Malheureusement, celui-ci était jeune et très énergique, bien trop déterminé à réussir ses objectifs de vie.

Ineerd ne portait pas son père dans son cœur. C’était un fait. Il l’estimait, et il avait compris où résidait le pouvoir, il avait compris que son père non plus ne l’affectionnait pas particulièrement. Que ce dernier n'hésitera pas à le balancer dans la Fosse à la moindre tentative de rébellion. Et pourtant, renverser son père, prendre sa place, Ineerd y pensait tous les jours.

En parlant du sacro-saint gourou démoniaque, le voilà qui filait au Poulailler. Sûrement partis se vider les couilles. Le Poulailler et ses habitantes ne servaient qu’à ça de toute manière. Ineerd souris et se dirigea lui-même vers la grotte annexe, qui servait de lieu de vie aux Poules Pondeuses. La chaleur et une odeur âcre d’un on-ne-sait-quoi de repoussant servait d’ambiance générale à la petite cavité. Il arriva, son paternel était en pleine action. Il regarda la scène, sans aucune réel émotion. Il n’avait pas envie de passer derrière son père.

« Dis moi, Numéro 7. Est-ce que tu te plais toujours ici ? »


La voix rauque de son père résonna, et un sourire sadique illumina son visage. Ce dernier le remarqua enfin. Il était heureux, heureux à régner sur sa petite caverne, à pouvoir obtenir ce qu’il voulait de cette fameuse numéro sept. Ineerd ne retenait jamais leurs nombres.
La frêle Poule Pondeuse répondit d’une voix vide d’émotions.

« Oui, bien sûr. »

Menteuse. Ineerd n’aimait pas cette hypocrisie. Il n’était pas comme son père lui, il préférait quand ça se débattait, quand ça te crachait à la gueule. Quand ça t’hurlait à la gueule qu’elle ne souhaitait qu’une chose, se casser d’ici. Une chatte aussi docile, c’était comme baiser un cadavre, aucun intérêt.

Alors le jeune sadique et monstre en devenir s’approcha de la prisonnière. Il lui écrasa une patte aux griffes sorties sur le visage pour lui murmurer souriant de plaisir.

-Tu ne te plais pas ici, on le sait tous. Tu n’as qu’une envie, c’est de te casser, mais tu n’y arriveras pas, si tu tentes n’importe quoi, saches qu’on se fera un plaisir de répandre tes tripes de l’entrée de la caverne au fin fond de la fosse. “

(c) Biket

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Shujin
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message posté par Shujin, Lun 14 Jan 2019 - 21:15



You're mine.

Un corps, vide. Je ne suis plus rien de ce que j'étais avant. J'ai du mal à me souvenir maintenant. J'ai l'impression d'avoir toujours été si faible, si rachitique, d'avoir toujours eu une fourrure sale et rêche. Depuis quand n'ai je pas vu la lumière du jour ? Ce n'est pas une vie. Et je commence à me demander pourquoi je lutte, pourquoi je continue de survivre ici si je ne peux pas y vivre. Pourquoi je continue de me battre ? Mais il ne faut pas oublier. La question n'est pas pourquoi, mais pour qui. Mes enfants, ils ne doivent pas continuer à vivre ici. Eux aussi, ils ont le droit de connaître une vie au moins aussi belle que celle que j'avais avant avec Sukiji. Et il y a aussi Kiseki, seule dehors, je sais qu'elle est encore en vie, et il faut que je la retrouve. C'est pour eux, que je continue de survivre, de me battre.
Mais je me sentais tellement vide, surtout maintenant, alors que Ssakry se tenait près de moi, trop près de moi.
Je vois alors Ineerd qui arrive. Depuis combien de temps il est là au juste ? Oh et puis, peu importe, au fond. Cet endroit entier est un enfer.
Mais soudain, il s'approche, avec un sourire flippant scotché à son visage. Il écrase sa patte sur moi, me griffant au passage. Je ne dis rien. Vide.

« Tu ne te plais pas ici, on le sait tous. Tu n’as qu’une envie, c’est de te casser, mais tu n’y arriveras pas, si tu tentes n’importe quoi, saches qu’on se fera un plaisir de répandre tes tripes de l’entrée de la caverne au fin fond de la fosse. »

Et doucement, je sens quelque chose. Mon ventre, ma gorge se serrent. Je sens en moi ce sentiment d'agacement, qui prend de plus en plus de place. Je ne suis plus vide, je ressens à nouveau, et je reprend subitement conscience que je suis en vie, et que je compte bien le rester.
Il croit vraiment que je vais pourrir ici toute ma vie ? Ils sont peut être plus nombreux, mais je suis plus intelligente, je le sais.

« J'y arriverai. »

Je le sais. Au plus profond de moi, malgré le vide qui m'habite la quasi totalité du temps, je ressens toujours l'espoir.

« C'est vous qui finirez par mourir enfermés ici. Pas moi. »

Je le regarde, je refuse de baisser les yeux. Je fixe Ineerd, oubliant presque Ssakry à côté. Je sais que je suis mal barrée pour la suite. Mais tant pis. Je suis en vie. TEXTE

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Ssakry
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message posté par Ssakry, Mar 15 Jan 2019 - 9:24

Ssakry n'a jamais supporté que ça se débatte. Il n'est ps serein à l'idée que les poules pondeuses ne restent pas à leur place, qu'elles croient avoir le droit de lutter, de se défendre. Ce n'est même pas qu'il préfère, c'est simplement ses croyances qui ne s'en vont jamais, pas même ici, la où il n'y a plus la moindre lumière, au milieu de ces poules pondeuses qui ne sont rien. Même ici il sait que son Dieu le regarde et qu'il compte sur lui pour asseoir sa volonté. Numéro 7 le sait, Zuivering est là, Zuivering la punira si elle tente de sortir de sa condition. Alors si elle essaye, malgré tout, c'est que quelque chose cloche, et qu'elle n'a pas dû comprendre, d'une façon ou d'une autre. Ssakry ne peut pas l'admettre, que quelque chose ne tourne pas rond, qu'il y a une erreur, un grain de sable dans l'engrenage. Il ne peut pas laisser faire. Ce genre de chose, ça lui donne des envies de meurtre.

Mais il n'aime pas le mensonge non plus, alors il a conscience que cette question, c'était un piège. Fondamentalement. Parce que quelle que soit sa réponse il ne peut en être satisfait. Il observe d'un oeil songeur, légèrement suspicieux, son fils qui s'approche d'eux, visiblement prêt à venir se mêler à cette conversation. Sauf qu'on ne peut pas appeler cela une conversation. Auquel cas Ssakry serait en train de converser avec... quoi ? Une coquille vide. Elle n'est plus rien. Elle n'est qu'un corps, pas même intact, mais que pourrait-il rester de son esprit ? De son âme ? En a-t-elle jamais eu une ? Après tout, il est évident que Zuivering l'a abandonnée le jour où il a laissé les membres de la secte la capturer et l'emmener ici. A l'extérieur elle encore vivante mais à l'intérieur il ne reste probablement rien. Ce n'est pas une conversation, on ne discute pas avec rien. Mais peu importe au final, de toute façon Ssakry n'est pas venu ici pour discuter. Il est venu pour s'amuser et pour l'instant, ça ne commence pas si mal.

« Oui, bien sûr », répond la poule immaculée. Mais quelque chose dans son attitude ne plait pas à Ssakry. Elle ne se soumet pas, pas tout-à-fait, pas comme il faudrait. Elle est là depuis longtemps, elle a su gagner sa place ici, mais elle n'est pas endoctrinée, ça peut se sentir. Cette femelle-là a un goût d'inachevé. Ssakry déteste ça.

« Tu ne te plais pas ici, on le sait tous. Tu n’as qu’une envie, c’est de te casser, mais tu n’y arriveras pas, si tu tentes n’importe quoi, saches qu’on se fera un plaisir de répandre tes tripes de l’entrée de la caverne au fin fond de la fosse », réplique Ineerd. Ssakry a un demi-sourire, mélange d'amusement et d'agacement, mais ne dit rien, laisse son fils faire. Il devait s'ennuyer, ou peut-être même pas en fait. Il connaît son fils. Ça l'amuse de venir ici, de les humilier. Cela amuse Ssakry aussi mais il ne veut pas leur accorder trop de temps, elles ne le méritent pas et il n'a pas que ça à faire.

Numéro 7 n'a pas peur. Il ne la sent pas, cette odeur caractéristique, bien qu'elle imprègne le poulailler, depuis tout ce temps. Mais là, dans l'immédiat, elle n'a pas peur, pas vraiment. Pas suffisamment pour qu'il puisse le sentir. Ça commence à ne pas lui plaire. Ssakry aime cette odeur, il s'en délecte.

« J'y arriverai. C'est vous qui finirez par mourir enfermés ici. Pas moi. »

Cette fois c'est trop. Il faut qu'elle sache où est sa place. Ssakry bondit, la fait tomber à la renverse. Il la domine. Elle, elle n'est rien. Son murmure résonne, assourdissant :

« Pourtant c'est ta vie qui ne me semble tenir qu'à un fil. Mais peut-être que ton espoir futile te fait croire le contraire ? Peut-être que tu crois qu'une vie misérable comme la tienne mérité d'être sauvée ? Mais tu sembles avoir oublié les enseignements les plus fondamentaux. Zuivering n'accorde le salut qu'à ceux qui le méritent. Crois-tu le mériter, Numéro 7 ? » Il lui cingle l'oreille, lui lacère le visage. Non. Elle n'est rien. « Si je le voulais je pourrais te tuer ici et maintenant. Mais tu as de la chance, je ne le ferai pas. Quoique, est-ce réellement de la chance ? A toi de me le dire, Numéro 7. Non, ne dis rien. Tu ne crois quand même pas que ton avis m'intéresse de quelque manière que ce soit ? On te garde parce que tu peux encore pondre. Alors ponds en silence », crache-t-il. Il se défoule sur elle. La peau se déchire, laissant davantage de chair à vif à chaque coup.




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