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 A long-overdue return. [ft. Chou]

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Equi admine
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Lun 26 Oct 2015 - 5:08

A long-overdue return. ♫

Nuage de Cicatrice (Equi) & Volcan (Luny) ♪


I l pleuvait. J’entendais les bruits des gouttes s’écrasant sur le sol, sur les feuilles, avant même d’ouvrir les yeux. Un grognement incompréhensible s’échappa de ma gorge et j’enfouis ma tête dans la mousse. Petite Aurore dormait contre moi. Confortablement installée, usant de ma chaleur corporelle pour se réchauffer des nuits froides de la saison des feuilles mortes. La pouponnière me semblait si austère. C’était long et pénible, les journées ici. Je n’y étais pas retournée depuis que j’étais apprentie..ici, les odeurs semblaient renfermées et le temps semblait les conserver. Je retrouvais l’effluve ténue de ma mère même après tout ce temps, et celle encore plus vague de mon père, celui que je n’avais jamais connu, sauf l’espace d’une journée. Lui qui ne faisait pas parti de ma vie, son odeur se tapissait dans un coin. Comme si elle tenait à ne pas s’effacer, à ne pas s’évanouir dans les entrailles du temps. À rester agrippée comme un serpent après sa proie. Agrippée contre les parois, contre moi. Sans jamais s’en aller. Je menais une toute autre vie de celle que j’avais, jeune. Une vie si… cruellement destructrice. Seule. Auparavant, j’avais ma mère. Elle qui me soutenait dans tout. Et mon compagnon, Nuage de Poussière. Et même mon mentor. Maintenant, j’avais un mentor incapable, un handicapé. Et mon meilleur ami. Rien de plus. Et après on dit que le Clan des Étoiles veille sur nous ? Je comprend pourquoi Nuage de Poussière n’y croyait pas. J’avais de bonnes raisons de ne plus y croire. J’avais envie de pleurer toutes les larmes de mon maigre corps. Pleurer jusqu’à ne plus en être capable. Jusqu’à me vider complètement.  Pleurer jusqu’à ne plus être. Pleurer jusqu’à ne plus avoir de larmes, d’eau. J’en avais tant envie, oui. Mais je ne le fis pas. Je ne pouvais pas le faire, parce que je devais demeurer forte pour ma petite. Comme ma mère l’avait été avec moi. Pendant tout ce temps. Toutes ces lunes.

Au bout d’un moment, d’un très long moment, je me levai et m’étirai. Je ne pouvais plus rester dans cet endroit à l’ambiance étouffante, oppressante et chargée en souvenirs, en stimuli me poussant à me confondre en larmes. Je ne voulais donc pas rester. Du bout de mon museau plutôt sec par le temps incertain, je poussai ma petite fille afin de la réveiller et l’amener en promenade avec moi. Pourquoi la laisserais-je dans la pouponnière, à la surveillance des autres reines, alors que je viens à peine de débuter son éducation ? C’était inconcevable. Petite Aurore finit par se réveiller, les yeux lourds de sommeil. D’une voix basse, je lui expliquais qu’on allait jouer à un jeu. Le camp de l’Ombre était envahi par les guerriers du Clan du Tonnerre et du Vent, et il nous fallait nous enfuir sans alerter qui que ce soit, pas même les guerriers de notre Clan, sans quoi leurs réactions indiqueraient notre position aux ennemis. Un sourire s’afficha instinctivement sur le visage de ma petite. Quel chaton n’aimait pas les jeux comme ça ? Nous partîmes discrètement, alors qu’elle se faisait la plus silencieuse possible. Elle était douée pour ça, elle ferait une chasseuse hors pair si elle ne perdait pas cette capacité en grandissant et elle ne la perdra pas, je le sais, parce que c’est la fille d’un des meilleurs chasseurs du Clan… mon défunt compagnon. Que je chérissais encore, que je chérirais toujours. C’était Nuage de Poussière, le chat le plus protecteur que je pouvais connaître outre ma mère, le plus vantard aussi, mais des plus gentils. Il n’avait pas mauvais fond. Et il me manquait.

Ma fille et moi, nous étions désormais hors du camp. Personne ne nous avait vu, on ne s’était pas fait remarqué. Un poids quitta mes épaules, je n’étais plus surveillée par les yeux inquisiteurs de mes camarades et ça, ça me faisait un certain bien. J’étais jeune, je n’étais même pas guerrière encore. Presque, mais je ne l’étais pas. Et j’avais perdu mon compagnon en plus de ne plus savoir où était ma mère, j’avais une fille aussi, alors j’étais devenue un peu la pauvre petite. Celle qu’on prenait en pitié, je ne supportais pas. Petite Aurore tourna son regard vers moi et je lui adressais un mince sourire avant de l’encourager en murmures à continuer. Bientôt, nous fûmes rendues aux Quatre-Chênes. Endroit qu’autrefois je n’appréciais pas, mais qui était maintenant rendu une place où j'aimais aller. Où j’aimais me retrouver pour penser, réfléchir. Un léger réconfort pour mon cœur affaibli. Les étoiles brillaient. D’un éclat peu commun, rare. Comme présageant d’un événement important. Comme s’ils voulaient me prévenir. M’avertir d’un quelconque événement, présage, pouvant m’atteindre, m’ébranler. Petite Aurore se colla contre moi et je soupirai. Nous n’allions pas rester longtemps… lorsqu’une effluve étrangère parvint à moi. Effluve étrangère, mais familière. Et des bruits de pas. Ou plutôt le bruit d’un coussinet posé délicatement sur le sol, comme lors d’une chasse.



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Dernière édition par Cicatrice de Ronce le Mar 9 Aoû 2016 - 15:27, édité 1 fois
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Lun 26 Oct 2015 - 5:38

Une goutte. Une autre. Elle plissa le museau. La pluie tombait de plus en plus forte. Volcan se roula en boule, maugréant. Dans son camp, elle aurait été à l’abri. C’était impossible pour elle de ne pas se focaliser sur les avantages d’où elle se serait trouvée auparavant, si les Bipèdes, dans leur innocence et naïveté singulière, n’auraient pas empoisonné l’eau, la rendant malade et risquant de ce fait de causer bien des morts. Plusieurs chats étaient morts de ça, d’ailleurs. Plusieurs et surtout, bien trop. La meneuse s’étira, la pluie engorgeant son pelage noir en le rendant assez lourd à porter. Son regard, jaune et brillant de base, se retrouvait à être terne et empli d’une terreur particulière que personne ne voyait en plein jour. Parce qu’elle la masquait pour n’être que la meneuse qu’elle se devait d’être. Volcan explosant sous les Braises s’éloigna de sa Troupe, passant en silence dans le camp de fortune de l’autre Troupe, afin de pouvoir s’éloigner dans la forêt. S’éloigner et saisir enfin la possibilité de profiter d’un peu de calme, de tenter de remettre ses idées en place, de se remettre de ses émotions, de ses craintes, de ses appréhensions et de dépasser l’étrange sensation que cette forêt était loin de lui être inconnue. Les pas se faisaient silencieux, ses pattes se posant sur des feuilles mouillées qui étouffaient le bruit de ses pas.

La meneuse s’arrêta devant une étendue d’eau peu importante et regarda le reflet brouillé qui lui était renvoyé. Elle semblait avoir pris un coup de vieux assez imposant et les traits de la féline étaient tirés. La fatigue accablante marquait encore son visage, et le sentiment d’être dépassée par tous les événements, par la marche, s’était ancré dans son regard sans vouloir s’en dégager. Elle ne put retirer un soupir devant cette image désolante. Affreusement désespérante. Même les poils de son museau semblaient être grisâtres à présent, au lieu d’aborder la couleur noire dont elle était si fière. Elle s’allongea au sol sans se soucier de l’eau et la boue, celles-ci ayant tôt fait d’engloutir le poil de son ventre. Le salir de ce même fait. Elle posa son museau sur l’eau et murmura à cette dernière de bien vouloir guérir rapidement. Elle demeura là quelques instants quand une silhouette argentée sembla s’être matérialisée devant elle. Relevant la tête brusquement, elle plissa les yeux, mais la lumière demeura vive. Une voix douce fut portée par le vent. Tu es de retour. Tu es attendue. Elle secoua la tête et la silhouette se volatilisa. La fatigue devait sans doute lui monter à la tête. Rien d’autre n’expliquait cette apparition. Non… rien d’autre. Elle devait s’en convaincre. La meneuse se releva et s’ébroua avant de reprendre doucement sa marche.

Chaque pas était mesuré. Elle agissait comme lorsqu’elle chassait, dans la crainte que quelqu’un soit là et l’épie. La sorte de vision l’avait ébranlé et elle ne se sentait pas très bien, mais elle avait ce besoin de marcher. Un besoin irrépressible et urgent. Alors elle le comblait et continuerait de le faire. Son regard fut attiré par les étoiles, aussi brillantes que l’était la silhouette. Et si ça avait été un chat des étoiles ? Elle roula les yeux. Un chat ne venait pas des étoiles ! Quelle drôle d’idée ! Soudain, elle sentit l’odeur d’un autre chat. Une odeur familière, mais demeurant malgré tout étrangère. Ne faisant partie d’aucune troupe et certainement pas des escogriffes, l’odeur était une odeur des marécages et endroits humides, mais imprégnée la senteur des bois contre toutes attentes. Volcan s’approcha avec une immense hésitation et vit une chatte donnant le sentiment d’une jeune chasseuse ou d’une novice en fin d’apprentissage, avec un petit chaton qui se collait contre elle. Sans doute sa fille et dans ce cas, ce serait une chasseuse… sauf si elle n’avait pas les mêmes règles que les Troupes. Dans une certaine mesure, elle les a souffla la voix. La féline s’approcha un peu encore.

- Suis-je sur votre territoire ? miaula-t-elle. Si c’est le cas, dites-le moi et je partirai sur le champ.

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Lun 26 Oct 2015 - 6:19

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U ne voix. Une voix que mon cerveau analysa sur le champ. Persuadée de la connaître, ça je l’étais. J’en étais sûre, c’était comme si c’était une évidence enfouie au fond de moi, dans un petit recoin que je ne pourrais oublier peu importe le temps qui se serait écoulé. Je levai la tête doucement, tranquillement. Loin de moi était l’idée de me presser. La voix avait été prononcée d’une façon écorchée, mais cela ne m’empêchait pas d’avoir souvenir de m’être déjà retrouvée à l’écouter. Son pelage noir était tout trempé, le ventre tâché de boue, ce qui portait à croire qu’elle était une solitaire. Mais je n’avais jamais rencontré de solitaire auparavant, alors ça n’expliquait pas l’étrange sentiment de l’avoir déjà entendue, cette voix. De toute évidence, elle était perdue. Elle ne savait où aller, car sinon elle ne m’aurait pas demandé si elle était sur mon territoire. On était sur une terre sacrée après tout. Et cela, même les solitaires le savaient. L’étrange mystère qui planait sur la chatte me rendait sceptique. Et m’incommodait. Je n’aimais pas vraiment les mystères. Je préférais quand les choses étaient claires, nettes, et précises. Quand tout était de valeur sûre. Comme ça, pas de mauvaises révélations ou autres conneries dans le genre. Je préférais quand tout était simple, comme quand on est chaton. Que l’on ne se soucie de rien. C’est plus léger comme situation. Et l’innocence qui caractérisait les chatons était apaisante. Comme si rien ne les atteignait, ne les touchait, ne les tourmentait, ne les torturait. Comme s’ils laissaient aller la vie comme elle allait. J’étais comme ça moi aussi, plus jeune. Oui, seulement j’ai changé en cours de route. Le caractère se forge en fonction de nos expériences, de notre vécu. De nos traumatismes et de nos leçons.

Mon regard, qui avait dévié, se reporta sur l’inconnue sans doute solitaire, à la voix écorchée, mais douce. Voix réconfortante malgré tout. Voix unique, chaude, chaleureuse. J’avais envie de l’entendre encore et encore, indéfiniment, me parler. Mais elle ne parlait pas, elle me regardait avec une expression d’infime douceur en attendant que je réponde, cela ne faisait aucun doute. Répondre à la question posée précédemment. Je ne parlais pas. Pas tout de suite. Je continuer de l’observer, sans me presser. Sans me soucier de quoi que ce soit. De toute façon, si la solitaire venait de loin, et qu’elle s’était rendue jusqu’ici, elle pouvait bien attendre un moment, non ? Et je n’allais pas lui répondre que pour la satisfaire, j’allais répondre quand j’en avais envie, que si j’en avais envie. Il serait bien possible que j’en ai point envie, après tout. Je n’allais pas me forcer pour une autre. Je n’étais pas une esclave. Bref, je m’éloignais. La chatte attendait toujours. Sans bouger, sans parler. Seule son poitrail se soulevait délicatement au rythme de sa respiration. Je me perdais dans le compte de ses respirations. J’étais légèrement absente, il fallait l’admettre. Je sentis la pression de ma fille sur moi, ce qui me ramena à la réalité et à la femelle qui attendait toujours. Patiente la madame. Je lui devais bien une réponse.

- Tu es en territoire libre, ici. Quel est ton nom ? Tu ne sembles pas venir d’ici, si tu ne sais pas ce que sont les Quatre Chênes…




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Mer 28 Oct 2015 - 18:08

Volcan explosant sous les Braises se retrouvait maintenant devant une mère et sa fille. Des solitaires ? Elles ne semblaient pas amaigries, alors elles devaient manger suffisamment, ce qui ne serait pas le cas de solitaires. Et puis, si elles avaient des règles se rapprochant de celles de sa tribu, alors elles étaient dans une sorte de Troupe obligatoirement. La meneuse se donna quelques coups de langue avant de reporter son attention sur la mère, au pelage de plusieurs nuances de bruns, elle était magnifique. Des rayures beiges parcouraient aussi son pelage. La petite, elle, possédait plutôt un pelage aux nuances de gris-beige, et des rayures des deux couleurs. Elle ressemblait à un nuage. Un beau nuage. Si beau. La femelle au pelage noir inclina la tête, attendant une réponse. Parce qu’elle était incertaine quand au territoire des environs, même si son instinct lui soufflait que la terre n‘appartenait à personne. Elle faisait taire son instinct dans de telles conditions. Elle attendit donc. Elle pourrait attendre très longtemps, parce qu’elle voulait obtenir cette réponse et l’aurait coûte que coûte. Peu importe le temps qui passerait, elle obtiendrait sa réponse.

Malgré tout, la fatigue se faisait quand même ressentir, alors elle s’assit pour pouvoir mieux attendre. Elle cligna des yeux et regarda de nouveau les chats devant elle en se demandant comment ils pouvaient être si bien apprêté en tant que solitaire. La mère avait des muscles saillants sous son pelage, la chatonne paraissait davantage frêle et sans défense. Elle secoua la tête et sans attendre, son regard incertain et désolé fut remplacé par une détermination féroce. Elle était une meneuse ayant fait bien ses preuves. Choisie pour diriger la Troupe, alors elle n’avait aucune raison de craindre quoi que ce soit. Une bouffée de vent fit bouger la plume emmêlée à son pelage, plume démontrant son statut, le lui rappelant et chassant tout comportement craintif. Elle ne savait pas où elle était, mais elle devait veiller à la sécurité de sa Troupe, et mettre de côté le sentiment de connaître l’endroit, l’oublier pour se concentrer sur son rôle. Ce fut la raison de sa patiente à présent, les yeux bien fixés sur l’étrangère qui ne pipait mot, tout comme elle d’ailleurs, puisque la féline noire aux yeux jaunes perçants et assurés se contentait uniquement de respirer, ne parlant pas. Attendant seulement une réponse. Finalement, l’inconnue s’éloigna puis lui fournit une réponse. Les Quatre-Chênes. Le nom de l’endroit. Un nom logique, quatre chênes imposants y étaient. Territoire libre. Heureusement.

Oui, nous venons de loin. Le trajet a été long, mais nous sommes tous remis.

Sans la menacer, la meneuse de la Troupe Inondée désirait bien lui faire comprendre qu’ils étaient à même de se défendre si qui que ce soit tentait une attaque. Elle savait que les chats pouvaient être fourbes et se servir des faiblesses des autres, alors elle savait que prudence était mère de sureté dans de telles conditions et la sécurité de sa Troupe importait plus que tout. Elle se redressa, faisant voir la plume rousse sur son cou.

Mon nom est Volcan explosant sous les Braises, meneuse de la Troupe Inondée. Toi, quel est ton nom ? Tu es une solitaire ou appartiens-tu à une Troupe ? Je n’ai pas senti l’odeur de Troupes ici, y’en-t-il ?

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Jeu 26 Nov 2015 - 22:03

A long-overdue return ♫

Nuage de Cicatrice (Equi) & Volcan (Chou) ♪


I ls venaient de loin. C’est ce que la chatte noire avait dit. Elle semblait vouloir me prouver quelque chose. Elle agissait en quelque sorte comme une chef de Clan. Eux, ils ne veulent jamais exposer la moindre faiblesse de leur Clan. À croire qu’ils sont paranoïaques, et qu’ils croient que tout le monde va les attaquer. Mais je n’allais pas attaquer une chatte inconnue, ça ne servait à rien. D’autant plus qu’elle était en territoire libre. Tous pouvaient venir en terres libres. Je la regardai, de mes yeux bruns. On sentait qu’elle demeurait faible, malgré l’air qu’elle voulait et tentait de se donner. Mais je n’allais pas le faire remarquer. De toute façon, les plus faibles pouvaient être si forts. Elle se redressa, laissant apparaître une plume rousse. Je trouvai ça étrange. Tout ce que j’attendais, c’était son nom. Question de mettre une identité à chatte étrangement familière. J’étais déjà surprise de voir une chatte débarquer de nul part comme ça. Mais ce que je ne savais pas, c’est que je n’étais pas au bout de mes surprises.

« Mon nom est Volcan explosant sous les Braises, meneuse de la Troupe Inondée. Toi, quel est ton nom ? Tu es une solitaire ou appartiens-tu à une Troupe ? Je n’ai pas senti l’odeur de Troupes ici, y’en-t-il ? »

Des… Troupes ? Pourquoi y auraient-ils… des Troupes ? Il y avait des Clans, oui. Et… Elle avait dit Volcan ? Volcan comme Volcan ? Volcan comme Volcan Ardent ? Et donc Volcan Ardent comme ma mère ? Maintenant que j’y pensais, c’était totalement logique ! Elle me semblait étrangement familière, elle avait le pelage noir, et elle venait de loin, ce qui signifiait qu’elle s’était probablement perdue lors de l’incendie, et qu’elle était restée à l’endroit où elle était atterrie, en attendant le moment où elle reviendrait me voir. Tout se tenait ! Tout était beaucoup trop lié pour n’être que de simples coïncidences, je le savais. Je continuais donc de la regarder, mes yeux beaucoup plus vivants. Heureux. Une étincelle les animait, alors que je la regardais. Je me voyais, chatonne, la regardant fièrement, après lui avoir apporté une feuille que j’avais moi-même attrapé. Ou encore quand j’étais apprentie, et que j’avais attrapé ma première vraie proie. Je la revoyais, fière de moi, et moi fière qu’elle soit fière de moi. Puis, vint ce fameux incendie, et elle disparut sans prévenir, comme ça. Comme si jamais elle n’avait existé. Comme si toute cette vie n’avait été que de rêves. Mais maintenant qu’elle était là, je savais que je n’avais pas rêvé. Que cette vie était bien réelle. Que ma mère, Nuage de Poussière, ils avaient bel et bien existé. Juste cette pensée me réchauffait le coeur.

« Maman ! C’est toi ! C’est vraiment toi… j’étais sûre de ne jamais te revoir, mais bien sûr qu’ai-je été bête, tu reviens toujours pour moi ! Maman ! Racontes-moi tout de ce que tu as fait ! »

J’étais d’un tel enthousiasme. En même temps, comment ne pas l’être ? C’était ma mère ! La meilleure guerrière du Clan de l’Ombre ! Et elle était là, en ce moment, devant moi ! Elle était revenue, enfin. Enfin… Je soupirai de soulagement. D’un soulagement énorme, intense. Parce que je retrouvai la mère que j’avais toujours voulu retrouvé. Elle était là, devant moi, et je ne rêvais pas. Je n’en revenais toujours pas. Mais j’étais tellement heureuse. Telle enjouée qu’elle soit revenue. Maintenant, je ne serai plus seule. Plus jamais. Elle resterait pour toujours avec moi. Mon vœux s’était réalisé. J’avais souhaité la revoir, et je la revoyais. Alors Nuage de Poussière allait revenir, lui aussi ? Je l’espérais ! En attendant, je continuais de la regarder avec joie et entrain.



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Ven 27 Nov 2015 - 3:53


« A long-overdue return. »

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Elle continuait de la regarder, se tenant là. La meneuse de la Troupe Inondée s’était depuis longtemps redressée. Fièrement. Droitement. Son regard ne laissait paraître que la détermination farouche ne mourrant pas. Le cœur accablé par les pertes malgré tout, par la fatigue malgré tout, par le fait qu’elle ait dû quitter les terres de sa Troupe malgré tout. Elle ne savait plus où donner son espoir, mais son regard était fier et déterminé, assuré, comme se devait d’être une meneuse. Elle était une meneuse digne de ce nom et ne ferait jamais honte à Ewilan. Son assurance n’était pourtant qu’une mascarade. Certes, elle se trompait elle-même, mais cela n’en demeurait pas moins une mascarade banale qui dupait tout le monde, y comprit elle, la principale concernée. Parce qu’elle se devait de ne pas céder aux doutes et à son sentiment d’insécurité né d’une impression de trop grande sécurité, elle s’était convaincue ne rien ressentir de toute cela, être une parfaite meneuse qui n’éprouvait aucun doute. Qui désirait uniquement retourner chez elle, aussi accueillant cet endroit était-il. Qui désirait seulement parcourir des sentiers que ses pattes avaient déjà foulés et qu’elle connaissait, reconnaissait. Au final, elle désirait réellement retourner là-bas.

Le regard de Volcan brillait de cette assurance réelle. Elle persistait à observer la femelle qui se trouvait devant elle qui, elle en était sûre, n’était pas solitaire. Cette femelle qui avait sa petite fille avec elle. Volcan n’aurait pas dû rester. Elle savait que partir aurait été le meilleur choix, mais depuis le début, une mystérieuse force l’avait poussé à rester près et engager la discussion. Peut-être sa gentillesse. C’était sans doute ça. Après tout, elle faisait partie des félins les plus gentils de sa Troupe. Donc c’était par gentillesse qu’elle était restée et aussi parce que savoir si les endroits appartenaient à d’autres chats était utile et qu’elle avait vu en cette chatte le moyen de le savoir. Mais maintenant, elle n’avait plus rien à faire là. La discussion ne menait à nulle part sinon parler de sa Tribu et la féline au pelage charbon n’était pas sûre que cela ne soit une bonne idée. Cela ne ferait que mener la discussion vers les faiblesses évidentes suivant la fatigue et le voyage, le long voyage éprouvant. Volcan explosant sous les Braises se préparait à se lever pour prendre congé, surtout que l’inconnu ne semblait pas vouloir parler.

Et puis elle parla. Ses paroles tombèrent comme des coups de tonnerre durant un orage. La meneuse resta là, les yeux vagues, hébétée. Maman? De quoi lui parlait cette étrangère? Elle n’avait aucune fille ! Aucune famille ! Une incompréhension se logea en elle. Elle demeura ainsi pendant quelques secondes, sans réagir, la regardant. Et puis, peu à peu, cela laissa place a l’indignation. Cette impertinente n’avait pas le droit de se prétendre être sa fille. Son regard s’embrasa tandis que l’indignation cédait à son tour la place à la colère. C’était un tel manque de respect de sa part ! Le jaune de ses yeux était ravivé par la colère y naissant. Sa queue fouetta furieusement le sol tandis qu’elle cherchait à se calmer avant de réagir pour ne pas agir trop excessivement, d’une façon qu’elle pourrait regretter. Ce n’était qu’une petite irrespectueuse qui avait décidé de se moquer d’elle. Elle se releva. Surplombant ainsi de toute sa hauteur la petite, l’éclipsant totalement. On voyait ainsi quelle meneuse exemplaire et imposante elle faisait. Elle sortit ses griffes pour les planter dans la terre afin de calmer encore l’indignation et la colère qu’elle ressentait.

Elle regardait la femelle devant elle. Son pelage noir auparavant lisse était maintenant quelque peu hérissé. Volcan n’avait pas du tout apprécié qu’une chatte d’un autre endroit prétendre être sa fille et cherche à la mélanger ainsi. Ses yeux étaient encore plus perçants qu’à leur habitude, le jaune encore plus éprouvant. Elle pouvait facilement mettre mal-à-l’aise ainsi. Mais elle s’en foutait totalement qu’on remarque sa grâce de meneuse et sa prestance tirée de ce rang, tout ce qu’elle voulait, c’était remettre à sa place cette… elle ne trouvait même pas de qualitatif pour cette féline blagueuse qui se permettait de la perturber. Manque de respect total. Ses pupilles étaient réduits à deux fentes et sa voix retentit, grave et froide, contenue.

“J’ignore à quoi tu joues, mais je n’ai pas de fille. Je suis Volcan explosant sous les Braises, meneuse de la Troupe Inondée, je ne peux me permettre d’avoir d’enfants et saches que ta petite plaisanterie ne me fait pas rire.”

Sa queue continuait de fouetter le sol, délaçant avec elle des feuilles mortes et des tas de poussière tandis que la meneuse la fixait sombrement. Son regard se faisait désapprobateur. Elle n’aurait jamais permis à une jeune chasseuses de sa Tribu de faire des coups ainsi. Même Renian murmurant au Vent, sa fidèle amie de la Troupe adverse, ne faisait pas des coups pareils. Son pelage de jais frémissait tandis qu’elle patientait, ayant une hâte malsaine de voir ce que l’autre trouvera à répondre pour sa défense. Bien qu’il n’y ait aucun argument valable pour une telle blague. Cela ne tenait pas de la joie, mais de l’irrespect le plus total et ça, Volcan ne l'acceptait pas. On n’avait pas le droit de ne pas respecter un meneur. Elle ne devait pas la gloire, uniquement un respect qui lui était après tout dû.





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A long-overdue return ♫

Nuage de Cicatrice (Equi) & Volcan (Chou) ♪


M a mère, drôlement, ne semblait pas autant heureuse que je l’étais. Elle avait le poil tout hérissé. Que lui prenait-il ? J’étais là ? Elle était là ! Alors pourquoi semblait-elle si… contrariée ? J’ouvris la bouche, lui demandant d’un air perplexe si j’avais fait quelque chose. Mais ça, c’était avant d’entendre sa réponse. Sa réponse qui me brisa le coeur. Parce que je ne la reconnaissais pas. Jamais ma mère ne m’aurait répondu une telle sottise. Non. Ma mère aurait été heureuse, elle aussi. Mais c’était bien elle, pourtant. C’était sur que c’était elle. Qui d’autre pourrait s’appeler Volcan, avoir le pelage noir et les même yeux qu’elle ? Personne, parce que c’était elle, tout simplement. Même si je ne voulais pas y croire. Même si mes oreilles refusaient dès lors de coopérer. Parce que je ne la connaissais pas ainsi. Je ne l’avais jamais vu réagir ainsi en ma présence. Ça m’attristait. Tellement. La Volcan Ardent que j’avais connu tenait à sa fille plus que n’importe qui. Elle avait changé. Énormément. Mais… j’avais changé, moi aussi, non ? Oui, j’avais changé, plus qu’on aurait pu le penser. Même si, au fond de moi, je restais la chatonne surexcitée et détestable, aux premiers abords, j’avais changé. Beaucoup plus calme. Plus sensée. Un peu plus réfléchie. Mon comportement était moins enfantin. En même temps, Nuage de Poussière m’y avait aidé, surtout en me donnant Petite Aurore, notre fille. Je n’avais pas le choix de ne plus agir en chatonne, avec elle. Elle avait besoin d’une mère présente et à ses côtés. Pas d’une toujours absente, et ne reflétant pas l’image qu’une mère se doit d’afficher face à sa progéniture. Être mère était un gros travail, peut-être que la mienne ne voulait simplement plus assumer ce rôle ? Peut-être que fuir avait été le moyen pour elle de ne plus faire face à cette situation ? Et qu’oublier aussi, de ce fait ? Mais que ferais-je, moi, sans elle ? Je serais complètement perdue, démunie, sans aucun moyen de faire face à la vie. Plus aucun. Je les avais tous perdu. Il ne me restait que Fragment de Neige. Alors oui, il m’en restait un, mais la perte des autres m’avait détruite. Alors, voir que ma mère que répondait ainsi, alors qu’on venait à peine de se retrouver, après tout ce temps, ça me déstabilisait.

Mais, j’y pense. Peut-être voulait-elle simplement jouer ? Peut-être était-ce sa façon de célébrer nos retrouvailles ? Alors, si c’était ça, je ne disais pas non ! Mais alors là, pas du tout ! Je n’allais pas rater une occasion de renouer les liens avec ma très chère mère, disparue depuis bien assez longtemps maintenant. Aussitôt, je remis ce sourire qui avait l’habitude de demeurer sur mon visage, étant petite. Celui qui annonçait que j’avais envie de jouer, de faire des bêtises. Était-il sincère ? Je ne pense pas, non. Je ne crois pas pouvoir un jour pouvoir afficher ce sourire avec autant de sincérité qu’à l’époque. Pourquoi ? Et bien… Parce que je l’affichais du temps où Nuage de Poussière était toujours là. Vivant, en chair et en os. Et ma mère… était ma mère. Pas celle qui se prétendait être une autre. Je n’allais pas être sincère devant celle qui prétendait être l’autre. Mais si je pouvais faire quelque chose pour faire revenir celle que j’aimais tant, j’allais tout faire. Quitte à agir en une chatonne désobéissante pour qu’elle se rappelle les bons moments que nous avions passés ensemble. Autrefois, quand les seuls problèmes que nous avions étaient mineures. Qu’ils ne nous démoralisaient pas ainsi. Qu’ils ne nous empêchaient pas de vivre, de fonctionner normalement. Car oui, les pertes des êtres chers empêchaient d’agir comme un chat dans son Clan se doit d’agir. Et toute l’envie, la motivation, elles partaient. Et elles allaient se perdre dans les profonds néants. Sans jamais revenir. Et elles ne demandaient pas de permission quelconque. Elles quittaient, tout simplement. Un peu comme la vie nous quittait lorsqu’il était temps de mourir. Nous n’avions pas le choix, c’était ainsi. Nous n’avions pas d’emprise sur le monde dans lequel nous vivions. Et nous avions encore moins de décider lorsque nous allions mourir.

- Et bien moi, je suis Cicatrice griffant les Ronces, meneuse de la Troupe… Invisible ! Oui c’est ça, invisible ! Allez, viens te battre !

Comme ça, elle verrait bien que je voulais bien jouer avec elle, moi aussi. Que je n’étais pas réticente. Qu’elle pouvait toujours compter sur moi comme avant. Que malgré que j’avais changé, je restais toujours sa fille. Et que j’étais là pour elle, pour l’aider, si elle en avait besoin. Nous avions tellement de choses à se raconter. Enfin, moi, si. Elle avait disparu j’avais 7 lunes. Ça faisait un bon bout. Beaucoup de choses s’étaient passées depuis le temps. Si seulement elle savait… Mais probablement ne se doutait-elle de rien. Elle était sûrement préoccupée par d’autres choses bien plus importantes que les changements dans ma vie. Je n’en savais rien, moi, puisque je n’étais pas avec elle. Je ne le saurai donc qu’en lui demandant. Mais je n’avais pas envie de la harceler ainsi à son retour. Elle était peut-être secouée. Ou autre. Tout ce que je voulais, c’était redevenir sa fille. À ses yeux. Que j’aie l’impression qu’elle soit heureuse de me revoir, autant que je l’étais, moi. Et après, seulement après, je lui raconterai tout. Tout ce qui s’était passé avec Nuage de Poussière, entre autre. Avec Griffe de Lumière. Avec Petite Aurore. Parce que savait-elle que la chatonne grise tigrée s’agissait de ma fille ? Et qu’alors, elle était grand-mère ? Savait-elle tout ce qu’elle allait avoir à rattraper sur la vie, maintenant qu’elle était revenue ? Problablement qu’elle s’en doutait, mais elle ne savait pas à quel point tout avait changé.

Je la regardai, me disant que je devais profiter d’elle, à présent. On ne sait jamais quand ceux que l’on aime vont partir, j’en étais la preuve. Il ne faut pas se croire immortel, ni croire que rien ne pourra nous arriver. Que la mort ne nous atteindra point. Parce que c’est faux. Bien entendu, on ne pouvait pas le savoir avant de le vivre, mais maintenant, je savais. Je remerciais fortement le Clan des Étoiles de m’avoir ramené ma mère. Était-ce une chance de me reprendre ? D’évoluer, d’apprécier ? De me sentir choyée de tout ce qui me restait ? Peut-être était-ce aussi un message ? Pour me dire de ne pas abandonner. Et de continuer de croire en nos ancêtres. Qu’ils étaient toujours là, même lorsqu’on désespérait. En tout cas, ce que je pouvais dire, c’est que revoir ma mère, en face de moi et non en rêve, me faisait énormément du bien. C’était comme une pause sur la vie de misère qui semblait s’amuser à s’acharner sur moi, depuis quelque temps. Elle qui semblait se plaire à me faire souffrir ainsi. Maintenant, c’était fini. J’allais passer par-dessus. Oubliant le fait que j’avais perdu mon compagnon. Oubliant le fait que j’étais toujours apprentie, malgré mes 17 lunes. Oubliant le fait que je me sentais comme un fantôme dans ce Clan qui était le mien. Oubliant le fait que je ne me sentais plus à ma place. Et je vais profiter de ce sentiment de bonheur, puisqu’il était là, bel et bien présent. J’allais en profiter, maintenant qu’il se présentait finalement à moi, après un temps interminable, après une si longue attente.



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Mer 9 Déc 2015 - 0:43


« A long-overdue return. »  

Chou ft Luny





And you take my breath away…
And how can I stand here with you and be move by you ?
Would you tell me how could it be any painful than this ?

Volcan explosant sous les Braises se tenait toujours devant l’inconnue qui semblait la connaître. Elle s’y trouvait et l’observait, observait son pelage de différentes nuances de couleurs et la détaillait. Ses yeux étaient sombres, blessés. Elle l’avait blessé, il n’y avait aucun doute. Pourquoi donc ? Elle ne voyait pas pourquoi alors même que c’était cette chatte qui s’était moquée d’elle. Cette chatte qui avait fait en sorte que la colère habite son cœur à elle, meneuse. La chatte au pelage noire la regardait, une surprise naissant dans ses yeux, mais ne parvenant pas à empiéter la colère, l’indignation née de ce qu’elle considérait comme une moquerie affreuse qui ne valait rien de plus qu’une bonne correction. Alors pourquoi ne bougeait-elle pas ? Elle avait le sentiment de perdre contrôle de ses gestes, de ses membres et à cet instant, l’odeur de la forêt aux alentours lui semblait encore plus familière, bien trop familière. Tout lui semblait familier, et pourtant si étranger. Rien n’allait pour arranger l’humeur irritée de la féline aux muscles saillants sous son pelage luisant. Les yeux jaunes de la chatte demeuraient froids, avec leurs touches de chaleur néanmoins. Cette touche de chaleur qui ne les quittait plus jamais. Et l’incertitude qui naissait maintenant, qui naissait et augmentait à vue d’œil sans même que cela ne se voit et pourtant… pourtant, elle était de plus en plus incertaine. Tout ce qu’elle avait caché au fond d’elle depuis l’arrivée revenait en l’attaquant de plus belle et même si cela n’en montrait rien, elle le ressentait. L’incertitude prenait de plus en plus pas sur l’indignation. Oh, cette dernière ne s’effaçait pas, mais presque. Et la colère qui se retrouvait diminuée de beaucoup. Cependant, elle ne se détendit en rien, bien au contraire, elle se crispa davantage, comme si elle se préparait au combat et peut-être qu’au final c’était bien le cas. Sauf que cette bataille allait être livrée en silence et discrètement, à l’intérieur d’elle-même.

Une bataille qui ne pouvait pas ne pas éclater, parce que tout semblait bouillonner dans l’esprit de la féline au pelage noir, ce noir qui se confondait la nuit tombée, en contraste total avec ces billes jaunes qui ressortaient, éclairant le tout, ces billes remplies de quelque d’indescriptible en cet instant alors que tout se bousculait dans la meneuse. Volcan explosant sous les Braises n’était plus sûre de rien, regardant l’étrangère familière, de nouveau familière, devant elle. Elle la fixait même. Elle la détaillait. Oui. Et tout lui semblait étrangement normal. Le lieu lui semblait être le sien maintenant. Et elle ne comprenait pas. Elle n’aimait pas cela, ce sentiment d’appartenance qu’elle ne parvenait pas à saisir, ce sentiment qu’elle avait vite chassé à son arrivée pour ne pas se laisser distraire dans ses tâches de meneuse. Maintenant, tout revenait. Peut-être même plus fort qu’auparavant, peut-être même de façon bien plus ardente qu’avec. Tout revenait. Et elle souffrait. Sous tant de sentiments, tant d’incertitudes, elle souffrait. Volcan n’était plus dans cette assurance, cette fausse assurance qu’elle donnait comme impression , se mentant par la même occasion, non… tout était différent devant cette étrangère aux yeux vaguement… familiers. La chasseuse retint un soupir ou du moins tenta du mieux qu’elle put, mais celui-ci vint mourir sur ses babines néanmoins. Des yeux qui devenaient vaguement vagues, perdus dans cette immensité qu’est le vide. Une immensité dans laquelle il était si facile de ne plus se retrouver. Un vide qui pouvait être caractérisé par bien des choses et dans son cas, caractérisé par le passé qui n’existait plus. Un passé qui n’était plus à ses yeux. Un passé qui malgré tout était dans les limbes de souvenirs enfouis dans une partie bien profondément enfouie dans sa mémoire. Une partie qui ne devait pas revenir, mais devant tant de stimulus, elle s’écrasa. Et elle éclata. Les yeux de la meneuse perdirent de leurs intensités.

Elle se retrouvait là. Ou plus ou moins là. Il y avait une autre chatte devant elle. Une femelle qui ne la voyait pas. Une femelle quelque peu plus jeune, un pelage noir comme elle, des yeux jaunes et perçants, sans aucune trace de chaleur. Elle se trouvait là, et elle regardait ce double. Une nouvelle vision, comme ce qui s’était passé avec Renian auparavant. Mais maintenant, c’était… tellement plus fort. Tellement plus prenant. Il y avait cette femelle qui respirait la colère et l’irritation, qui respirait l’agacement et demandait à ce que l’on ne l’approchât pas. Sans que Volcan explosant sous les Braises ne la connaisse, elle savait qu’elle ne désirait point la rencontrer. Seulement… on ne pouvait pas toujours échapper à cela. Malheureusement, aussi vite qu’arrivée, la vision s’effaça pour laisser place à cette étrangère devant elle. Cette étrangère qui commençait tout doucement à faire naître des échos en elle. La meneuse ne voulait pas. Elle ne voulait pas revivre d’autres visions comme les autres. Elle ne voulait pas apprendre des informations qui allaient la déchirer, elle ne voulait pas apprendre d’où elle venait et le pourquoi cet endroit lui semblait si accueillant et si familier… parce qu’elle craignait que cela ne vienne interférer dans ses fonctions. Sauf qu’on ne choisit pas toujours ce qui se produit. Qu’on le désire ou non, certaines choses parviennent à nous échapper. La voix de cette inconnue retentit dans l’espace, encore plus vibrante qu’auparavant. La féline y décelait l’incertitude en une fraction de celle qu’elle ressentait. Elle y décernait un espoir et une tristesse implacable, sans qu’elle ne puisse la comprendre, elle la décernait. Et sans doute était-ce ce qui fit qu’elle n’avait plus la force de se mettre en colère. Sans doute est-ce ce qui fit qu’elle n’avait plus les moyens de réagir d’une façon explosive. Non… elle n’en avait plus la force.

« Ce n’est pas un jeu… »

Une phrase. Simple. Courte. Qui resta en expansion, qui ne semblait pas vouloir se terminer. Son ton de voix était désormais las et il n’y avait plus aucune trace de colère ou d’indignation. Il n’y avait au final que ça, de la lassitude. Et un tout petit peu d’incertitude qui parvenait à y naître. Juste un tout petit. Dans sa voix, on ne pouvait pas y déceler les craintes de retrouve les traces, de retrouver là où était auparavant sa place. Elle s’étira longuement avant de s’asseoir à nouveau.

« Il n’y a pas de Troupe Invisible. Et je ne connais pas de Cicatrice griffant les Ronces. Il n’y a que deux Troupes. La Troupe Inondée, et celle Embrumée. Et le meneur de la Troupe Embrumé, c’est Lyrielle. Et nous sommes ici parce que… parce que notre Eau a été empoisonné et que nous ne voulions pas mourir. On ne supportait pas l’inquiétude de la Terre, aussi…  »

D’un ton las, sa voix était devenue monocorde. Comme si elle récitait par cœur une leçon apprise. Une leçon qu’on avait tenté d’apprendre, qu’on avait raté et que maintenant qu’on savait, on ne devait pas oublier. Volcan explosant sous les Braises demeurait immobile maintenant, un regard sans expression de nouveau de retour. Un regard qui n’exprimait pas la moindre émotion, qui était dénudé de quoi que ce soit. Elle n’était de nouveau plus dans le présent, de nouveau projeté dans le passé. Dans ces traces qu’elle aurait aimé ne pas retrouver, ne pas marcher dedans à nouveau et pourtant, pourrait-on dire qu’il est trop ? Remplie d’image, sa tête n’arrêtait pas de tourner. Elle se voyait. Ou plutôt un double. Un double d’elle qui n’était pas dans le chemin des Troupes. Un double d’elle qui était beaucoup plus jeune. Qui avait vint lunes. Environ. Un peu moins.  Qui se retrouvait là. Un lit de mousse à côté d’elle, un lit de mousse vide à ses côtés. Encore chaud. Et puis, vingt lunes maintenant. Un peu plus. Elle était entourée de deux ou trois autres chattes. Que de femelles. Il y avait devant elle une boule de poils. Une boule de poils qui se collait contre elle et pourtant, la meneuse voyait son double ne pas réagir. Des étincelles de rage vivre dans ses yeux à cette dernière. Et maintenant, un peu plus tard… un peu plus tard, deux lunes plus tard.

La féline se plongea complètement dans les souvenirs. Volcan Ardent était le nom de ce double. Volcan Ardent était devant la pouponnière et regardait sa fille, Petite Cicatrice, mener la misère aux reines du Clan de l’Ombre. Les pauvres, elles n’avaient absolument rien demandé. Mais la guerrière ne désirait point élever sa fille, préférant la livrer à elle-même pour ne pas se souvenir de son père, et pour la laisser faire ses propres expériences, goûter à la liberté qu’ils possédaient tous. Et puis, Petite Cicatrice passa la tête par la pouponnière. « Maman ! Viens voir les nids de mousse des chatons de Plume Ambrée ! » Un regard froid qui stoppa net la chatonne dans son élan pour sauter sur la féline. « Je dois retourner chasser.» Une phrase qui tomba. Glaciale. Volcan Ardent se tourna et retourna s’enfoncer dans la forêt. La meneuse savait que tout s’était arrangé. Que tout s’était expliqué. Que Volcan Ardent avait accepté les tentatives de sa fille pour nouer les liens. Parce que c’était sa fille, parce que le père n’avait pas à la faire souffrir, parce que le fantôme de ce guerrier ayant décidé de devenir domestique n’avait plus rien à faire dans l’esprit de la guerrière ombreuse.

Ne pas se souvenir. Elle aurait tant aimé ne pas se souvenir. Ne pas avoir à nouveau la possibilité de savoir qui elle était avant d’être Volcan explosant sous les Braises, mais sans doute était-il trop tard. Elle avait été Volcan Ardent, mère d’une petite dans le Clan de l’Ombre, avant que tout ne dégénère. Avant qu’un incendie ne ravage Cerfblanc et qu’elle, elle fuit pour tuer son père, un traître qu’elle détestait pour mourir. Et maintenant ? Et maintenant, qu’allait-il se passer ? Elle ne pouvait pas rester. Elle ne pouvait pas s’en aller. Elle ne voulait pas s’en aller tout comme elle ne désirait pas du tout s’attarder pour rendre les adieux encore plus douloureux. Le passé revenu à elle, comment revenir au présent ? Comment s’en aller, tourner le dos à la seule famille qui lui restait ? Comme remplir son rôle de meneuse ? Elle ne pouvait pas faire honte à Ewilan. Elle ne pouvait pas abandonner la Troupe Inondée, maintenant. Elle avait monté en grade. Elle l’avait mérité. Jamais Volcan Ardent ne serait parvenue à cela, mais Volcan explosant sous les Braises y était arrivée, elle. Elle ne pouvait pas nier ses attachements, elle ne pouvait pas dire que cela n’existait pas. Mais que pouvait-elle dire du passé ? Elle ne pouvait pas plus dire que cela n’existait pas. Une larme s’invita sur sa joue, elle roula pour aller s’écraser sur le sol. Et elle ne bougeait toujours pas non… elle ne bougeait toujours pas.

« Nuage de Cicatrice...» Petite pause. Son cœur demandait de l’air. « Ma fille... » Petite pause encore une fois. Elle ne parvenait pas à tout mettre en place. « Je ne suis plus… je ne suis plus Volcan Ardent… je ne peux plus… l’être. » Elle n’y arrivait pas. Elle pleurait presque. Une nouvelle larme. Elle la chassa, celle-ci. Elle ferma les yeux. « J’ai des obligations dans ma Troupe maintenant… je dois les remplir...»



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