SAISON DES NEIGES
La neige est abondante et le vent est glacial.
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I don't know why I feel like the clouds are so far away and I don't know why I hate the clouds when they hide the stars on the night sky || FT CHOU



 

I don't know why I feel like the clouds are so far away and I don't know why I hate the clouds when they hide the stars on the night sky || FT CHOU

admin luny

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Liwa
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message posté par Liwa, Dim 29 Mai 2016 - 0:30


Feat someone


Begin the end

Je me tenais là, droite, le regard un peu dans le vague. Je voyais encore mieux aujourd’hui, un peu moins flou et à chaque fois que je voyais, quelque part, je me sentais heureuse parce que je retrouvais une partie de moi. Je pourrais regarder les étoiles qui parsèment le ciel la nuit. Je pourras regarder les arbres, voir les fleurs éclore et les petits insectes s’y apposer. Je pourrais détailler le pelage des êtres que j’aime, que j’apprécie et regarder l’eau qui s’écoule, cet eau qui donne vie. Cette eau qui aurait dû être là pour laver le sang de mamâ Étoile quand il en avait été là. Cette eau qui aurait dû être là pour purifier la terre, pour apaiser les maux de mon âme, les maux physiques également, mais qui n’avait pas été en me plongeant dans une obscurité absolue. Je me tenais là, droite, immobile, le regard un peu dans le vague, l’âme un peu dans le noir au contraire de ma vision qui se clarifiait. Et pourquoi tout cela ne quittait-il pas mon esprit ? Pourquoi les souvenirs ne s’en allaient-ils pas ? Pourquoi la jalousie restait ? Pourquoi la rancœur s’ancrait ? Pourquoi ne pouvais-je tout simplement pas briller du même éclat que les étoiles dans la nuit, effaçant toutes craintes d’être oubliée ? Je me secouai. L’esprit embrumé, les muscles engourdis, le caractère légèrement apathique, un peu mou, fallait se reprendre. Fallait s’étirer, fallait sourire, fallait courir, fallait se réjouir.
Fallait.
Mais falloir ne veut pas dire pouvoir,
Et pouvoir ne veut pas dire vouloir.

Se souvenir. Ne pas vouloir oublier. S’accrocher aux souvenirs comme à une bouée, parce que les souvenirs font l’être, parce que les souvenirs font les traumatismes, mais aussi les qualités, et un peu aussi les défauts.
Refuser d’effacer de sa mémoire ce qui détruit, ce qui blesse, ce qui heurte, mais qui fortifie.

Je fermai les yeux pour les rouvrir par la suite, clignant plusieurs, incertaine. Je me trouvais dernièrement souvent incertaine. Depuis la bataille, je tremblais. Les cauchemars revenaient, quelque chose criait au fond de moi, quelque chose voulait sortir, quelque chose voulait éclater, et je ne savais pas ce qu’était ce quelque chose. Et si beaucoup de nuages noirs semblaient se profiler à l’horizon, je savais que quelque part, j’aurais la vue et les étoiles pour me fournir une lueur d’espoir, une lueur qui me redonnerait force et détermination et surtout, j’aurais mamâ Ancre pour m’empêcher de couler, je m’accrocherais à elle pour rester soudée sur la terre. C’était nécessaire. Je voulais m’envoler vers les étoiles, je voulais m’envoler vers un monde où tout allait bien en dehors des rêves… et finalement, les rêves n’étaient même pas un endroit de paix et de calme, mais un lieu de cauchemars et de sang. Et pourquoi je pensais à tout ça ? Je m’ébrouai quand mon regard se retrouva attiré par un pelage blanc avec du noir ou du gris, je ne savais. C’était impossible à déterminer alors que c’était flou. Impossible à savoir, impossible à comprendre. Je ne savais pas pourquoi je demeurais figée, là, à regarder ce chat qui était plus grand que moi, dont je ne connaissais que la Troupe, parce que je sentais son odeur. Troupe Inondée. Mais il dégageait quelque chose et attirait le regard, alors je l’observais.
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Konoha
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message posté par Konoha, Lun 18 Juil 2016 - 22:47


   
You don't know ?

   

   
Chou ft Equi

   

   
Je rêvais. Je rêvais du ciel et de tout ce qui était haut, grand, imposant. Moi, j’étais imposant, mais je ne vivais pas là-haut, mais si j’avais longtemps voulu. Je l’espérais, encore aujourd’hui. Peut-être qu’un jour… Je ne suis qu’un apprenti, après tout. Je suis loin d’avoir fini ma vie. Loin d’avoir fini pleins de choses, aussi. Mes buts dans la vie, je ne les ai pas encore atteint. Un jour, je les atteindrai. On sera fier de moi, mais surtout, je serai fier de moi. Ça me rendra heureux, ce moment, alors quand je suis triste je continue de le rêver. Ça fait du bien de rêver, ça permet d’oublier, en quelque sorte, la réalité. Celle qui, la plupart du temps, est merdique. Mais, malheureusement, on y peut rien. C’est ainsi. Quand je descend le regard, pour observer la réalité, je me rappelle que nous sommes aux Grands Lacs, tous ensemble. Les Troupes, avec le Clan de l’Ombre. On s’est tous ramassé ici, pour survivre. On était obligé, si on ne voulait pas mourir. Pleins sont déjà décédés. Les chats les pleurent chaque soir. Certains maudissent le destin. Mais le destin n’y peut rien, sachez-le.

Autrefois, si on m’avait demandé si j’avais peur, j’aurais répondu non, sûr de moi et le torse bombé. Mais je n’étais plus certain. Je n’étais plus sûr de rien, en ce moment. Ça allait passer, je le savais. J’allais très vite retrouver ma confiance en soi. Mais, pour le moment, ce n’était pas le cas. Je ne semblais pas être le seul. Une autre chatte tremblais, sûrement de peur. Elle était plus petite que moi, mais je ne savais rien de son âge. Ce que je savais, c’était que je la voyais souvent rester avec sa mère et ses nombreux frères et soeurs. J’en avais donc déduit qu’elle était une chatonne. Ça expliquerait peut-être pourquoi elle tremblait autant. En grandissant, on apprenait à le cacher, nos mentors nous apprenant à maîtriser notre peur. Elle finirait par l’apprendre, elle aussi, peu importe son âge ou son caractère. Du moins, je crois. En attendant, la voir trembler ainsi, en me regarde droit dans les yeux, même si ses yeux ne semblaient pas vraiment me regarder, ça me perturbait. On ne m’avait jamais regardé ainsi.

Je me dirigeai vers elle, d’une façon pas très naturelle, et je l’entourai de ma queue, dans le but de la rassurer. J’aurais probablement pas fait ça, en temps normal. Mais, ce n’était plus le temps normal. Alors, il fallait s’appuyer. Il fallait… s’entraider. Tout ce qui pouvait être de notre pouvoir pour survivre, dans ces catastrophes qui s’abattaient sur nous. Nous, chats des Troupes, et même chats des Clans. Je fronçai un peu les yeux, car au loin, le brouillard prenait tranquillement sa place. Il entourait les horizons, et nous empêchait de bien voir au loin. Je n’aimais pas ne pas savoir où j’allais, c’était d’une importance capitale de voir mes pas, savoir où je me dirige. C’est pour ça que je n’aimais pas vraiment le brouillard… Kiobe, elle aime ça, elle, parce que comme ça, je gagne moins souvent. Je me tournai vers la chatonne.

“Tu aimes le brouillard, toi ?”

   
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Liwa
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message posté par Liwa, Dim 25 Juin 2017 - 3:20

Leur douleur. Leur souffrance. Leurs peines et leurs peurs. Je ne parvenais plus à me séparer des émotions des autres et de tout ce qu’ils ressentaient. La guerre était partout, elle était latente, nous étions soumis à son bon vouloir et l’Eau nous avait rejeté, malade. La guerre nous guettait, je le sentais, quelque part, la guerre s’apprêtait à nous tomber dessus et ne pas nous laisser, nous tuer, nous achever, la guerre nous attendait, et nous allions tomber droit dessus parce que nous ne pouvons pas faire autrement. Il n’y a pas le moindre moyen de l’éviter. Aucun moyen de la contourner, alors nous allons foncer dessus et nous heurter. La violence fera partie de notre quotidien, elle en fait déjà partie et les événements ne peuvent faire marche arrière, le mécanisme est déjà enclenché et il n’est pas réversible.

Et il ne faut pas avoir peur et se figer, il ne faut pas reculer et attendre. Il ne faut pas espérer que le tout se calme de lui-même.
Il ne faut pas opter pour la passivité. Il ne faut pas opter pour la fuite.
Survivre, il faut survivre. Survivre toujours et encore sans laisser quoi que ce soit empêcher de survivre.
Et inévitablement, se battre dans l’unique optique de survivre.

Mais que faire quand la guerre est partout ?
Que faire quand la haine supplente ?
Que faire ?

Je ne sais pas quoi faire, moi, je suis démunie. Je ne suis rien, je ne peux pas aider, je ne vois même pas clairement, bien au contraire. Et ça m’épuise. Je ne peux pas dire que ça ne m’épuise pas, parce que ce serait mentir et que je refuse de mentir, c’est un point d’honneur que j’ai toujours eu. Je peux m’énerver, crier et pleurer - pas vraiment crier puisque parler est une souffrance, mais pleure je sais parfaitement le faire et ça arrive souvent que je me retrouve à voir les larmes mouiller ma fourrure. Mais je ne mens pas et je ne mentirais pas, ce serait aller loin, trop loin en déchirant tout ce qui fait ma dignité et mon honneur… et présentement, c’est tout ce que j’ai. Au final, c’est tout ce que j’ai toujours eu, je n’ai jamais rien eu d’autre, même quand je faisais partie du Clan du Tonnerre et que mamâ Étoile n’était pas une étoile dans le ciel, brillant pour tenter d’éclairer mon chemin. Même quand je voyais, je n’ai jamais rien eu d’autre. Parce que je ne parlais pas. Parce que j’étais une pauvre petite chatonne que l’on ne pouvait pas séparer de sa mère, parce que tout simplement, je n’étais pas digne d’être autre chose, alors je me contente de préserver cette dignité et mon honneur.

Pourtant.
La guerre.

Aujourd’hui, la guerre détruit tout et m’effraie. Aujourd’hui, je peux la sentir stagner dans l’atmosphère. De gros nuages noirs qui grondent en attendant le bon moment pour nous exploser au-dessus de notre tête. Je peux sentir la violence des nuages qui nous surplombent et j’ai peur. Pour moi. Et aussi pour les autres félins de ma Troupe, de la Troupe Inondée qui n’est pas très loin et dont ce chat que je ne peux arrêter de regarder fait partie. Pour les chats du Clan de l’Ombre qui ont été chassé de leur propre territoire et qui ont trouvé refuge auprès des Troupes, sur les Grands Lacs. Depuis toujours, le Clan de l’Ombre est la cible. J’ai entendu maintes histoires que me contait mamâ Étoile - puisque je n’allais pas voir les anciens. Et le Clan de l’Ombre était toujours en tort alors que ce n’est pas logique. Jamais un seul Clan peut être toujours en faute, et le Clan du Tonnerre n’était pas exempt d’erreurs. Pourtant, c’était ainsi et on n’a jamais pu changer les choses, et je ne peux pas essayer. Ma voix n’existe pas.

Je tremble toujours et je ne peux pas m’empêcher de faire autrement. Les énergies négatives de tous les chats qui se trouvent autour de moi me transpercent de toute part et je suis faible, trop faible pour tenter de me construire une carapace. Je suis seule, aussi, d’une certaine façon. Je sais que mamâ Ancre est là pour m’aider, et je sais qu’elle ferait tout pour que je me sente bien, mais dans mes pensées et dans cet océan d’émotions et d’inutilité, je me retrouve face à face avec la solitude et ce n’est pas la rencontre qui me plait le plus. Je sursaute brusquement quand je vois ce chat s’approcher de moi alors que je ne parviens toujours pas à vraiment distinguer les couleurs qui se trouvent sur son pelage. Je ne sais pas ce qu’il me veut, je ne le connais pas et je ne sais même pas s’il est agressif ou calme alors ça m’effraie énormément. Je n’aime pas ne pas savoir, encore moins lorsque ça concerne des félins qui sont tout près de moi. Je ne peux pas me défendre alors je suis la proie la plus facile possible. Mais non. Il ne m’attaque pas. Il ne s’en prend pas à moi comme aurait pu le faire n’importe quel autre chat. Non, pas du tout, il fait un autre geste qui me surprend bien davantage : il enroule sa queue autour de moi doucement et dans un réflexe, je me colle contre lui.

Il est fort et je le sais, je le sens. Bien plus fort que moi et il semble encore plus calme que moi, moins livré à la terreur, moins cerné par les émotions des autres et les siennes. Alors je ne peux faire autrement que de me blottir contre son pelage si doux et de respirer son odeur dans l’unique but de me calmer. Il est un peu comme le roc qui se présente dans un océan aux vagues immenses et rapides, celui auquel on se raccroche pour éviter une noyade. Il est venu m’éviter de me noyer. Je ne peux que me sentir apaisée légèrement, éprouver cette vague de chaleur reconnaissante à son égard. Je ferme doucement les yeux et je me laisse bercer par les battements de coeur de ce chat à la force tranquille quand il se décide de rompre le silence en me demandant une question.

Toute simple.
Mais pas de celles habituelles.
Et ça me fait l’aimer un peu.

Je secoue la tête.
Silence.
Incessant.

Mais sa question ne demandait pas forcément de réponse verbale, parce qu’un hochement de la tête négatif voulait tout dire. Comment aimer le brouillard quand il s’impose dans mes yeux pour m’empêcher de voir le monde clairement ? Je n’ai jamais supporté ne pas voir, ça me rend encore plus paniquée et depuis que le noir s’est abattu sur ma vision, je me sens étouffée. Maintenant, l’obscurité s’est éclaircie en me laissant un instant brouillard. Mais je n’aime pas le brouillard parce que je ne peux toujours pas voir les étoiles et les détails du monde.

Mais lui, je pense que je l’apprécie.
Il est calme et semble fort.
Et il n’est pas comme les autres.
Il parle du brouillard.
À une inconnue.

Alors oui, je l’apprécie déjà, il se décide de se démarquer.
Equi admine

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Konoha
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message posté par Konoha, Mar 13 Fév 2018 - 11:21


   
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Chou ft Equi

   

   
Le brouillard s’installa plus encore, s’ancra dans les plaines. S’il continuait ainsi, on ne saurait pas rentrer. On ne saurait pas voir nos propres pattes et c’était dangereux. Normalement, je n’aurais pas eu peur du brouillard. Il n’était que de l’eau, une eau étrange qui bloquait notre vision, mais c’était toujours de l’eau. Et lorsqu’on passait à travers, alors les pelages devenaient poisseux et humides. Et si on y restait trop longtemps, on finissait trempés. Mais c’était différent aujourd’hui. Le brouillard était intense et je ne savais plus où mettre les pattes pour rester en sûreté. Il n’y avait pas de danger, pourtant, juste la petite de l’autre Troupe et moi. Je ne connaissais pas son nom, ni son âge, et d’ailleurs je n’étais même pas sûr de son rang. Peut-être était-elle passée Novice, après tout. Comment aurais-je pu savoir ?

Et en temps normal je n’aurais pas voulu savoir. Elle était l’adversaire, elle était différente, mais qu’est-ce que cela changeait ? Et puis, différente de quoi ? Après tout, peut-être qu’elle n’était pas si différente de moi. Je ne savais pas, puisque je ne la connaissais pas ; mais je me surpris à vouloir la connaître. Elle n’était pas méchante et je n’avais pas de raison d’avoir peur d’elle. Ni d’aucun autre chat de sa Troupe. Il fallait avoir peur de ce qui était réellement effrayant. Et la chatonne noire n’était pas effrayante. Je la voyais même avec le brouillard, puisqu’elle était suffisamment proche de moi. Elle secoua la tête et je fus rassuré. Elle non plus n’aimait pas le brouillard. Je décidai de me rapprocher un peu d’elle, par peur de ne plus la voir. Il fallait attendre que le brouillard se lève et s’enlève pour pouvoir rentrer ou aller n’importe où.

“Ça ne te dérange pas si je reste ici ? Le temps que le brouillard s’en aille.”

Je m’installai un peu mieux. Je ne pouvais rien faire d’autre qu’attendre, après tout. Ou plutôt j’aurais pu repartir, parce que justement le brouillard n’était que de l’eau et que l’eau ne pouvait pas m’empêcher d’aller où je voulais. Parce que justement ce n’était que du brouillard et que je savais retrouver mon chemin, si je l’avais voulu.
Mais étrangement je voulais rester là. Je préférais attendre que le brouillard parte. Rester avec la petite chatte silencieuse. Parce que son regard était différent et que je n’avais pas de raisons de partir ; seulement une raison de rester.

   
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