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Je ne parviens pas à voir autre chose que ton père à travers ce regard d'émeraude [ft. Petite Baie]



 
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 Je ne parviens pas à voir autre chose que ton père à travers ce regard d'émeraude [ft. Petite Baie]

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Ray admine
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Sam 24 Déc 2016 - 17:25



• Je ne parviens pas à voir autre chose que ton père à travers ce regard d'émeraude •


Ray ft. Neph
Il faisait froid. Oh, le Clan des Étoiles devait trembler de là où ils étaient. Trembler de tous les pauvres uniques os qui devaient leur rester. Le froid s'immisçait partout : dans notre fourrure, dans nos chairs, dans nos pensées. On ne pensait que “froid”, simplement. La saison des neiges s’était confortablement installée, posée sur la Forêt comme un chat se serait allongé après une dure journée de labeurs sur sa paillasse bien moelleuse. Le même mouvement, et nous en étions étouffés. Étouffés par le froid qui serrait nos gorges, qui nous enrhumait, qui nous procurait des migraines, qui nous faisait regretter de bailler. Mon troisième hiver. Déjà. C’était fou à quel point ces quatre saisons s'enchaînaient sans même prendre le temps de faire une légère pause, une pause de rien du tout. Ça faisait du bien, parfois, une simple pause. Une pause où l’on n’avait plus besoin de se soucier du sable qui s’écoulait dans le sablier, une pause où l’on cherchait à s’évader, une pause où tous nos soucis disparaissaient, suspendus, accrochés et ancrés fermement au temps, de peur que ce dernier ne reprenne sans prévenir sa course folle, et que l’on rate le coche, le départ vers la vie folle, active, déchaînée par nous-mêmes. Qu’arrivait-il lorsque l’on ratait le train ? On attendait simplement suivant; mais c'était terriblement, affreusement long. Tellement long qu'on pouvait perdre le goût de vivre. J'avais connu cela.

La paresse, et la flemme de me lever. Pas la motivation. Pas même un petit rayon de soleil atterrissant directement sur une parcelle de ma fourrure, la réchauffant. Rien, rien que le froid, infini et pénétrant. Seule la solitude et son attitude glaciale. Mais il fallait que je me lève. Je ne pouvais pas rester ainsi, mortifié, paralysé, incrusté dans le paysage. Neige Ambrée ne me l’aurait jamais permis, jamais mon père n’aurait accepté que je sois autant paresseux. Ah, comment m’aurait-il grondé, à quel point aurais-je pu voir son regard méprisant ? J’en laissais échapper un rire étouffé. Mon père était loin, bien loin. Si loin qu’il n’avait plus aucune emprise sur moi. Je n’avais plus honte, plus peur de lui. Plus peur de perdre son estime à chaque faux pas. Libéré de son regard imperturbable, froid. Je pouvais enfin être moi-même, dans mes propres choix, mes propres décisions. Et, je m’en voulais de le dire, mais il fallait que je l’accepte dignement, mon père ne me manquait pas. Je ne regrettais rien, rien du tout. Sa mort avait été, certes, un événement terrible, mais sa mort était passée. Elle était loin terriblement loin, inatteignable, intouchable. J’avais tout pour moi, tout pour me tourner vers l’avenir. Tout pour me débrouiller seul, tout pour être enfin indépendant. Tout pour être moi-même.

Je ne disais pas que mon père m’avait toujours interdit d’être moi-même, mais sa façon d’agir avec moi me faisait sentir ainsi. Il ne m’avait jamais interdit d’être heureux, mais je n’avais réussi en sa présence. Dans ses yeux, et à chaque fois que je croisais son regard, je n’arrivais à en discerner que le mépris. Ah, désagréables souvenirs. Un frisson causé par le froid et par ces vestiges d’un passé lointain parcourut le haut de mon dos, me forçant finalement à agir. J’avais une idée en tête; toutes ces mémoires enfantines m’avaient rappelé que l’enfance était un moment tellement précieux que passer à côté était un crime. Cicatrice de Ronce et sa portée à peine née avait besoin de soutien, je me portais volontaire. J’avais assisté, il y avait une semaine de cela, à sa mise bas inattendue, ma pauvre confidente s’était blessée assez profondément et, sur la marché, s’était cassée une patte. Aïe, quelle souffrance; quel rappel de cette journée obscurcie, boueuse, pluvieuse. Quelle horreur. Et je n’arrivais même pas à être fier de moi, j’avais l’impression d’avoir mis en danger la vie de ses chatons. Quels chatons, d’ailleurs. Quelle vie les attendait ? Sans père ? Et pourtant, Nuage d’Aurore avait déjà connu cela. La petite femelle était forte.

Je me suis levé, donc. En restant à l’abri des quelques flocons qui s’éparpillaient dehors le temps de me faire une petite toilette. Avec la saison des neiges, ma fourrure, déjà bien garnie, avait doublé de volume. Quelle galère pour lisser mes poils tricolores. Enfin fini, je traversais rapidement la clairière du camp pour arriver dans la Pouponnière, occupée seulement par les chatons de la femelle tigrée et par ceux d’Ange Brisé. Je trouvais sans peine les trois petites, pardon, minuscules boules de poils de Cicatrice de Ronce. L’une d’elle était d’ailleurs éveillée. Petite Baie, que je reconnus grâce à sa fourrure grise, différente des deux autres blanche et tigrée. Petite Baie me faisait penser sans aucun doute à son père, Nuage de Poussière, pour ne pas dire qu’elle en était son portrait craché. Je n’avais jamais apprécié Nuage de Poussière, ce matou prétentieux et rancunier. Mais comment l'avouer à Cicatrice de Ronce ? Comment avouer à ma soeur de coeur que j’avais toujours détesté le mâle gris de tout mon coeur ? Mes arrières-pensées m’empêchaient d’être totalement serein envers Petite Baie. Mais elle n’était qu’un chaton, qu’un minuscule et innocent chaton ! Un sourire tordu sur les lèvres, je finissais tout de même pas lui prononcer un doux “Bonjour, Petite Baie”.

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Neph admine
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Sam 4 Fév 2017 - 20:16

J'ai le regard de mon père parce que je suis sa fille

La pouponnière est bien chaude, en comparaison avec le monde froid qui m'attend dehors. Au deçà de la barrière de ronces, il n'y a que de la neige, à perte de vue, un manteau blanc qui recouvre dans sa totalité le sol du camp du Clan de l'Ombre. Enfin, pas tout-à-fait. Par endroits, je vois des bouts de terre clairsemés, ce qui montre que le redoux n'est pas si loin. Bien sûr, il fait toujours un froid mordant, mais j'ai tout de même de la chance de ne pas être née quelques semaines avant, quand la saison des neiges était à son apogée.

Et puis, c'est tout de même joli, cette neige toute blanche et toute crémeuse. J'aimerais bien jouer dedans. Mais je sais que maman ne sera pas contente si, à son réveil, elle me retrouve dehors. Elle ne me laisse sortir que l'après-midi, en ce moment, parce que le matin, il fait trop froid. Alors, je regarde tristement par l'ouverture de la pouponnière ces guerriers tellement occupés qu'ils ne peuvent même pas prendre un peu de temps pour moi... Ils ne comprennent donc pas que je suis aussi, voire plus importante que toutes les tâches qu'ils peuvent faire en ce moment ?

Ah, il y en a un qui s'en est rendu compte... Un matou tricolore qui avance vers la pouponnière. Je crois que je sais qui c'est mais je me souviens pas exactement. Bah, on s'en fiche.
Il se plante devant moi et me dit :

- Bonjour, Petite Baie, avec un sourire un peu trop niais sur la tête pour être parfaitement franc.

- Salut.

Un silence de plomb s'installe entre nous. Pendant quelques instants, on se dévisage, les yeux dans les yeux. Et puis, je brise le silence :

- T'es qui exactement ? Petite pause. Ouais non, on s'en fiche en fait. Tu veux jouer à quoi ? Ah non, c'est moi qui vais décider. On va jouer dehors à la balle de mousse. Si maman nous voit, dis-lui que c'est toi qui m'as proposé.

J'ai dit tout ça d'un air si autoritaire qu'il va peut-être se fâcher. Mais, non, c'est pas possible... Personne ne se fâche jamais contre moi.

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Dim 7 Mai 2017 - 15:40



• Je ne parviens pas à voir autre chose que ton père à travers ce regard d'émeraude •


Ray ft. Neph
Pourquoi devrais-je me comporter ainsi avec la gamine ? Elle n’avait rien fait. Elle n’avait même pas eu la chance d’un jour connaître son père. Pourquoi tant de méfiance pour elle, alors ? Je me trouvais injuste, sans pour autant réussir à inverser mes pensées, à aller dans le bon sens. J’étais mauvais, il fallait l’avouer, et pourtant ça ne me gênait pas autant que cela. Je savais, je l’avais toujours su, qu’il ne fallait pas juger les chats sur l’impression, la première impression qu’ils donnaient. Et pourtant je n’avais jamais réussi à corriger ce défaut, même en en étant la première victime. Non, je ne pouvais pas me remettre en question, histoire de fierté. Ça ne me faisait ni chaud ni froid, pour tout dire. Mais les yeux de Petite Baie me rappelaient chaque seconde de qui ils venaient. Pourquoi n’avions-nous donc jamais réussi à nous entendre ? Pourquoi le méprisais-je encore, même après sa mort, alors que j’aurai dû, en guerrier digne de ses ancêtres, l’admirer et l’accepter comme il était, au moment de son envol vers le Clan des Étoiles ? Nous n’avions jamais rien partagé, si ça n’avait été que la seule personne de Cicatrice de Ronces. Malheureusement. Je me concentrais à nouveau sur la gamine au pelage gris, essayant d’oublier son père, pour la énième fois. Tâche difficile. Je souriais un peu plus, toujours plus gêné, attendant que Petite Baie réponde à mes salutations. Ce qu’elle fit, en ne miaulant qu’un simple “Salut”. Simple, direct, ni chaleureux, ni froid.

Oh ! Il fallait que j’arrête de tout interpréter. Ce n’était pas à moi de faire cela. Elle m’avait juste répondu, rien de plus. Qu’aurait fait un autre chat ? Exactement la même chose. Surtout un chaton, en fait. Je ne savais pas quoi répondre. Moment de gêne. De quoi pouvais-je bien parler avec un chaton à peine né ? Quelle question. De la météo ? Super, idée génialissime, dis-moi. Originale. Petite Baie prit les devants alors que je réfléchissais encore sur une phrase à aligner. Maline, la petite. “T'es qui exactement ? Ouais non, on s'en fiche en fait. Tu veux jouer à quoi ? Ah non, c'est moi qui vais décider. On va jouer dehors à la balle de mousse. Si maman nous voit, dis-lui que c'est toi qui m'as proposé.” miaula-t-elle, d’une traite. Woah. Autoritaire, la petite. Je ne savais que penser d’elle. Devais-je la contredire ? Et quel monstre serais-je si j’osais seulement lui faire comprendre que le jeu de la balle de mousse n’était pas mon favori ? Je ne pouvais tout simplement pas. Cependant, son ton orgueilleux avait réveillé quelque chose en moi ; quelque chose qui m’avait rapidement, très rapidement touché. Que j’avais reconnu. J’avais cru entendre, dans cette voix si claire, si pure, si enfantine, l’ombre d’un mâle plus âgé. Le timbre voix que je ne supportais plus, depuis longtemps. Baies Étincelantes. Je m’en mordais les lèvres. Pourquoi en étais-je autant obnubilé ? J’étais incurable. Bon sang.

Et puis, je ne voulais pas jouer sous sa décision. Non. J’étais un guerrier, moi, un adulte, pas une marionnette qu’on ressortait quand on s’ennuyait. Je toisais Petite Baie du regard, tout en sachant affreusement bien que j’étais plus dur avec elle tout simplement parce qu’elle en était sa fille. Je le savais au plus profond de moi, et pourtant je continuais de le cacher sous l'odieuse manière dont elle s’adressait à moi. Je m’en voulais, et, par la même occasion, je voulais lui faire comprendre que je n’étais pas n’importe qui. Qu’on ne me parlait pas comme ça, à moi, Fragment de Neige. Que je serais sûrement un de ses alliés plus tard, et qu’elle devait traitait comme son égal, si ce n’était comme son supérieur. Sauf que, magie magie, la pédagogie et moi, ça faisait beaucoup. Beaucoup trop. Quel terrible père je ferais. Autant m’entraîner sur les gamins de Cicatrice de Ronces, à leurs risques et périls. Et puis, c’était Petite Baie qui avait proposé, d’abord. Oui, dans ce genre de situation, il fallait se mettre dans la tête de l’adversaire. J’avais à nouveau quatre lunes. Je soupirais, avant de me lancer, joueur mesquin : “Oui, si tu veux. Vas chercher la boule de mousse.” puis je rajoutais, plus doucement, “Et je dirais ce qu’il me plaît à ta mère”.


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Sam 15 Juil 2017 - 11:36

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Mer 19 Juil 2017 - 14:12

J'ai le regard de mon père parce que je suis sa fille

Il m'ordonne d'aller chercher la boule de mousse. Hein ? Comment ça, il m'ordonne ? Normalement, c'est moi qui ordonne, pas l'inverse ! D'ailleurs, je fais ce que je veux et... bon d'accord, je vais la chercher, cette boule de mousse.
Je récupère un peu de mousse dans un coin de la pouponnière, que j'agglutine à l'aide de mes pattes avant pour former une masse compacte. J'entends la voix du chat : « Je dirais ce qu'il me plait à ta mère. » Je grogne mais ne dis rien. Il n'est pas très obéissant, celui là, dis-donc ! Je vais lui faire ravaler ses paroles, c'est moi qui vous le dis !

D'un geste un peu brusque, je lui envoie la boule de mousse, en criant : « Attrape ! » Avec ses deux pattes, il récupère la boule de mousse, qu'il me renvoie ensuite. Je bondis pour rattraper la balle avec des cris de joie. Quand j'atterris, je ne lui renvoie pas la balle tout de suite. Non, je penche la tête de côté en lui demandant :

T'es un ami de ma maman, non ? Je crois que je t'ai déjà vu quelque part. T'es Fragment de Neige, c'est ça ?

Et puis je lui renvoie la boule qu'il n'a pas dû voir passer, puisqu'il était sûrement concentré sur mes paroles, en criant de nouveau :

Ahah, je t'ai bien eu ! Je fais une petite pause et je baisse légèrement le ton. Tu sais, je t'aime bien.

|| Désolée du retard et de la nullité du rp, et aussi d'avoir vaguement joué ton perso, j'espère que ça te dérange pas

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Dim 20 Aoû 2017 - 22:00



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Ray ft. Neph
Comment la contredire, n'est-ce pas ? J'aurai eu du mal à décevoir n'importe quel chaton, et particulièrement un des chatons de Cicatrice de Ronce. Correction, en fait, j'en aurais été incapable. Je ne la contredisais pas, je trouvais un juste milieu qui nous permetterait d’être en bon accord. J'avais souri en lui ordonnant d'aller chercher la fameuse boule de mousse. Ahah. Je voulais jouer. Je voulais jouer avec les mots comme je l'avais fait dans le passé avec son père. Je voulais lui faire comprendre qui j'étais. On ne me marchait pas sur les pattes comme elle avait osé le faire. Et qu’on ne vienne pas me reprocher de la maltraiter, elle m’avait cherché ! C’était même elle qui avait commencé, d’abord ! Elle saurait à l’avenir que quand on me cherchait, on me trouvait. Toujours. Ah, que penserait donc Cicatrice de Ronce en nous voyant ? Elle savait que j’aimais ses chatons presque comme les miens. Mais elle savait aussi que je n’étais jamais parvenu à accepter Baies Étincelantes. Par chance (pour elle, j’entendais bien, qu’on ne s’y méprenne pas), elle m'obéit. La gamine, bien sûr, qui d’autre ? J'étais plutôt content de moi, sur ce coup-là. Et hop, un point pour moi. Je donnais les ordres et tu les exécutais, gamine. Je t'aurai demande la lune que tu me l'aurais décrochée. Elle s’enfonça dans l’arrière de la Pouponnière et y arracha quelques bouts de mousse qu’elle rafistola comme elle le put afin qu’ils tiennent entre eux. Je souriais de plus belle en entendant la gamine au pelage gris grogner. Grogne, grogne, tu n’as que ça à faire, ahah.


Soudainement, elle se retournait, m’offrant à nouveau ses yeux verts, affolés, excités par l’esprit du jeu, me miaulant d’attraper. Attraper quoi ? La boule de mousse, pardi. La boule de mousse sortit de nul part, et elle roula, roula jusqu'à moi. La gamine avait été si vive, si pressée de me lancer la boule de mousse que je dus réagir en un réflexe pour l’attraper alors qu’elle s’apprêtait déjà à me filer entre les pattes. Là, une fois sûre qu’elle n’irait nul part ailleurs, je la gardais quelques secondes sous ma patte grise, lui laissant le temps de rafraîchir mes coussinets, avant de la relancer, ni trop doucement, ni trop fortement. Ça aurait été bête que Petite Baie se blesse en essayant d’attraper un boulet de canon, ahah. La pauvre, elle était si fragile. J’observais la boule de mousse et sa cible. Le temps me parut défiler alors bien lentement. Petite Baie, fidèle à elle-même, ne faisait même plus attention à moi, elle était bien trop concentrée par notre jeu. Ce n'était pas vraiment du caractère de ma confidente de dicter et diriger les chats comme cela. Non, c'était plutôt le job de son défunt compagnon, ça. Un sacré cocktail que ça avait fait, les deux ensemble. Pour le meilleur et pour le pire. Petite Baie avait hérité de ce trait de caractère insupportable avec Baies Étincelantes, et - heureusement pour lui - Patte de Ronces héritait de leur discrétion volontaire. J’aimais bien son frère. Il m’inspirait quelque chose de positif, toujours. Pas comme Petite Baie. Comment, sérieusement, pouvaient-ils être si différents en tant que frère et sœur ? Je pouvais me poser ces questions, moi qui avais eu la chance - ou pas - de naître fils unique.

Elle bondissait, encore et encore, tout en lâchant de petit miaulement joyeux. Elle était tout de même mignonne. Insupportable, mais mignonne. Et elle était bien la fille de sa mère, pas besoin d’autres preuves que celle-ci. Finissant enfin par immobiliser la boule de mousse après avoir bondit dessus, elle releva la tête, et son regard croisa à nouveau le mien. Brrr, ça ne cesserait donc jamais de me faire le même effet. C’était fou, tout de même, à quel point elle pouvait lui ressembler. Elle penchait sa tête sur le côté, et, d’une voix mielleuse, me demandait : “T'es un ami de ma maman, non ? Je crois que je t'ai déjà vu quelque part. T'es Fragment de Neige, c'est ça ?” oui, vous m’aviez bien entendu, elle m’avait demandé tout cela sur un ton plus que correct. J’en restais abasourdi. Avait-elle compris la leçon si vite ? J’étais vraiment un chat très persuasif, dans ce cas-là. Mais je n’y croyais pas trop. Quelque chose clochait, dans sa façon de parler, de me parler. Un piège ? Peut-être. Un “ami” ? Pfff, j’étais son meilleur ami, gamine. Pas un simple ami. Mais ça me faisait plaisir, tout de même, de voir qu’elle se souvenait de moi un minimum. Elle se souvenait de mon nom, donc elle l’avait déjà entendu. Peut-être de ma propre bouche, ou de celle de Cicatrice de Ronce. La deuxième option me faisait plus plaisir, j'aimais savoir que je comptais pour ma confidente. Je le savais, que je comptais pour elle, mais quelques preuves ne faisaient pas de mal.

Je m’apprêtais à lui répondre, lorsqu’un projectile arriva droit vers moi. Je l’esquivais à la dernière seconde, laissant la pauvre boule de mousse aller s’écraser au sol. Aïe, j’aurai eu mal à sa place. Elle m’avait surprise, la garnement. Je souriais, c’était bien joué. Ses cris de joie résonnait déjà dans mes oreilles. Un point pour elle. Ça m’apprendrait a trop réfléchir. Cependant, j’avais eu raison de me méfier, c’était une sorte de piège qu’elle m’avait tendu, on pouvait dire. Je me retournais à nouveau vers elle. “Ahah, je t'ai bien eu ! Tu sais, je t'aime bien.” et elle baissait enfin le ton, arrêtant de piailler à tout va. Je tirais mon chapeau. Maligne, la petite. Et puis, ça me faisait plaisir, d’entendre qu’elle “m’aimait bien”. Je m’adoucissais, moi aussi, souriant enfin franchement, arrêtant de voir son père, mais juste une chatonne pleine de vie et de malice. “Oui, je suis Fragment de Neige, un ami de ta maman. Je viens souvent ici car ma compagne, Bourrasque Hivernale, attend des chatons.” je finissais par lui répondre, butant légèrement sur le mot “ami”. Je m’approchais d’elle, faisant rouler la boule de mousse à mes pattes dans sa direction. Une fois à sa hauteur, je replaçais quelques uns de ses poils en léchant rapidement le haut de sa tête : “Moi aussi, je t’aime bien. et je lui adressais un clin d’œil complice.



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