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 Ah, frèrot [ft. Souffle Lunatique]

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Ray admine
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Lun 6 Fév 2017 - 17:06




Ah, frèrot
ft. Sun

La neige battait de son plein, dehors. Cependant, il ne faisait pas plus froid que d’habitude pour cette saison des neiges. Le froid ne mordait pas mes joues et mes oreilles comme à son habitude. Non, le froid était même plutôt doux. Doux, confortable. Peut-être même réconfortant. Le froid ne me réveillait pas en pleine nuit, ne faisait pas grelotter Petit Astre et Petit Cauchemar, ne faisait pas ronchonner Baie d’Oranger et Fleur d’Ambre. Le froid était simplement le froid, sans être quelque chose d’autre en plus. Il était désespérant, comme à son habitude. Cependant, il n’était pas triste; il n’était plus triste. La neige avait recouvert tout le camp, si bien qu’une fine poudreuse se mêlait à la terre, le rendant par endroit fort peu appétissante, formant une espèce de boue brunâtre pataugeuse. Je laissais mes deux garnements faire ce qu’ils leur plaisaient. Qui étais-je pour les empêcher de faire quoi que ce fusse ? Leur mère ? Laissez-moi rire. J’étais autant leur mère que j’étais aimable. Ils pouvaient bien faire ce qu’ils leur plaisaient, c'était pas comme si je les avais pas prévenu que la neige donnait froid, facilitait le rhume et d’autres maladies telles que le mal blanc ou bien le mal vert. Ils n’avaient qu’à m’écouter, après tout. C’était bien ce que Petite Libellule, Petite Sacrilège, Petit Diable et Petit Jaguar parvenaient à faire, en tout cas. Je me reposais encore ces questions. Qu’avais-je fait, ou plutôt, pas fait, pour qu’ils ne m’obéissent pas comme les autres chatons le faisaient ? Baie d’Oranger et Fleur d’Ambre n’avaient rien de plus que moi, si ? J’aurais même dit qu’elles avaient nettement moins de capacités que moi mais …

Le soleil n’était que peu présent. Il parvenait difficilement à balancer trois rayons sur le camp, même. Mais le vent s’était muté, silencieux sur le territoire depuis plusieurs jours déjà. La première période de grand froid était finalement passée. Mais il n’y avait rien de quoi s’en réjouir, car une seconde se préparait déjà. Je la sentais, je le prédisais grâce à cette pile d’années que je commençais à avoir derrière moi. Oui, d’autres tempêtes. Mes deux rejetons avaient déjà survécu à la première, et c’était bien trop à mon goût. Oh Clan des Étoiles, qui étais-je réellement pour souhaiter autant la mort d’âmes si innocentes ? Qui étais-je pour n’avoir aucun coeur ? Pour arriver à ne témoigner aucun amour à des “boules de poils si attendrissantes” comme on l’aurait dit. Sauf que personne, personne ne disait cela. Personne, non. Tous se privaient bien de le dire, ça leur aurait fait trop plaisir. Mais ma progéniture était bien loin d’être effrayante. Ils étaient des chatons lambda, parfaitement normaux. Ils n’avaient pas de déformation, pas de maladie, pas de ci, pas de ça. Ils étaient juste terriblement banals, comme je l’aurai souhaité. Ils étaient beaux et attendrissants. Mais personne ne disait jamais rien. Ils avaient tous si peur, ils étaient tous si lâches. J’aurai peut-être aimé que l’on me dise que mes chatons étaient magnifiques, à l’image de leur mère comme Prédilection Mortelle ne cessait de le répéter à longueur de journée à sa compagne.

Mais je n’avais ni compagnon à mes côtés, ni amis assez idiots pour m’assurer que mes chatons étaient adorables. Non, personne, jamais aucune visite. Est-ce que Petit Cauchemar et Petit Astre en souffraient pour autant ? Non, ils ne connaissaient pas Salem. Ils ne connaissaient pas le grand mâle et ne le connaîtraient pas. Jamais. Car ils mourraient avant. Tant de choses si mauvaises, si horribles à dire, à assumer. Personne ne le saurait, puisque je ne disais pratiquement rien. Personne n’avait besoin de savoir. Juste mon frère. Ah, mon cher frère. Lui, savait. Il savait tout. Il connaissait mon secret, connaissait le père des mes enfants, connaissait mes enfants. Et je m’interdisais de l’admettre, mais il y avait quelque chose de lui que je retrouvais dans Petit Cauchemar et surtout dans Petit Astre. La famille, ah, la belle famille. Ce que nous pouvions être pathétiques à regarder, à écouter. Juste cette tension continue et ces disputes entre nous. Nous n’avions pas une relation stable, saine, comme l’avait presque tous les frères et soeurs de la Forêt. Cela me désolait-il ? Non. Non, parce que je n’avais jamais connu, du moins je ne me souvenais pas avoir connu une telle vie paisible et sereine. Alors comment regretter une vie que je n’avais jamais, au final, vécu ? Comment mentir à essayer de se remémorer des souvenirs agréables, chantants ? Des petits oiseaux dans les prairies et tout le tralala ? Laissez-moi rire.

Ah, quand on parlait du loup. Mon frère, fidèle à lui-même, replié sur lui, figé sous les flocons qui tombaient du ciel. Les poils sales, la fourrure collée, boueuse, tout comme la neige dont j’avais parlé. Les crocs jaunes et la mauvaise haleine. Mon frère, en toute somme. Ce qu’il pouvait avoir l’air perdu. J’avais tendance à penser qu’il avait l’air plus déprimé que d’habitude. Sûrement à cause de la disparition de son fils, tiens. Oh, quelle terrible nouvelle. J’espérais au moins que ça lui faisait une excuse pour ne pas venir me parler. C’était marrant, ça quand même. Nuage de Caïman qui avait, du jour au lendemain, disparu. Pouf ! Volatilisé ! Évaporé parmi les songes. Aucune trace de lui sur le territoire et sur les autres territoires. Je tournais la tête en me rendant compte que je fixais Souffle Lunatique depuis tout ce temps. Hé merde, le voilà qui s’avançait. Il n’avait vraiment rien d’autre à faire ?

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Jeu 26 Oct 2017 - 12:13

Il n’est toujours pas revenu. Peut-être qu’il est mort à présent. Ce serait entièrement ta faute, mais tu ne veux pas te faire à cette idée que tu ne reverras jamais ton fils. Il était encore si jeune, et depuis toutes ces lunes qu’il a disparu, tu espères toujours au fond qu’il reviendra. Tu tournes en rond, tu ne peux rien faire de plus. Chaque fois que tu sors du camp qui t’emprisonne, chaque fois que tu t’en vas pour ne plus croiser leurs regards, la neige finit toujours par recouvrir tes pas. Ils disparaissent comme si tu n’avais jamais existé. Peut-être que tout aurait été mieux ainsi, si tu n’avais pas existé. Peut-être qu’il y aurait eu moins de merdes à cause de toi. Parce que c’est ta faute s’il s’est barré.

Depuis des jours, tu ne fais plus rien. Des jours que t’es inutile à ce Clan. En plus d’avoir perdu ton fils - non, plutôt, d’être la cause de sa disparition - voilà que tu attends sous la neige comme un con. Comme si ça pouvait changer quelque chose, de se déplacer de la tanière des guerriers où tous te regardent comme une bête curieuse, ou avec cette pitié dans leurs regards, pour aller à quelques longueurs de queues, dans le camp. Laisser les flocons recouvrir ton pelage gris et sale, collé, poisseux. Tous les jours, attendre. Et tous les jours rien ne se passe, rien ne change, il ne revient pas.

Lui ne revient pas mais ta soeur, elle, est toujours là. Malheureusement. Elle te fixe elle aussi, comme tous les autres. Mais son regard à elle est différent. Plus insistant, il y a quelque chose dans ses yeux, tu es certain qu’elle ne te veut que du mal. Après tout, elle ne t’aime pas et c’est réciproque. Mais elle te dérange, à présent. Tu te lèves lentement et quelques flocons tombent sur le sol tandis que l’eau pénètre ta fourrure, ton corps, plus encore qu’il ne l’était déjà. Et tu avances vers elle, la femelle grise qui est ta soeur. Tu avances d’un air menaçant, en espérant qu’elle te foute la paix.

« T’as pas autre chose à foutre que me dévisager non ? »

Tu restes campé là, debout, bien droit. Tu restes debout malgré tout, malgré la disparition de ton fils et toutes ces erreurs commises, tu parviens à rester droit devant ta soeur, mais à quel prix ? Peut-être que tu n’aurais jamais dû naître et que tout ça, ta vie entière, n’était qu’une grossière erreur.
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