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 She's alive [ft. Chant de la Colombe]

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Ray admineRay admine
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Lun 6 Fév - 17:15



• She's alive •


Ray ft. Alice

Je l’aimais. Je l’aimais de tout mon cœur, malgré toutes les erreurs qu’elle avait faite. Je l’aimais comme jamais je n’avais aimé et comme jamais je n’aimerai à nouveau. Chant de la Colombe était tout pour moi. Elle était mon modèle, ma fierté. Rien chez elle, malgré ses pires actes, ses plus douloureuses paroles, ses pires trahisons, rien, ne me laissait l’abandonner. Elle n'était pas folle. Elle était juste différente, mais loin d'être folle. Et je continuais de faire face, difficilement, à toutes les moqueries, tous les piques, toutes les attaques que je recevais. Le guerrier borgne et la guerrière folle. Je souffrais, au Clan des Étoiles ce que je pouvais souffrir, mais je n'abandonnais pas. Chaque jour était si difficile à vivre, si lamentablement atroce, si cruel, que seule la nuit, roulé en boule aux côtés de Chant de la Colombe, me servait de ressource. M’aider à surmonter ces journées de larmes et de désespoir. Mais tout était si beau, tout était si infiniment magnifique en ce monde, ce nouveau monde marqué par le retour de ma fille dans ma vie, dans notre vie. Et la seule énonciation de son nom faisait papillonner mon ventre, comme un jeune apprenti amoureux. Oh, Clan des Étoiles, ce que je pouvais être naïf. N’était-ce donc pas là mon défaut le plus affligeant, le plus déconcertant ? Un guerrier aussi sage et pourtant si voilé, si aveuglé par l’espérance de ne voir du monde que son côté bénéfique et positif sans arrêt ? Et si optimiste, si gentil, que j’en étais pitoyablement pathétique.

Car le monde était bien loin de ressembler à l’image que je m’en faisais. Non, non, le monde était bien réel, cruel, rempli d’assassins et corrompu jusqu’à la moelle. Empoisonné de tous ces meurtriers. Mais je ne les voyais pas. Je fermais les yeux sur tous ces problèmes qui n’auraient, vraisemblablement, jamais de solutions. Je tournais le dos aux obstacles qui barraient mon chemin, sans jamais essayer plus que ça de les contourner, de les défaire. Et j’étais, en ce sens, tellement différent de Chant de la Colombe que notre amour me semblait irréalisable. Mais il était bien réel, bien trop réel, pour qu’aujourd’hui j’essaye encore un jour de plus de lui cacher cette grande nouvelle. Cette nouvelle palpitante qui me faisait vibrer de plaisir. Cette flamme d’amour paternel ravivée par ma fille, mon unique fille, la prunelle de mes yeux. Nuage Perdu, aujourd'hui retrouvée. La chair de ma chair, le sang de mon sang. Et aujourd'hui était le jour de la révélation. La révélation de son existence à Chant de la Colombe, qui n’était personne d’autre que la mère de la petite. Elle, mère ? Oui, quelle idée. Je n’osais même pas imaginer le genre de regards qu’on nous lancerait, qu’on lui lancerait, qu’on me lancerait. Comment une guerrière aussi mentalement perturbée qu’elle pouvait encore avoir une progéniture ? Je les entendais, au fond de moi, ces paroles si dures, si tranchantes, remonter jusqu’à mes oreilles. Je les détestais. Je les détestais car elle affligeait à la guerrière tigrée une peine immense de laquelle j’essayais avec tant bien que mal de l’extraire.

Ils étaient tous si méchants. Pourquoi ? Mais l’heure n’était pas aux questions. L’heure était aux réponses enfin trouvées, aux bonnes nouvelles parmi tout les maux. La tanière était vide. Silencieuse. Chant de la Colombe et moi avions participé à la patrouille de nuit, comme deux jeunes amoureux. Quel pathétique romantique j’essayais d'être. Ma naïveté me faisait sourire. Nous étions ce vieux couple, gentil. Ce vieux couple coulant des jours heureux, des jours longs qui devenaient lunes qui elles-mêmes devenaient années. Mais meme après tout ce temps, il y avait une grande partie de Chant de la Colombe qui m’était encore dissimulée. Une grande partie de son âme que je n’avais pas encore réussi à dépoussiérer. Mais mon caractère faisait en sorte que jamais je ne fusse l’un de ces chats qui essayaient, persistaient par tous les moyens possibles de parvenir à leurs fins. J’abandonnais bien trop vite pour appartenir à cette classe spéciale de mentalités acharnées. Il m’était arrivé, une fois, de douter de l’amour que Chant de la Colombe avait pour moi; idée bien vite évaporée parmi les lointains souvenirs au moment même où j’avais croisé ses yeux d’un vert envoûtant. Sagement, je secouais du bout de la Patte l’ancienne chefesse. Prudent, toujours prudent. Car Chant de la Colombe pouvait autant être de bonne humeur que de mauvaise humeur, et j’avais, à proprement parlé, peur de sa réaction à l'entente de mon annonce.

J’ai retrouvé notre fille” mots rapidement suivis d’un “Elle est vivante” éloignant les illusions les plus morbides de l’imagination de la guerrière tigrée.

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admine Biketadmine Biket
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Lun 6 Fév - 20:18



She's alive...


Fatiguée, je suis fatiguée. Enfin, beaucoup moins qu'avant, je dois bien le reconnaître. Avant, j'étais Etoile de la Colombe. Rien que le nom, on ne peut pas nier que ça en jette n'est-ce pas ? Avant j'étais nous. Maintenant elle est partie. Je crois. Je ne sais pas trop en fait. Elle ne se manifeste plus. Je devrais être rassurée et pourtant, ça me terrifie. Je ne sais pas si elle prépare quelque chose et j'ai du mal à être rassurée de cette situation. Mais peut-être que je dois juste apprendre à me laisser aller et à apprendre à vivre sans. Ce serait mieux comme ça.
Le seul point négatif c'est ma mémoire.
En partant, elle a pris avec elle ses souvenirs. Souvenirs qui étaient tout aussi siens que miens. Elle a pris l'un des plus terribles avec elle.
L'emplacement de ma fille.
Ma fille, celle dont je n'ai que peu de souvenirs, celle que je n'ai pas vue assez longtemps pour ne pas oublier son odeur, son apparence. Ma fille que j'ai abandonnée. Je ne sais même pas où, même plus quand. Je suis une mère horrible. Indigne. Même pas une mère en réalité. Je n'aurais jamais élevé aucun de mes enfants.
Cette constatation me ronge.
Je ne sais plus ce que je fais ici. Je ne sais plus pourquoi je ne l'ai même pas cherchée. Patte d'Erable l'a fait, lui. Il avait de l'espoir. Je suppose que moi non. Je devais sans doute savoir au fond de moi que c'était vain, qu'on ne la retrouverait pas. Mais je refuse encore et toujours de faire mon deuil. Je ne veux pas croire que je ne la reverrai jamais.
Je ne sais pas comment Patte d'Erable fait. Il est toujours resté là. Il est toujours là. Il cherche encore. Il m'aime encore. Moi aussi je l'aime. Mais je ne comprends pas. Je ne comprendrai sans doute jamais. L'amour est un sentiment compliqué, je ne saurais même pas me l'expliquer à moi-même. Je ne sais pas si lui il comprend pourquoi il est toujours avec moi. Peut-être que non. Je n'en sais rien. Mais je sais cependant une chose, je sais que je ne lui en voudrais pas de partir, de m'abandonner, de me laisser seule en proie à mes démons. De toute façon je n'en ai pas le droit. Je n'ai pas le droit de lui imposer ma présence, pas le droit de lui en vouloir. Pas après tout ce que je lui ai fait. Pas après lui avoir enlevé sa fille unique. Pas après avoir détruit ses illusions d'une famille normale. Pas après avoir été l'espèce de monstre que je suis toujours au fond de moi.

Mes rêves sont agités. Je crois que je suis hantée ou que je crains pour l'avenir. Maintenant, c'est Etoile de Jaspe qui dirige le Clan. Mon ancien lieutenant. J'ai de mauvais pressentiments le concernant et je me sens coupable vis-à-vis du Clan. J'aurais peut-être dû nommer quelqu'un d'autre. J'aurais peut-être dû réfléchir un peu mieux. Certains pourraient penser que ce n'est plus mon problème maintenant, que je n'ai même pas le droit de m'en soucier. Après tout, c'est moi qui ai abdiqué. Mais peut-être aurais-je dû nommer un nouveau lieutenant avant. Je ne le sens vraiment pas ce petit Etoile de Jaspe. Il est mystérieux et sombre à la fois. Je me sens coupable car si jamais mon funeste pressentiment s'avère devenir réel, tout sera de ma faute. Je ne veux pas que le Clan du Vent soit encore une fois remis aux pattes d'un fou à lier. Mais peut-être est-ce déjà trop tard. Dans ce cas-là je n'aurais plus qu'à tenter de réparer les pots cassés, de me racheter du mieux que je le pourrais.
Mais malgré ces certitudes, cela n'empêche pas mes rêves d'être teintés de sang tandis qu'une ombre rousse, fugace, passe et repasse devant mes globes oculaires.
Puis je suis secouée mais je ne veux pas me réveiller. Peut-être que la réalité sera pire encore. Peut-être que je penserais encore à ma fille. Peut-être qu'elle reviendra. La vie, l'avenir, tout est rempli de de peut-être qui n'ont de réponse qu'en étant vécus. Mais on me secoue un peu plus vigoureusement alors je me dis qu'on a peut-être besoin de moi, que peut-être ce jour-là sera différent des autres, que peut-être je vais pouvoir sourire.
Peut-être que je serais heureuse.
Alors je me laisse réveiller, je laisse mes yeux s'ouvrir doucement, je les laisse s'habituer aux nouvelles choses qu'ils perçoivent et tout ce que je vois, c'est un demi-regard en face de moi. Un demi-regard bien familier et que j'aime plus que tout. J'esquisse un sourire. Mon mauvais rêve s'en est allé et je me réveille aux côtés d'une personne que j'aime. De la personne que j'aime. Quoi de mieux ?
Mais tout se brise en un éclair.

"J’ai retrouvé notre fille."

Je me lève mais me fige aussitôt.
Quoi ? Que dit-il ? Qu'a-t-il dit ? Non. Non c'est impossible. Comment ? Quand ? Pourquoi ?
Où ?
Comment a-t-il fait ? Comment l'a-t-il retrouvée ? Tout ce temps... Tout ce temps prenait-il réellement un sens à présent ?

"Elle est vivante."

Je pris une grande inspiration, remarquant que je la retenais depuis quelques instants maintenant. Vivante. Elle est vivante. Ma fille est vivante. Notre fille est en vie, là, quelque part. Elle sait que son père l'a retrouvée. Mais sait-elle qu'il est son père ? Et se souvient-elle de sa mère indigne ?
Je me laisse retomber, les jambes comme coupées par tant d'émotions contradictoires. Si heureuse, si craintive, si triste, si rassurée.
Je vois mon compagnon qui attend, qui me regarde, je ne saurais déchiffrer son regard. Qu'attend-il de moi ? Que dois-je dire ? M'excuser ? Le remercier ? Non, ce serait sans doute trop facile. Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas comment réagir.

"Où ?"

La grande question. La seule qui m'importe peut-être même. Savoir où j'ai bien pu abandonner ma propre fille alors que je n'étais plus moi-même. Mais cette question qui avait déjà hanté tant de mes nuits ne faisait qu'en engendrer de nouvelles, toutes plus terribles les unes que les autres.
Se souvient-elle, ne serait-ce qu'un peu de ma chaleur maternelle ? Comment a-t-elle survécu ? Comment vit-elle ?
Je veux mes réponses mais d'un autre côté, je les crains plus que tout au monde.

"Est-ce... est-ce qu'elle va bien ?"

Sa vie ressemble-t-elle à quelque chose à présent, loin de sa mère plus qu'indigne ?
Voilà ce que j'aimerais demander mais je sais que je n'oserai jamais le formuler.
Loin des yeux du coeur.
Complètement absurde cette phrase.

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Lun 15 Mai - 8:59



• She's alive •


Ray ft. Alice

Et j’attendais. J’attendais dans l’anxiété de sa réponse. J’attendais, les sourcils relevés, dans cette forme qui leur était propre, donnant à mon visage une expression inquiète. J’attendais, sans pour autant avoir peur. J’attendais, indéfiniment. J’attendais, comme à mon habitude. C’était ce qu’il se passait, sans cesse. J’attendais sans jamais passer à l’action. Et ça ne me déplaisait pas. J’attendais, lorgnant Chant de la Colombe, j’attendais sa réaction. Un éclair, une décharge. J’avais, selon moi, déjà accompli le plus dur. J’avais réussi à sortir ces foutus mots de ma bouche. Réservé comme j’étais, je n’avais jamais pensé pouvoir m’exprimer de la sorte. Mais j’étais un fidèle partisan de la réalité, de la révélation. Fidèle partisan de l’histoire. Et, oh Clan des Étoiles, ce que ça pouvait me faire du bien. Évaporés, les soucis, évaporé, le poids qui pesait sur moi depuis que j’avais retrouvé Nuage Perdu. Loin, loin, déjà presque effacés. Je fixais les yeux de Chant de la Colombe, du même vert que Nuage Perdu. Presque exactement les siens. Aucun doute. Aucun doute que je l’aimais, que je les aimais. Ma compagne et ma fille. De tout mon cœur. Je n’avais pas peur, je n’étais pas impatient. Je voulais juste voir sa réaction. Connaître ses sentiments à ce sujet. Me voir en elle, la voir réagir de la même façon que moi. Ça me faisait du bien. L’imaginer se remplir de la même joie, des mêmes sentiments de satisfaction. Tout ça grâce à moi, rien que moi. Exclusivement moi. Voir la peine la quitter, quelques instants. Quelques instants libérateurs pour Chant de la Colombe, sans cesse bloquée dans ces sentiments néfastes, mesquins.

Elle était heureuse de me voir la réveiller. J’ai vu son sourire, son beau sourire, recouvrir ses lèvres, l’espace de quelques secondes, à peine. J’ai brisé ce sourire dès que j’ai commencé à parler. Peut-être aurais-je dû me taire. Peut-être, oui. J’aurai dû m’arrêter à la seconde où elle avait commencé à sourire. J’ai reculé, précipitamment, quand elle s’est levé violemment. Juste un pas en arrière, mais j’ai reculé. J’ai rapidement lâché un regard, pour voir, derrière, si je ne menaçais personne de l’écraser, avant de me focaliser à nouveau sur son doux visage désormais torturé par mes mots. Je m’en voulais, d'avoir brisé cette harmonie, ce bien-être dans lequel elle avait reposé, juste avant que je ne la réveille. Je m’en mordais la lèvre inférieure. J’ai essayé de lire sans ses yeux, dans son regard confus. Dure épreuve ; je n’y ai rien compris. Alors, toute la confiance que j’avais pu rassembler ces dernières lunes avait fondue quand j’ai constaté que je ne comprenais rien. Que je n'arrivais pas à rester sur la même longueur d’onde que Chant de la Colombe. Et j’ai essayé, durement, de ne rien montrer. Ça m’a blessé. Un peu, mais pas plus que ce que j’avais pu penser. “Ça allait”, comme on pouvait dire. La femelle tigrée, ma femelle tigrée, a semblé sentir la foudre la traverser, la transpercer. Je m’en suis voulu, parce que j’ai vu, j’ai compris qu’elle avait eu mal. À cause de moi, et seulement de moi, cette fois-ci. Alors j’ai voulu parler, la rassurer, lui mentir, mais aucun son n’est sorti de ma gorge.

Mais elle s’est allongée, à nouveau, et il était déjà trop tard pour que j’essaye de revenir en arrière. Elle s’est mutée, quelques instants, probablement pour réfléchir à ce que je venais de lui annoncer. La culpabilité s’est définitivement évaporée au moment où la vie a repris, au moment où elle m’a parlé, où elle a posé la question, les questions qu’elle voulait me poser. “Où ?” elle m’a demandé, et j’ai instantanément compris. Elle n'aurait même pas eu besoin de parler, j’aurai compris tout de même. J’aurai compris juste en lisant dans ses prunelles vertes. Ça m’aurait réconforté, ça m’aurait prouvé que je pouvais, un minimum, la comprendre. Mais elle a préféré parler, et je ne lui en ai pas voulu. Comment l'aurais-je pu ? J’ai répondu, rapidement, à demie-voix. Pour pas que l’on puisse nous entendre, mais aussi parce que je n’assumais pas. Je n’assumais pas avouer qu’elle appartenait à un autre Clan. Qu’elle n’avait pas grandi à nos côtés, au côté de son père, au côté de sa mère, comme elle l’aurait dû. “Sur les terres du Clan de l’Ombre. Elle y a été adoptée.” Je marquais une pause, attendant. Car je savais que Chant de la Colombe n’avait pas fini. Qu’il lui restait à peu près un millier de questions qu’elle eût voulu me poser, à la chaîne, lâcher tout ce qui lui pesait sur le Cœur, au même instant. Tout d’un coup. Et j'aimais pouvoir la comprendre, ainsi. Ça me rendait heureux. “Est-ce... est-ce qu'elle va bien ?

Oui” je murmurais, doucement, accompagnant le mot d’un sourire. Un sourire chaleureux. Un sourire amoureux. Qu’y avait-il d’autre à dire ? Rien. Elle allait bien. Elle allait bien, dans le meilleur des mondes, et il n’y avait rien d’autre à dire. Pourtant, le monde dans lequel nous vivions me pousser à en dire plus qu’il n’aurait fallu. À tout déballer. Je voulais la rassurer. Tout lui raconter, tout lui dire. Lui montrer qu’elle n’avait rien à craindre. Même si c'était faux. Mais j’aurai péri juste en lui mentant. “Si tu la voyais … Elle a tant grandi.” j’avouais, nostalgique. Et toujours, un plus grand sourire sur ces lèvres gercées par le froid. Elles craquelaient, ça piquait, mais je ne m’en souciais pas. Juste la, les réactions de Chant de la Colombe m'intéressaient. “Ne t’en veux pas. Rien n’est de ta faute” et j’aurai voulu accompagner ces paroles d’un mignon surnom la désignant. Mais je n’en avais aucun. Parce qu’il n’y avait pas de cela dans notre couple.

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Jeu 15 Juin - 16:49

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Jeu 15 Juin - 22:16



You can hate me


"Sur les terres du Clan de l’Ombre. Elle y a été adoptée."

Le Clan de l'Ombre... Comment ai-je pu l'emmener si loin m'en rendre compte ? Comment ai-je pu oublier un pareil trajet ? Je ne suis vraiment pas digne d'une mère, je ne suis qu'un monstre incapable de protéger ses propres petits d'elle-même.
Au moins, le Clan de l'Ombre aura su être intelligent, aura su se montrer clément envers ma petite fille. Je n'aime pas ça mais cela signifie que je leur en dois une. Enfin, ça, ils n'en savent rien de leur côté, je ne pense pas que Patte Nocturne se souvienne de moi ni de son père. Enfin, son père, si, peut-être, maintenant qu'il est venu à elle.
Il est venu à elle. Il est venu à elle tandis que moi j'étais là, dans ma tanière, à ne rien faire, à dormir ou à manger dans le camp, à discuter avec je ne sais qui, à chasser sur le territoire, à patrouiller sur l'une des frontières. A abandonner. J'avais donc abandonné ma fille pour la deuxième fois.

"Oui"

Oui, elle va bien. Elle va bien.
Elle va bien...
Evidemment.
Elle a dû être élevée par une reine aimante, une reine qui l'aura aimée comme moi je l'ai aimée de loin, une reine qui l'aura aimée comme moi j'aurais dû le faire.
Je secoue la tête.
Elle va bien, c'est tout ce qui importe, elle va bien, elle est vivante et elle est heureuse. Je l'espère en tout cas. Le sourire que m'adresse Patte d'Erable me réconforte un peu et je ne peux m'empêcher de sourire à mon tour, pas un grand sourire, une sorte de sourire à la fois rassuré et reconnaissant.

"Si tu la voyais … Elle a tant grandi."

Si je la voyais...
Oui j'aimerais la voir, plus que tout au monde, je veux la voir, même de loin. Je veux la voir quitte à la contempler cachée entre les fourrés, je veux la voir quitte à l'effrayer en m'imposant devant elle, je veux la voir, je veux constater de moi même qu'elle va bien, qu'elle est heureuse et qu'elle se sent bien dans sa vie. Je veux revoir ma fille, ma petite fille.

"Ne t’en veux pas. Rien n’est de ta faute"

J'aurais ri si cela avait été drôle.
Mais ce n'est pas drôle. C'est triste à en pleurer, douloureux à en mourir. Parce que d'un côté c'est vrai, de l'autre c'est faux. Physiquement, c'est de ma faute. Dans les faits, c'est de ma faute. Selon moi c'est de sa faute à elle. Pourquoi aurais-je abandonné ma propre fille ? Elle, elle l'aurait fait sans hésiter. Je le sais, je la connais bien. Elle n'est que le reflet d'une autre facette de moi-même.
Je m'en veux, je m'en voudrais toujours. Et même si je sais qu'il essaie de me réconforter en m'adressant ces mots, je ne peux m'empêcher de me demander si lui m'en veut. Parce que je m'en veux et que tout le monde devrait m'en vouloir d'être telle que je suis. Parce que je comprendrais si même ma propre fille m'en voulais. Parce que j'aurais compris si Patte d'Erable m'avait laissée suite à cet énième incident. J'aurais compris, j'aurais subi, j'aurais fait avec.
Parce que c'est tout ce que j'aurais dû avoir.
Parce que c'est tout ce que je mérite.

"Je m'en voudrais toujours. Si je n'... Si je...

Ma voix se brise et je garde le silence pendant quelques instants pour me reprendre.

"Si je n'étais pas ce que je suis, nous n'en serions pas là..."

Je détourne les yeux. Je ne peux pas.
Je ne peux pas continuer ainsi. Tout ça va bien trop loin. Je ne peux plus prétendre que tout va bien alors que j'ai abandonné ma fille loin, dehors, sans défense, je ne peux plus prétendre aller bien alors que je ne fais qu'infliger de la souffrance à mon entourage. Comment peut-on me supporter ? Comment fait-il ?
Comment aurait-elle fait ?

"Tu crois que je pourrais la revoir ?"

La question m'a échappé.
Je n'aurais pas dû la poser, sa réponse me fera sans doute plus de mal que de bien. Je ne sais pas s'il a parlé de moi à notre fille et si, dans ce cas, comment elle a réagi. Elle ne doit pas m'aimer. Elle doit me haïr. Elle ne doit pas comprendre pourquoi je l'ai délaissée. Et moi, comment pourrais-je ne serait-ce qu'espérer lui expliquer mes raisons alors que moi-même, je ne comprends pas le pourquoi du comment de mes actes ?

"Non, oublie, elle doit me haïr..."

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