min : 5°C   max : 18°C
saison : feuilles nouvelles
aléa climatique : aucun
voir les assemblées et baptêmes en cours (www)
Lorsqu'une patrouille tourne mal... [ft. Ray]



 

Lorsqu'une patrouille tourne mal... [ft. Ray]

Equi admine

avatar

Nuage du Caïman
Puf/Surnom : Equi
Âge du perso : 23 lunes
Messages : 80
Date d'inscription : 23/09/2016
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Nuage du Caïman, Mar 7 Fév 2017 - 20:01

J'avais été nommé pour faire une patrouille, avec Cascade de la Liberté. Pourquoi pas avec ma propre mentor, Masque de Jais ? Elle était bien, elle aussi. Mais bon, je ne pouvais pas contrarier les ordres du lieutenant, alors pourquoi pas ? Et puis, ça fera une bonne expérience, et me permettra de connaître un peu la guerrière. Après tout, je ne l'avais jamais vraiment approché, elle aussi, et elle était sûrement de bonne compagnie. Enfin, pour ça, faudrait qu'elle accepte de me parler, et je ne crois pas que cela arrive un jour. Bref. Peu importe, j'allais passer du temps avec elle, et pas besoin de parler pour apprendre. Je la suivrais, et c'est sûrement ainsi que la patrouille se passera.
D'ailleurs, c'était une patrouille de quoi ? J'avais oublié... J'essayerai de ne pas le dire à la guerrière, pour ne pas qu'elle pense du mal de moi sans le savoir. Ce serait nul pour un départ, quoi... Surtout que je ne voulais pas rater ma journée au complet à cause d'une seule petite erreur. Ce serait dommage. Vraiment dommage.

Je vais manger un peu, avant de partir. Car c'est important de prendre des forces. Je ne veux pas faire attendre Cascade de la Liberté, mais je ne la vois pas pour l'instant, alors je peux me permettre de prendre un morceau. Il n'y a plus beaucoup de proies sur le tas de gibiers... Faudra aller chasser, bientôt. Je ne sais pas trop si on devait chasser, ou juste faire les frontières, mais bon, je le saurai bien assez tôt. Il faudra juste que j'aie l'air naturel, et qu'elle ne sache pas que j'avais oublié les ordres qu'on nous avait données. Sinon, pour sûr, elle pensera que je suis un bon à rien, et ça, je ne veux pas. Pas du tout même ! Mais même si je ne veux pas, les gens ne m'aiment pareil. Je suis vraiment maudit, ou alors je fais quelque chose qui les déplait, je ne sais pas.
J'en ai vraiment aucune idée.

Oh, je vois la guerrière s'avancer enfin vers la sortir du camp. Je finis en vitesse ma part, et je cours vers la guerrière. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre, mais quelque chose me dit que ce ne sera pas une patrouille normale, enfin, pas une patrouille comme les autres. Mais bon, ce n'est peut-être qu'une fausse appréhension.

"Bonjour ! Je suis prêt pour la patrouille de.. qui nous est donnée. Tu sais si.. enfin tu veux que d'autres nous accompagnent ?"
Ray admine

avatar

Cascade de la Liberté
Puf/Surnom : Ray
Âge du perso : 63 lunes
Messages : 339
Date d'inscription : 10/09/2014
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Cascade de la Liberté, Ven 19 Mai 2017 - 9:19




Lorsqu'une patrouille tourne mal
ft. Equi

Couchés, les chatons. Endormis, paisiblement, sous le regard maternel de Lueur de Topaze. Elle faisait cela bien mieux que moi, s’occuper des chatons, jouer son rôle de mère. À la perfection, même. Elle savait s’y faire. Je plaçais toute ma confiance en elle, et peut-être cela était-ce un problème. Mais pas pour moi, pas directement. Non, ces histoires de chatons, ça me passait au-dessus, vraiment. Pour ne pas dire que j’en avais rien à faire, plus ou moins. Lueur de Topaze était digne de confiance, oui. Mesurée, intelligente, gentille et pas encombrante, comme cette pimbêche de Baie d’Oranger. Elle avait tout ce dont une véritable mère avait besoin. Je la respectais, car je savais au fond de moi que jamais je n’arriverais à faire pareil. Jamais. Trop différentes, historiquement et caractériellement parlant. Nous n’avions pas connu le même passé, même s’ils pouvaient se ressembler, par moments. Mais rien de cela ne m’empêchait de l’apprécier. Je m’étais retenue, trop longtemps, persuadée qu’une amitié, qu’une alliance féminine ne m’aiderait pas, en rien. Que je n’en avais pas besoin, surtout. Inutile, éphémère, juste une nouvelle connerie pour laquelle je n’avais nullement besoin de m’attarder. Mais j’avais changé, et j’en étais satisfaite. Pas contente, non, il était difficile pour moi d’en être “contente” à proprement parlé, surtout quand il s’agissait de Petit Astre et Petit Cauchemar. Je les regardais, sans émotion. Le regard vide, aujourd'hui habitué à ma gestuelle, suivait les mouvements de ma tête docilement, comme un vieux chien avec son maître.

Dans quel état avaient-ils réussi à me mettre ? Et comment ? Rien n’avait changé, pourtant. Rien à l’extérieur. Et ça n’arriverait pas aujourd'hui, comme ça n’était pas arrivé hier, et comme ça n’arriverait pas demain. J’étais toujours la même. Fière, inlassablement fière, le poitrail gonflé, le regard droit, de marbre. Scintillants d’une fatigue que je peinais à masquer, mes prunelles vertes les lorgnaient, émotions lacunaires. Comme d’habitude. Et toujours cette persuasion que rien n’avait changé, rien n’avait bougé. Tout était toujours au même point, un point mort. Pas d’avancee, nada. Mais la vie avançait. Sans moi. Je me levais, le petit matin s’allongeant alors sur le camp, langoureusement. Petits chanceux. Une patrouille, mais je ne me plaignais pas. J’étais heureuse de pouvoir à nouveau servir pleinement mon Clan, même si j’estimais jamais ne l’avoir délaissé - comme d’autres, hum - alors que mon regard dérivait sur les habitants de la Pouponnière. J’étais fatiguée, physiquement. À bout. Des maux, çà et là, qui me lançaient, simultanément. Les joies d’être mère, comme ils les appelaient, les autres. Foutaises. Je sortais, regardais au dehors, soufflais un bon coup, et pénétrais la clairière sans plus de manière. L’air avait à peine commencé à se réchauffer que l’on pouvait déjà sentir les prochains orages, ceux de la fin de la saison des feuilles nouvelles. Merde. On ne pourrait donc jamais être tranquille ?

Quelle idée de m’assigner mon neveu, vraiment. Le fils de mon frère. Avait-on fait déjà pire durant les dernières lunes ? Ce que Goutte de Rosée pouvait être à la traîne, merde quoi. Elle ne prenait rien au sérieux. Je venais d’entendre mon nom dans sa gueule, et celui de Nuage du Caïman l’avait suivi. Instantanément. Si c’était pas une fausse bonne idée, ça. Et Masque de Jais, sa débile de mentor, pouvait pas s’en occuper, non ? Vraiment pas ? C’était à moi de le traîner en patrouille, en plus. Il avait intérêt à être discret, le Caïman. Sinon j’allais pas le supporter longtemps, oh non. Je faisais mes griffes, rapidement, tout en observant d’un œil l’apprenti. Sans rien vraiment en penser. Il n’était pas mon frère. Et je ne voulais pas qu’il le soit, qu’il le devienne. Je voulais me faire ma propre opinion, lui donner une chance. Pourquoi ? Aucune idée. Parce que ça me plaisait, et que j’avais envie de faire ce qui me plaisait. J’abandonnais le bout de bois qui m’avait servi de griffroir et sortais du camp, attendant une réaction de Nuage du Caïman. Ce qu’il fit, à mon grand soulagement. Je ne voulais pas gueuler dès le petit matin, surtout d’une journée qui s’annonçait bien longue. “Bonjour ! Je suis prêt pour la patrouille de.. qui nous est donnée. Tu sais si.. enfin tu veux que d'autres nous accompagnent ?” il demanda, innocemment. Sans une voix insupportable. Tant mieux. Le peu de ce que j’avais pu discuter avec lui - soit pas grand chose - auparavant ne m’avait pas donné une si mauvaise image de lui.

Mais il était difficile de ne pas me rappeler Souffle Lunatique à son âge. Difficile, c’était le mot. Me rappeler de lui comme un véritable frère. Comme partageant les mêmes valeurs, le même sang. Une époque lointaine. Avant qu’il ne devienne … qu’il ne devienne ce qu’il était aujourd'hui. Je me mordais la lèvre, repensant à nos apprentissages. Loin, très loin les souvenirs. Subjectifs. Flous. “Non. Nous n’avons besoin de personne” je répondais, sèche. C’était vrai. Et puis, nous n’allions pas nous attarder plus que nous ne l’étions déjà. J’avançais, prenant les devants. Il avait l’air … perturbé ? Je ne savais pas. Je ne savais plus. C’était moi qui le rendait ainsi ? Avait-il peur ? Bah. Qu’est-ce que ça changerait, de toute façon. Il était tellement hésitant. Un dernier regard, et nous partions. Au travail, maintenant.

*

Charmante partie boisée de la forêt. Silencieuse. Et toujours cet air, si frais, et si lourd à la fois. “Dis-moi au moins que tu sais chasser” je miaulais, dans sa direction.

Codage de Sun pour Ray <3 seulement

Equi admine

avatar

Nuage du Caïman
Puf/Surnom : Equi
Âge du perso : 23 lunes
Messages : 80
Date d'inscription : 23/09/2016
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Nuage du Caïman, Mer 7 Fév 2018 - 13:55


Lorsqu'une patrouille tourne mal



Nous marchons tous les deux. Ma tante n’a pas l’air commode et je me demande si elle ressemble à mon père. Je veux dire, bien sûr qu’ils ont le même gris, le même pelage. Mais peut-être qu’à l’intérieur ils sont différents. Je le pense, d’ailleurs ; personne ne peut être pareil qu’un autre. J’appréhende néanmoins cette patrouille avec la guerrière qui ne sourit pas. J’ai peur qu’elle me surestime ou qu’elle me sous-estime, au contraire. J’ai peur qu’elle me reproche des choses que je n’ai pas commises comme celles de mon père, Souffle Lunatique. Je déglutis en la suivant dans la forêt parsemée.

Je suis souvent un peu nerveux lors des patrouilles, surtout avec des guerriers que je ne connais pas. Ils m’impressionnent, ils ont l’air si forts, si doués. Et moi à côté je ne fais pas le poids alors j’ai toujours peur de les décevoir, et qu’ils me voient comme quelqu’un sans intérêt. Oh je ne sais pas s’ils ont raison, mais ce n’est pas l’image que je veux leur renvoyer de moi. Pourtant aujourd’hui, il n’y a que ma tante, qui déteste mon père, et moi. Elle et moi. Et ça me donne encore plus de pression, donc je la suis sans un mot. Surtout que je ne sais même pas où nous allons, ni même quelle patrouille on est en train de faire. Frontalière, chasse ? Pourquoi n’ai-je pas retenu cette information pourtant si simple ?

“Dis-moi au moins que tu sais chasser.”

Au moins, si j’avais besoin d’une réponse, la voici. Une patrouille de chasse. À cette saison, la neige recouvre tout alors les proies sont rares. Mais le problème c’est que la rivière est complètement gelée, donc impossible d’attraper quoi que ce soit. Alors on se rabat sur les proies terrestres. Au moins j’ai retenu cela. Ce n’est pas grand chose, mais c’est déjà ça. Mes yeux reflètent mon angoisse pourtant je suis assuré lorsque je lui réponds.

“Bien sûr !”

Je renifle l’air et j’essaie de savoir s’il y a des proies. J’attends un ordre de la guerrière, parce que je suis les ordres pour le moment. Peut-être plus tard, j’imposerai mes propres choix, mais pour l’instant je ne veux pas contrarier. Je ne veux pas me permettre de choisir à la place des autres, et encore moins d’une guerrière aguerrie comme Cascade de la Liberté.

Je sens un oiseau, non loin, mais peut-être trop haut dans un arbre. En revanche, il y a un rongeur qui doit être sorti. Lui, je pense qu’on pourrait l’attraper. Est-ce que Cascade de la Liberté va me demander de le faire moi ?

©️ Codage de Sun pour Equi ♥️ seulement
Ray admine

avatar

Cascade de la Liberté
Puf/Surnom : Ray
Âge du perso : 63 lunes
Messages : 339
Date d'inscription : 10/09/2014
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Cascade de la Liberté, Mer 28 Mar 2018 - 10:13





Lorsqu'une patrouille tourne mal
ft. Equi

Ça avait été une question directe. Je m’attendais à une réponse directe, donc. Je n’avais pas besoin d’une argumentation venant de sa part, ou je ne savais pas trop quoi que Nuage du Caïman pouvait m’inventer. Était-ce même son genre ? Était-il du genre à se trouver des excuses, des prétextes ? C’était fou à quel point je ne savais rien de lui. Littéralement, rien. Je ne savais pas s’il avait un bon fond, ou s’il était exactement comme son père. Je ne savais pas qui il était, et pourtant, il était mon neveu. Le seul semblant de famille qui me restait. Le fils de mon frère. C’était difficile, tout de me, de se dire cela. Oui, c’était difficile. Je n’arrivais pas à comprendre. Comment Souffle Lunatique avait-il pu tourner ainsi ? Ou plutôt, comment Nuage du Caïman avait-il fait pour ne pas finir comme son père ? Il n’y avait rien de génétique là-dedans. Mon frère était juste une mauvaise personne. Et il ne s’était pas toujours comporté ainsi, c’était pour cela que je me méfiais des réactions que pouvait avoir l’apprenti qui me suivait. Tout le monde pouvait changer. Du jour au lendemain. Souffle Lunatique en était la preuve vivante. Et je ne voulais pas que Nuage du Caïman tourne aussi mal que lui. Je ne détestais pas ce gamin. Enfin, pas plus que les autres. Je n’avais pas une dent spécifique contre lui. Je n’avais que de la méfiance prévenante. Il n’avait pas l’air méchant. Comment un gamin de six lunes à peine pouvait-il se montrer menaçant à l’égard d’une guerrière aguerrie ? Je ne savais même pas ce qu’il pouvait penser de moi. Ce qu’il pensait de son père, même. Il devait l’aimer, il en était obligé, d’un côté. C’était son père, et à lui aussi, sa seule famille. Il ne pouvait pas l’abandonner.

Et je savais que Souffle Lunatique aimait son fils. Je savais qu’il y tenait comme à la prunelle de ses yeux. Mais était-ce réciproque ? Je n’étais pas dans la tête de mon neveu pour le deviner. Je l’avais pris au dépourvu, le pauvre. Il était en train de paniquer, juste pour répondre à une simple question. Peut-être avait-elle semblée agressive quand je l’avais posée, mais ça n’avait pas été mon but. Je voulais juste qu’il me confirme qu’il savait déjà chasser et que je n’aurais pas besoin de m’emmerder à lui apprendre à attraper un lapin. Il était en stress. Je lui mettais la pression, indirectement, et je l’avais très bien remarqué. Cependant, je savais que je ne ferais rien pour changer son profond manque de confiance en soi. Il devait le faire tout seul. “Bien sûr !” sa voix n’avait pas flanché comme je m’y étais pourtant attendue. J’avais été étonnée par sa vigueur de réponse mais ne laissai rien paraître. Pas besoin de lui montrer qu’il m’avait destabilisée. Et pourtant, la peur qui régnait dans ses yeux ne s’accordait pas du tout avec sa réponse. Tant mieux, au fond. Le voilà qui se mettait déjà en chasse. Je n’aurais pas besoin de lui dicter ce qu’il fallait qu’il fasse tout le long de la patrouille. Patrouille de chasse, oui. Déjà que chasser n’était clairement pas mon passe-temps favori, ça aurait été pire si j’avais dû tûter un môme tout le long. Il finit d’humer l’air et se tourna vers moi, attendant des ordres. Merde. Premier faux-pas. Dommage, tout s’était pourtant si bien passé jusqu’ici. Il n’avait rien d’exceptionnel. Il ne changeait pas des autres apprentis que j’avais vu. Non pas ceux que j’avais entraîné personnellement en tant que mentor, mais ceux que j’avais vu s’entraîner avec d’autres guerriers.

Tu vas me demander mon avis pour chaque mouvement que tu fais ? Allons, arrête de te poser trop de questions et attrape-moi ce campagnol.” peut-être avais-je répondu à son regard insistant trop brutalement. Trop sèchement. Il était déjà trop tard pour revenir sur mes mots. Puis, de toute façon, ce n’était pas mon genre. Au moins, il comprendrait, ainsi. Il comprendrait qu’il devait s’auto-gérer et me montrer un peu d’autonomie. Enfin, j’espérais qu’il m’avait comprise. Car sinon, cette patrouille allait s’avérer beaucoup, beaucoup plus longue qu’elle ne l’était déjà.

Codage de Sun pour Ray <3 seulement

Equi admine

avatar

Nuage du Caïman
Puf/Surnom : Equi
Âge du perso : 23 lunes
Messages : 80
Date d'inscription : 23/09/2016
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Nuage du Caïman, Jeu 19 Avr 2018 - 9:00


Lorsqu'une patrouille tourne mal



Cette patrouille me stresse. Je veux tout faire pour que la guerrière m’apprécie. Je ne suis pas ce genre d’apprentis qui sont sûrs d’eux. Je manque beaucoup de confiance en moi. Je n’y peux rien, c’est ainsi, et même si j’essaye je me montrer plus sûr de moi, la peur continue de me ronger de l’intérieur. Je fais de mon mieux pour paraître bien devant elle et tout, parce que je l’aime bien la guerrière et j’aimerais bien qu’elle m’apprécie, mais c’est très dur. Et je crois qu’elle a pas trop aimé que je lui demande si je peux chasser le campagnol. Pourtant, je pensais qu’elle serait ravie de mon respect envers elle… Mais elle me répond avec ces paroles sèches qui me font aussitôt paniquer.

“Tu vas me demander mon avis pour chaque mouvement que tu fais ? Allons, arrête de te poser trop de questions et attrape-moi ce campagnol.

Je crois que j’avais un peu quel genre de guerrière Cascade de la Liberté était. Et elle ne devait pas beaucoup aimer les jeunes, ein. Elle voulait de l’initiative, et ça, c’était pas tout le monde qui avait. Enfin, moi je savais être autonome ein, je voulais surtout m’assurer que je ne fasse pas quelque chose qui la déplaise, et bah je le ferai ! Je pouvais très parfaitement agir par moi-même et mener à bien cette patrouille. Après, nous rentrerions au camp, et je serai soulagé.

Je me mis donc sur la piste de ce fameux campagnol. Je l’ai bien vite retrouvé, il n’était pas parti loin. Position de chasseur, j’étais maintenant prêt à l’attraper. Je tentais de me remémorer les enseignements de Masque de Jais à la perfection, pour être sûr de ne pas rater ma proie. Je ne pouvais passer à côté. Pour mon amour propre et aussi pour survivre à la colère de Cascade de la Liberté si jamais je rate les proies… tout ça. Je commençai donc à avancer doucement, en accordant mon entière attention au campagnol. De toute évidence, je réussis bien mon coup, car il ne m’entendit jamais arriver. Je sautai donc sur ma proie et l’achevai d’un coup de crocs bien placé à la nuque. Et de un !

Mais fallait pas trop faire le fier, je pense, alors je ne bombai pas mon poitrail, le rongeur à la gueule. Mais j’étais bien content d’avoir réussis à l’attraper aussi aisément. Bon allez, il faut continuer, attraper le plus de prises possibles. Il faut pouvoir nourrir le Clan. Je sentais de nouveau l’effluve de l’oiseau de tout à l’heure. Je suis sûr que je peux l’attraper ! Je me mis donc à sa suite, faisant attention à ne pas faire trop de bruits. Mais une branche que je n’avais pas vue craqua sous mes pas et l’oiseau s’envola. Merde ! Il alla se poser sur une branche dans un arbre, ce qui me donna une idée. Je pouvais essayer d’escalader l’arbre et l’attraper ainsi, non ?

Je sortis donc mes griffes et sautai sur le tronc, puis je commençai à grimper du mieux que je pouvais, même si je n’avais pas vraiment d’expérience pour ne pas dire aucune. Ça demandait beaucoup d’effort pour mes petites pattes, et je ne tardai pas à rester coincé entre la branche et le sol. Bon… bah on va oublier l’escalade. Faudrait peut-être descendre, non ? Croix définitive sur l’oiseau, Cascade de la Liberté s’en chargera.


©️ Codage de Sun pour Equi ♥️ seulement


Contenu sponsorisé
message posté par Contenu sponsorisé,

Page 1 sur 1


Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum