Météo
Indéniablement, la saison des feuilles vertes est là. Le soleil brille pendant toutes les journées, qui sont particulièrement longues. Les proies sont nombreuses mais la chaleur est accablante ; les chats de CerfBlanc et au-delà sont épuisés par les températures qui vont de 30 à 40°.

Infos
saison des feuilles vertes
aléas naturels : sécheresse
évènement : Assemblées et baptêmes en cours

Top-Site

Vote pour nous toutes les deux heures !
Hé, toi là ! [Ft Luny]



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Vote !
N'oubliez pas de voter ici (click) !
Design d' Été en place !
Tumblr du fow
Regarde par ici et propose tes idées par !
Recensement des Vacances
N'oubliez pas d'aller vous recenser ! Cliquez ici si ce n'est pas fait !


Partagez | 
 

 Hé, toi là ! [Ft Luny]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

Neph admine
avatar

Je suis
Salve de Flammes
Passe ta souris !

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Puf/Surnom : Neph
Âge du perso (en lunes) : 22 lunes
Messages : 220
Date d'inscription : 20/12/2016
Age : 13


Sam 11 Fév 2017 - 15:43



The end is not the answer



Je marche d'un pas léger, régulier. Un vent doux souffle sur la lande, un vent qui ébouriffe légèrement mon pelage. Et le redoux arrive enfin. J'aime bien cette saison, ça me met de bonne humeur.
Ma soeur Larme de Crocodile vient de sortir de la tanière des guerriers. J'éprouve un pincement au coeur en la voyant boitiller en direction du tas de gibier. Dire que c'est de ma faute, dire que si je n'avais pas été aussi stupide, elle pourrait marcher courir, vivre comme avant... J'ai été tellement injuste avec elle, je m'en voudrai sûrement pour toujours.

Je m'en souviens comme si c'était hier. Moi, essayant de me battre seul contre un renard... Elle, me sauvant la vie... Et toute cette lune passée à la veiller, à avoir peur qu'elle succombe... En fait, c'était la première fois de ma vie que j'avais peur. D'habitude, je n'ai pas le temps d'avoir peur, parce que dès qu'une pensée me traverse la tête, j'agis, sans prendre le temps d'y réfléchir. Mais, là, j'avais tout mon temps pour ruminer ma détresse, j'avais tout mon temps pour me haïr de toute mon âme, de m'en vouloir de tout mon coeur, tout mon temps pour regretter si fort que mon esprit semblait être sur le point d'exploser. Je m'en souviendrai toute ma vie, de ce sentiment de culpabilité qui avait étreint mon coeur comme un étau.

Mais, me lamenter serait idiot. C'est trop tard, de toute façon. Plutôt que de gâcher ma vie avec des regrets et des remords, je préfère aller de l'avant, pour avoir une chance de me faire pardonner un jour. Je n'aiderais pas Larme de Crocodile en continuant à me plaindre ainsi.
Alors, je sors du camp et continue à marcher. Je ne sais pas trop ce qie je vais faire. Chasser, sans doute. Le Clan a plus que jamais besoin de gibier, en ce moment. Je ferai tout ce que je pourrai pour que personne n'en manque.

Je parcours une bonne partie de la lande, y compris le Sol Rocheux, mais il n'y a rien, pas même un petit lapereau. Absolument rien à se mettre sous la dent. Cependant, je sens une autre odeur : celle d'un intrus, inévitablement. Mais... qu'est-ce qu'il fait là ? Nous ne voulons pas d'intrus sur le territoire du Clan du Vent !
Je le trouve vite. Oh, mais c'est un tout jeune chat, je ne peux pas l'attaquer... Non, je suis sûr que si je me contente de lui dire qu'il n'a rien à faire ici, il partira... non ?

- Hé ! Toi, là, je l'interpelle. Tu sais que tu n'as rien à faire ici ?

© Codage par Neph

Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Je suis
Nemera
Passe ta souris !

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Puf/Surnom : *
Âge du perso (en lunes) : 17 lunes
Messages : 25
Date d'inscription : 16/06/2016


Lun 13 Fév 2017 - 18:09


Je vis, c'est tout


La désolation teinte la vie d'une douce amertume
V ous jugerez. Du début à la fin de votre vie, vous jugerez. Parce que vous êtes comme ça, vous ne savez las exister autrement. Quelques-uns d’entre vous seront peut-être différents, mais dans la grande majorité, vous vous contenterez de sombrer dans l’ignorance de l’intolérance. Il l’a bien remarqué, il l’a parfaitement bien noté en naviguant, pendant un total de quatre lunes, dans des terres qui ne possédaient point de maîtres. Vous ne songerez jamais ainsi, vous, car les Clans existent et apposent un marquage là où ils devraient apposer du vide uniquement. Vous continuerez éternellement à prétendre appartenance là où nature pousse, alors qu’elle n’a de meneur qu’elle-même. Il ne vous a jamais compris, vous qui patrouillez et chassez les intrus, car tout compte fait, vous êtes tous - lui compris - des intrus sur cette terre. En partant de cette observation, il se permet alors de considérer vos attitudes comme superflues. Mais ça, vous n’en saurez jamais rien. Et vous n’auriez jamais pu comprendre, ancrés dans vos valeurs claniques de protection, de défense des limites de votre territoire - et je vous rappelle que pour lui ce n’est point le vôtre.

C’est la caresse du soleil, après que l’aube soit passé, et celle du vent encore froid qui rend votre chasse peu fructueuse, qui le réveillèrent. Il s’étira pendant quelques secondes et apposa les émeraudes lui laissant déterminer les nuances colorées des reliefs l’entourant sur la petite féline dormant encore paisiblement. Vous, si avez une famille, comprendrez sûrement la réticence qu’il eût alors à délaisser un être fragile et endormi quand celui-ci se trouvait à être sa soeur. Tout comme lui, le sang coulant en elle détonnait de par sa pureté, loin de tout mélange. Lignée directe. Il vit un peu plus loin leur père et souffla sans un instant se demander si vous auriez faits pareil à sa place. Vous l’aurez sans doute trouvé idiot d’aller avertir, en faisant des signes de la queue, son père qu’il partait explorer, car les chatons de vos Clans fuyaient du camp en secret. Pourtant, il le fit comme habituellement avant de s’éloigner et approcher dangereusement vos frontières, sans pour autant les franchir. Devant la porte de l’âme de ce chaton s’étendait un territoire ouvert vers le ciel, mais contenant des chats fermés, prisonniers de leurs frontières et de leurs codes. Il ne vous comprendra jamais. D’ailleurs, il ne pensa pas plus à vous quand il se décida de s’y rendre, dans ce lieu interdit, oubliant les odeurs fortes - repoussantes. Son envie de découvrir et sa soif d’apprendre sur la vie, le monde, le laissa exempt de limites, à votre grand désarroi sans doute.

Il navigua ainsi longtemps sur des terres portant votre trace à vous, Clan du Vent, regardant les lapins au loin, dans son silence perpétuel, intéressé par cet individu fébrile partant au galop à la moindre odeur nouvelle d’un prédateur. Il ne courrut point après, contrairement à ce que vos chasseurs auraient fait. Il ne se trouvait pas sur vos terres pour voler votre gibier. Mais ça, ça ne vous dérangeait guère, n’est-ce pas ? La seule chose qui importait, c’était sa présence là, dans votre lande, quand vous fermez aux intrus, aux étrangers - selon vous - ce lieu. Il se montrait insensible à cette règle, et pour ainsi dire, son esprit n’avait pas même capté qu’il n’avait pas le droit de fouler la terre qu’il parcourait. Il inspira profondément et, avant son expiration, le miroir de ses pensées aperçut une présence. Et alors qu’il traversait avec le silence ce lieu empreint de la marque de la nature, une voix vint briser ce lac bienfaisant d’absence de paroles, faire voler en éclat la glace muette. Il se retourne alors. Il te voit toi, guerrier du Clan du Vent et te reconnaît comme tel. Il voit bien ton pelage de neige mêlé aux nuages peu menaçants du ciel, ce pelage même qui contraste avec sa robe entièrement noire, telle la nuit la plus obscure.

Il te regarde avec son regard de feuilles nouvelles, de renaissance et de renouveau. Tu sais, celui que les Clans comme le tien attendent constamment avec les froids. Il te regarde alors que ta voix a fini de lui adresser quelques mots qui au lieu de paraître comme questions sonnent davantage comme un avertissement sourd présageant d’un orage à l’horizon et il ne bouge pas, se demandant si tu pouvais seulement comprendre et laisser de côté tes préavis - car il comprenait maintenant l’interdit franchis - et parvenir à accepter que cet espace n’était pas dédié à ton Clan, mais seulement à la nature. Et donc que tous y avaient un droit de passage, de chasse, de repos, un droit d’existence. Il inclina seulement la tête en dévisageant tes prunelles de feu, fouillant ton identité, percevant de prime abord ton hostilité à son égard. Ça le rendit un peu triste. L’intolérance. L’intolérance même au coeur des guerriers comme toi, il l’avait bien remarqué et Mora en parlait parfois, dans ses longs discours étourdissants. En captant un peu plus le feu qu’il observait, il y vit une trace de surprise et il cherchait à aller plus loin sans y parvenir, désireux de trouver des fondations fragiles.

Peux-tu comprendre ?

Complainte muette tandis qu’il secoua légèrement la tête toujours en te regardant, sans jamais quitter tes yeux enflammés, ce miroir brouillé, car toi, tu pouvais tout voir de son esprit analytique, qui se questionnait, rien qu’en t’attardant sur son reflet, dans ce regard d’émeraude.

Je ne savais pas. Peux-tu comprendre ? Je veux rester. Ce ne sont pas tes terres, mais celle de la nature. Les arbres ne vous appartiennent pas, pas plus que le gibier. La nature s’appartient. J’ai le droit de comprendre, le droit de connaître, mais je suis désolé tout de même de franchir la barrière de l’illégalité.
#iwhae pour epicode


Dernière édition par Nemera le Mer 15 Fév 2017 - 5:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Neph admine
avatar

Je suis
Salve de Flammes
Passe ta souris !

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Puf/Surnom : Neph
Âge du perso (en lunes) : 22 lunes
Messages : 220
Date d'inscription : 20/12/2016
Age : 13


Mar 14 Fév 2017 - 20:42

Pas un mouvement, si ce n'est un infime hochement négatif de la tête. Est-ce qu'il m'a entendu ? J'hésite à l'appeler de nouveau, mais je ne vois pas pourquoi je ferais ça. Parce que je le vois dans son regard, je sens qu'il a compris mais pourtant il ne réagit pas. Je me demande bien pourquoi.
Quelque chose dans le regard de ce chat me perturbe, j'ai l'impression qu'il sonde mon esprit. Il a beau être tout jeune, je crois que ce matou-là me fait plus peur qu'une horde de blaireaux affamés. Il a un je-ne-sais-quoi qui me met vraiment mal à l'aise. J'ai bien envie de partir ici et maintenant, c'est vrai que ce serait plus simple, mais, non, c'est n'importe quoi. Jusqu'à maintenant, je n'ai jamais eu peur ou presque, alors pourquoi j'aurais peur de ça ? Des fois, je ne comprends pas ce qui me passe par la tête. Vraiment, je ne comprends pas.

Nos regards sont plongés l'un dans l'autre. Le mien, orange vif, aussi brûlant que le feu, aussi ardent que le soleil, et le sien, couleur des feuilles ou de l'émeraude, profond, si profond, si hypnotique que je crois bien que je suis en train de m'y perdre. Bon, en même temps, dès que je m'arrête et que je regarde quelque chose, j'ai l'impression de dormir debout, je pense que c'est plutôt ça, mais peu importe.
En tout cas, là j'avoue que je ne sais pas vraiment quoi dire. J'ai fait ce que je devais faire, non ? Et on dit qu'aider les chatons en détresse est au delà de tous nos devoirs... Néanmoins, celui-là n'est pas en détresse, mais il le sera si je l'attaque. Crotte de lapin, quoi que je fasse, je serai contre le Code du Guerrier ! Oh, mais zut, il est vraiment mal fait, ce fichu Code. Qu'est-ce que je suis supposé faire, maintenant ? Rah, il a qu'à être plus compréhensif, l'autre aussi !

- Bon, écoute, je dis d'une voix forte, comme s'il était sourd. Je suis obligé de te chasser, tu comprends ? Je n'ai pas que ça à faire que de perdre mon temps avec toi, j'ai un Clan à nourrir, tu vois, et je dois me débarrasser de toi, parce qu'on ne peut pas se permettre de garder des intrus qui pourraient voler notre gibier, il est beaucoup trop précieux pour ça. Tu comprends ?

Bon, eh bien maintenant, je n'ai plus qu'à guetter sa réaction. S'il réagit, ce qui n'est pas sûr. Ah, je suis dans une bien mauvaise situation, moi, et en plus j'ai encore rien chassé... Qu'est-ce que je vais dire au chef ? Que j'ai passé trois lunes à tenter de chasser un intrus ? Pff, j'ai vraiment pas de chance...
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Je suis
Nemera
Passe ta souris !

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Puf/Surnom : *
Âge du perso (en lunes) : 17 lunes
Messages : 25
Date d'inscription : 16/06/2016


Mer 15 Fév 2017 - 6:16


Je vis, c'est tout


La désolation teinte la vie d'une douce amertume
Tu hésites et il le remarque. Il ne peut s’empêcher de se demander pourquoi tu hésites et quelle est l’action pour laquelle tu marques cette trace d’hésitation, car il ne peut s’empêcher d’essayer de comprendre les profondeurs de ton coeur, de ton âme, comme il le fait avec chaque chat qu’il croise, particulièrement avec ceux des Clans. Parce que tu dois le savoir, les chats des Clans tendent à se ressembler dans toutes leurs différences. Et ça l’intrigue, lui. Il essaie de vous comprendre, et par la même occasion, de te comprendre. Tu es un guerrier. Il est capable de remarquer que tu es un guerrier. Il apprend, tu sais, il remarque. Les guerriers comme toi sont grands et forts, adultes surtout et les muscles se dessinent parfaitement bien sous leur pelage. Comme toi, n’est-ce pas ? Il apprend. Puis ensuite, il parvient à déterminer dans le feu qu’il observe que tu te demandes. Tu sais, il se dit que ça vous fait un point en commun. Lui aussi se demande, il se demande constamment et en ce moment, il se demande comment tu vas agir avec lui parce qu’il comprend qu’il n’est pas à sa place, même s’il n’est pas d’accord avec ce fait : tout le monde a sa place partout sur toutes les terres. Nulle d’entre elles n’ont un possesseur. Pourquoi tu veux le chasser, donc ? Ça aussi, il se le demande. Pourquoi les Clans sont venus apposer un droit qu’ils n’auraient pas dû s’octroyer.

Il croit alors voir dans ton regard une flammèche de peur et l’incertitude fait vague dans les émeraudes qui tentent de te sonder depuis quelques instants. Tu comprends, il est encore jeune alors il n’est pas toujours capable de comprendre les émotions qui tordent les coeurs et les estomacs, alors il n’est point certain de ce qu’il a pu voir en toi. Était-ce vraiment de la peur ? Et si oui, de quoi as-tu peur ? Il lui est inconcevable que tu aies peur de lui, car après tout, le plus logique serait que ce soit lui qui ait peur de toi, non ? Tu es plus imposant, plus dangereux, et pour un chaton, tu peux même devenir l’heure de la mort. Il ne te connaît même pas, de surcoît, alors il ne peut obtenir la certitude que de cet échange unisens, il en ressortirait bien intact. Puis comme tu sembles te raviser suffisamment rapidement, il en vient à la conclusion qu’il a peut-être imaginé cette étrange étincelle d’un effroi minime. Tu ne lui avouerais jamais, de toute évidence, n’est-ce pas ? Un guerrier comme toi, ça doit être fier. Selon lui, tout du moins.

Tu vois, il se pose beaucoup de questions et formulent des hypothèses, mais la plupart sont si objectives, comme seulement une suite logique. De simples faits, après tout. Il te regarde encore sans remarquer forcément que ça te perturbe et te met mal-à-l’aise, car pour lui te regarder est son simple moyen de comprendre qui tu te trouvais à être. Alors il n’apercevait pas le malaise que ça pouvait créer, il ne comprendrait pas de toute façon, car si pour toi c’est perturbant, pour lui c’est tout simplement normal de fixer ainsi les autres. C’est le moyen de les sonder et un tel acte est, aussi, à ses yeux rien d’anormal. Il se demande ce à quoi tu es en train de penser et il regrette de ne pas avoir la capacité de lire dans les pensées, car il se dit que ce pourrait être très intéressant et très pratique de pouvoir voir comme l’on voit les rochers d’un ruisseau à l’eau claire. Il se demande ce qui traverse dans ton regard, car il ne peut décoder tout. Il ne peut en comprendre qu’une infime partie, puisque même en te fixant droit dans les yeux, il ne possédait point l’accès à tes réflexions. Ce qui était dommage, à son humble avis. Ainsi, il se tenait debout, droit, devant toi, avec sa robe noire et son regard d’un vert luisant, sa silhouette élancée, tant de détails qu’il retenait de l’ancêtre, la toute première de sa lignée. Même si tu ne pouvais point le savoir, le sang de ses veines était pur, entièrement pur, et découlait des chefs fondateurs. Ça lui plaît, mais il estime que nul n’a besoin de le savoir. Modestie, quand tu nous tiens.

Il incline la tête quand tu parles et tu peux le voir qui réfléchit. Tu peux même te demander ce à quoi il pense, mais c’est libre à toi. Tu n’es pas forcé de faire ce qu’il fait, après tout, lui qui se pose un tas de questions en permanence. Il se demande pourquoi tu parles d’obligation. C’est vrai, tu pourrais partir et ne rien dire, nul n’en saurait rien, personne ne vous espionne. Alors tu pourrais le laisser là, observer les animaux et la nature, profiter de la lande. Nul ne t’en blâmerait puisque nul n’en aurait vent. Ensuite, tu lui parles de perdre ton temps. Et il ne comprend pas. C’est toi qui es venu le voir, alors c’est toi qui as décidé que tu avais du temps avec lui, c’est pas lui qui te l’avait demandé. Et tu lui parles de voler le gibier… et ça, il le comprend encore moins parce qu’il lui semble que c’est évident qu’il n’est pas en âge de savoir chasser. Alors il ne te comprend pas et il se demande comment il pourrait te faire comprendre. Il voit, au loin, un lapin et il ne bouge pas. Il redresse sa tête et regarde droit dans les yeux avant de se secouer. Il s’étire, sort ses griffes, les range et te regarde de nouveau. Sa queue se dresse et il secoue encore la tête. Il ne sait pas comment te faire comprendre. Tu es un guerrier après tout, et tous les chats dans ton Clan doivent parler. Son regard se pose sur un oiseau et il se décide de tenter sa chance, pour te faire comprendre. Il avance, tente de ne faire point de bruit, mais l’oiseau le repère bien rapidement et s’envole. Il se retourne vivement vers toi et son regard semble te dire : tu vois ?
#iwhae pour epicode
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Neph admine
avatar

Je suis
Salve de Flammes
Passe ta souris !

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Puf/Surnom : Neph
Âge du perso (en lunes) : 22 lunes
Messages : 220
Date d'inscription : 20/12/2016
Age : 13


Jeu 16 Fév 2017 - 20:08

On sent dans le regard du petit mâle qu'il réfléchit, mais à quoi, ça je ne sais pas et pour être honnête, je m'en fiche complètement. Je ne suis pas du genre à réfléchir au pourquoi du comment ou à me poser des questions ; j'agis, c'est tout. Et là, ni lui ni moi n'agissons et je commence à m'ennuyer ferme. J'ai vraiment l'impression de perdre mon temps, sauf que là, je ne peux pas partir. De un, parce que ce serait contraire au Code du Guerrier de laisser un intrus sur le territoire, de deux parce que ce serait m'avouer vaincu face à ce petit idiot importun. Et j'ai la ferme intention de gagner notre petit duel, même si je suis presque sûr que lui ne considère pas du tout cette situation comme tel. Raison de plus, chuchote une petite voix dans ma tête. Lui, il n'a aucune raison de gagner.

Ce qui m'énerve, c'est que maintenant, je suis obligé de réfléchir, parce que je dois comprendre comment fonctionne son petit cerveau, je dois comprendre pourquoi il ne veut pas juste partir. Le truc, c'est que je crois qu'il me comprend nettement mieux que je le comprends. Sonder les gens à travers leur regard, c'est pas trop mon truc, faut dire. Lui par contre, il a l'air de bien aimer ça, vu comme il me fixe. Je trouve ça vraiment ennuyant, comme attitude. S'il pouvait parler, aussi !

Alors là, il se passe quelque chose de vraiment bizarre. Il repère un oiseau non loin et il fait mine de chasser, mais il est tellement pataud et pas discret qu'à moins d'avoir ses cinq sens complètement anesthésiés, l'oiseau peut pas le louper.
Et voilà, il s'envole. Génial, il a fait fuir le gibier ! Quand on ne sait pas chasser, on essaye pas, mon petit. A moins qu'il veule nous causer du tort en faisant fuir nos proies ? Ouais, nan, ça me réussit vraiment pas de réfléchir comme ça, je commence à dire n'importe quoi.
Bon, où j'en étais déjà ?
Ah oui, la tentative ratée de l'autre d'attraper l'oiseau. Bon, là, je sais plus quoi faire. J'ai même pas envie de réfléchir à pourquoi il a fait ça. Il a qu'à parler et puis c'est tout.

- Bon, tu peux pas m'expliquer tout ça en parlant, comme quelqu'un de normal, au lieu de t'agiter dans tous les sens ? dis-je avec colère.
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Je suis
Nemera
Passe ta souris !

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Puf/Surnom : *
Âge du perso (en lunes) : 17 lunes
Messages : 25
Date d'inscription : 16/06/2016


Sam 17 Juin 2017 - 2:03


Je vis, c'est tout


La désolation teinte la vie d'une douce amertume
Il te regarde toujours et se demande comment tu vas réagir. Il ne sait jamais, au final, comment vous réagissez avant de regarder dans le plus profond de votre âme au travers de votre regard. Sans même que tu ne le saches, sans même que vous ne parveniez à le discerner réellement, il venait lire en vous. Maintenant, il se tenait devant toi, innocent - pas vraiment, mais ça, ça ne t’importait pas, pas vrai ? - et surtout, livré à toi. Livré à ton bon vouloir bien qu’il puisse partir. Parce que tu es plus fort que lui, tu pourrais le tuer d’un coup de crocs, tu savais comment tuer, vu que tu étais un guerrier fort, si fort. Ça se voyait.

Mais le ferais-tu ? Oserais-tu finir la vie d’un chaton qui n’a rien demandé sous le simple prétexte qu’il se trouvait sur votre terre et ne te répondait pas ? Ça, il espérait que la réponse soit négative. Parce que si sa vie ne t’importait pas, lui tenait à la vie. De nouveau, il te fixait. Il ne répondait pas, tu ne pouvais même pas comprendre pourquoi le silence était son unique écho, sa seule esquisse de réponse - ce n’en était pas une pour toi, il le savait. Tu fonctionnais comme tous les autres. Tu considérais la parole comme or.

Pourquoi ? Te fixant dans les yeux, il tentait de mettre toute cette interrogation dans ses billes vertes, cette porte vers l’âme. C’est là que ton attitude se fit vraiment voir. Tu sais, ce défi que tu prenais tant à coeur, ce duel qui se retrouvait que dans ton coeur. Pour lui, ce n’était rien. Un duel. Qu’est-ce que tu considérais vraiment comme un duel ? Le fait qu’il désirât rester quelque part où visiblement il ne trouvait pas sa place, quelque part où on ne le souhaitait pas ? Ou encore celui du silence et de la parole ? Considérais-tu le fait de vouloir le faire parler comme un duel, pensais-tu qu’il se taisait par esprit de défi ?

Il essayait de te comprendre, de te sonder vraiment encore plus qu’il ne l’avait fait, mais même si le regard permettait de trouver le chemin direct vers le coeur d’un chat - tant qu’on savait comment le lire - certaines questions ne pouvaient y trouver de réponses. Mais toi, tu la possédais, cette précieuse réponse qui aurait pu faire cesser les étranges tourments de ce chaton dont tu ne connaissais rien, pas l’ombre d’un détail à son égard. S’il avait parlé, alors peut-être aurais-tu su. Qui il était et qui il n’était pas, ou alors tu n’aurais pas su, parce qu’il aurait été totalement différent. Ne le pensais-tu donc pas toi, que chaque petite chose qui vous formait était importante et qu’un seul petit changement venait modifier le tout ? Lui, il en était persuadé.

Ce fut quelques secondes après sa tentative ratée d’attraper une proie dans le but de te démontrer qu’il n’était pas un danger pour votre gibier que tu te décidas de le blesser. Comment aurais-tu pu savoir que c’était une griffe en plein coeur que tu allais asséner ? Tu aurais peut-être juste dû réfléchir. Réfléchir et te taire. Il ne t’avait rien fait, ce petit chaton aux couleurs de la nuit et de la verdure, si ce n’était d’être présent et de ne pas te répondre. Il recula d’un pas tout en continuant de te fixer et ouvrir la gueule sans pour autant que tu ne puisses entendre un seul petit son. Aucun grognement, aucun sanglot, et encore moins de mots qui semblaient tant te tenir à coeur.

Il ne fit que reculer sans cesser de garder les billes permettant de discerner le monde. Et dans ces billes, des larmes s’y invitèrent, roulant sur son pelage. Tu pouvais parfaitement les voir. N’importe lequel d’entre vous aurait pu voir les perles salées qui se déversaient maintenant. Normal, tu lui avais demandé d’être normal, mais qu’était-ce normal pour toi et n’avais-tu pas pensé un seul instant qui aurait aimé pouvoir, pouvoir être comme les autres ? Non, parce que tu étais normal toi, alors tout le monde se devait de pouvoir l’être.

Mais saches que tout le monde ne pouvait pas avoir la chance d’être comme toi, d’être comme vous, et qu’un millier d’âmes errantes dans la diversité vous détestaient d’être comme vous étiez : semblables en tout point les uns et les autres. Lui, il se demandait ce que ça aurait été de parler, de pouvoir s’exprimer. Aurait-il autant compris le monde, aurait-il autant cherché à le comprendre ou s’en serait-il, au contraire, totalement désintéressé parce qu’il possédait ce que tu possédais ?

Il se demandait toujours comment tu pouvais considérer les terres comme tiennes. Elles n’appartenaient à personne, elles étaient leur propre maître, leur seul maître. Alors c’était idiot de croire qu’un territoire pouvait t’appartenir à toi et ton Clan et il s’en voulut aussi - mais tu ne pus le savoir - d’avoir apposé un jugement. Il baissa les yeux, coupa ton contact avec son âme. Tu ne pouvais plus espérer lire en lui et il resta là. Sans se soucier de ta réaction, tu venais de l’ensevelir sous une vague de tristesse plus grande que tout. Il ne bougeait plus maintenant, tu ne pourrais plus l’accuser d’aller dans tous les sens. Tu ne pourrais que lui rappeler cruellement qu’il ne parlait pas.

Qu’il n’était pas normal. Tu sais, ça ne l’étonnerait absolument pas que tu te décides de le faire. Vous êtes tous pareil, après tout. C’était facile à comprendre ça. Toi, comme tous les autres, venais à trouver que la différence n’avait aucun sens lorsqu’elle devenait extrême. Mais elle avait un sens, oui… Elle venait vous séparer, vous empêcher de vous ressembler, pour éviter un monde uniforme, car ce type de monde n’était pas intéressant. Tout du moins, selon le chaton. Il se demanda alors si c’était ce que tu voulais toi, un monde uniforme sans la moindre différence ou si tu ne préférais pas plutôt seulement ce qui était léger. Pourtant, tu aurais dû savoir que supprimer l’extrême et garder ce qui ne l’était pas n’était pas possible. L’un sans l’autre ne pouvait pas survivre. Peut-être aussi que tu ne le pensais pas, que tu n’aimais juste pas la différence dans toute sa grandeur peu importe ses degrés. Alors tu ne l’aimerais jamais. Il ne pouvait que trouver ça triste, ne pas aimer la différence alors que, pour lui, c’était ce qui rendait le monde si intéressant et intriguant.

Une parole,
Un silence,
Une question et,
Un écho.
Ne vois-tu pas, ne vois-tu pas,
Le tourment de mon esprit,
Le chaos de ma différence,
et son apparente tranquillité ?
Ne vois-tu pas, ne vois-tu pas,
Que je suis désolé ?


HRP : :keur:
#iwhae pour epicode
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Neph admine
avatar

Je suis
Salve de Flammes
Passe ta souris !

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Puf/Surnom : Neph
Âge du perso (en lunes) : 22 lunes
Messages : 220
Date d'inscription : 20/12/2016
Age : 13


Lun 24 Juil 2017 - 10:46

Bon, ça y est. Je l'ai blessé. Je lui ai fait mal. Mais zut alors, comment je pouvais deviner qu'il allait se mettre à pleurer, comme ça, sans aucune raison ? C'est à cause de ce que je lui ai dit ? Rah, mais comment je suis censé faire avec un énergumène pareil moi aussi ? Qu'est-ce qu'il me prend la tête, ce chaton, c'est insupportable ! Je vais finir par l'attaquer, tout simplement, ça ira plus vite au moins ! Mais je ne peux pas faire ça, ce serait déloyal et monstrueux. Il faut que j'arrive à le faire décamper par la parole.

Il ne dit toujours rien, en attendant. Je ne sais pas ce qui cloche avec ce chat, mais aucun son ne sort de sa gueule. À aucun moment je n'ai entendu sa voix. C'est pour m'énerver qu'il fait ça ? Je ne comprends pas trop. C'est bizarre. Ce chat est bizarre. J'ai envie qu'il parte, parce que je ne le comprends pas. Et je déteste ne pas comprendre.

Bon, écoute. Je me fiche complètement de toi. Que tu sois incapable de dire quoi que ce soit, ce n'est pas mon problème. Je veux juste que tu partes d'ici. C'est pas trop de demander, si ?

Je m'assois. Je ne fais plus rien. J'attends juste qu'il parte. Je pense que je ne dirai rien de plus. C'est inutile. De toute façon on ne va pas épilogue toute la journée alors que ça n'a pas le moindre intérêt. C'est ridicule. Je n'ai pas que ça à faire, moi.
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur

Je suis
Contenu sponsorisé
Passe ta souris !

••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••




Revenir en haut Aller en bas

 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires
-
» La curiosité est-elle un si mauvais défaut ? Feat Luny.


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La guerre des clans RPG :: CerfBlanc :: Clan du Vent :: Sol Rocheux-