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 Maman j'ai tellement faim, oui je sais je n'ai plus l'âge mais j'suis prêt à téter ton sein ~ Opale ~ Parce que le silence vaut plus que des paroles inutiles.

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Opale
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Puf/Surnom : Kayl
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Mar 14 Fév 2017 - 18:19



Opale



Ton chat
Âge : 1 lune
Sexe : Mâle
Clan : Solo
Rang : //

But : Aujourd’hui il ignore ce qu’est la vie. Aujourd’hui il ignore qu’on peut mourir, qu’on doit souffrir. Un jour il voudra comprendre. Peut-être qu’il trouvera que le monde est bien mal foutu, et qu’il comprendra qu’il faut faire la part des choses. Il croisera des gens qui le feront tomber et d’autres qui le relèveront. Il voudra savoir pourquoi tout doit être ainsi et pas autrement, même si c’est mieux que ce soit ainsi. Il voudra aimer et ne plus aimer. Il voudra vivre, mourir, vivre à nouveau. Il voudra rire, pleurer.
Et toujours, il voudra avancer.
Physique

Un jour il voudra savoir s’il ressemble à sa mère. Il voudra retrouver son père parmi tous les mâles que sa mère côtoie. Il s’interrogera sur son physique et il ne trouvera personne qui lui ressemble tout à fait tout en croisant des félins qui lui ressemblent étrangement. Unique dans un monde où tous sont semblables. Des différences et des points communs qui font tout son être. Il observera dans une flaque son propre reflet et se demandera s’il s’agit réellement de lui. Son corps. Qu’est-ce que ça signifie, au fond ? Un corps, une âme. Indissociables. Mais si son corps avait été différent, est-ce que son âme aurait été identique ? Sans doute pas. Et on ne le saura jamais puisqu’il a ce corps et pas un autre.

Nous verrons d’abord un chaton. Un chaton qui va grandir, évidemment. D’abord une tête ronde, deux oreilles, un corps, des pattes et une queue. On discernera la couleur de son pelage, un pelage si atypique que pourtant on ne remarquera presque pas. Un pelage d’une couleur étrangement unie. Un brun acajou, légèrement roux. Un brun qui prend, si l’on observe ses poils attentivement, des milliers de nuances qui passent du sable au roux, passant par toutes les teintes de brun. Mais nous ne verrons qu’un pelage loin d’être terne, un pelage brun un peu roux, qui prend des reflets cuivré et dorés au soleil. Certains chats sont ainsi. Ce n’est en réalité pas remarquable, si l’on regarde chaque chat on y trouvera des poils de mille nuances différentes et pourtant, si on l’observe dix secondes, la fourrure semblera trop unie. C’est que le dégradé est doux et progressif ; il n’y a pas de couleur qui tranche, son dos, son ventre, tous les poils se mêlent, sable, roux, cuivre et bruns, sans rayure ou tache quelconque. Une fourrure que l’on croira donc unie alors qu’elle est en réalité unique.

On pourra faire attention à sa corpulence. Son corps trapu, comme un seul bloc incassable. Peut-être que c’est ce qu’il veut être. Incassable, inaccessible. Un corps de brute qui renferme des sentiments. Une sensibilité et un coeur pur. Il n’est qu’un chaton et il apprendra que tout peut être brisé. Son corps déjà musclé se développera un peu plus. Il pourra certainement terrasser un ennemi de ses grosses pattes, plonger ses crocs dans sa gorge. Car il possède des pattes puissantes, relativement courtes, munies de griffes pour l’instant seulement petites et tranchantes. Un jour, il sera un mâle immense, avec des pattes énormes et un corps épais. Il n’est pour l’heure qu’un chaton un peu rond.

On remarquera sa queue très courte, elle aussi. Il n’est pas un félin grimpeur, il n’ira pas dans les arbres et restera au sol. Et ensuite seulement on s’attardera sur les détails. Pour cela il faut approcher assez près, il faut observer assez longtemps. Sous son menton, il y a une tache un peu plus claire que le reste de son pelage. Un tache presque blanche, sinon crème, au centre, qui fonce peu à peu pour se mêler au pelage cuivre. C’est la seule partie de son pelage qui le rend un peu moins “pareil” sur tout son corps. Si l’on exclut le visage, évidemment. Car pour voir son visage, il faut être encore plus proche. À cette distance, on peut aussi voir qu’il porte encore son duvet de chaton, duvet qu’il perdra pour laisser place à un pelage court mais fourni. Un pelage qui ressemblera à celui de sa mère, grâce aux lois de la génétique dont on ignore encore beaucoup.

Et c’est là qu’on croisera son regard. Deux yeux d’un bleu intense, un bleu azur comme un ciel d’été. Aucun nuage ne vient voiler son regard où une curiosité et tant d’émotions brillent. Un regard comme seuls les chatons peuvent en avoir, où les malheurs du monde n’ont pas encore percé. C’est un bleu glace, pas tout à fait bleu, et pas uni non plus. Pourtant au premier regard on pourra penser qu’il est seulement bleu, un beau regard de chaton. Deux yeux qui garderont cette couleur.
D’abord, le bleu de la glace possède des nuances de gris et de blanc. Les yeux de ce chaton sont de cette même couleur que l’on voit dans les lacs gelés, en plein hiver. Au centre, un trait ou un cercle sombre, selon la luminosité et l’humeur du petit. Et comme de petites taches grises dans son iris coloré. De petites taches grises qui s’étalent et se dissolvent dans les yeux bleu azur. Ce n’est pas si atypique, car tous les chatons ont les yeux bleus et beaucoup d’adultes également. Et nombre ont aussi des nuances grises à l’intérieur. Des yeux bleus, que l’on remarque et qui contrastent avec le pelage qui flamboie au soleil.
Mais on s’approche encore, et cette fois on remarque que la pupille, que l’on pensait noire au début, semble en fait bleu marine, très foncée, mais pas tout à fait noire. Et c’est là qu’on distingue son visage, qu’on peut le détailler un peu mieux.

Une bouille ronde de chaton, mais on devine que sa tête restera arrondie et ne s’allongera pas comme celle de sa mère. Un museau clair, presque blanc. Comme la tache sous son menton. Et autour de cette tache, ce n’est plus un dégradé, mais un contour noir. Un contour qui est posé là, sans que l’on sache pourquoi. Comme un petit cercle posé par hasard, sur son petit museau. Et une truffe rose foncée, qui s’accorde avec son pelage.
De la même façon, le contour de ses yeux semble rehaussé au crayon noir ; quelques poils noirs autour de ses yeux bleu clair, qui les mettent en valeur. Quelques touches de noir s’ajoutent sur ses sourcils et sur son front, ainsi que sur ses oreilles. Ses oreilles qui se terminent en pointe, surmontées d’une petite touffe de poils noirs, tandis que le reste est du même brun cuivré que son corps.

Il ressemble à un chat et il est un chat et pourtant, il ne ressemble à aucun autre chat. Trois couleurs et des milliers de nuances. Un chaton cuivré, avec des yeux de glace et des touffes de poils sur les oreilles. Mignon petit chaton qui grandira pour devenir un félin puissant. C’est le moment de s’en aller, maintenant qu’on a pu l’observer. Le moment de tourner le dos et de sentir son regard de glace sur nous. De se rappeler son pelage, avant d’oublier peu à peu cette rencontre. Mais si on le recroise un jour, on se souviendra l’avoir déjà vu. Il n’est pas quelqu’un que l’on oublie facilement.

Il est seulement lui, et ça suffit.
Caractère

Rêveur, empathique, intrépide, naïf, optimiste, maladroit, sensible, silencieux, observateur.

Mais que devient le rêveur quand le rêve est fini ?
Il ouvrira les yeux sur un monde sombre où les lumières ne sont que des illusions et des mensonges. Où tout ce que l’on voit est instable et peut disparaître d’un seul coup, sans laisser de traces de sa présence. Juste disparaître et oublier. Alors Opale comprendra que ce n’est pas facile. Et un soir il s’endormira, et il rêvera d’un monde où rien de toutes ces horreurs n’existent. Il songera que finalement ce n’est pas si difficile, si chacun y mettait du sien. Il pensera que c’est même possible un monde comme ça. Il rêvera d’ailleurs et d’horizons. Derrière cette barrière qui le sépare du monde, qu’y a-t-il ? Que peut-il trouver ? Dans sa bulle, il devra pourtant en sortir lorsqu’il sera assez grand. Pour mieux s’y réfugier plus tard ? Il aimera se retrouver dans un monde à part. Un monde où lui seul existe, où il pourra imaginer tout ce qui est impossible. Rêver de l’impossible.
Peut-être qu’un jour ses rêves se verront brisés en éclat. Brisés par la réalité, qui existe. Parce que se réfugier dans ses rêves c’est fuir, fuir la réalité pour plonger dans un monde faux. Un monde où l’on se crée des mensonges soi-même pour que ce soit moins dur. Et lui, le chaton qui a l’air ailleurs, sera en fait bien plus loin qu’il n’en a l’air. Il faut pourtant qu’il se raccroche à quelque chose. Une vérité qui existe. Il ne doit pas perdre patte jusqu’à se noyer dans son propre rêve.
Mais s’il ouvre les yeux, le matin, et qu’il plonge dans un cauchemar qui sera la réalité, la tentation sera forte et lui pas assez. Alors il retournera dans son rêve.

Le naïf est un chat dont on se moque et que l’on devrait envier.
Il croira que tout peut s’arranger, toujours. Qu’il y a toujours une issue et que la mort n’est que délivrance, alors il ne faut pas avoir peur. Si la prudence est mère de sûreté, Opale ne sera ni prudent, ni peureux. En revanche, il croira. L’espoir gonflera tant en lui que ses rêves deviendront réalité dans ce cauchemar qu’est la vie. Il croira si on lui dit que les chats poussent des arbres, parce qu’il n’a jamais vu comment un chat naît et qu’il n’y a pas de raison que ce ne soit pas le cas. Pourquoi pas, après tout ? Il croira même ce qu’il ne voit pas, même les choses qui paraissent les plus débiles. Il croira que la vie peut être rose. Il sera naïf, ça c’est certain. Les chatons le sont tous un peu et lui, en plus d’être naïf, sera borné. S’il croit fermement à quelque chose, il ne le lâchera pas. S’il croit à ses rêves, il y parviendra coûte que coûte. S’il croit que les chats poussent dans un arbre, alors les chats devront pousser dans un arbre. Ils peuvent bien pousser de n’importe où, au final ça ne change rien. Opale croira ce qu’on lui dira.

On est toujours maladroit lorsqu’on a pitié des autres.
Il ne saura pas toujours s’exprimer comme il le voudrait. Essayant de réconforter, ses paroles pourraient sembler maladroites et inappropriées, car il ne saura pas comment agir. Il se sentira mal, ne saura pas vraiment quoi faire et pourra être rejeté pour son attitude. Hormis cela, s’il tiendra sur ses quatre pattes, son sens et sa notion d’équilibre seront parfois un peu précaires. Il chutera parfois, fera tomber ce qu’il porte dans sa gueule. Il faut dire qu’il sera maladroit dans tous les sens du terme, ce qui peut le rendre mignon tant qu’il n’est qu’un jeune chaton, mais qui pourrait devenir embêtant par la suite. Quoiqu’il aura le temps d’apprendre à contrôler cette sensibilité et ses paroles, apprendre ce qu’il faut dire ou non dans telle situation, et apprendre à marcher sans se casser la gueule ou tout faire tomber. Assez gauche, Opale deviendra maître dans cet art étrange et incompris.

Un esprit sensible ne convient pas à qui porte des griffes.
Opale sera bien incapable de se battre ou faire du mal à autrui. Autrui c’est un autre soi et cela sera inconcevable pour lui. Lui, il voudra seulement rêver et s’enfermer dans sa bulle, d’où il peut observer les autres sans que les autres puissent deviner qu’il est là, qui il est. Lui il observera les sentiments. Il arrivera à distinguer ce que les autres ressentent, à compatir et avoir pitié, mais pas trop. Juste assez pour comprendre ce que l’autre ressent. Juste assez pour le ressentir aussi. Opale aimera aider les autres sans pour autant savoir s’y prendre. Sensible, peut-être un peu trop, il pourra se mettre à pleurer facilement au début de sa vie. Pourtant, il devra se renforcer pour laisser place à un visage moins sensible avec un coeur toujours aussi pur, s’il le peut. Opale pourra être traité de faible par les autres, qui ne comprendront pas sa sensibilité. En réalité il deviendra plus sage que la plupart des félins au même âge. Lorsqu’il sera adulte, bien entendu. Car il restera joueur et chaton tant qu’il en aura l’âge et la possibilité. Tant qu’il sera barricadé dans un monde de rêve qui l’empêchera de remarquer la réalité. Dure réalité qu’est la vie.

La faillite de ce monde est le bruit.
Parce que la nature parle déjà suffisamment. Parce que le réel silence n’existe que dans la mort. Opale ne trouvera pas l’intérêt de parler sans cesse pour que ses mots se perdent dans le vent. Il vaut mieux garder le silence, dans ce cas. C’est vrai, il trouvera que ça a un certain charme, le silence. Il aura raison d’ailleurs. C’est sage, de penser cela. Au début de sa vie, il ne saura seulement pas quoi dire, ni comment s’exprimer, et peu à peu il se rendra compte que parfois il ne suffit pas de parler. Car le silence dit plus de choses qu’il n’y paraît. Il comprendra que parfois le silence c’est la souffrance, et sa sensibilité le conduira à aider. Il comprendra que parfois le silence c’est seulement le bien-être. Il n’y a pas besoin de parler, juste fermer les yeux et écouter. Et parfois, le silence c’est juste le silence, et il faudra le briser. Parce qu’il peut faire peur, le silence. Mais Opale aura surtout peur du silence des mots ; car des mots silencieux ce sont ceux qui montrent une souffrance insurmontable. Il tentera de se faire une idée de la vie et réfléchira longuement, toujours en silence, car il faut bien que ça serve à quelque chose, de réfléchir au silence. Il comprendra que le silence ne fichera jamais tout par terre. Contrairement aux mots que l’on dit sans réfléchir. Il faut réfléchir au silence.

Un intrépide qui réussit compromet l’intelligence du courageux.
Opale n’aura jamais peur. Non pas qu’il soit courageux, mais plutôt tête brûlée. Il ne comprendra pas qu’il y a un danger. Au début de sa vie, du moins. Pour lui, il sera intouchable, pour lui son monde ne comporte aucun danger alors il foncera tête baissée, sans se rendre compte de rien. Et si on lui demande de marcher sur des braises alors il le fera, naïf petit être qui ne comprend pas encore. En grandissant, il comprendra la valeur du courage et mêlera intrépidité et bravoure, commettant des actes de plus en plus dangereux. S’il s’en sort intacte, alors il recommencera. Car il faut bien se brûler les ailes pour comprendre qu’on a fait une erreur, et Opale n’est pas idiot, loin de là. Pas au point de recommencer une erreur, tant qu’il sait que c’en est une. Il sera imprudent jusqu’à l’extrême. Poussant les limites toujours plus loin, repoussant même la compréhension de tous. Qui peut comprendre pourquoi il fait ça alors qu’il risque la vie ? Lui n’aura pas conscience de tout cela et s’il le fait pour aider quelqu’un qu’il aime, alors aucun danger ne pourra l’empêcher de le faire. Et on le traitera d’inconscient, lui sait ce qu’il fait sans mesurer les conséquences. Il sera peut-être aussi inconscient qu’on le dit. Ou trop courageux pour qu’on le comprenne.

Histoire

Parfois une histoire ne commence pas par “il était une fois”. Parfois une histoire ne peut réellement s’écrire, et il faut voir, entendre ou même la vivre pour comprendre ce que ressentent les personnages. Et parfois une histoire ne peut être écrite avec de simples personnages car ils sont une histoire réelle. Ils sont une part d’un tout et leur caractère ne peut être résumé à quelques traits, car ils en possèdent tant, certains plus que d’autres. Parce que parfois une histoire est loin d’être une simple histoire.
Et d’autre fois on aurait tant à dire que ça ne suffirait jamais et qu’il vaut mieux ne rien écrire. L’histoire d’un chaton pourrait se résumer à presque rien, si ce n’est un bonheur égoïste auprès de sa mère, téter du lait et jouer dehors toute la journée. C’est d’ailleurs ainsi qu’une journée devrait se résumer. Malheureusement, ce n’est pas ainsi qu’elles se déroulent et bien souvent, trop souvent même, les histoires des petites boules de poils sont trop longues et trop compliquées à écrire. Opale n’a pas une histoire chargée mais certaines circonstances sont difficiles à expliquer.

D’abord, il était seul, et c’est le premier et dernier chaton que sa mère aura jamais. Ça, il faut le savoir. Seul. Seul et solitaire. Chats errants, chats de gouttières, les chats sales et affamés. Pourtant une mère aimante et un chaton en bonne santé. Une mère blessée physiquement, d’abord. Une chatte forte qui ne pouvait pas assumer un chaton en plus d’elle-même. C’est là que ça se complique. Car il faut manger. Il faut manger pour vivre, pour avoir du lait et faire vivre ses chatons. Au début, Opale dormait. Il dormait tranquillement, les yeux fermés, comme s’il voulait terminer sa sieste commencée il y a bien longtemps, dans le ventre de sa mère.
Il ne se rappellera pas ces premiers instants. Et même sa première lune, en grandissant, deviendra de plus en plus floue, remplacée par les souvenirs plus récents. Il oubliera qu’il a été si joyeux, si naïf. Il verra les horreurs du monde et il regrettera de ne pas s’être enfermé dans ses illusions de gosse. Il faut grandir et tout le monde grandit, les horreurs du monde finissent par nous tomber dessus. Et on ouvre enfin les yeux, à ce moment. Opale a le temps. Mais le temps file et passe trop vite.
Il ne se rappellera jamais ce qu’on éprouve, ce qu’on peut ressentir, en naissant. Et ça n’a pas vraiment d’importance, puisqu’à un moment, il est dans le ventre de sa mère, et l’instant d’après, il est vivant, sur cette terre, un petit truc trempé et plein de sang et de placenta, que sa mère va s’empresser de laver malgré le peu de forces qu’il lui reste. Un petit truc qui va sécher rapidement et devenir une boule de duvet, toute pelucheuse, qui sentira le lait après son premier repas. Il tète avidement, il boit ce lait que sa mère produit pour lui, les yeux fermés. Et tout cela sera oublié par le chaton, qui n’a que faire de ces instants. Mais jamais par une mère aimante comme Daeara.

Le temps passera et tout se compliquera. Daeara n’a pas de quoi se nourrir et produire encore du lait pour son fils, et seule, elle va devoir le laisser pour trouver n’importe quoi. Le laisser seul pour tenter de chasser, alors qu’elle ne peut ni courir, ni bondir. Épuisée, la femelle voit son chaton mourir. Elle le voit mourir devant ses yeux, et elle se sent mourir car son tour doit arriver. Et le chaton lui, il a ouvert les yeux. Deux billes d’un bleu profond, entaché de traces grises. Deux yeux magnifiques qu’on pourrait contempler des heures, deux yeux qui peuvent s’éteindre à jamais à cause d’un manque de nourriture.
C’est ainsi chez les chats sauvages. Beaucoup meurent de faim, ne pouvant assurer des repas pour eux-mêmes et leur progéniture à la fois. C’est seulement quelque chose qui arrive, comme ça arrive partout et comme ça arrivera encore. Il faut juste se faire à l’idée que la mort peut emporter n’importe qui à n’importe quel moment. Il faut accepter mais pas se résigner. Ne jamais capituler devant la douleur, devant l’adversité et devant la défaite. Capituler c’est perdre et eux, ils sont des battants. Daeara et son fils Opale sont des gagnants et ils ne vont pas mourir.

Le temps passe et la faim est toujours là. Et le chaton ne se plaint pas, mais il a mal. C’est dans son estomac, comme un poids qui pèse, qui lui donne la nausée. Sa mère entend leurs estomac grogner et elle décide de survivre. Tout mettre en oeuvre pour son fils. Lui a le droit à une vie normale, une vraie vie le ventre plein. On verra l’hiver prochain, peut-être qu’on aura le droit d’avoir un peu faim, certains soirs, mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui il faut manger.

“Maman ? Où tu vas ?”

Et elle s’en va en le laissant seul ici, dans leur tanière. La première fois qu’elle est partie Opale a même pleuré un peu, mais juste un peu. Il doit être fort pour sa mère et les félins forts ne doivent pas pleurer, pas vrai ? Et puis Maman Daeara est revenue avec de la nourriture, et c’était tout ce qui importait. Le ciel noir, les nuages et la pluie n’avaient aucune importance. Ils ont mangé et Opale avait le ventre plein pour la première fois depuis le début de sa courte vie. Vie qui a failli se retrouver achevée rapidement. Daeara aime son fils et c’est pour lui que maintenant, presque chaque soir, elle disparaît pour chercher de la nourriture.
Un jour, Opale voudra sans doute apprendre à chasser lui aussi. Il sera plus grand, plus fort, et il voudra aider sa mère à trouver de la nourriture. Il voudra savoir comment on fait pour se débrouiller dans la vie, comment font les autres. Il rencontrera peut-être les chats des Clans qui s’entraident, les domestiques qui se font nourrir et il essayera de comprendre pourquoi pour certains, c’est si difficile. Il rencontrera des couples de solitaires, se demandera où est son père à lui.

Et il rencontrera les amis de sa mère, et se demandera si son père est un d’eux. Peut-être même qu’un jour il demandera à ces félins s’ils sont son père. Pour l’instant il est trop petit pour comprendre toutes ces choses, il est trop petit pour savoir chasser et les pissenlits et les feuilles mortes sont sa seule occupation. Il se contente de profiter des repas que sa mère apporte, se demandant d’où ils viennent, et peut-être qu’un jour, bientôt, il attendra que sa mère parte pour la suivre en cachette et l’observer chasser. Trouver sa nourriture. La recopier parce qu’on recopie nos modèles pour être comme eux.
Opale est curieux et il s’attirera sans doute des ennuis. Il n’est pas sorti très souvent, il n’a pas vraiment quitté la clairière et la tanière pour le moment. Une fois ou deux, il est allé plus loin, il a croisé un des amis de sa mère, qui l’a fixé quelques secondes avant de s’en aller, sans rien dire de plus. Ils font peur, et Opale ne comprend pas vraiment ce que leur mère leur trouve, parce que pour être ami il faut avoir des points communs. Et ces chats n’ont pas l’air très sympas, contrairement à sa mère.

Opale comprendra un jour qu’il y a d’autres choses derrière, il apprendra que parfois les félins avec qui l’on traîne ne sont pas des amis mais des alliés, et que les alliés ne sont pas toujours des amis. Il apprendra qu’on a parfois besoin des autres pour exister et que sans les autres nous ne sommes rien. Un jour Opale comprendra que des alliés nous procurent ce dont on a besoin et qu’en échange on leur procure ce dont ils ont besoin aussi, mais pas forcément la même chose. C’est comme un échange à double sens, quelque chose qui aide les deux et parfois c’est utile de savoir compter sur des alliés, même s’ils ne sont pas des amis.
Un jour il se fera lui-même des amis et des alliés, et il comprendra. Il comprendra que ce mâle qui le regarde de travers et qu’il croise souvent, ce gros chat solitaire au pelage noir, c’est juste un allié de sa mère et il ne faut pas y faire attention. Il ne faut pas faire attention à ce regard qui le dérange. Opale n’a qu’une lune et il est naïf, joyeux, et il ne connaît pas toutes les horreurs de ce monde.

Lui est un chaton comme les autres et il n’a pas une histoire qui le distingue. Lui ne pense à rien d’autre qu’à jouer, manger et dormir. Opale a une longue histoire et ce serait trop long d’expliquer chacun des jours de sa courte vie et les choix qui poussent sa mère et lui à faire cette action ou une autre. Alors il faut seulement savoir que cette histoire ne commencera jamais par “il était une fois” et ne sera pas un happy ending. Car cette histoire est réelle et que dans la réalité les happy ending n’existent pas. Car si cette histoire se terminait il n’existerait plus, ni Daeara ni Opale, et qu’ils doivent continuer d’exister. S’ils doivent prendre vie sur un morceau de papier alors il faut qu’il n’y ait pas de fin, seulement des rebondissements et une vie.
Mais il y aurait tant à écrire que ça ne suffira jamais et qu’il valait peut-être mieux ne rien écrire.

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Mar 14 Fév 2017 - 18:23

Reeee mon ptit-fils :DD Je bouffe tes codes Et bonne chance pour le reste, si tu as des question n'hésite pas ! (*je sors*)
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Mar 14 Fév 2017 - 19:11

Vous voulez tous dépasser Equi ou qwa ? D:
Re-Bienvenue Kayou For My Equian
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Opale
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Mar 14 Fév 2017 - 20:19

J'en suis encore loin xD Ça fait... 7 mois que j'avais pas fait de compte é.è Et pis y en a 2 ou 3 ou 4 qui vont bientôt gicler donc
Merciiii gens :keur:
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Puf/Surnom : On m'appelle Espé. (Et Espéron JUSTE pour Maman,Soeurette^^)Pépé (JUSTE pour Aido^^)
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Localisation : Euh....Faut pas me demander.Vous insistez ? Je suis au Marécages,aux 4 Chênes,dans la Grotte du Guérriseur...Mais l'endroit que je prèfère parmi tout cela,c'est ma chère Pouponière,avec ma Maman.

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Mer 15 Fév 2017 - 8:24

Ree ma fille à malheurs ! Un rp se serai bien...
Pitié,ne devenez pas comme Equi ... (Okjesors^^)
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Mer 15 Fév 2017 - 16:23

Mais arrêtez de parler d'Equi sur les prezs des autres :humpf:
REEEEEE MON AMOUUR :keur:
Nous faudra un lien hein ? :mignon:

EDIT : Bon je me lasserai jamais de lire tes prezs (et le reste de tes textes) je crois *-* Même si c'est bien long //OUT// Bon bah du coup je mets le gris :D
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