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Alors, tu es une étoile? [Pv Silent]



 

Alors, tu es une étoile? [Pv Silent]


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Pythagore
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message posté par Pythagore, Lun 24 Juil 2017 - 20:42

Le soleil, étoile impitoyable. Elle dardait, chaude et brillante, toute la journée. Et montrait sa puissance par la souffrance qu'elle pouvait infliger, cette chaleur étouffante, qui chauffait les fourrures et le sol. Néanmoins, j'y échappais un peu, avec ma fourrure claire, perchée sur une barrière en bois. Je pouvais toujours m'étendre dans la tanière de ma maîtresse, la tanière où l'on mangeait était très fraîche, s'étaler sur le sol était une très bonne idée. Mais je voulais trouver de la fraîcheur naturelle, et ces arbres haut perchés, à l'autre bout, après la route des voitures, me narguaient en bougeant leurs aiguilles lorsqu'un vent tiède soufflait.

Je me décidais, en descendant de la barrière. Je me faufilais rapidement, tout en surveillant qu'une voiture ne me fonçait pas dessus. Les humains avaient des animaux, mais ne faisaient pas attention quand ils conduisaient ces machins dangereux ! Rapidement, je posais mes pattes dans l'herbe, à l'ombre d'un pin. Je soupirais, heureuse d'avoir trouvé le couvert des arbres.

Après être restée à me lécher les coussinets, profitant de l'air pur, j'entrepris d'explorer un peu cette partie de la forêt.

Je voyais une petite maison de bipède, mais je sentais également un marquage, auprès d'un autre arbre. Une senteur féline, et sauvage. Ce devait être l'un des Clans qui vivait ici. J'en avais déjà senti un, mais l'odeur était très différente. Alors que l'autre odeur que j'avais en tête était plutôt à base de poisson et d'eau de rivière, celle ci sentait les fourrés, enfin la forêt en globalité. Combien y en avait-il, au total ? Je ne savais pas, et je ne savais pas non plus si j'aurai la force d'aller explorer suffisamment loin pour le découvrir.

Je sentais, dans le picotement de ma fourrure et ma queue nerveuse, que j'étais dans un territoire dangereux. Je me camouflais du mieux que je le pouvais, mais je n'étais pas tellement habituée à la forêt. Un craquement de brindille par çi, le fourré qui bougeait, et je poussais des petits feulements d'agacement, ne pouvant me retenir. J'étais sûre qu'un chat sauvage allait me repérer, et je ne savais même pas si je pourrai m'enfuir ou non. Je commençais à paniquer, les oreilles plaquées sur mon crâne. Là, j'étais sûre, il y avait eu un bruit de pas. Quelque chose se faufilait. J'essayais de m'enfuir, mais je me retrouvais bientôt acculée, la source du bruit se rapprochant.
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Silence des Étoiles
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message posté par Silence des Étoiles, Dim 24 Sep 2017 - 8:17

Plainte Crispante était de nouveau dans la pouponnière. Ils avaient parlé le temps de manger un petit morceau. À l’ombre, évidemment, parce que le soleil se montrait beaucoup trop cruel pour qu’ils mangent au soleil. La saison des feuilles vertes n’était pas très douce en ce moment, bien au contraire, elle se montrait très forte au niveau de la chaleur et de la force du soleil, étoile du jour, astre du jour, soleil que Silence des Étoiles n’aimait pas trop en ce moment parce qu’il avait l’impression de défaillir. Dans des moments de chaleur intense, son coeur n’était pas celui qui suivait le rythme vraiment. Bien au contraire, son coeur avait tendance à faire des siennes quand la chaleur se faisait ressentir, mais ce n’était pas de sa faute, après tout. Il ne choisissait pas. C’était sa force physique qui n’était pas au top et qui, au final, ne l’avait jamais été puisqu’après tout, depuis qu’il était chaton il avait beaucoup de visites à faire dans la tanière de la guérisseuse.

Au départ, il avait été pris en charge par Abandon des Étoiles. Une guérisseuse très farouche et revêche qui ne semblait pas vraiment aimer les chatons, sauf lui. Parce qu’elle était gentille avec lui et que ça contrastait beaucoup avec son comportement lorsqu’elle faisait face à d’autres chatons, mais il n’avait jamais posé de questions parce qu’il avait toujours aimé se sentir privilégié, aimé par quelqu’un qui rejetait tous les autres petits chatons de la pouponnière. Il s’était toujours senti à sa place auprès de la guérisseuse qui entraînait une autre petite boule de poils semblant prendre beaucoup de caractère de son mentor. Parce que si Nuage d’Agate était beaucoup plus douce et gentille qu’Abandon des Étoiles envers tous sauf lui, l’apprentie guérisseuse avait quand même des mimiques et des tendances qui rappelaient sans hésitation la vieille féline pleine de sagesse. Maintenant, bien entendu, Abandon des Étoiles n’était plus. Ça rendait toujours triste le guerrier étoilé quand il se mettait à y penser parce qu’il s’était vraiment attaché à cette guérisseuse au caractère bien trempé sans qu’il ne puisse vraiment expliquer pourquoi. Mais entre eux, un lien étrange s’était tissé et il ne pouvait pas être expliqué. Il n’avait jamais tenté de le faire.

Dans tous les cas, maintenant, il était pris en charge par Agate Étoilée qui avait pris la relève depuis que son mentor avait rejoint le Clan des Étoiles. Agate Étoilée était tout aussi maniaque que l’avait été la défunte guérisseuse et ça rendait nostalgique Silence des Étoiles quand il se rendait dans le gîte de la guérisseuse pour recevoir les soins que son corps demandait souvent. Il ne pouvait pas s’empêcher de noter toutes les ressemblances entre les deux félines qui avaient partagé beaucoup de temps ensemble et qui semblaient aussi proche que deux soeurs l’auraient été. Agate Étoilée, par ailleurs, avait la même tendance que son ancienne mentor : privilégier le fantôme quand il avait besoin de soin sauf si elle avait un autre patient et que pour ce patient, c’était une question de vie ou de mort. Dans ces rares cas, Silence des Étoiles devait patienter pour se faire soigner. Sinon, elle le faisait passer avant les autres dans la plus grande des gentillesses et douceurs, comme le faisait Abandon des Étoiles.

Silence des Étoiles s’ébroua et soupira avant de sortir du camp en direction des Rochers du Soleil. Il ressentait malgré lui le début d’un mal de tête. Les rayons du soleil ne lui donnaient pas beaucoup de répit, après tout. Seulement, il devait ramener une boule de mousse remplie d’eau à sa compagne ainsi qu’à la guérisseuse. Il s’était donné ce rôle. Plainte Crispante devait boire et Agate Étoilée aussi. Il rentra lorsque les deux boules de mousse étaient imbibées de ce liquide vital et en donna une à celle qu’il aimait de tout son corps qui le remercia en ronronnant puis il en déposa une devant la guérisseuse qui le remercia aussi, la voix chaleureuse. Avant de sortir de la tanière de la guérisseuse, le guerrier fantôme ne manqua pas de lui rappeler de se nourrir parce qu’il savait qu’Agate Étoilée pouvait avoir tendance à le faire, se plonger dans son travail et oublier de manger.

Par la suite, il sortit du camp parce qu’il ne supportait pas la présence des autres guerriers en cette journée très chaude, surtout qu’un mal de tête commençait à se faire sentir. Il aurait tellement aimé pouvoir retourner dans le ciel pour éviter un tel ressentiment désagréable, mais il semblait que sa faute n’était toujours pas pardonnée parce qu’il était toujours sur terre. Malheureusement et aussi heureusement dans un sens parce que Plainte Crispante se retrouverait seule sans lui, et les chatons deviendraient orphelins et il n’était pas sûr de pouvoir supporter de rendre aussi triste la féline. Peut-être que c’était ça sa faute, il se l’était souvent dit : tomber en amour et penser à rester sur terre au lieu de rejoindre les étoiles, ou tout du moins de le désirer tellement ardemment qu’il oublierait toutes ses attaches. Il n’y pouvait rien, dans ce cas, et se condamnait à vivre une vie de reclus dans le monde des vivants, là où il n’y avait pas d’étoile terrestre autre que lui.

Son odorat finit par distinguer les senteurs d’un félin intrus dans les terres du Clan du Tonnerre. Il pouvait savoir que le chat était plus loin : l’odorat des félins sauvages étaient développés après tout. Silence des Étoiles ne pouvait pas s’empêcher de se dire que cet étranger avait de la chance de tomber sur lui parce qu’il ne défendait pas les terres avec une agressivité meurtrière. Le chat - domestique de ce qu’il pouvait sentir - avait de la chance de ne pas être tombé sur Étoile Machiavélique qui en aurait probablement fait qu’une bouchée. Parce qu’elle n’aimait pas les domestiques ou les étrangers tout court. Il se cacha dans les broussailles de la Forêt, se faisant le plus discret possible. Le vent était à son avantage et il se rapprocha rapidement et put le distinguer. À chaque fois qu’un buisson remuait, le chat domestique feulait. Il n’aurait pas pu rester sans se faire remarquer très longtemps. Le domestique semblait avoir repéré un bruit, un bruit de pas visiblement, mais vu que c’était un domestique, il avait sûrement confondu bruit de pas de félin avec toutes les autres bestioles qui pouvaient vivre dans la Forêt puisqu’il n’avait pas tendu les oreilles dans la bonne direction. Le fantôme le regarda se diriger vers un endroit entouré de petits arbres qui le tenaient malheureusement prisonniers et il sortit de sa cachette à quelques longueurs de queue de souris de lui.

« Tu ne devrais pas te trouver sur les territoires du Clan du Tonnerre. Par contre, tu as bien de la chance de ne pas être tombé sur certains guerriers ou sur la meneuse. Qu’est-ce qui amène un chat aussi peu habitué à la Forêt ici ? »















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Pythagore
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message posté par Pythagore, Mer 11 Oct 2017 - 20:30

Je me rapprochais lentement du tronc d'un arbre, collant mon dos au bois pour ne pas montrer mes poils hérissés, et je dressais la tête, le regard le plus sûr possible. La première chose que j'avais appris face à tout animal, surtout lorsqu'on avait peur, se dresser face à lui et le regarder, le suivre des yeux. Même le plus sûr des prédateurs pouvait être déstabilisé. Bien sûr, j'en profiterai pour faire demi tour et m'en aller, mais ça serait du temps gagné.

Le chat qui s'avança était très massif, un vrai matou de la forêt tel qu'on les imagine dans la ville. Il était blanc, la lumière du soleil se reflétait sur lui, et son regard était quasiment blanc lui aussi. Il fallait plisser les yeux pour voir son iris.

Les muscles tendus, je me préparais à son assaut, afin de sauter et de m'enfuir. Pourtant, je sentais que sa démarche et sa façon de venir à moi ne préparait pas une attaque. Si il aurait voulu me surprendre, il l'aurait fait depuis longtemps, non ?

« Tu ne devrais pas te trouver sur les territoires du Clan du Tonnerre. Par contre, tu as bien de la chance de ne pas être tombé sur certains guerriers ou sur la meneuse. Qu’est-ce qui amène un chat aussi peu habitué à la Forêt ici ? »


J'avais au moins un nom de Clan, le Clan du Tonnerre. Pourquoi le Tonnerre ? Il était pourtant dangereux pour des chats habitant sous les arbres. Ne cherchons pas la logique avec ces chats de la forêt.

Je ne voulais pas éterniser ce silence. Ses oreilles se tournaient, j'espérais qu'il ne pouvait pas trop entendre ma respiration que je tentais de contrôler. Lorsque je sentis ma voix se stabiliser, je lui répondis sans trop réfléchir à soigner mes phrases ou à ma manière de parler :

« Ce n'est pas une odeur qui dissuadera un chat de pénétrer sur un territoire ou non. J'ai appris que vos voisins le faisait bien à vos dépens non ? Alors pourquoi pas moi ? »


J'avais le sentiment d'avoir pris l'avantage, soudainement. Les chats sauvages ne s'attendaient généralement pas à une telle audace de la part d'une chatte de la ville. Mais je n'avais pas connu que la ville moi, je savais à quoi ressemblait des étendues désertes, dénuées de tout être vivant à des longueurs de queue à la ronde. J'avais rencontré des prédateurs bien plus grands et agressif que les chats, et j'en avais réchappé. Je pourrai très bien me débrouiller avec un chat sauvage. Et même communiquer avec lui.

Tentons de garder le contact, la discussion pensais-je. J'avais de bonnes cartes sous la patte, comme d'habitude. Je ne savais pas si ça pouvait l'intéresser, mais autant tenter le coup. Cela sera bénéfique pour mon expérience et mes réflexions.

J'enchaînais habilement sur mon sujet, la queue s'agitant de ci de là.

« Je me demande souvent comment on peut voir les étoiles d'ici. Ces grands arbres doivent vous gêner la vue non ? »

Je désignais du museau un bouleau tout proche, dont les branches s'étendaient très très haut, au loin. Malgré mon expérience de la vie sauvage, je n'étais jamais montée dans un arbre, ou alors pas très haut. A peine sur la première branche, afin de m'abriter d'un chien trop présent. Mais c'était bien plus haut qu'une simple barrière, et également bien plus haut qu'un toit de nid de bipède. Je me demandais si on voyait les étoiles de plus près, si on montait jusqu'au faîte d'un si grand arbre.
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Silence des Étoiles
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message posté par Silence des Étoiles, Ven 16 Mar 2018 - 2:29


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Silence des Étoiles n’était pas comme certains guerriers du Clan, il n’était pas violent et ne chassait pas systématiquement les intrus qui se trouvaient sur son territoire. Il était une étoile et comprenait le faire que les terres, normalement, ne devraient appartenir à personne, mais il savait tout aussi bien qu’il ne pouvait pas révolutionner les Clans et il ne cherchait pas à le faire non plus. Il se contentait seulement d’être lui-même, et c’était exactement ce qu’il faisait maintenant, en avertissant l’intrus qu’il ne devrait pas se trouver ici sans pour autant immédiatement l’attaquer comme certains auraient pu le faire. L’étoile terrestre n’était pas ainsi, elle avait un caractère qui était bien plus pacifique, mais c’était surtout, par-dessus de la lâcheté. Parce qu’il était lâche dès qu’il s’agissait de violence. Il la fuyait. Il ne supportait pas les contacts physiques et vomissait dès qu’il avait l’odeur métallique du sang qui s’invitait dans son museau, alors il trouvait que c’était normal de sa part de ne jamais chercher à se battre et toujours fuir les moments de violence, même si ça le rendait lâche. De toute façon, il se fichait bien de ce que les autres pouvaient penser, seules les étoiles pouvaient le condamner. Et elles l’avaient déjà fait, il essayait seulement maintenant en permanence de se faire pardonner par elles pour pouvoir les rejoindre.

Mais il était tombé amoureux. Il était tombé amoureux d’une merveilleuse féline et sa relation n’était pas le problème. Le problème, c’était qu’en tombant amoureux, par moment il ne désirait plus essayer de retrouver les étoiles du ciel et que, il le savait, c’était une haute trahison à leur égard et que de cette façon, il ne se ferait sans doute absolument pas pardonner par les étoiles. Mais ce n’était pas de sa faute, tout le monde serait tombé amoureux à sa place, devant Plainte Crispante, devant ce charme, et devant ce coeur qui ne demandait qu’à trouver le mâle qui pourrait la comprendre et l’accepter et à présent, ils avaient ensemble trois petites boules de poils adorables. Il les adorait, ses enfants et n’était absolument pas capable de les regretter, même si ça l’éloignait du moment où il pourrait se faire pardonner des étoiles, et qu’à cause de tout ça, il était condamné à être une étoile sur terre encore plus longtemps. Il serait capable de survivre, il avait trouvé le moyen de survivre pendant un long moment, après tout. Il pouvait bien réussir à survivre encore un peu, non ? Il en était persuadé.

Maintenant, il regardait l’intrus qui n’était rien d’autre qu’un domestique, sans doute absolument pas menaçant pour les terres du Clan du Tonnerre et Silence des Étoiles était persuadé que le domestique partirait lorsqu’il aurait eu ce qu’il voulait. Alors il n’avait absolument aucune raison de le chasser, n’est-ce pas ? Ou peut-être son côté lâche qui lui faisait dire ça. Ça ne changeait strictement rien. Le guerrier n’était pas aveugle ni stupide, il voyait bien que le félin domestique n’était pas à l’aise devant lui et que la peur s’était quand même au moins un peu inviter dans son corps, mais Silence des Étoiles ne faisait pas de commentaires. Ça ne servait à rien de faire des commentaires, sinon ne serait-ce que l’humilier et le fantôme n’en voyait pas le moindre intérêt, lui qui ne parlait que lorsque c’était nécessaire ou lorsqu’on lui posait des questions. Il n’allait pas faire exprès d’humilier un chat. Ça n’aurait pas de sens. Alors il se contentait d’observer le félin sans rien, attendant de voir si cet autre allait parler. Il avait déjà dit quelques mots et maintenant c’était à l’intrus de faire le travail s’il désirait avoir une conversation avec l’étoile terrestre.

Parce que l’étoile terrestre n’était pas pour tout faire, alors là, pas question. Même avec sa compagne, c’était souvent Plainte Crispante qui parlait davantage que lui, mais ce n’était pas compliqué avec elle, elle en avait toujours beaucoup à dire et il était rare qu’elle ne décide de se taire, ce qui comblait parfaitement le silence que lui pouvait observer pendant des heures. Il aimait écouter Plainte Crispante, entendre sa voix encore et encore, ça le calmait et l’apaisait. Mais là, maintenant, elle n’était pas là et il se demandait si le domestique allait parler ou juste foutre le camp maintenant qu’il avait été découvert. On ne savait jamais avec les autres. Lui-même pouvait se montrer illogique, alors il n’attendait rien des autres. Il eut un tout petit rire. Heureusement qu’Étoile Machiavélique n’était pas tombé sur ce félin impertinent.  « Décidément, tu as de la chance que je ne sois pas notre meneuse. Elle t’aurait arraché le pelage pour ton impertinence. Il y a très longtemps que le Clan du Tonnerre n’a pas eu d’intrusions, disons qu’avec Étoile Machiavélique, très peu s’y risquent.. et je t’assure que tu ne voudrais pas lui faire face maintenant et redire les mêmes paroles que tu viens de me dire.»

Elle n’avait pas la meilleure des réputations, cette meneuse. Disons qu’elle était réputée pour ne pas donner beaucoup de chances à ceux qui se trouvent sur ses terres alors qu’ils ne le devraient pas et il ne donnait pas cher de la peau d’un domestique face à elle. Ce domestique serait mort et enterré s’il s’était retrouvé devant Étoile Machiavélique. Heureusement, ce n’était que lui, l’étoile terrestre, qui lui faisait face, et les étoiles ne se battaient pas. Il n’allait pas le laisser trop longtemps sur les territoires du Clan du Tonnerre, mais une discussion de temps en temps ne faisait pas de mal. Il inclina la tête et la redressa. Les étoiles. Il touchait le meilleur des sujets, celui qui passionnait tant le guerrier, qui l’animait et le faisait vivre, parce que le guerrier n’était rien d’autre qu’une étoile vivant sur terre. « On les voit, il faut juste savoir connaître les territoires. Les arbres ne sont pas partout ainsi, et il y a des endroits parfaits dans les territoires et dans le camp pour voir les étoiles briller la nuit. » Il était le premier à le savoir parce qu’il les observait toutes les nuits, les étoiles, avant de s’endormir.


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Pythagore
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message posté par Pythagore, Dim 8 Avr 2018 - 19:45

Je sentais le matou un peu déstabilisé par la situation, et je comprenais. Lui qui exécutait sans réfléchir les ordres se trouvait déconfit lorsqu'une situation atypique se présentait. Cette confusion pouvait être mon arme...à double tranchant. Sa confusion pouvait m'aider à en savoir plus sur lui, ou le pousser à s'en aller chercher les siens. Et il ne fallait pas que je reste ici dans ce cas.

Mais j'avais l'impression que la confusion tournait en ma faveur, le mâle réfléchissait, ses yeux trahissait le fait qu'il était dans ses pensées. Finalement, il me répondit, en feignant l'agressivité.

« Décidément, tu as de la chance que je ne sois pas notre meneuse. Elle t’aurait arraché le pelage pour ton impertinence. Il y a très longtemps que le Clan du Tonnerre n’a pas eu d’intrusions, disons qu’avec Étoile Machiavélique, très peu s’y risquent.. et je t’assure que tu ne voudrais pas lui faire face maintenant et redire les mêmes paroles que tu viens de me dire.»

Je ne savais pas qui était cette meneuse, mais je m'en foutais royalement, pour le moment. Je savais reconnaître un chat dangereux quand je le voyais, et je savais m’éclipser à ce moment là. Lui, il n'était pas dangereux. Il pensait pouvoir me faire peur, mais je me sentais plus mal à l'aise du fait de me trouver au contact d'une nature pure, habitée par une agressivité latente envers ses semblables, plutôt que d'avoir enfreint une règle tacite qui ne concernait que les chats sauvages.

Néanmoins, je croyais que le chat allait me chasser pour de bon. Ce ne fut pas le cas, pas le moins du monde. Il regarda le ciel, comme si il essayait de percer le feuillage des arbres, les nuages, et la lumière de notre grande étoile maîtresse du ciel, pour voir les autres. Et il me répondit d'un ton calme, qui ne ressemblait pas vraiment à celui d'avant :

« On les voit, il faut juste savoir connaître les territoires. Les arbres ne sont pas partout ainsi, et il y a des endroits parfaits dans les territoires et dans le camp pour voir les étoiles briller la nuit. »

Il ne me semblait pas trop réticent à parler, celui là. Peut être faudrait-il essayer d'en obtenir plus, avant d'être interrompu ? Je regardais en l'air, comme lui, pour l'imiter dans sa démarche, même si je ne savais que je n'allais absolument rien voir. Puis je descendais mes yeux verts sur lui.

« Tu as l'air de t'y connaître. C'est sûrement car c'est ton territoire, et aussi parce que tu cherches l'éclat des étoiles non ? »

Je m'y prenais de façon détournée, c'était beaucoup mieux face à une proie sur ses gardes. Il fallait être discret sur ses intentions. Je n'avais pas trop chassé de proies, mais je savais à peu près comment s'y prendre. Il avait l'air assez intéressé, je pourrai peut être en tirer quelque chose. Un chat sauvage qui avait le temps de regarder des étoiles était forcément très intéressé par les étoiles, donc il avait forcément quelque chose à me répondre.

J'attendis que le matou me réponde, plongeant ses yeux verts dans les siens.
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Silence des Étoiles
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message posté par Silence des Étoiles, Jeu 31 Mai 2018 - 0:07


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Ça l’amusait. De voir un chat qui ne connaissait strictement pas le caractère de leur meneuse et qui ne savait pas en avoir peur, alors qu’il aurait dû. Parce que partout dans cette forêt, tous les chats censés la craignaient quand il s’agissait d’enfreindre les règles. Les chatons savaient bien qu’ils ne devaient pas se faire prendre à désobéir, c’était un peu une dictature, mais au moins, ils restaient quelques peus en vie, c’était l’essentiel, elle n’effectuait pas une tyrannie sanglante tuant les leurs. Ça l’amusait, cette situation. Même s’il ne chassait pas l’intrus qui était pas mal impertinent, parce que Silence des Étoiles s’en fichait un peu, les règles des Clans ne le concernaient pas, il était une étoile. Une étoile bannie sur la terre pour une erreur dont il ne possède pas le moindre souvenir, alors l’intrus pouvait bien faire ce que bon lui semblait. Oh, il l’ammènera en dehors des terres du Clan du Tonnerre après, histoire que le domestique puisse garder sa fourrure. Ce n’était pas lui qui le lui enlèverait, Silence des Étoiles n’était pas agressif, juste silencieux, juste mystérieux. Jamais agressif et il ne cherchait même pas à paraître agressif. Il ne cherchait rien. Seulement à être lui-même.

Les étoiles, les étoiles, Silence des Étoiles aurait aimé pouvoir les retrouver, aller les rejoindre, redevenir une étoile dans le ciel et ne pas rester sur terre, étoile sur terre maladroite qui ne sait pas trop comment faire les choses par moment, mais il savait aimer et il aimait. Il aimait et il ne pouvait pas faire autrement et là était son erreur actuelle : aimer. Aimer un chat. Une féline. Aimer cette féline qui était maintenant tout pour lui malgré leurs disputes fréquentes. Il l’aimait et l’amour n’était pas une mer calme la plupart du temps, il fallait seulement le savoir et passer outre, le savoir et faire autre chose que de s’attendre à une petite mer calme sans problème. Il le savait. Il l’acceptait. Il l’aimait et l’aimer le faisait souhaiter par moment rester sur terre et ça l’empêchait ainsi de redevenir l’étoile dans le ciel qu’il aimerait être à nouveau. L’amour était son erreur. L’amour serait sans doute toujours son erreur parce qu’il ne pouvait pas oublier le regard envoûtant de l’être aimé. Trop difficile, le faire.

Ses moustaches frémirent quand l’autre chat parla. Le domestique ne pouvait pas savoir qu’il faisait face à une étoile sur terre et lui, lui ne devait pas le dire, mais il pouvait parler des étoiles sans problème. Il ne devait juste pas dire qu’il était une étoile sur terre parce qu’on recommencerait à le chasser, à le pourchasser, à vouloir comprendre et faire des expériences parce que lui peut les comprendre, les étoiles, il les entend et il entend les éléments alors non, faut pas que les autres le sachent et il se doit de se montrer prudent. Seulement parler des étoiles, parler des étoiles et de à quel point elles sont importantes, à quel point elles sont un guide, un guide pour les âmes perdues. Ne rien dire sur sa condition. Comme toujours. Il soutient quelques instants le regard du domestique avant de s’étirer puis s’allonger. « Je ne dors que sous la lumière des étoiles. Elles sont importantes. On apprend à les trouver. »


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Pythagore
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message posté par Pythagore, Mer 18 Juil 2018 - 14:10

Je le sentis capté par mes paroles, mais c'était discret. Un petit mouvement de museau, un frémissement de moustache. Il ne ressemblait pas vraiment à un chat sauvage. Il était posé, et silencieux. Il ne semblait pas préoccupé par sa survie, par son ventre sûrement vide, la chaleur qu'il recherche. Il réfléchissait beaucoup, au lieu d'utiliser son impulsivité. Le matou semblait perdu dans ses pensées, on voyait l'éclat des étoiles se refléter dans ses yeux. J'avais déjà vu des chats sauvages, et lui ressemblait plus à un solitaire des bois, qui vivait seul par choix et par honneur. J'aurai pu moi aussi m'en aller loin d'ici, trouver un petit bosquet, au milieu d'une plaine parsemé de quelques buissons, mais je tenais trop à ma maîtresse pour partir loin d'elle. Toute ma vie, je la lui devais. Même si je me laissais enivrer par l'odeur sauvage qui émanait des environnements où ma maîtresse m'emmenait, je n'ai jamais eu envie de la quitter. Alors ça ne serait pas maintenant, face à ce sac à puce bien pensant, que je l'abandonnerai.

Semblant sortir de ses pensées, il soutint mon regard, que je n'avais pas cessé de braquer sur lui, à la lumière faiblarde de la lune, avant de s'étirer nonchalamment et de s'allonger.

« Je ne dors que sous la lumière des étoiles. Elles sont importantes. On apprend à les trouver. »

Le chat s'était détendu. Qui aurait osé s'allonger et exposer sa douce et fine peau ventrale à un autre félin, à part un chat domestique stupide dénué de toute intelligence ? Sûrement qu'il pensait que je n'étais pas capable de lui faire le moindre mal, à lui le guerrier de la forêt. Et il avait raison, seulement car je ne voulais pas lui faire de mal, ce n'était pas mon intention. Le mâle semblait un excellent sujet pour l'étude des étoiles. Il fallait réellement que j'en profite, avant que ce moment s'échappe, comme une simple brise.

Mouvant délicatement mes pattes, je vins m'asseoir près du mâle, sans toutefois coller ma fourrure délicate avec ses poils sûrement sales. Je laissais le silence nous observer, et je levais les yeux vers le ciel. Il était assez beau, même si la lumière toute proche des maisons des humains ne nous permettait pas d'admirer toutes les étoiles de notre ciel.

Je décidais de reprendre la parole.

« Tu dois avoir froid la nuit, pour dormir en plein milieu de nulle part, en dessous des étoiles. A moins qu'elles parviennent à te réchauffer, comme le fait notre Soleil la journée ? »


Peu à peu, je continuais mes investigations, en espérant ne pas braquer le mâle, qu'il ne reviendra jamais vers moi pour discuter du ciel.


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