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Sam 12 Aoû 2017 - 5:38


Feat Konoha alias Chou


Come back to me because every single second without you is torturing me.

Le vent est froid.

Ce fut la première réflexion que je me fusse dit alors que mes yeux n’étaient toujours pas ouvert sur ce monde parfois merveilleux et parfois, peut-être même un tout petit peu trop souvent, désagréablement horrifiant. Je n’avais jamais aimé la façon que beaucoup avaient de raisonner, ce côté morbide et sanglant, égoïste à la fois, même si moi-même je pouvais par moment me montrer égoïste… disons que je ne m’aimais pas trop non plus, alors ça équilibrait les choses. Légèrement, tout du moins. Le vent soufflait doucement sur mon pelage que je savais noir, sans pour autant être chaud. Après tout, la saison des neiges était parfaitement bien installée. Cette saison qui était si redoutée par les guérisseurs et les botanistes puisqu’elles gelaient les plants, elles gelaient les Alors non, le vent n’était pas froid, et ça ne devrait pas du tout m’étonner, que le vent ne soit pas froid. Et ça ne m’étonnait pas, par ailleurs. Ce n’était qu’une pauvre petite remarque qui prenait place dans mon esprit et prenait d’étranges proportions, mais mon cerveau fonctionnait tellement rapidement ces derniers temps, à cause… à cause des chatons qui s’en venaient et à cause du fait que j’allais devoir l’annoncer à mon compagnon, mon compagnon interdit de par mon rang. Mon compagnon interdit de par ma Troupe. J’allais devoir lui dire et je ne savais pas comment il allait le prendre. J’allais devoir lui dire et ma gorge allait souffrir, parce que parler était toujours aussi douloureux et je n’avais pas la moindre idée de la raison pour laquelle c’était le cas.

Ce n’était pas grave, quand on venait à réellement y penser, parce que je ne voyais pas pourquoi parler devait être aussi important et je ne parlais pas. De base, je ne désirais pas parler. Ça apprenait au monde la patience et ça leur démontrait qu’on pouvait se comprendre autrement bien que la majorité n’essayait pas de me comprendre et que ça parvenait à rendre mon humeur beaucoup plus sombre, beaucoup plus basse. Je savais très bien que je ne devais pas me laisser atteindre par les agissements et les paroles des autres, que ça ne servait strictement à rien et qu’en faisant cela, je serais toujours malheureuse parce que je ne pourrais jamais vraiment être à leur hauteur, jamais vraiment leur plaire. Mais c’était tellement plus fort que moi. C’est comme lorsque je venais à ressentir les émotions des autres ou encore leur douleur. Je ne le contrôlais pas et je ne parvenais pas à faire en sorte que ce soit moins important, moins handicapant, je ne parvenais pas à faire en sorte de pouvoir continuer d’agir avec leurs ressentiments ou leur souffrance physique. Malheureusement. J’aurais tant aimé être plus forte, être plus à même d’apprendre comment survivre dans ce monde, mais ce n’était pas quelque chose qui se retrouvait à être dans mes capacités et même si beaucoup de chats étaient capable de me le reprocher, je savais très bien que ce n’était ni le cas de mamâ Ancre ni celui de Konoha volant par-dessus les Nuages et alors, ça me suffisait totalement. Parce que je voulais seulement qu’eux soient fiers. Les autres ne m’importaient pas, pas à ce niveau. Alors je pouvais sourire.

Mais je n’y arrivais pas.

Je n’arrivais pas à sourire parce que je savais que mes chatons vivraient sans leur véritable mère, soit moi. Pas que mamâ Ancre était une mauvaise mère, bien au contraire, mais ça me déchirait de savoir que j’allais devoir être loin d’eux. Je n’arrivais pas à sourire parce que je ne pouvais pas vivre avec Konoha, parce que j’avais besoin de loin, parce que je l’aimais et que je ne pouvais pas le voir chaque jour, chaque instant et que je devais accepter de me retrouver loin de lui. Je n’arrivais pas à sourire parce que j’aurais aimé pouvoir ne pas mentir aux autres, pouvoir assumer l’apprentissage et l’éducation de mes chatons, mais que je ne pourrais pas du tout le faire tout simplement parce que je me retrouvais à être botaniste. Ou novice botaniste. Peu importe, ça revenait un peu au même quand y pensait vraiment. Je ne pouvais pas m’occuper de mes chatons. Je soupirai.

Je finis tout de même par me lever parce qu’aujourd’hui était ce jour où je retrouvais Konoha volant par-dessus les Nuages. On se donnait des rendez-vous et aujourd’hui était l’un d’eux. Alors je ne voulais pas arriver en retard. Je devais y arriver avant que le soleil ne soit trop haut dans le ciel, et c’était hors de question que je n’y sois pas. Alors je me levai en ouvrant les yeux. Maintenant, je voyais. Et je ne voyais pas flou, ce n’était pas embrumé ou encore même brouillé. Je savais très bien que lorsque je me retrouvais à avoir trop mal, ça changeait. Et que je finissais tout de même pas avoir la vision qui redevenait noire, mais en général, je pouvais tout de même voir et ça me plaisait, ça m’allait parfaitement. Un soupir. Je ne pouvais pas m’empêcher de soupirer, c’était une habitude quelque part, si on voulait mettre des mots sur mes agissements, mais personne ne faisait assez attention à moi pour ça dans la Troupe, sauf mamâ Ancre. Je m’étirais longuement pour détendre chacun de mes muscles avant de m’appliquer à faire la toilette de mon pelage noir, mais doux et assez court, comme si j’avais encore mon duvet de chaton, bien que ce ne soit point le cas. Lorsque j’eus fini, je sortis enfin du gîte qui m’était réservé avec Seleth et reculai légèrement en plissant les paupières. Les rayons du soleil étaient déjà forts et l’air étouffant.

Je me dirigeai vers la pile de gibier et pris une souris bien dodue en l’apportant à mamâ Ancre. Ensemble, on la dévora et je l’écoutai parler des chatons et des informations qu’elle avait pu grappiller tout autour d’elle. C’était sa façon à elle de me dire qu’elle m’apportait tout son soutient dans la terrible épreuve que j’étais en train de traverser et je ne pouvais lui en être que reconnaissante alors avant de partir, je me collais contre elle en ronronnant d’un certain bonheur teinté d’une tristesse qui se montrait, elle, infinie. Le coeur lourd, je me faufilai alors hors du camp jusqu’à la Forêt des Rêves Vaporeux. J’étais maintenant là, prête à le voir, prête à lui dire et je n’avais plus peur. La peur s’était envolée, bien que je devais admettre que je restais quand même légèrement incertaine et anxieuse à l’idée de lui dire que même s’il était encore novice, il allait devenir un père de famille. Et qu’il ne pourrait même pas voir ses chatons, sauf lorsqu’ils auront l’âge d’aller aux Réunions des deux Troupes. Ça me rendait tellement triste. Je m’allongeai. Le temps passait. Je ne comprenais pas pourquoi il n’était toujours pas là. Jamais il ne m’avait fait attendre ainsi et ça m’inquiétait. C’était pas compliqué pour moi de comprendre que quelque chose se passait, que quelque chose n’allait pas, parce que je savais que jamais il ne me ferait ça, jamais il ne viendrait pas volontairement à notre rendez-vous. J’étais vraiment inquiète. Tellement.

Mes yeux se fermaient au bout d’un moment, mais je luttai pour ne pas céder aux caprices du sommeil parce que je tenais absolument à voir celui qui faisait battre mon coeur et lui faisait délivrer des litres d’amour et de courage dans mon sang, dans mes veines. Sauf qu’il ne vint pas. Et quand le soleil se leva de nouveau, une nouvelle fois sur le monde, je compris que quelque chose d’important s’était produit. Et je me décidais d’aller le chercher en passant pour commencer sur les terres libres. Même si je n’avais pas dormi, je me levai et je me dirigeai vers mon tout premier but, les terres neutres, celles qui n’appartenaient à aucune Troupe, dans l’unique but de comprendre ce qui s’était passé et de retrouver ce mâle si imposant, si réconfortant. Pourtant, au bout de plusieurs heures, je n’avais toujours rien trouvé. Mon regard se posa sur une forme noire et en m’approchant, je pus reconnaître Volcan explosant sous les Braises, l’ancienne meneuse - de ce que je pouvais deviner - de la Troupe Inondée. Elle prit plusieurs minutes à me remarquer et j’étais triste de la voir dans un tel état alors je me dirigeais vers des plants et je chassai pour elle, afin de la nourrir et de la soigner. Je fis un peu sa toilette et elle me remercia et alors là, je lui demandai si elle savait où était Konoha. C’est là qu’elle m’appris qu’il avait disparu et je lui fis cette promesse solennelle que j’allais le retrouver au péril de ma propre vie. Elle me remercia chaudement et je partis en direction des Clans. On allait chercher là pour commencer.

[...]

Épuisée. Je suis totalement épuisée. Je me souviens de tout le trajet que j’ai fait. Il fait chaud maintenant et je suis partie à la saison glaciale. Je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas quoi dire. Je ne l’ai toujours pas trouvé. J’ai fait le tour des Clans, le tour de la Ville. Je ne sais pas combien d’heures j’ai pu dormir, combien de lunes j’ai pu passer et je suis épuisée. J’ai mangé, mais sûrement pas suffisamment et je peux sentir mes chatons qui manifestent leur désaccord et je me laisse tomber sur une pierre. Je suis maintenant aux Hautes-Pierres, en tout cas devant et je suis tellement épuisée et désespérée.
Je ne l’ai toujours pas trouvé.
Je ferme les yeux et je soupire.
Et je m’endors.
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Sam 7 Oct 2017 - 1:53

 

   
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J’avais cherché la liberté. J’avais cherché la liberté, et maintenant, j’en payais le prix. J’avais cherché la liberté, parce que j’étouffais. Parce que Volcan m’avait annoncé être ma mère. Ça avait été un choc. D’autant plus que je ne connaissais pas l’identité du père, que ça m’avait complètement déboussolé. J’en avais perdu mes repères. J’avais agis sans réfléchir, impulsivement. Et je me maudissais. Comme je me maudissais. Maintenant, les seuls repères qui me restaient étaient loins. Liwa. Liwa, je t’aime tellement tu sais ? Je n’ai juste pas réfléchi. Pardonne-moi. Je n’ai jamais voulu te quitter… je t’aime tellement, tu sais ? J’étais juste déboussolé, beaucoup trop, et j’avais besoin d’air. J’avais besoin de réfléchir. Et je m’étais perdu loin et la pluie avait effacée mon odeur alors je ne connaissais plus le chemin de retour.

Par chance, il y avait cette guerrière qui s’était pointée au bon moment, avait accepté de me nourrir pour que je puisse reprendre des forces et aussi soigner mes blessures. Elle s’appelle Lune d’Argent. Je suis certaine que tu l’aimerais. C’est mon amie maintenant, et elle a su m’apprécier malgré mon caractère qui n’est pas toujours facile alors je l’aime bien aussi. Elle n’est pas toi, c’est certain. Et elle ne le sera jamais, personne ne peut te remplacer. Tu es si spéciale et adorable, et je t’aime. Ça me tue d’être si loin. Ça me tue d’être si loin et de ne pas savoir si tu vas bien, et de ne pas pouvoir te dire que je vais bien en retour. De ne pas pouvoir aller à nos rendez-vous secrets si essentiels. Tu me manque. Tu me manque tellement… Si seulement tu pouvais m’entendre, tu saurais que je suis envie. Tu saurais où me trouver.

Mais ce n’est pas grave. Je ne t’ai jamais demandé de me décrocher la lune pour moi. Je ne veux pas que tu le fasse, que tu te sacrifie pour moi. Je me suis mis moi-même dans cet état, après tout. C’est ma faute. Je suis parti et c’est entièrement de ma faute. Je me suis perdu et c’est juste ma faute. Je m’en veux tellement. J’ai changé. Ce voyage m’a changé. J’ai pris conscience de certaines choses et j’ai beaucoup changé. Pour ceux qui ne me connaissent pas, ça ne se voit pas. Ils ne me connaissent pas réellement, ne savent pas comment je suis à l’intérieur. Ils ne voient pas donc pas de changement. Mais toi, toi, tu le remarqueras. J’en suis presque certain. M’aimeras-tu tout de même ? Même si j’ai changé ? J’espère que oui, parce que je ne peux pas m’arrêter de penser à toi. Jusqu’à sentir ton odeur partout.

   
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Dim 8 Oct 2017 - 3:48

Je sens le petit corps des chatons contre moi. Je les serre, je tente de les réchauffer. Le vent autour de nous n’est pas le plus chaud et je refuse de les laisser mourir de froid, ce serait beaucoup trop douloureux de perdre un des chatons, peu importe lequel. J’ai réfléchi aux noms. Il faudra que j’en parle à Konoha. Quand je le trouverais. Parce que je dois absolument le retrouver. C’est une question de nécessité, de survie, une question de besoin. J’ai tellement besoin de lui. J’ai tout laissé tomber pour maintenant le retrouver je ne sais pas trop où, jusqu’au bout du monde, revenant sur les Terres des Clans, sur les traces de mon passé. Je suis partie pour le retrouver. J’ai laissé Ancre pour le retrouver. Je me suis perdue pour le retrouver.

Bon, pas forcément perdue parce que je sais comment revenir à la maison, je sais le chemin à prendre, je sais que je pourrais prendre seulement deux lunes en prenant le moins de pause possible, donc je ne me suis pas vraiment perdue. Mais dans mon coeur, dans mon esprit, j’ai le sentiment de m’être perdue dans des dédales sombres, des sentiers sinueux, de sentiments contradictoires. Donc je peux dire que je me suis perdue. Et mon esprit divague.

Je fais encore de la fièvre. Je suis certaine que je fais encore de la fièvre. Mais j’ai réussi à traîner avec moi des graines de pavot et des feuilles de bourrache. Il y a aussi quelques racines que je peux manger pour fournir un tout petit peu d’énergie à mon corps, parce que je sais que je n’aurais pas la force de me lever et de chasser et que je n’oserais pas. Je ne veux pas laisser les trois petits corps chauds qui se collent contre moi pour boire le lait que mon corps arrive encore à produire je ne sais pas trop comment. J’ai l’impression que je pourrais m’endormir et ne pas me réveiller.

Mais je vais tenir. Pour eux. Pour lui. Pour mes amours et mon amour de toujours, pour toujours. Je vais tenir, je vais lutter. Mon corps est brûlant. Mes chatons n’auront pas froid, c’est un plus, non ? Ce n’est pas très sain, mais ce n’est pas grave. Je fais comme je peux. Être une mère solitaire au milieu de la saison des feuilles mortes, ce n’est pas du tout pratique, il faut le dire. L’accouchement m’a retiré toutes mes forces, toutes celles que j’avais et maintenant, je lutte pour rester éveillée.

Je remue légèrement quand je sens une odeur qui s’infiltre et je peux sentir les chatons qui s’accrochent et qui ne sont pas d’accord avec ce mouvement. Je relève légèrement la tête. Mon souffle est court et saccadé et ma respiration est légèrement sifflante. Je cherche autour de moi la source du bruit et je vois un pelage au loin, un pelage qui me donne le sentiment de délirer à cause de la fièvre, mais son odeur s’invite aussi dans les airs, dans l’atmosphère et je sais que je ne rêve pas, que je n’hallucine pas. Le voilà devant moi, en chair et en os. J’avais raison de partir. J’avais raison de tout laisser pour tenter de le retrouver parce qu’il est là maintenant et que je sens mon amour qui prend toute la place. Je me sens heureuse maintenant malgré la maladie qui a pris mon corps et pour lequel je ne parviens actuellement pas à lutter, sans source d’énergie suffisante. Mais il est là. Alors tout ça, ça en a valu la peine. J’ouvre la gueule. Il n’y a qu’un filet de voix qui sort.

« Konoha… »

J’aurais aimé hurler son nom, le crier pour être sûre qu’il m’entende, qu’il me voit, qu’il remarque ma présence, mais je n’en ai pas la force. Alors je l’ai murmuré avec toute l’énergie qu’il me reste en espérant que dans le semblant de silence de l’endroit, le son parvienne jusqu’à lui.
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Dim 8 Oct 2017 - 4:24


   
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Son odeur est partout. Sa voix se promène dans mon esprit et je n’arrive plus à penser à autre chose. Je me suis perdu, et maintenant je suis perdu. Le vent souffle, ici. Il fait froid. Est-ce qu’il est froid parce qu’il a perdu sa Liwa, lui aussi ? Peut-être. Peu importe. Rien n’importe plus qu’elle, je la désire plus que tout et elle n’est pas là parce que je suis parti. Je m’en veux terriblement. Je ne pourrais jamais arrêter de m’en vouloir et le doute et le regret me suivront toute ma vie si je venais à la perdre. Si ce n’est pas déjà le cas. Si ça se trouve, elle m’a déjà laissé tomber, a préféré ne pas s’encombrer d’une présence absente. Mais je préférais ne pas y penser. Ça serait la fin du monde pour moi de perdre ma compagne, mon amour, celle qui m’a montré une nouvelle facette de la vie. Est-ce ça, l’amour ? Je suis faible, je l’ai abandonné. Je ne suis pas comme ça, pourtant. J’ai toujours été fort, le premier à me lancer dans les batailles et à me proposer pour être à la tête des patrouilles malgré mon statut de novice. Je n’avais pas froid dans le dos, fonçais gueule ouverte dans le danger. J’ai changé.

J’ai changé, à cause de ce fameux jour, de ce fameux moment. J’ai fait une si grosse erreur. C’est impardonnable, je sais. On ne peut pas oublier cette faute, ni même tenter de me pardonner. Il faudrait que je vive avec ce poid sur les épaules. Il faudra que j’accepte mes erreurs parce que je ne suis pas parfait après tout, et que je me suis trompé mais je veux changer les choses. Je veux revenir sur mes terres, dire au revoir ou peut-être adieu à Nuage de Lune et à ces hauts plateaux. Revoir l’endroit qui m’a vu grandir, celui qui m’a vu m’affirmer, voir l’endroit où j’ai fait mes premiers pas, où j’ai attrapé ma première proie. Revoir ma soeur aussi, parce que même si nous ne sommes pas de la même famille, je la considérerai toujours ainsi. Kiobe doit être devenue une belle et grande chasseuse, à présent. Et sûrement qu’elle est morte d’inquiétude à mon sujet. Je suis si désolé d’infliger de l’inquiétude à tout le monde par simple égoïsme. J’ai fait une erreur et je le regretterai toute ma vie. J’ai fait une erreur que je ne saurai me faire pardonner.

Son odeur remplit toujours plus l’endroit, j’ai l’impression de devenir fou. Peut-être le suis-je déjà ? Après tout, j’ai passé beaucoup de temps en solitaire. J’ai passé beaucoup de temps à me demander si j’allais survivre, si mon instinct allait surpasser ma force mentale qui s’est avérée être faible depuis l’annonce. Alors peut-être que je suis fou et que ce n’est que mon esprit qui me joue des tours. Peut-être, parce que la vie est remplie de peut-être et pas assez de parce que. Peut-être parce que je ne suis qu’une simple petite poussière dans ce monde, au final. Mais la petite poussière que je suis n’est pas tout à fait faible. La petite poussière que je suis garde espoir de retrouver son chemin et de la revoir. La petite poussière que je suis se donne à tourner la tête pile au moment où elle a entendu ce murmure à peine audible traverser l’air, et voir celle pour qui elle donnerait sa vie. La petite poussière que je suis venait de retrouver son amour.

Je me rend tout de suite vers elle, parce que je ne sais pas si je rêve, si je ne suis en réalité qu’en train de rêver. En fait, on pourrait dire que je cours. Oui, totalement. Comme un désespéré pris dans un mirage. Sauf que c’est cette voix… elle m’aspire vers elle, et son image, ça ne peut pas être mon imagination. Je cours parce que c’est peut-être un signe de la Terre et l’Eau pour dire que je n’étais pas si perdu, au final. Pour me souligner qu’il y avait toujours ceux qui m’aimaient et qui étaient prêts à tout pour me retrouver. Il y avait elle. Je courrais malgré ma fatigue, malgré mon corps amaigri, mais je n’avais pas honte. À mesure que j’avançais, sa silhouette se formait de plus en plus et ne faisait que me confirmer que je ne rêvais pas. Elle avait l’air mal en point, elle aussi. Ça me tue. Je cours et j’arrive maintenant tout prêt d’elle. C’est elle, plus aucun doute. Je me colle comme si la vie nous séparerait demain pour toujours, comme si c’était notre dernier moment ensemble pour l’éternité. Je la serre fort en ronronnant ma joie et mon soulagement, de savoir que tout ceci est enfin terminé, que je l’ai près de moi. Je sens son pelage noir contre moi et je suis heureux.

Je la regarde sans parler, parce que je veux profiter de ces retrouvailles que j’ai tant attendues, tant rêvées. Je la regarde. On pourrait même dire que je la fixe. Je veux seulement profiter et aussi, je crois que je ne sais juste pas trop quoi dire. Elle qui a fait tout ce chemin pour moi… ça me touche. Je suis ému et je ne sais plus quoi dire. Et j’en ai la certitude, maintenant. Même si j’ai pu avoir des doutes, que la distance me rendait incertain, je le sais maintenant que c’est elle et seulement elle que j’aime. La distance n’est rien, au final, parce que Liwa a su la braver pour me retrouver. Elle a fait tout ce chemin, uniquement pour moi… Je suis confus. Je ne croyais pas qu’on pouvait m’aimer autant, et pourtant si. Et c’est tellement réciproque. Le temps s’arrête alors que je suis en face d’elle, mes yeux se perdent dans les siens qui ont l’air si épuisés. J’ai peur, peur de la perdre à nouveau. Mais mon corps refuse de bouger et c’est comme si cette mini-course avait bouffé la totalité de mon énergie restante, de mon adrénaline que j’avais utilisé pour elle. Je reste là, totalement absorbé par elle. Mon corps n’est plus en ma possession, c’est comme s’il m’avait quitté. J’essaye de bouger et il ne m’obéit juste plus. Mon esprit chavire et je prend conscience de la situation. Elle est là…

   
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Dim 8 Oct 2017 - 4:24

Je ne peux pas nier. J’ai peur. J’ai peur qu’il ne m’entende pas. J’ai si peur qu’il n’entende pas le filet de voix qui m’appartient, celui que j’ai envoyé dans les airs, et qu’il se détourne, qu’il s’en aille et qu’ainsi, son odeur s’efface, s’évanouisse de l’endroit où je suis. J’ai peur que sa silhouette s’efface et disparaisse, j’ai peur de le voir partir pour ne jamais revenir parce que je ne pense pas que j’aurais la force de me lever et de le rattraper, de courir après lui. Je ne crois pas que je serais capable de le rejoindre si jamais il venait à partir parce que je n’aurais pas eu cette énergie pour lui signifier que j’étais là, que je suis venue le rejoindre parce que je ne pouvais pas vivre sans lui, parce que son absence à notre rendez-vous était beaucoup trop inquiétante et que je ne l’ai pas supporté. Alors sûrement que je mourrais ici. Mon corps deviendra froid ou alors je mourrais à cause de la fièvre et alors mes chatons suivront aussi mon sort parce que sans lait et sans chaleur, ils ne survivront jamais. Mais je ne serais jamais capable de le regretter. Parce que je suis venue le chercher et qu’il mérite tous les sacrifices possibles. J’irais tellement loin pour le retrouver. Je gravirais n’importe quel mont pour le retrouver sans même avoir besoin de la certitude qu’il y sera. J’ai seulement besoin d’espoir.

Tout au long de mon voyage, je me suis demandée si j’allais le revoir, le retrouver. Le monde est grand et c’était bien trop utopique de penser que je pourrais retrouver les traces de son passage alors que le temps nous séparait l’un de l’autre. Sauf que je n’ai jamais hésité à me lancer dans cette aventure pour tenter de l’avoir de nouveau près de moi. Parce que y’avait une chance, même infime, que je puisse le retrouver. Et je n’avais besoin que de ça. D’un soupçon de chance de pouvoir revoir son joli regard et entendre sa voix qui me dirait que tout irait bien. Ça suffisait à nourrir mon espoir et me donner la force d’avancer, d’aller toujours de l’avant en me disant que quoi qu’il arrive, ça en aurait voulu la peine. Parce que pour lui, je ferais toujours tout, j’irais partout, peu importe où j’irais, peu importe dans quelle condition. Je ferais tout sans le moindre regret, sans le moindre remord, si c’est pour lui que je le fais. Peut-être pas sans peur, peut-être pas sans appréhension, peut-être pas sans une petite lueur d’effroi, mais jamais avec regret, jamais avec remord. Je ferais toujours tout pour lui. Tant que c’est pour lui. Je supporterais toutes les peines du monde, tous les châtiments possibles, pour ce mâle.

Et il tourne la tête. Je ne saurais jamais si c’est parce qu’il m’a vraiment entendu ou si ce n’est qu’un concours du destin, que des circonstances. Mais il tourne la tête et nos regards se croisent, nos regards reprennent vie. Le temps semble se figer et la terre s’arrêter de tourner. Il n’y a plus rien que lui et moi, que moi et lui et les petits chatons qui restent contre moi. Je les protège du vent, je ne sais pas s’il peut les voir. Il court et je pourrais presque dire que je vois le vent qui se soulève sur son passage, mais c’est surement un mirage créé par mon esprit embrumé par une fièvre qui n’a pas cessé d’augmenter au fil des jours, même si j’ai tout fait pour la traiter. Je suis seulement trop faible pour lutter contre un virus après une mise à bas, mais on ne peut pas me demander le contraire. Je le vois courir, je le vois s’approcher et son image se clarifie devant des yeux qui ne voient qu’embrouillés. Les contours se définissent. Sa maigreur s’affiche sous mon regard fiévreux et j’ai envie de le nourrir, de lui donner toutes les proies que je pourrais attraper… soit aucune, techniquement, mais l’amour n’est pas logique. Les petits dorment. Je sens leur poitrine se soulever et s’abaisser et je sais qu’ils sont en parfaite santé, eux. Et c’est tout ce qui compte. Et son corps fort qui se colle contre le mien. Sa présence physique qui me confirme qu’il est vraiment là. Il est là et je l’ai retrouvé.

« Je t’ai retrouvé...»

Parler me fait toujours aussi, brûle ma gorge. Je n’ai jamais su pourquoi, mais pour lui je me force, parce que je crevais de terreur à l’idée de ne jamais pouvoir le revoir, le rejoindre, ne jamais pouvoir observer les taches sur son pelage à nouveau. Je crevais de peur à l’idée que mes chatons n’aient jamais la moindre idée de qui est leur père. Je ronronne faiblement et j’essaie de m’écarter avec les forces qu’il me reste. Les petits dorment toujours et je réussis à me décoller de lui et m’asseoir, laissant bien visible les petites boules de poil. Un mâle et deux femelles.

« Des noms...»

Mais avant… je respire profondément.

« Réchauffe-les… je vais chasser un peu. »

Il doit manger. Je sais qu’il va le faire. Il ne laisserait jamais les chatons perdre leur chaleur alors je me retourne. Un pas après l’autre, je dois trouver la force de courir. Mais je n’ai même pas fait un pas debout que le sol se dérobe sous mes pieds et que la brume me berce dans une obscurité totale.
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ft. Chou

   

   
“Je t’ai retrouvé…”

Le silence est brisé et la coutume n’est plus. Mon étonnement n’est pas des moindres lorsque je la vois ouvrir la gueule pour prononcer ces mots. Elle qui a toujours eu de la difficulté avec les dialogues, qui avait mal lorsqu’elle devait prononcer n’importe quelle parole. Et la voilà, totalement épuisée et affamée, stoppant net le silence dans son élan d’elle-même. Je ne l’ai pas forcé. Jamais je n’aurais osé faire une chose pareille. Elle avait décidé de laisser sa gorge devenir flamme pour me laisser écouter sa voix que je trouvais si jolie. Je crois que je vais pleurer. Beaucoup trop de joie, de petites attentions, de petites choses qui me chamboulaient. Les émotions se battaient à l’intérieur de mon corps et je ne savais laquelle afficher. Je ne me suis jamais senti aussi impuissant de ma propre enveloppe charnelle. Je n’étais plus le maître de celle-ci, je ne faisais qu’obéir et j’étais extrêmement confus. Mais après tout, il n’y a pas de mal à pleurer. Ça prouvait que j’avais des émotions, que je n’étais pas un complet connard. Je ne voulais juste pas qu’elle le prenne dans l’autre sens, pense que je suis triste. Qu’elle se sente coupable. Parce qu’elle m’avait offert, aujourd’hui, le plus beau des cadeaux.

Et tout aurait pu se finir ainsi. Nous aurions pu reprendre des forces légèrement et reprendre la route par la suite pour rentrer à la maison, mais non. Parce qu’elle se force pour se lever, et je me demande ce qu’elle a en tête. Et enfin elle réussit à s’asseoir, s’écarter, et je crois que cette fois mon monde a véritablement arrêté de tourner. Des chatons. Elle a fait tout ce chemin avec des chatons dans le ventre. Nos chatons. Elle me laisse la vue sur ces trois magnifiques boules de poils et cette fois c’est trop, j’éclate en larmes. Ça a dépassé ma limite, je ne peux juste plus en prendre sans que ça sorte forcément quelque part par un quelconque moyen. Et ils sont si magnifiques. Je les aime déjà. Mon coeur déborde d’amour pour ces si petites choses tellement mignonnes. J’en suis le père, je n’y crois pas. Les larmes continuent de couler et je ne bouge pas. Le silence s’impose, je ne trouve plus les mots. Et je pleure. Mais je regarde droit dans les yeux la femelle que j’aime. Je fuis la honte parce qu’il est normal de verser des larmes en cette situation, j’en ai pleinement conscience. Elle est là. Liwa est là.

« Des noms...»

Elle est là. Je n’ai même pas pris la peine de réfléchir à des noms pour des chatons, ou à une quelconque solution pour notre avenir et son poste de botaniste compromis. Parce qu’elle est là. Elle est là et je ne peux que pleurer nos retrouvailles si déchirantes. Mais maintenant qu’elle le disait, je prenais conscience de mon rôle de père, de mes responsabilités et tout ce qui allait avec. Le stress montait en moi alors que je pensais à tout ce que cela signifiait. Des noms. Pour le moment, aucune idée ne me venait en tête. Mon esprit était bien trop occupé à essayer de me convaincre qu’elle était bien réelle, que je ne rêvais pas, ne pleurais pas pour rien. Je voulais lui dire de se taire, ne plus parler, garder sa salive et ne pas se torturer à essayer de prononcer ces mots. Mais je voulais encore entendre sa voix, toujours plus longtemps. L’imprimer dans mon esprit pour ne plus jamais l’oublier, et profiter de ces instants avec elle. Nous sommes jeunes, de jeunes amours et nouvellement parents qui se sont retrouvés.

« Réchauffe-les… je vais chasser un peu. »

J’aurais voulu lui dire de rester là, de se coucher et de se reposer. Que j’allais chasser, ramener des proies pour nous deux, et qu’elle pouvait rester auprès de nos petites merveilles. Mais je n’avais pas la force, autant de la contredire que d’aller chasser. Alors j’hochai la tête, me roulai en boule près des petits et les léchai tous les trois pour les réchauffer. Qu’ils sont mignons… Je n’y crois pas. Je n’y crois toujours pas. Ce sont mes chatons. Nos chatons. Je vois Liwa s’éloigner et je me ressers un peu plus sur les trois petites boules de poils. Je crois que j’ai une idée de nom. Pour l’un des chatons. Mais je ne sais pas trop pourquoi. C’est juste une idée comme ça. Pour l’instant, ce n’est pas très important. Pour l’instant, je devais m’occuper des petits plus que tout. Elle me l’avait demandé et je ne voulais pas la décevoir. Je ne pouvais pas. Ensemble, nous vivrons. Elle m’avait retrouvé. Douce Liwa de mon coeur, je t’aime. Merci d’avoir fait tout ce chemin pour moi, pour me retrouver. Ensemble, nous vaincrons. Parce qu’on peut enfin toucher le ciel, trouver le courage, devenir éternels.


   
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