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Who the hell are you ?



 

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Feuille de Chêne
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message posté par Feuille de Chêne, Sam 26 Aoû 2017 - 13:08

Who the hell are you ?

Free me. Free me from this world. |

La journée est sublimée par un grand soleil pour le Clan du Tonnerre. Je n'ai pas hâte que la mauvaise saison arrive,  j'angoisse de tomber malade. Le soleil réchauffe mon pelage tandis que je sors maladroitement de la tanière, balançant des touffes de poils un peu partout pour faire éternuer les guerriers près de moi, encore en train de ronfler. Je dois sortir pour aller chasser, mais deux solution s’offrent à moi; aller chercher le gibier seule ou bien réveiller l’un des grognons guerriers qui entravent la petite tanière ? Je sors discrètement, l’air est déjà gorgé de chaleur, ce qui annonce une journée bien fatigante, comme d’habitude en cette saison. Mon regard se porte sur le tas de gibier actuel, il est pour le moment assez bien rempli, dois-je vraiment m’attirer les foudres d’un guerrier en le sortant de son profond sommeil ?

La réponse résonne dans ma petite tête de grand idiot que je suis, une poussière vient chatouiller mon nez et je me met à éternuer frénétiquement, si j’ai pas réveillé le Clan du Tonnerre entier, j’ai une chance incroyable. J’entends quelques grognements, puis plus rien, un sourire qui s’apparente à un rictus malsain se dessine sur mon visage ensommeillé. J’ai l’air d’un fou. Mon ventre se met à gronder et j’avance jusqu'à la pile gibier, il faut prendre des forces avant de servir son Clan, pas vrai ? La clairière est entièrement vide, mais bientôt, elle sera remplie de guerriers, d’apprentis occupés, et ensuite, pourquoi pas aller aux Rochers du Soleil est s’étaler sur la pierre chaude, le pelage brûlant sous le soleil d'après-midi ?

Je me choisis un bon campagnol, ma faim n’a pas disparu au fil des saisons, au contraire, je mange comme le Clan entier, pauvre moi. La proie est délicieuse et vite engouffrée, j’avais effectivement très faim et ma collation me donne du courage pour aller réveiller un guerrier. Il en faut un à qui je n’ai jamais vraiment parlé, comme ça on fera connaissance ! Je me dirige en trottinant vers la tanière, pour la troisième fois depuis le début de la journée. Je slalome maladroitement entre eux, prenant garde à ne pas marcher sur les têtes ou les pelages de mes camarades, ce serait dommage de me faire dépecer aussi vite dans une journée, si belle qu’elle est. J’arrive presque au bout de la tanière et j’ai presque oublié ce que j'étais venu faire ici.
Je m’arrête.
Et appuie tout mon poids sur l'arrière train d’un guerrier.

“Oups…”

Je crois que je l’ai réveillé, oulah finalement je vais vraiment me faire découper en petits morceaux dès le lever du jour. Que quelqu’un m’aide s’il m’aime ! J’APPELLE MES SŒURS, AIDEZ MOI. Rien à faire, je n’ai toujours pas de talents pour parler avec mes sœurs par la pensée, mais j’aurai essayé. Je commence à transpirer, je dois puer le renard a des kilomètres, maintenant, impossible de pas me remarquer. Je crois vaguement reconnaître le guerrier sur qui j’ai marché, je l’ai souvent vu avec ma soeur, mhh… Rappelle toi Feuille de Chêne, tu connais son nom c’est l’un des guerriers du Clan.
Souffle de Braise.
Je suis certain que c’est ça.

“Eh euh, Souffle de Braise. Vu que t’as l’air réveillé on va chasser ensemble ?”

C’est maladroit. Je crois repérer un gros reniflement ou un grognement de guerrier aigri, mais c’est peut être que ma tête après tout. Comme pour vérifier que Souffle de Braise est bien éveillé, je le pousse légèrement du bout de la patte. Je vais littéralement me faire désintégrer sur place, préparez un tombeau, n’importe quoi je vais me faire tuer. On dirait un chaton qui veut pas se faire gronder par sa maman, et heureusement pour nous deux, Souffle de Braise n’est pas ma mère et je ne suis pas son fils. Pas encore.

En revanche, je compte bien lui parler de ses relations avec ma soeur.
HRP : Flemme de mettre un codage sur tel.
Ray admine

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Souffle de Braise
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message posté par Souffle de Braise, Mer 4 Oct 2017 - 14:04



• I'm your worst nightmare •


Ray ft. Lunette
Peur. J’ai peur. Oh putain ce que j’ai peur. Je tremble. Il faut que je sorte d’ici. Que je cours, que je m’enfuis. La peur me prend le ventre, elle me fait terriblement mal. Cela fait longtemps que je n’ai pas eu aussi peur. Que je n’ai pas eu peur tout simplement. Qu’est-ce qui me prend d’autant trembler ? Qu’est-ce qui me fait aussi peur ? Quelle est cette force inconnue qui m’effraie tant ? Le fait de ne pas savoir ce qui me pétrifie me fait encore plus peur. J’ai plus peur de cette force inconnue qui vit près de moi, j’ai plus peur de l’inconnu que de ce qui me fait réellement peur. Je claquerais presque des dents si elles n’étaient pas aussi serrés entre elles à ce moment précis. Je n’ai plus ressenti cette émotion, ce sentiment depuis bien trop longtemps. On a délogé de ma mémoire la peur, la vraie. Elle qui était pourtant bien enfouie sous tout un tas de sentiments entremêlés. Des sentiments qui me rendaient trop faible, qui m’adoucissaient. Des sentiments qui exposaient mes faiblesses. Et je n’ai pas de faiblesses, plus de faiblesses. Souffle de Braise n’a pas de faiblesse. Car avoir un point faible fait de nous des bêtes, des individus inutiles. Endurant, c’est ce que je suis. Pas un putain de fillette terrifiée. Hors, c’est exactement comme cela que je me sentais, à ce moment. Avec cette menace qui rôdait autour de moi comme une couleuvre, un python qui ne cherchait qu’à venir me mordre à la gorge. Il fallait stopper ce tremblement. Et rapidement, ou j’allais finir tétraplégique pour le restant de mes jours, ou bien avec un tremblement qu'ont certains de ces Anciens pourrissants dans leur tanière.

Le pire, c’est que je sais que ce n’est qu’un illusion. Que je ne serais jamais dans cette position, aussi complexe soit-elle, dans la vraie. Je sais que je suis dans un rêve. Le problème, c’est que je n’arrive pas à m’en expérimenter. La peur de sa propre peur. Cette peur d’avoir peur, elle m’empêche de sortir. Elle me garde prisonnier, et je suis pétrifié. Je ne peux faire aucun mouvement. J’espère juste que dans le vrai monde, de l’autre côté de cette barrière que j’ai franchi et que je n’arrive pas à repasser, à rouvrir, on ne me voit pas trembler. Qu’on ne me voit pas me pisser dessus comme je le fais actuellement. Ça, ce serait le comble des combles. Mais j’ai l’impression que mon corps va tout à fait bien, dans l’autre monde. Que je suis sain et sauf. Quelle heure peut-il être ? Je n’en ai aucune idée. Et ça, ça m’emmerde. Rah. J’ai toujours aussi peur. J’ai toujours aussi peur mais j’essaye de me faire à l’idée que je n’ai plus peur, que je suis passé à autre. Autopersuasion de ne pas souffrir de phobophobie. Je vais y parvenir. Il faut juste que je sorte d’ici … Trois, deux, un, plus rien. Je rouvre les yeux. Bien trop subitement. Je ne tremble pas, dans le vrai monde. Je suis sorti de celui des songes, et ça me fait un bien fou. Je pousse un soupir, un soupir de soulagement. Je suis débarrassé de ce mal. Mais pour combien de temps ? Il faudra que j’élucide la connerie qui vient de m’arriver. Le comment et le pourquoi de cette folie qui s’est emparé de moi. Sacrée merde.

Mais tout cela m’a fatigué. Tout cela m’a fatigué, et j’ai besoin de sommeil. Car rêver, ce n’est pas se reposer. Alors je referme mes paupières, et je laisse le sommeil m’emporter. Un, deux, tr… Tout s’arrête. Retour violent à la réalité. Il y a un poids sur moi, sur mon corps, sur ma tête. Je réagis, violemment, sollicitant mes réflexes nerveux. On m’agresse. Un mot me parvient. C’est un mot plein de regrets. Ça ne m’empêchera pas de m’emporter, oh non. Non, non, non. Adieu, qui que tu sois. Je me lève, soudainement, presque en un bond, et je ne tarde pas à tomber museau à museau avec mon agresseur. Feuille de Chêne. Pardon, j’ai dit agresseur ? Emmerdeur, oui. Se faire agresser par ce mâle faible et idiot, c’est une honte. Putain. Qu’est-ce qu’il lui ait passé par la tête ? Je le regarde, plante mes yeux dorés dans les siens, les sourcils froncés. Le manque de sommeil marque encore mes paupières. J’ai envie de l’étrangler. Il ne paye rien pour attendre. Mais il y a trop de monde ici, et ce serait bête de les recouvrir de sang. Je continue de le fixer, furieux. Les crocs à moitié sortis. Et ce gros con qui me propose d’aller chasser. Mais c’est quoi, ça, en fait ? C’est quoi cet attardé, là ? Il veut que je le démonte tout de suite ? Où sont passées les bonnes manières, les excuses et toutes les conneries qui vont avec ? Je vais lui faire bouffer sa queue. J’hésite. J’hésite vraiment à ne pas lui trancher les oreilles tout de suite. Et en même temps, il me propose d’aller chasser. Mais aller chasser, ce serait se soumettre à sa proposition. Et moi, je ne suis pas soumis, comme tous ces idiots.

Alors, je lui souris. Je lui souris, idiotement, à sa façon. J’attends qu’il sorte de la tanière. On va chasser ensemble. Enfin, rectification : je vais le chasser. Alors, en plein milieu de la clairière, je lui saute sur le dos. Pauv’ type.




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Feuille de Chêne
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message posté par Feuille de Chêne, Dim 22 Oct 2017 - 17:55


My Nightmare ?


Feat. Souffle de Braise.
Souffle de Braise me fixe méchamment. Oh comme je regrette amèrement ce que je viens de faire comme connerie, je suis vraiment le dernier des imbéciles. Enfin bon, il faut dire que le réveiller comme ça sans m’excuser c’était pas le meilleur truc que je puisse faire. Je baisse les yeux vers mes griffes, m’amuse à les sortir et les rentrer pour faire passer le temps et masquer mon embarras, même si c’est inutile. Je lève une patte, explore mes coussinets, lève l’autre, répète l’opération, j’ai vraiment l’air d’un abruti complet. Mais étrangement, le guerrier en face de moi me sourit, il me sourit comme un idiot, naïvement. Et c’est à ce moment précis que je sais que je suis mort, complètement fini, je vais rejoindre le Clan des Etoiles si jeune ? Les autres guerriers sont tous endormis et j’ai la pression qui monte, s’il continue de me fixer comme ça, je vais clairement me chier dessus.

Je hausse les épaules et sors de la tanière, il me suit, sans dire un mot. Apparemment c’est pas la politesse qui l’étouffe celui-là, presque aussi aimable qu’un raton laveur. Quel coeur de renard ! Je suis pas énervé, j’aime juste pas les guerriers comme ça, qui me prennent de haut parce que je suis un peu gamin, un peu idiot. J’essaie de lui sourire amicalement, en vain, il reste muet comme une tombe. Je baille, les nuages sont chargés d’orages au dessus du Clan du Tonnerre, est-ce un présage ? Ca y est, je recommence à me chier dessus, il va pas me tuer en plein milieu de la clairière, si ? D’autres guerriers sont présents, nous regardent comme si on était des chats roses puis soupirent. Souffle de Braise ne dit toujours rien, je dois briser le silence. Au moment où j’ouvre la bouche pour parler, stop.
Douleur dans le dos.

Il me saute dessus, littéralement, en plein milieu de la clairière. Premier réflexe assez viril, je grogne. Et ensuite, je hurle comme un chaton privé de sa mère, beaucoup moins sexy effectivement. Nos yeux se croisent un instant, je feule et je roule sur le dos pour l’écraser de tout mon poids, on aura beau dire, je suis pas maigre, je me porte quand même super bien quand je fous rien mis à part bouffer, un peu comme une reine qui attend des chatons quoi. J’essaie de lui donner des coups de griffe mais je n’arrive qu’à me tordre une patte, je crie de douleur parce que j’ai pas une énorme résistance puis je feule à nouveau. Je relève mon buste et cogne la tête de Souffle de Braise contre le sol, je fais comme je peux quoi, j’ai pas beaucoup de force et il est beaucoup plus aguerri et vicieux que moi.

« Va te faire foutre ! »

Mes pattes glissent sur la surface du sol de la clairière, quelques chats commencent à arriver autour de nous mais aucun ne nous sépare. J’ouvre et ferme les mâchoires plusieurs fois, faisant claquer mes dents dans le vide. Je bats des pattes comme si j’essayais de nager dans la rivière, la douleur dans mon dos est toujours plus forte, dans un ultime effort qui va certainement me faire perdre beaucoup de poids, j’essaie de me relever à plusieurs reprises et m’ébroue de toutes mes forces en grondant d’une façon que j’espère sauvage. Je crache et essaie de reprendre ma respiration coupée, mon coeur bats à toute vitesse, mes yeux divaguent. Il est complètement con celui-là ou quoi ? Qu’est-ce qui lui prend de me sauter dessus comme un attardé mental ?

« Mais t’es vraiment un espèce d’attardé toi ! Qu’est-ce que tu fous à me sauter dessus comme un gamin ? Si t’es pas content t’avais qu’à te casser directement ! »

Je crache à nouveau, je suis plus le gentil matou tout docile là hein ?
#iwhae pour epicode
Ray admine

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Souffle de Braise
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message posté par Souffle de Braise, Dim 11 Mar 2018 - 15:10



• I'm your worst nightmare •


Ray ft. Lunette
L’effet de surprise a été bon. Parfait, même. Il a été utilisé dans un timing tout à fait ajusté. Feuille de Chêne ne m’a pas vu venir. Ce qu’il est con. Personne ne m’aurait vu venir, mais lui, il aurait pu au moins prendre la peine de se douter de quelque chose. De se douter que de simples excuses ne suffiraient pas. Mais il est comme sa sœur. Il est comme tout le monde ici. Il est faible. Ils sont faibles. Tous. Feuille de Chêne est la copie parfaite d’Agate Étoilée. Il lui manque de l’honneur. Il est terriblement lâche. La guérisseuse a au moins eu l’idée de résister, quand je suis venu. Elle a essayé de ne pas se montrer aussi indigne qu’elle ne l’était vraiment. Elle a échoué. Comme sa mentor avant elle. Elles ne font que ça, ne savent faire que ça, échouer. Ce doit être dans les gênes des guérisseuses de ce Clan. Je ne suis même pas étonné. Feuille de Chêne vient de s’écrouler sous moi, sous mon poids. Je viens de lui couper le souffle. Lui couper la parole. Il allait dire quelque chose, il avait ouvert la gueule. Qu’aurait-il pu dire d’intéressant ? Qu’aurait-il pu ajouter qui ne m’aurait pas énervé ? Rien. Strictement. J’avais fait un bon choix. Je l’avais empêché de dire une connerie de plus, une connerie qui m’aurait encore plus énervé que je ne l’étais déjà par son caractère. Par son attitude. Je ne m’en remettais pas. Il avait quand même eu le culot de venir poser son postérieur, oui, son postérieur, sur ma tête. Ma tête, merde. Oh, ce n’était que le début, il ne sait pas ce qui l’attend. Je vais le réduire en morceaux, là tout de suite. Peu m’importe les témoins. Comme s’ils ne se doutaient pas déjà de mon agressivité. Comme si ces faux-cul ne me connaissaient pas.

Un cri s’échappe de sa gorge. Et quel cri. Je ne suis pas sûr que Feuille de Chêne soit réellement un mâle. Il doit lui manquer des couilles. Dans tous les sens du terme. Je souris, il a réussi à m’échapper, à échapper à mon poids. Je ne l’ai pas retenu. Je veux me battre. Je veux lui faire mal, je veux le faire souffrir. Je veux l’humilier comme il vient de le faire. Ce gros con. Il a réussi à se faire mal tout seul. Si ce n’est pas pathétique. Ce n’est qu’un tas de graisse. Il est gros, et pourtant, il n’a rien de mon physique. Moi, je ne suis pas gros. Je suis imposant. Ce sont des muscles, là-dessous. Pas comme lui. Il me dégoûte. Comment a-t-on pu le nommer guerrier ? Étoile Sanglante a dû s’en occuper. Des faibles s’entourent de faibles, c’est bien connu. Il grogne, me crache à la gueule. Mais ce ne sont que des mimiques ridicules. Il ne passera pas aux actes. Il a trop peur. Il a miaulé quelque chose, dans notre combat, mais je n’ai pas entendu. Ou alors je n’ai pas voulu entendre. C’est sûrement cela. Il ne mérite pas que je l’écoute. Il essaye de s’en tirer du mieux qu’il peut. Il arrive à me cogner la tête contre le sol. Je grogne à mon tour. Non pas parce que ça fait spécialement mal, surtout parce qu’il commence à y avoir des chats bien trop curieux qui ont soudainement décidé d’assister à notre combat, et qu’évidemment ils n’arrivent que quand c’est moi qui prend. Il va le regretter. Amèrement.

Deux chats sont venus essayer de nous séparer. Ils ne sont pas restés longtemps. Ils ne resteront jamais longtemps. Ils ont trop peur. Peur de moi. Ils viennent de relâcher Feuille de Chêne. Pff. Et il pense m'impressionner ? Feuille de Chêne se tient face à moi. Il n’est pas content, le chat domestique ? Il n’est pas habitué à la vie de clan ? “Mais t’es vraiment un espèce d’attardé toi ! Qu’est-ce que tu fous à me sauter dessus comme un gamin ? Si t’es pas content t’avais qu’à te casser directement !” Je n’ai pas trop aimé “l’attardé”. Pas du tout, même. En plus, ce con, il sait très bien pourquoi j’ai fait cela. Il sait très bien qu’il a été malpoli. Il sait très bien qu’il m’a manqué de respect. Je déteste ce genre de chat. Il ose rejeter la faute sur moi, en plus de cela ? Il veut vraiment que je lui arrache la langue, ce con. Ça ne va pas tarder. Je n’ai pas mal. Je ne ressens pas la douleur. Pourtant, un léger filet de sang coule le long de mon crâne, descend, s’infiltre dans mon oreille gauche. C’est désagréable, certes. Mais la boîte crânienne est la partie du corps qui saigne le plus pour rien. Je ne risque rien. C’est peut-être impressionnant, mais ce n’est rien. Rien comparé aux vertèbres de sa colonne qui ont craqué sous mon poids. Il doit souffrir. Tant mieux. C’est reparti. La seule chose que je vais casser, c’est lui. Je m’élance vers sa silhouette frêle.

HRP:
 

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message posté par Rayon de Soleil, Jeu 24 Mai 2018 - 10:47



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La journée n’avait pas si mal commencé. Et les plans étaient en bonne voie, tout se mettait en place petit à petit. La pluie ne tombait pas, le ciel était dégagé, la chasse n’avait pas été trop mauvaise. Non, véritablement, la journée n’avait pas mal commencé. Pourquoi cela avait-il donc dégénéré ainsi ? Pourquoi Rayon de Soleil en était arrivée à sauter au milieu de la mêlée, sans même savoir qui elle voulait protéger en faisant cela ? Pourquoi, comment s’était-elle retrouvée, haletante, à côté de Feuille de Chêne, les yeux fixés vers Souffle de Braise qu’elle avait fait rouler sur le côté ? Elle était perdue. Elle ne savait plus. Elle avait agi d’instinct, et maintenant, elle se demandait ce qu’elle faisait là.

Cela aurait pu se limiter à un simple échange animé entre Feuille de Chêne et Souffle de Braise. Rayon de Soleil ne savait pas trop quelle était la raison de leur altercation, qui avait commencé, dit quoi, qu’importe. Elle était occupée ailleurs, et de toute manière, cela ne la concernait pas. Mais les deux mâles roux en étaient venus aux pattes. Après avoir haussé le ton, et quelques félins s’étaient déjà approchés, curieux. Souffle de Braise avait attaqué, d’autres chats s’étaient approchés, et tout ce remue-ménage avait fini par alerter la lieutenante. Elle s’était approchée, elle aussi, frayé un chemin parmi les curieux, et s’était arrêtée net en voyant les deux félins se toiser, à nouveau séparés. Feuille de Chêne avait l’air mal en point, Souffle de Braise saignait à la tête. Pourtant le mâle roux s’était ramassé sur lui-même, et s’élançait à nouveau vers Feuille de Chêne.

Rayon de Soleil bondit, elle aussi, près de Feuille de Chêne, percutant l’objet de sa vengeance et l’envoyant rouler sur le côté, à l’écart de sa victime. Elle avait bondi d’instinct, mais ne savait pas si c’était pour empêcher Souffle de Braise de blesser son camarade, ou pour l’empêcher de se faire du mal à lui-même. Elle l’observait, maintenant, étalé par terre, surpris. Il ne devait pas s’attendre à être repoussé de la sorte. Elle-même n’aurait pas imaginé réagir ainsi. Mais elle l’observait, et le silence s’étendait autour d’eux. Elle ne savait plus quoi faire, ce qu’elle devait dire ou ordonner. Peut-être devait-elle leur demander de se calmer, de régler leur différent autrement ou simplement leur ordonner d’aller consulter Agate Étoilée. Peut-être aurait-elle dû punir un fautif - si seulement elle savait lequel était-ce, déjà - ou s’écarter et retourner à ses occupations comme si de rien n’était. Elle ne savait plus quoi faire. Elle resta plantée là, perdue dans les prunelles de Souffle de Braise.

Rayon de Soleil ne sembla reprendre vie que lorsque le mâle roux se releva. Elle s’ébroua doucement, jeta un regard circulaire autour d’elle. Tant de paires d’yeux la fixaient qu’elle baissa les siens, puis se retourna et avisa Feuille de Chêne. Renvoya son regard vers Souffle de Braise. Revint au frère de la guérisseuse. Et trouva enfin ce qu’elle pouvait dire.

“Feuille de Chêne, va voir ta soeur si tu as mal quelque part. Souffle de Braise, toi aussi. Mais je ne veux pas d’autre bagarre, vous n’êtes plus des gamins, compris ?”

Elle s’attendait à une réponse sarcastique du mâle roux, tout en sachant déjà qu’elle se sentait trop épuisée pour lui répondre, bien qu’elle n’ait fait que les séparer. Ce n’était pas l’effort physique qui l’avait fatiguée, mais le tourbillon de pensées et d’émotions qui s’était déchaîné en elle. Elle avait dans l’idée d’aller faire un rapport à Étoile Machiavélique, et de discuter d’éventuelles sanctions, mais elle attendit que l’attroupement se disperse et que les deux mâles suivent son conseil. Et surtout, elle aurait bien aimé que Souffle de Braise ôte son regard d’elle-même. Elle qui l’avait tant recherché, il lui semblait plus brûlant qu’un soleil de pleine saison des feuilles vertes en cet instant.

©️ Codage by Ella'


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