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Étoile Sanglante
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message posté par Étoile Sanglante, Dim 3 Sep 2017 - 12:23


« if i just let go i’d be set free »



Ta nuit avait été courte. Et pour cause, elle avait été quasiment inexistante. Pourtant, t’aurais pu bien dormir hein, franchement là t’aurais eu toutes les raisons du monde pour passer la meilleure nuit, ou du moins pour d’endormir direct. La veille, tu avais été tué. Accessoirement. Tu t’étais à moitié vidé de ton sang quand ta fragile gorge avait été tailladée, pour ne pas dire poignardée par un bâton. T’avais perdu ta première vie, t’avais même été assommé, donc ça ça fatigue et ça t’aurait permis de t’endormir - si on comptait pas le traumatisme hein, parce que mine de rien, être tué pour la première fois, du moins de la sore, ça marque, hein.

Ou même sans ça, toutes les nuits blanches que tu t’étais tapé auparavant, toutes ces journées passées à marcher, marcher sans répit, marcher inlassablement, marcher encore et toujours, marcher sans jamais s’arrêter, marcher sous un soleil de plomb, marcher sous la pluie torrentielle, marcher sans faillir, marcher sur des terres inconnues et inhospitalières, marcher le ventre vide, marcher guidé par l’espoir, marcher aveuglé par l’espoir, marché désespérément, trébucher et tomber, également. Chuter. Faillir. Abandonner. Fermer les yeux. Tenter d’oublier. Tenter d’en finir. De laisser tout ça de côté. De mettre fin à ce calvaire. Tout ça, tu n’avais pas pu. Tu avais courbé le dos face à la douleur, qui t’attaquait sans cesse. Elle, la douleur, elle avait pas besoin de se reposer. Elle avait pas besoin de manger ou de boire. Elle se nourrissait de ton désespoir, de ta peur. Elle t’attaquait sans relâche, elle ne connaissait aucune trêve ; tu ne pouvais qu’apprendre à vivre avec elle, à tenter de cohabiter. Sauf que la douleur n’est pas quelqu’un de facile. Elle est fourbe, la Douleur. Elle te surprend toujours quand tu baisses ta garde, d’un coup, comme une pique en plein cœur. Tu te devais d’apprendre à déjouer ses tours, à la connaître tout simplement. Tu ne devais en aucun cas la laisser gagner. Ça, c’était hors de question. Tu devais en permanence lui être supérieur, par n’importe quel moyen, mais surtout ne jamais la laisser prendre les rênes. Parce que ce jour là, ç’aurait été fichu. T’aurais été fichu. Ç’aurait été ta fin, indéniablement. Du coup, t’étais resté éveillé des jours durant pour pas que la Douleur ne t’attaquât par surprise, pendant ton sommeil ; elle était fourbe, elle en était capable.

Alors oui, ce long avait sappé tes forces, mais c’était pas suffisant pour te laisser dormir. Ç’aurait suffi si tu les avais retrouvées, elles. Si elles avaient été auprès de toi. Si tu les avais au moins vues, seulement ça, juste ça ! T’aurais tellement aimé. C’était ton souhait le plus cher, c’était ta raison de vivre. C’était tout, pour toi. Ta fille, ta compagne. C’était tout ce qu’il te restait.

Elles sont mortes.

La Douleur a frappé comme jamais. La Douleur se déchaîne. La Douleur ne connaît aucune limite. La Douleur se fiche bien de ton sort, elle en rit, elle s’en délecte cruellement. Tu t’attendais pas à ce qu’elle te frappât, sur ce coup-là. Tu t’attendais sincèrement à les retrouver. Sincèrement. Tu t’attendais sincèrement à les revoir, à les sentir à nouveau auprès de toi, à leur parler à nouveau, à entendre leur voix, à sentir leur doux parfum familier, à sentir contre toi la douce chaleur de leur corps. NON. Non, ça n’arrivera plus jamais, jamais. Jamais tu ne les reverras, jamais tu ne les entendras, tu n’entendras leurs voix que dans tes rêves les plus fous, les rêves où la Douleur tenait les rêves. La Douleur gagnait. Elle en avait rien à foutre de ton état actuel. Elle frappait encore. Elle connaît pas de limite. Elle les repousse toujours plus loin, même quand tu crois qu’elle a atteint son apogée, son paroxysme.

« ‘cause it’s not too late, it’s never too late. »

C’est faux. Non, ça, c’est pas vrai. Il n’est pas pas jamais trop tard. Dans ton cas, il est trop tard. Ça l’est. Tu ne les reverras plus, donc forcément que c’est trop tard ! Qui a dit que c’était jamais trop tard ? Il ment, cette personne ment, cette personne est tout aussi fourbe. Ce n’est qu’une illusion. Tu t’es bercé d’illusions pendant tout ce temps. Que tu pourrais les retrouver à toi tout seul. Que tu les sauverais, tiens. Juste toi. Toi loin de ton Clan. C’était un mensonge, une cruelle illusion, ça aussi. Et si tu n’était pas parti ? Et si t’étais resté au camp ? Tu les aurais peut-être revues, non ? Elles seraient rentrées comme elles l’avaient fait sans toi. Parce qu’elles n’avaient pas eu besoin de ton aide. Et ça, c’était la vérité. Putain, pourquoi t’étais parti ! T’étais coincé dans ce putain de brouillard qui t’avait aveuglé, empêché de voir clair, de voir cette vérité si cruelle et douloureuse. Elles étaient mortes parce que t’étais parti. Et rien d’autre. Et à cause de ça, c’était trop tard, tu ne les reverrais jamais, tu vivrais éternellement tes sept autres vies dans la douleur, la douleur de ne plus les avoir, la douleur d’avoir un cœur arraché, d’avoir un gouffre béant rempli de ténèbres qui s’est créé en toi. La douleur d’avoir perdu ce qui te retenait à la surface. La douleur d’avoir perdu la seule chose au monde qui comptait vraiment pour toi. D’avoir perdu ton sang. Ton oxygène, Le sang de ton sang. Tes sentiments. tu ne ressentais plus que les remords, les regrets, la peine immense, la douleur, la souffrance.  

Tu t’étais effondré au sol, à l’autre bout du cam, dans un coin tranquille, après avoir quitté l’antre d’Étoile Machiavélique. Juste après cette patrouille, t’avais été la voir. Vous aviez parlé. Elle avait parlé. Elle t’avait appris. Et toi, tu avais juste refusé. Tu ne voulais pas accepter une telle vérité, tu ne voulais pas d’une vérité qui te déchire, qui te fait souffrir. Non, t’en voulais pas, cette vérité tu voulais l’enterrer, la jeter au loin, la réduire en poussière. Juste l’oublier. Parce que la Douleur se délectait de cette cuisante vérité. Et toi, tu te retrouvais à terre, terrassé par la Douleur, en train de regarder les étoiles qui s’éteignaient petit à petit. Deux étoiles manquaient à l’appel. Pelage de Miel et Envol de l’Hirondelle. Ces deux étoiles étaient parties à jamais. Mais, c’était invisible.

Qui se fiche bien de savoir qu’une lumière de plus s’éteint dans un ciel d’un million d’étoiles ? Le ciel continue de briller de mille feux tandis que cette lumière vacille. Qui se fiche bien de savoir si quelqu’un arrive au bout de sa vie ? Nous ne sommes que des instants, de courts moments. Nous sommes juste plus rapides. À part toi, tout le monde se fichait qu’une lumière de plus s’éteigne. Toi, tu en avais quelque chose à faire. Toi seul.




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message posté par Ange des Ténèbres, Lun 25 Sep 2017 - 19:09



Tu aurais été plus simple si tu étais venu avant

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Je.... Je dors, je le sais, mais l'environnement est extrêmement bizarre. C'est la réalité sans l'être. Je ne sais pas si quelqu'un comprend quelque part, mais cet endroit, c'est tout sans l'être. Fin, t'as un arbre là-bas. Un arbre aux couleurs normales. Un arbre qui commence à avoir ses feuilles oranges par le soleil se déclinant. Pourtant, normal, il ne l'est pas. Fin quoi. T'as déjà vu un arbre dont les feuilles sont en réalités des crânes de couleurs ? Des cranes à l'épaisseur d'une feuille, à la taille d'une feuille, à la couleur d'une feuille, à la consistance d'une feuille tout en étant crâne ? C'est réel ça ? Franchement j'ai vraiment un doute. Tu sais, le monde n'a jamais été normal, toi qui m'accompagne sans cesse. Qui m'énerve sans cesse. Qui me rend fou, sans cesse. Tu trouves que c'est normal ? Je suis désolé de te dire ça, mais ce n'est pas normal. Les feuilles ne sont pas des crânes. Des crânes ne sont pas des feuilles. Est-ce que tu comprends ? Tu veux que je te le réexplique ? Regarde, comprends, je sais pas mais fait quelque chose. Est-ce que tu as déjà vu un arbre avec des crânes ? Est-ce que tu sais ce que sont des crânes déjà ? Les crânes, c'est ce que tu as en haut de ton corps, ce truc connecté au cou. C'est ça un crâne. C'est aucunement connecté à une feuille ! À  une branche ou je ne sais quoi d'autre ! Un arbre. Un putain d'arbre n'a aucune cervelle. Et un crâne ça continent une cervelle. Un crâne c'est pas là pour faire joli. Fin si. T'as des choses qui utilisent des crânes pour faire joli. Tu sais, les crânes peuvent signifier la victoire aussi. Chaque ennemi que tu as tué, tu les exhibes sur ta pauvre tête. C'est une façon que tu peux avoir pour montrer que tu es puissant, et redoutable. C'est d'ailleurs ironique quand tu crèves, mais bon. On fait avec. Tu sais que tu peux faire aussi d'autres trucs jolis ? Les crânes peuvent se placer sur le sol aussi. Tu sais, tu peux les mettre près de ta tanière. Chaque chat les verra avant de te dire bonjour. Chaque chat sera dégouté. Chaque chat te haïra. Mais tu t'en foutra, tu seras content de cette puissance incarnée dans ces pauvres crânes. Tu sais, les regards des autres tu t'en fiches. Les crânes c'est tout ce qui t'importe. Tu sais comment tu obtiendras ces crânes ? Tu veux que je t'explique ? Tu sais, c'est pourtant simple. Je ne vois pas pourquoi tu me le demanderai alors que c'est toi le spécialiste ! Mais bon, je vais te le dire quand même. Je suis gentil moi ! Les crânes, tu les as en coupant une tête ! Voilà, tu le sais maintenant ! Tu vas pouvoir collectionner ces jolis crânes, faire en sorte qu'ils soient ta nouvelle décor. Je suis sur qu'elle sera superbe ! Je peux te faire confiance là-dessus, toi et tes goûts d'une splendeur sans égale. Bref, je dis tout ça parce que je ne suis pas dans un endroit normal, et je suis sûr que tu en es le coupable. Toi qui me soule depuis tant de temps, tu es la faute de tout. Mais bon, peut être que c'est juste mon imagination qui veut voir des crânes après tout. Chose totalement normale quand t'y réfléchis. Tu sais que les crânes peuvent être un porte-bonheur. Fin, faut pas qu'il soit trop gros, c'est un peu imposant sinon. Mais tu sais, tu peux prendre une tige de lierre, et faire un collier avec un crâne d'oiseau ou de souris. Tu sais, tu passes la tige dans un trou, et ensuite dans l'oeil, et voilà ! Tu peux porter ton porte-bonheur autour du cou ! Tu sais, je suis certain que ça t'iras très bien ! Le crâne peu te représenter avec une puissance que tu n'aurais jamais cru possible ! Et tu sais, comme ça on pourra mieux nous différencier ! Tu sais c'est à cause de toi qu'on me prend pour un lâche. C'est à cause de toi qu'on me prend pour la pire espèce existant dans ce monde ! Une différence entre nous serait un grand luxe ! Tu sais, tu as une allure différente de la mienne, mais tu sais personne ne le voit. Tu crois vraiment qu'un chat y fait attention ? Qu'il voit une quelconque différence entre nos deux pas ? Tu veux que je t'avoues un truc ? Je vais te le dire. Ils ne voient aucune différence. Aucune ! Alors arrête. Arrête et je te serais l'être le plus reconnaissant au monde. Oh, je sais la question que tu te poses. Tu te dis, pourquoi moi et pas lui ? Oui ce petit lui. C'est comme ça que tu m'appelles, lui. Je suis lui tu es tu. Tu vois on s'appelle différemment. On s'appelle de deux noms différents parce qu'on est pas pareils. On n'a pas la même façon de penser mais ça tu le savais déjà non ? Fin, tu sais où je veux en venir ? On va avoir deux portes-bonheur différents. Tu vois, tu comprends, tu écoutes. Tu entends tout ce que je dis. Mais tu sais une chose ? Je ne sais pas si qui peut le représenter. Tout pourrit un jour tu le sais ? Regarde les feuilles de cet arbre aux crânes ! Elles sont jaunes. Elles sont oranges. Elles sont marrons. Elles sont sur le point de tomber de cet arbre pour pourrir sur ce sol juste sous elles. Elles crèvent. Elles ne représentent la vie que très peu de temps. Parce que c'est ce que je suis, la vie. Je ne peux pas être une feuille. Elle finira par se désagréger avant même que j'arrive à la porter. Alors tu sais ce que je vais choisir ? Tu dois avoir bien des idées je le sens, mais j'en ai une. Que je te dirais après que je t'aurais expliqué quelques détails. Je ne peux pas porter une feuille. De l'eau encore moins ! Dans quoi veux-tu que je la mette pour qu'elle reste avec moi ? Une feuille ? Mais je t'ai dis qu'elle se désagrègent rappelle toi ! Les feuilles sont La Mort ! Tu le sais ! Les feuilles ne sont que tes victimes, celles que tu portent le long de ton cou ! Tu sais quoi ? Je ne suis pas une victime ! Et encore moins la tienne ! Je ne le suis pas ! Je ne peux pas dire que je ne le serais jamais. Un jour, je mourrais et ce que je sais, c’est que ce sera peut-être ta faute ! Je suis fou, mais je ne suis pas ta victime, je suis fou par ta faute. Je suis fou à cause de ce que je vois. À cause de tes horreurs. Tes horreurs. Les tiennes. Tu sais ? Tu sais que s’il ne me libère pas du fardeau que je père je le tuerai ? Je suis la Vie. Tu es la Mort. Certes. Mais la Vie finie toujours par crever un jour. Pourtant je ne suis pas une feuille. Elle ne vit pas assez longtemps et je sais que je peux encore tenir. Tu sais que je suis fort ? Je peux l'être si je le souhaite ? Pourtant c'est la vérité. La pure vérité. Je suis fort mais tu l'es plus c'est tout.

C'est bon. J'ai enfin mon idée. Tu sais à quoi je pense ? Tu sais que cette chose ne meurt pas ? Fin si, mais longtemps après la mort de son porteur. En plus, est-ce que tu sais que ça peut se porter autour du cou ? Un porte-bonheur que je peux porter comme toi avec ton crâne qui te caractérise tant. Regarde. Cet arbre te représente. Moi, c'est ça. Cette chose qui vole là-haut avec son porteur. Cette chose aux couleurs vives. Cette chose tout autant inventée que ton arbre. Tu sais que tout ça est imaginaire ? Irréel ? Mais tu sais quoi ? Ça ne vient pas de notre imagination. Ton arbre et la chose qui viennent du vide. Oh d'ailleurs tu as du trouver ce qui me représente. Tu devrais savoir l'idée que j'ai eu. Enfin tout dépend de ton intelligence que je doute. Mais bon faisons avec. De toute façon je doute qu'on ait mieux. N'est-ce pas ? Bref venons en aux faits. Je peux être représenté par une plume. Les plumes ne peuvent pas mourir on est d'accord ? Enfin, si, au bout d'un moment, mais c'est comme tout. Rien ne peux vivre éternellement. C'est impossible et tu le sais bien. Même les esprits meurent à un moment. Tu mourras un jour. Et j'espère que ce sera avant moi, tu dois bien le savoir non ? Je te hais, tu me hais, tu ne trouves pas que c'est parfait ? Qu'on ne pourrait avoir mieux ? Si, on pourrait avoir mieux, si tu crevais et que je survivrai. Ce serait le paradis. Je veux que tu meurs, mais c'est ce n'est pas une grande nouveauté pour toi, n'est-ce pas ? Tu le sais depuis toujours, c'est pour ça que tu t'amuses avec moi. Parce que je te hais, et que tu me hais. C'est drôle bien ? Tu te marres bien ? Tu te moques bien de moi, parce que je ne suis qu'un faible comme tu le dis si bien ? Parce que oui, je t'entends. Tes pensées quand tu as le contrôle, je les entends. Mais quand j'ai le contrôle je suis dans une bulle inviolable. Le seul moment où je suis tranquille. Mais c'est trop tard. J'ai toujours tes paroles qui me remontent à la tête pour se déchainer dans mon crâne. Je les entends, encore et encore alors que tu n'es pas là. C'est comme si tu me chuchotais sans pourtant être là. Je sens tes murmures. Je sens ton souffle. Mais j'ai beau me retourner, tu n'es pas là pour prouver que tu es le porteur de mots. C'est le vide à côté de moi. A chaque fois. Tu dois en rire hein ? Tu dois te dire que je suis le pire des idiots. Et je ne peux pas te contredire. C'est ce que je suis. Le pire des idiots. Je ne peux pas être mieux de toute façon. Je suis idiot. Mais c'est comme toi. On est des idiots. Des pauvres cons. Mais tu sais quoi ? J'en ai marre. J'en ai marre de tout. De tout ce qui se passe. Mais pourquoi je ne change rien ? Pourquoi je ne mets pas fin à mes jours alors que c'est si facile ? Parce que je ne veux pas. J'en suis pas capable.

J'ouvre le yeux, je n'ai rien de mieux à faire. Je sors, je rejoins la clairière. Parce que je n'ai rien à faire. Je vois une ombre. Je m'approche. Je regarde. Parce que j'ai rien de mieux à faire.






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message posté par Étoile Sanglante, Sam 30 Sep 2017 - 23:35


« i'm holding on to so much more than i can carry »



T’aimerais bien hurler ta douleur à travers le camp. T’aimerais bien crier que tout était injuste. Tu aimerais bien faire savoir à tous que tu souffrais, à tous les guerriers, à tout le Clan, à tous les Clans, à tous les êtres vivants. T’aimerais leur faire savoir à tous. Leur dire qu’ils ne connaissent rien comparé à toi. Que personne ne peut souffrir plus que toi. Parce que c’est pas possible. Parce que ta douleur croît de jour en jour, parce tes souffrances ne s’éteindront jamais, parce que ta souffrance est infinie, elle n’a aucune limite. Elle dépasse même l’imaginable, personne, personne ne peut comprendre. Parce que personne n’a vécu ça, auparavant. Personne n’avait jamais été aussi maudit que toi. Tu étais maudit. Oui, parfaitement. T’avais perdu ton premier amour. Ton père, qui t’avait toujours détesté et renié. Ta mère, qui n’avait pas pu t’aider. Ton premier fils. Ta lieutenante, cette belle sœur dont tu avais été proche. Ta première fille et ta seconde compagne avaient été kidnappées sans que tu ne puisses rien faire. Puis t’étais parti à leur recherche. Tu les avais pas trouvées. Elles étaient revenues en ton absence. Ta première fille, celle qui t’avait renié avant, était morte quand tu étais très loin d’ici. Ta deuxième compagne, qui attendait vos chatons, était morte quand tu étais parti. À présent, maintenant que tu es revenu, il ne te reste plus rien. T’es parti et t’as tout perdu. Si t’étais pas parti, elles seraient encore là. Tu serais pas comme ça. Mais non, mais non, il a fallu que tu partes bien sûr, tout aurait été beaucoup trop simple sinon !

C’est juste inconcevable. C’est juste insupportable. La vérité. C’est juste la vérité. La vérité que tu t’étais cachée pendant tout ce temps. La vérité que tu ne voulais pas voir. Oh, mais maintenant, tu la voyais bien, cette réalité. T’aurais jamais voulu la voir. La vérité, ça fait mal. Les mensonges t’ont fait mal également, ils t’ont tenu en dehors de tout ça. Les mensonges t’ont empêché de voir quelle était cette vérité. Et t’aurais jamais souhaité voir à quoi ça ressemble. T’as l’impression d’être pris au piège, à présent, de suffoquer tant le chagrin est immense, tant il est lourd, tant il est insupportable. T’as l’impression d’être dans un cauchemar infini, un cauchemar qui te tuera. Le cauchemar de la vérité, le cauchemar de la vie. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que ça arrive encore ? Pourquoi fallait-il que ça arrive encore à toi ? Pourquoi tout s’acharnait contre toi alors même que t’avais été heureux, pourquoi tu n’avais pas cette chance, la chance de pouvoir vivre heureux ? Pourquoi d’autres le sont-ils quand toi tu dois souffrir dans ton coin, quand tu combats cette douleur qui ne partira jamais ? Non. Tu ne veux pas apprendre à vivre avec.

Tu ne peux pas y échapper, pourtant. Ça te rattrapera toujours. Ça te fera toujours mal. Ton cœur n’est plus en lambeaux, à présent. Maintenant, tu n’as plus de cœur. Juste un gouffre béant, à la place. Un gouffre plus grand est profond que jamais, un gouffre où seules les ténèbres règnent, un gouffre où le monstre que tu as toujours été est tapi et attend. Il attendait ça, il attendait que tu te sentes aussi mal. Ce monstre qu’avaient combattu tes êtres chers. Sauf qu’à présent, elles ne sont plus là pour le retenir, personne n’est là pour le retenir. Ta vie est bien loin d’être finie, il t’en reste sept, précisément. Sept vies durant lesquelles tu seras condamné à souffrir quotidiennement. Durant chaque instant de chacune de ces sept vies, tu ne feras que penser à ce que tu as perdu. À regretter éternellement. Et si tu avais été là, seraient-elles mortes ? Non. Elles sont mortes parce que tu n’avais pas été là pour elles. Oui, tu te répétais. Mais oui, tu souffrais, tellement que tu ne pouvais que te répéter les terribles choses qui te passent à l’esprit. Tu souffrais encore plus que quand tu avais perdu Vol d'Hirondelle. Et infiniment bien plus que quand Pjüniarska t'avait tué, avec son bout de bois aiguisé à la gorge.

Tu n’avais pas remarqué ce félin qui se tenait près de toi. Il n’avait pas l’air en meilleur état. Enfin, personne ne pouvait être dans un état pire que le tien, mais bon. Tu suffoquais tellement t’avais mal. Tu te faisais mal en pensant à tout ça. Tu te rendais fou. C’est toi qui te rends fou, à présent. Tu essayes de tenir. Tenir face à tout ce qui t’entraîne vers le bas, tout ce qui menace de t’emporter, tout ce qui te menace de te faire sombrer à jamais. T’essayes de tenir. Pourquoi tiendrais-tu ? C’est trop lourd à porter, tout ça. Toute cette douleur. Si tu te laissais partir, tu serais libre. Alors pourquoi résister, pourquoi s’acharner, pour tenir encore et encore pour souffrir éternellement, pour ne pas voir de fin à cette putain de douleur ? Pourquoi tu continues quand même ?  Pourquoi tu continues à tenter de porter ce poids, si lourd, c’en est pourtant intenable. Pourquoi est-ce si lourd, pourquoi ça te fait suffoquer, tituber, pourquoi tu ne tombes pas encore ? Ce serait achever tes souffrances. Mais peut-être qu’après encore, tu souffriras. Peut-être que, rien que pour toi, cette douleur n’en finirait jamais. Tu n’avais pas la garantie d’être totalement tranquille, si jamais tu te laissais partir. Toi, tu voulais juste arrêter tout ça. Ne plus continuer. Y mettre un terme. Et ne plus jamais le ressentir. Tu préférerais ne rien ressentir. Ce serait tellement plus simple.

C’est vrai, il te restait encore tes petits enfants : Planite Nuageuse, Nuage de Désir et Nuage de l’ me. Les enfants d’Envol de l’Hirondelle. C’était tout ce qui te restait d’elle. Tu savais aussi que les enfants de Pelage de Miel et toi avaient survécu. Mais tu ne les connaissais pas. Tu connaissais juste le nom de Plume de Rouge-Gorge, ta fille, celle qui te ressemble comme c’est pas permis. Et tu savais juste que le félin qui se tenait à tes côtés, actuellement, était ton fils. Mais tu ne le connaissais même pas. C’est comme si c’était un parfait étranger. Tu l’aimes juste parce que tu sais que c’est ton fils, à Pelage de Miel et à toi. Mais c’est tout, ça s’arrête là. C’était eux, ta raison de vivre. Ce pourquoi tu t’accrochais encore désespérément. Et tu t’en voulais pour leur avoir infligé cette vie. Toi-même, tu n’avais pas eu ton père pour grandir. Tu leur infligeais la même chose. Leur mère aussi, était morte. Ils vivaient le même enfer que toi t’avais vécu. Sauf que toi, ton père t’avait rejeté. Mais toi, tu ne voulais pas rejeter tes enfants. Si t’avais su, tu serais rentré. Non. Si t’avais su, tu serais resté ici et tu te serais pas cassé à l’autre bout du monde pour les retrouver. Mais t’avais été aveugle. T’étais dans un brouillard. Tu n’avais pas pu voir la vérité. Et personne ne t’avait aidé à t’en sortir. Et voilà le résultat.

« J’aurais jamais dû parti.. » Ta voix se brisa déjà. Elle était rauque, t’étais complètement enroué. Les mots se coinçaient dans ta gorge tandis que tu regardais encore les étoiles s’éteindre. Et la dernière étoile s’éteignit. « Tout est de ma faute. Si seulement… Elles seraient encore là. »

Tout se bousculait dans ta tête. Mais tout semblait clair, pourtant. Bien trop clair.



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message posté par Ange des Ténèbres, Mer 4 Oct 2017 - 23:41

Je plonge mes yeux dans ceux de mon père. Ses yeux qui ne montrent que son âme brisée. Je crois qu'il n'a jamais su que maman etait morte. Je crois que.... que cette mort le brise. J'ai un père aussi brisé que moi par les absences. Lui de celle de sa compagne, moi de la sienne. On en a tous les deux marre de la vie. Marre de tout ce qui se passe autour de nous sans qu'on ne puisse y faire quelque chose. On est purement démunis et ça empire. Tout ça parce que tu es venu au monde avec moi. Tout ça parce qu'elle a été tuée. Maman me manque. Je ne l'ai pas vue très longtemps en y repensant. Je me souviens quasiment pas d'elle tant le souvenir de sa voix est lointain. Je sais qu'elle était belle, mais je crois que c'est tout ce dont je me souviens. Le passé est dur. Et tu n'arranges pas les choses toi. Tu es peut être même le declencheur, mais il est trop tard pour y faire quelque chose. Tu ne peux pas arrêter l'attaque d'un rat. Alors quand la mort te veut entre ses serres, tu peux être certain que ta vie va bientôt avoir une fin et que tu ne pourras jamais rien y faire. Tu ne peux pas revenir en arrière pour effacer tes erreurs. C'est ce que je déteste le plus dans la vie je crois bien. Quelques fois je me dis que le retour dans le passé serait bien, juste pour faire en sorte que tu creves dans un trou pour être seul dans ma tête et pour ne pas finir brisé et au bord de la mort comme je le suis maintenant. Petit je n'aurais jamais imaginé ma vie ainsi. Et heureusement. Quel chaton imagine sa vie devenir un enfer ? Tout le monde veut venir le plus fort, pas celui qui pense a se tuer.

Je m'assoie pour observer le chat qui est mon père. Il ressemble trop a ma soeur, est-ce que tu le remarques toi aussi ? Toi qui n'as jamais fait de mal a mes soeurs ? Je crois que c'est la seule chose que tu n'as jamais faite. Jamais tu n'as posé ne serait-ce qu'une seule griffe sur elles. Peut être que tu tiens à elles autant que moi. Ou peut être que tu te gardes le meilleu pour la fin comme tu serais capable de le faire. Je dois m'attendre à tout avec toi.

- « J’aurais jamais dû parti.. »

Je grimace quand la voix de mon père se brise comme une tige de lierre sous la pression. Je me sens mal pour lui. Il regrette autant que je regrette son depart tout aussi soudain.

- Tout est de ma faute. Si seulement… Elles seraient encore là. »

Si seulement il savait combien j'étais désolé. Pourtant ce n'est pas comme si j'y étais pour quelque chose. Contrairement à toi. J'obseeve mon père avec une lueur de pardon dans les yeux. Peut être même de la pitié

- "Je suis si désolé papa.. Maman n'aurait pas dû mourir.... Il n'aurait jamais dû exister non plus..."
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message posté par Étoile Sanglante, Dim 8 Oct 2017 - 15:07


« i wanna let me go but there’s comfort in the panic »



Tu fais face à ton fils. Pour la première fois. Enfin, la seconde plus exactement. La première fois, la veille, il avait juste tenté de te tuer. Rien que ça. Heureusement que Feuille de Chêne s’était interposé. Enfin, comment lui en vouloir ? Vous êtes deux étrangers. Vous ne vous connaissez pas. Il avait grandi loin de toi, pendant que tu t’exilais et que tu te tuais à chercher Pelage de Miel et Envol de l’Hirondelle. Il avait eu le temps de naître, de grandir, d’apprendre à découvrir le monde sans toi, il avait tout appris sans toi, loin de toi. Il avait grandi sans père. Ni plus ni moins. Alors, c’était normal qu’il t’en veuille. C’était normal d’avoir réagi ainsi. Pourtant, là, il semblait presque aussi fatigué que toi. Il semblait à bout, lui aussi. C’était comme si lui aussi avait dû subir un long exil, comme s’il avait vécu des choses que nul ne saurait décrire. Mais après tout, tu ne savais rien de lui, non ? Tu savais juste son nom, que c’était ton fils, ton unique fils. Si l’on exceptait celui que tu avais eu avec Vol d’Hirondelle. Tu sais, le chaton gris, là, la petite boule de poils sans défense. La petite boule de poils innocente qui avait tué ta bien aimée. Il l’avait tué en naissant. En mourant, Vol d’Hirondelle avait donné vie à ce chaton innocent. Ce chaton sur qui tout était retombé. Tu l’avais pris. Tu avais marché loin, loin de là. Et tu l’avais laissé là où, des lunes plus tôt, ta mère t’avait laissé pour que tu rejoignes les Clans. Sauf que c’était tout le contraire. Delta avait voulu que tu vives loin de Oméga, elle avait fait ça pour que tu vives, elle t’avait fait quitter les terres des Escogriffes pour que tu échappes à cette violence. Et toi, tu avais pris ton fils avec tellement de haine, tu l’avais emmené loin des Clans, vers ce territoire Escogriffe, pour qu’il meure justement. Tu avais échappé à la haine. Tu lui avais donné toute ta haine, à ton fils. Juste par vengeance. Par désespoir. Par colère noire. La mort de Vol d’Hirondelle t’avait fait tellement mal qu’il t’avait fallu trouver un bouc émissaire. Et ce dernier avait été ton fils. Désormais, tu étais sûr qu’il était mort. Mort comme bien d’autres chats que tu avais tués.

Mais, et si l’histoire s’était répété avec Pelage de Miel et Ange des Ténèbres ? Tu t’étais souvent posé cette question. Tu t’étais toujours demandé si le scénario allait se répéter encore une fois. Si tu étais maudit. Si ça avait été le cas, aurais-tu pris ton autre fils pour le jeter dans la nature en espérant qu’il paye d’un acte dont il n’aurait jamais eu conscience ? Comment pouvais-tu vouloir la mort de ton fils alors que celui-ci n’avait rien demandé, n’avait rien mérité, n’avait strictement rien fait ? La vie était injuste. Tu l’étais aussi. Tu souffrais. Donc tu faisais aussi souffrir les autres. C’était aussi simple que ça. Aussi simple, et profondément cruel de ta part. Pelage de Miel et Vol d’Hirondelle n’étaient pas comme ça. Elles avaient toujours tenté de te calmer, de t’apaiser. De te contrôler. De contrôler le monstre qui était en toi. Cela marchait. Mais quand elles ne sont plus là pour le retenir, alors il est libre de revenir et de semer à nouveau la discorde.

« Je suis si désolé papa.. Maman n'aurait pas dû mourir.... Il n'aurait jamais dû exister non plus… »

Tes griffes s’enfoncèrent dans le sol avec haine. Non. Elle n’aurait jamais dû mourir. Ce salaud de tueur n’aurait jamais dû la tuer. Cet enfoiré n’avait pas le droit. Il avait profité de ton absence pour faucher la vie de ta bien aimée. Tu le savais. Si t’avais été là, t’aurais pu la défendre. T’aurais pu la protéger. T’aurais pu la sauver. Mais non. T’étais pas là au bon endroit au bon moment. T’avais été au mauvais endroit au mauvais moment. Et ça, tu t’en voulais. Tu t’en voudrais toujours. Parce que la famille, c’était sacré. Fallait pas y toucher. C’était bien un des seuls trucs bien chez toi, ça. Tu étais protecteur. Surprotecteur. La famille, c’était tout pour toi. C’était tout ce qu’il te restait, à vrai dire. C’était toute ta vie. C’était ce qui te permettait de ne pas replonger.

« Cet enfoiré de tueur n’aurait pas jamais dû exister. Il aurait juste jamais dû toucher à Pelage de Miel. Personne ne touche à ma famille sans m’affronter. » Tu la sentais, la rage. Elle remontait en toi. Elle t’animait à nouveau. C’était elle qui te redonnait cette rage, cette envie de te battre. « Crois moi, celui qui te touche toi ou tes sœurs, je le tue. »

| La confusion sur le meurtrier à la fin est fait exprès |



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message posté par Ange des Ténèbres, Lun 23 Oct 2017 - 14:46



Un beau titre ici

Gens ft Ange des Ténèbres


Je n'arrive pas à lacher le regard de mon père. Il est comme moi. Il est brisé. On est brisé. On est une famille de brisés, et on ne peut rien y changer. On est vides, vides de tout sens, vide de joie, de bonheur, de raison de vivre. On pourrait très bien crever. On ne manquera à personne. La Terre n'a plus besoin de nous, elle s'en fiche. Ne plus nous voir lui fera même beaucoup de bien. On ne sert à rien, on détruit. Les coeurs, les vies, les pensées, le moral, tout. Tout passe sous nos pattes pour crever au loin. En plus, on est seuls. Ma soeur. Mes soeurs.... Que font-elles de nous ? Rien. Elles vont et viennent sans aucun but. Je n'ai pas parlé avec elles depuis bien longtemps, elles sont comme du passé. Je leurs ai fait peur je crois bien. Elles ont peur de moi à cause de toi. Peur... Elles ne devraient pas avoir peur de moi, mais que de toi. Pourtant à cause de toi, elles ont aussi peur de moi. Alors que je ne leurs ai rien fait. Tu as fait fuir toutes celles que j'aimais, et les males ne me supportent pas parce que quand t'es là, je deviens prétentieux. Tu veux que je vive avec ça ? C'est pas possible, tu devrais le savoir. Pourtant je fais avec. Je souffre de plus en plus au fur et a mesure que les jours passent, mais on fait avec. On ne peut pas faire sans de toute façon. C'est pas possible.

« Cet enfoiré de tueur n’aurait pas jamais dû exister. Il aurait juste jamais dû toucher à Pelage de Miel. Personne ne touche à ma famille sans m’affronter. Crois moi, celui qui te touche toi ou tes sœurs, je le tue. »

Il ne comprend pas.

"Tu ne peux rien faire contre lui papa.... Il fait partie de moi....



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CE QUIPROQUOOOOOOOO XDDDD
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message posté par Étoile Sanglante, Ven 3 Nov 2017 - 23:35

« i’m pretty sure the world is out to get me »



Regarder le fils que tu n’avais jamais connu ne te faisait que regretter encore plus ce que tu avais fait. Cela te faisait encore plus penser à ta lâcheté, à ta couardise. Après tout, tu avais fui le Clan. Ni plus ni moins. Tu avais beau prétendre que c’était un exil forcé, que tu étais parti en mission pour retrouver ta fille et ta compagne, il manquait toujours cette part de vérité : ta fuite. C’était une véritable fuite, en quelque sorte. Tu avais fui dans un brouillard épais, tu avais fui en étant aveugle, certes, tu étais déboussolé, perdu et désespéré, cela ne changeait rien au fait que tu étais bel et bien un lâche. Un traître. Tu étais chef de Clan, après tout. Le chef de ton Clan. Le grand et puissant chef du Clan du Tonnerre, le fier et craint Étoile Sanglante. Le Chef qui avait contribué à la force de son Clan, à la grandeur de ses membres. Qui avait une réputation tachée de sang, mais dont la force n’était plus à prouver. Ce chef là avait fui. Personne n’aurait pu le croire. La preuve, tout le monde croyait que tu étais mort. Pas que tu avais soudainement disparu, et certainement pas que tu avais fui. Comme quoi, malgré ta faiblesse grandissante lors des derniers jours, ta réputation avait demeuré intacte. Quel choc cela avait dû leur faire quand ils t’avaient retrouvés, mort, sur ton territoire. Sur votre territoire. Eux qui te pensaient mort. Enfin, tu n’étais qu’agonisant, tu ne perdais qu’une vie à ce moment-là. Il demeurait que personne ne s’attendait à te retrouver. À te revoir un jour. Étoile Machiavélique connaissait peut-être la vérité depuis le début, puisqu’elle avait été la seule à te voir dans ces jours où tu restais enfermé à te lamenter et à broyer du noir. Peut-être pas par compassion. Non, ce serait un peu étonnant. Simplement par devoir, du lieutenant à son chef. Même si à la fin, c’était elle qui dirigeait tout, au fond.

Tu voyais en Ange des Ténèbres Pelage de Miel. Il avait cette même fourrure, d’une coloration brune certes, mais il demeurait quasiment le même. Tu le voyais. Ses yeux bleus te rappelaient également Envol de l’Hirondelle et Vol d’Hirondelle, bien qu’il ne soit pas directement un de leur descendant. Il avait grandi sans parent. Avec sa mère, peut-être lors de ses premières lunes. Mais il avait grandi sans jamais avoir connu son père, ayant tout comme père des souvenirs lointains, des légendes, voire plutôt des rumeurs. Et encore. Ton souvenir avait dû se dissiper, lui aussi. Peut-être qu’au début de ta disparition, il y avait eu beaucoup de bruit à ce sujet. Mais pas indéfiniment. Surtout que tu t’étais absenté longtemps, mine de rien.

Cependant, malgré ton effondrement, tu gardais ce côté incroyablement protecteur. Ta famille, personne n’avait le droit d’y toucher sans affronter ton légendaire courroux. Personne n’avait ce droit. Tu t’en étais fait un devoir, une raison de vivre même. Et voilà que ta compagne et ta fille étaient mortes. Mais tu n’avais pas été là pour les protéger. C’était ce que tu ne cessais de te répéter. Même ton fils le reconnaissais.

« Tu ne peux rien faire contre lui papa.... Il fait partie de moi.... »

Tu clignas des yeux, abasourdi. Sans comprendre. Ou du moins, sans comprendre immédiatement. En fait, tu n'étais pas sûr de véritablement comprendre ce qu’il disait. Il faisait partie de lui ? Pardon ? Mais qui l’a donc tuée ? Tu regardas ton fils dans les yeux, une lueur agressive et inquiète dansant dans tes prunelles ambrées. Est-ce que lui aussi était comme toi ? Avait-il hérité de toi ce côté monstrueux… Ce côté monstrueux que tu tenais de ton père et qui faisait de toi un meurtrier ? Cela voudrait-il dire… Voulait-il dire que c’était lui qui avait tué Pelage de Miel ? Tant de questions venaient de bousculer. Beaucoup trop de questions. Il a dit que tu ne pouvais rien faire contre le meurtrier… parce que c’était une partie d’Ange des Ténèbres. D’accord, ton fils était un meurtrier. Comme toi et ton propre père, ce n’était pas très surprenant que cela se transmette de père en fils, mh. Mais… Il aurait tué … Pelage de Miel ? Ta compagne ? Sa propre mère ? Mais… Ce chat est complètement taré et dangereux. Mais, depuis quand il aurait tué sa mère ? D’accord, tu aimais ton fils. Mais ça, c’était impardonnable. Tu connaissais Pelage de Miel depuis bien plus longtemps, et bien que cela puisse paraître terrible à dire, tu tenais bien plus à Pelage de Miel qu’à Ange des Ténèbres.

« Mais… Je peux comprendre que tu ne puisses pas te contrôler, mais…. » Puis, dans un souffle, tu terminas, comme si tu étais à bout de surprise, comme si tu tenais sur un fil. « Comment as-tu pu la tuer… ? »

Ça te dépassait complètement.



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message posté par Ange des Ténèbres, Dim 29 Avr 2018 - 16:53



Essaye de comprendre

Frou ft Ange des Ténèbres


Papa semblait étonné. Qu'ai-je dis de mal ? J'ai fait que dire la vérité. Il fait partie de moi, et je ne peux rien faire. C'est ainsi que je vis, et papa doit le savoir. Tu me détruit la vie. Il doit le savoir. Il doit tout savoir, c'est ainsi que la logique doit être faite. Un père est censé tout savoir de ses chatons. Un frère est censé ne rien caché et protéger ses sœurs. Ses sœurs, sont censées vivre en se sentant protégées par celui qui est leur frère. C'est ainsi que le monde est fait et rien ne peut le changer. pas même toi. Mon père est mon  père et c'est ainsi. Ma mère est morte et c'est ainsi. Rien ne peut changer le passé, il a fabriqué le présent.

« Mais… Je peux comprendre que tu ne puisses pas te contrôler, mais…. Comment as-tu pu la tuer… ? »

Cette fois c'est à moi de reculer vivement. Mais je ne l'ai pas tuée ! Comment aurais-je pu tuer celle que j'aimais d'un amour maternelle ? Maman était la seule figure parentale. Elle est morte je ne sais comment d'ailleurs. je ne voulais pas qu'elle meurt. Et je suis certain qu'elle est aussi dans ton audit cœur de pierre. Peut être que c'est à cause de sa mort que tu es ainsi non ? je ne sais pas si c'est possible, mais depuis qu'elle est morte, tu me ruines ma pauvre vie minable. Je ressemble beaucoup à mon père je trouve. Triste par ce que la vie a fait de lui.

C'est d'ailleurs pour cette raison que je le regarde avec un air désolé. Je ne voulais pas qu'elle meurt, et pourtant c'est arrivé. Pitié qu'il ne prenne pas ça comme un regret. Je ne l'ai pas tué, et toi non plus.

"... Ce... ce n'est... pas moi...."



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message posté par Étoile Sanglante, Ven 6 Juil 2018 - 12:16

« why is everything so heavy ? »



Rien n’allait. Rien ne se passait comme prévu, rien ne s’était passé comme prévu. Ça ne faisait pas partie du plan, tout ça. Tu étais confus, tu t’embrouillais tout seul, tu avais l’esprit complètement fumeux. Tu ne t’étais pas imaginé les choses ainsi. C’était un des pires scénarios possibles, en fait. Comment en étais-tu arrivé là ? Pourquoi, surtout ? Pourquoi tout ça t’arrivait à toi ? Certains vivaient heureux toute leur vie, sans aucun problème. Mais non, pas toi ! La vie n’était pas facile, c’était loin d’être un cadeau. T’étais partagé en deux. Partagé entre la haine, le désir de vengeance, et la lassitude, le désespoir. Comment vivre normalement quand on t’a tout enlevé ? Tu ne te voyais pas reprendre ta vie comme avant, heureux comme tu avais pu l’être un moment. Certains y arrivaient. Tu ne t’en pensais pas capable. Ça te semblait impossible, même. Inutile de se voiler la face, les choses sont ce qu’elles sont : jamais ta vie ne sera pareille. JAMAIS. C’est fini, ça y est, c’est du passé. Jamais tu ne reverrais ta fille, tes compagnes. Jamais. Les êtres qui t’étaient le plus chers. Non, ça aurait pas pu être un autre ! La vie est cruelle et injuste. Ça te donne envie d’être aussi cruel et injuste. Ça te semble légitime. Pourquoi serais-tu le seul à souffrir à vrai dire ?

Tu fixais Ange des Ténèbres du regard. Il ne soutenait pas le tien, en fait, il avait vivement reculé face à tes accusations, qui étaient plutôt la marque de ta confusion. Ton fils, meurtrier de sa mère ? Comment cela se pourrait ? Tu n’en savais rien, tu ne le connaissais pas, c’était la première fois que tu le voyais, en fait. Tu ne l’avais jamais connu, tu ne savais pas de quoi il était capable. Il avait peut-être hérité de toi. Mais jamais de la vie tu n’aurais tué ta mère, même dans un sombre accès de folie. Ta mère avait été ton seul proche pendant un moment, la seule personne à qui tu pouvais faire confiance. Ne fut-ce pas le cas de Pelage de Miel et d’Ange des Ténèbres ? Tu ne doutais pas des capacités de Pelage de Miel. Oh, tu aurais tant voulu la revoir pour enfouir ton museau dans son pelage, fermer les yeux et oublier tous ces putains de malheurs. Tout oublier, tout ! C’est tellement plus simple avec elle. Tu aurais voulu tout lui raconter, t’excuser, t’assurer qu’elle allait bien, lui faire part de tes innombrables regrets. Mais non, rien de tout ça n’arriverait, rien, et ça te déchirait le cœur, ça te brisait au delà des mots. Un immense gouffre béait en toi, et il te semblait que rien ne pourrait venir le reboucher.

« ... Ce... ce n'est... pas moi… »

Il te fallait être lucide, sinon, tu allais te montrer injuste, injuste comme tu venais de le faire à l’instant avec ton fils. Tu venais de l’accuser du meurtre de Pelage de Miel. Sa réaction effarée témoignait de son innocence. Étoile Machiavélique ne t’avait pas dit le contraire, en plus ? Pelage de Miel n’était pas morte des griffes de ton fils. Regarde-le, dans les yeux, et ose dire que c’est lui le meurtrier. Tu vois le mal partout. À vrai dire, ç’aurait pu être n’importe qui. Il te fallait trouver un coupable. Et le faire payer. Te venger. Venger sa mort. Lui exploser la tête, le faire avouer, le faire souffrir, le faire regretter. Mais rien de tout ça ne la ramènerait. Rien ne pourrait la ramener. Cette impuissance te sapait toute force. Tu retrouverais le connard qui a tué ta douce, mais il te faut épargner tes enfants. Ils sont les seuls parents qui te restent, avec tes petits et arrière petits enfants. Il te faut en prendre soin. Venge toi sur les autres, pas sur eux.

« Excuse-moi, mon fils, je sais que ce n’est pas toi. » Tu détournes le regard. Tes griffes se plantèrent dans le sol de la clairière. Tu n’étais ni fort mentalement, ni fort physiquement. Ça allait être compliqué, mais tu devais le faire. « Je vengerai ta mère. Ta demi-sœur également. » Tu reportes ton regard vers ton fils. Il a besoin d’aide. Tu ne sais ni comment, ni pourquoi, tu le sens dans son comportement, tu le lis dans ses prunelles. « Je veux vous protéger. Dis-moi comment t’aider. »



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message posté par Ange des Ténèbres, Mar 21 Aoû 2018 - 17:04

Je ne voulais pas que mon père reprenne pour le tueur qu'il recherche depuis tant de temps. Je n'ai rien fait pour la tuer, et si je l'ai fait sans faire attention, j'en suis vraiment désolé. Maman était le seul modèle sur lequel je pouvais m'appuyer. Elle me disait tout. Elle me montrait comment faire pour être celui qui protégeait mes soeurs tout en faisant attention à toi. Elle est la seule à savoir que tu existes et elle a quitté ce monde en emmenant ce secret dans sa tombe. Je n'ai jamais souhaité la mort de ma mère. Elle m'apportait tout ce dont j'avais besoin e me donnait des conseils pour t'apprivoiser. Désormais j'aimerai que mon père prenne sa place qui est restée vide puis des années, mais je ne sais pas si c'est possible. Je suis trop brisé pour cela. Je n'ai plus envie de la vie en elle-même. Je me sens vide. Je me sens détruit. Je ne pense pas que je serais capable de te combattre. Tu as gagné la partie et tu le sais. Tu le sais depuis que j'ai attaqué mon père dans la forte lorsque nous l'avions retrouvé. Je savais que c'était lui, mais j'étais trop brisé pour le croire. C'est de ta faute si tout cela est arrivé, tu as réussi. Tu as atteint ton but.

« Excuse-moi, mon fils, je sais que ce n’est pas toi. »

Papa lâche son regard du mien, m'éloignant de lui presque juste avec ce geste. Je le vois monter sa colère en plongeant ses griffes ana sel sol. J'ai envie de m'échapper, de reculer, mais je ne dois pas me montrer faible.

« Je vengerai ta mère. Ta demi-sœur également. »

Son regard revient vers moi. Je lis une promesse dans son regard. Il fera tout pour y parvenir. Je le sais. Mais est-ce possible ? Peut-il le retrouver après tant de temps ?

« Je veux vous protéger. Dis-moi comment t’aider. »

Il veut m'aider. Il a du voir que je suis brisé. Je ne sais pas ce qu'il a vu exactement, mais ça ne me rassure pas des masses. pas que je ne veux pas lui dire. Non, je veux lui dire. Je veux lui raconter ce que tu me fais. Mais comment est-ce qu'il réagira ? Peut être que tu es le tueur finalement. Je ne sais jamais ce que tu fais quand tu es au contrôle. Je ne sais rien. Je passe d'une journée à l'autre en voyant des chats qui me détestent alors qu'il étaient mes amis la veille. Peut être que tu l'as tuée, je n'en sais rien.

"Je sais rien. Je suis incapable de faire quoi que ce soit... Maman elle savait... Quand il est au contrôle je ne vois rien. Je ne sais pas s'il l'a tuée. C'est peut être de ma faute... Je ne sais pas ! Pardonne-moi de ne pas être assez fort pour le combattre.. Pardonne-moi !"

Une larme coule, suivie de plusieurs. J'explose. Je décharge ce fardeau que je porte. Je n'en peux plus.
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message posté par Étoile Sanglante, Dim 26 Aoû 2018 - 22:46

« if i just let go i’d be set free »



Il y avait tellement de douleur dans son regard. Non, même pas, pas que dans son regard. Il dégageait une douleur et une tristesse. Tu le sentais. Sentait-il la tienne ? Parce que, à vrai dire, là, tu n’étais pas mieux. Tu avais en plus des blessures psychologiques des blessures physiques. Le sang séché maculait ton poitrail, la gorge et tes pattes avant. Ton sang. Tu n’avais même pas pris la peine de te nettoyer. Pourquoi l’aurais-tu fait ? Tu étais las, fatigué déjà. Désespéré. Plume de Rouge-Gorge avait essayé de t’aider, de te remonter le moral. Mais il faudrait du temps pour panser tes plaies, pour les laisser cicatriser. Cicatriseraient-elles un jour ? Tu n’en savais rien. C’était à vif, là. Tes blessures s’étaient rouvertes hier. Ça faisait mal. Trop mal. Si tu n’avais eu qu’une seule vie, tu y aurais mis fin. Mais là, se tuer sept fois, c’était impossible. Mais tu ne voulais pas vivre toute ta vie avec cette douleur omniprésente en toi. Avec ce chagrin éternel. Non, c’était trop lourd. Soit tu vivrais éternellement avec cette douleur permanente, soit tu laissais ton côté obscur reprendre le dessus. Et donc venger tes lumières. Tu ne savais pas quoi choisir. Pouvais-tu choisir ? C’était quelque chose dont on ne décidait pas, après tout. Tu sentais cependant que ce gouffre béait toujours en toi. Ton cœur avait été arraché depuis bien trop longtemps.

Tu voulais aider ton fils, sincèrement. Tu comprenais son désarroi. Mais à vrai dire, tu n’allais pas tellement mieux, là. Difficile d’aider un proche quand on a soi même besoin d’aide, quand on a soi même touché le fond. Et encore, tu pouvais creuser encore plus, t’enfoncer plus bas que terre. Tout dépendrait des jours à venir. De ce qui arriverait. De l’aide qui te serait présentée. Mais ça, tu n’en savais rien, encore.

« Je sais rien. Je suis incapable de faire quoi que ce soit... Maman elle savait... Quand il est au contrôle je ne vois rien. Je ne sais pas s'il l'a tuée. C'est peut être de ma faute... Je ne sais pas ! Pardonne-moi de ne pas être assez fort pour le combattre.. Pardonne-moi ! »

Tu vis les larmes couler. Tu pleurerais avec lui si tu en avais. Mais tu avais trop pleuré, déjà. Il ne te restait plus rien. Juste un poids lourd dans la poitrine. Tu baissas la tête, impuissant. En guise de réponse, tu te plaça simplement aux côté de ton fils. Vos fourrures se touchaient. Ça ne t’était pas naturel, mais Pelage de Miel l’avait déjà fait avec toi. Vol d’Hirondelle aussi avant elle. Et les autres qui t’avaient aimé et aidé. Une marque d’attention qui valait parfois plus que des mots. Tu restas sans mot dire un instant tandis que le chat brun éclatait. Ça te faisait encore plus de peine. Tu étais déjà malheureux en découvrant la perte de tes deux bien aimées, alors apprendre que ton fils était vivant, mais détruit, c’était affreux. C’était encor pire que ton cas. Ton père aussi était sanguinaire. Mais toi, tu n’avais pas de deuxième personnalité à proprement parler. C’était juste des excès, par moments, où tu étais hors de contrôle.

« Alors, on est tous les deux fichus… »

Las. Tu avais murmuré ces paroles. Tu en avais marre de te battre. Ange des Ténèbres également. Vous étiez deux chats désespérés, au bout de leur vie, dans un coin du camp. Tu étais brisé. Aussi bien psychologiquement que physiquement. Tu étais à bout. Tu étais inutile à ton fils, dans un tel état. Tu gardas la tête baissée, honteux d’être parti et d’avoir laissé ça se produire. C’était ta putain de faute. Et c’en était d’autant plus affligeant.



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