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Je ne sais pas où je suis, mais ça n'a pas d'importance. Tout ce qui compte, c'est qu'il n'est pas là. || Ft. Moony



 

Je ne sais pas où je suis, mais ça n'a pas d'importance. Tout ce qui compte, c'est qu'il n'est pas là. || Ft. Moony


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Phily
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message posté par Phily, Sam 21 Oct 2017 - 13:18

Where am I ?

Shhh. Le vent souffle.
Shhh. Elle avance, pas à pas, elle tremble.
Shhh. Elle s'arrête. Ce bruit... Même si c'est celui du vent, elle en a peur. Elle a peur de tout. Tout. Tout.
Shhh. Le vent balaie l'étang se trouvant à côté d'elle. L'eau se plisse, les ondes se répandent, de petites vaguelettes atteignent le bord. Les nénuphars bougent, glissent sur l'eau. Mais eux sans toujours accrochés, ils ne peuvent pas fuir. Pour toujours ils sont reliés au fond de l'eau.
Peut-être que ça aurait été mieux si elle avait été un nénuphar. Sa vie aurait été ennuyante, mais elle n'aurait pas eu tout ces problèmes, elle n'aurait pas eu besoin de fuir. Elle aurait flotté toute la journée, sans bouger, sans avoir conscience de rien. Cela aurait été mieux, oui.
Côa. Côa. Elle sursaute. Calme-toi, petit être, ce n'est qu'une grenouille. Tu le sais, n'est-ce pas ? Son petit cœur bat à toute vitesse; ses yeux parcourent la clairière, s'arrêtent sur tous les détails. Elle est une proie. Une proie qui doit toujours regarder où elle est, où elle va. Si elle continue à être chassée. Il n'est plus à ta poursuite petit être. Il ne l'a même jamais été. Pourquoi l'aurait-il fait ? À quoi est-ce que ça aurait servi ? Elle sait. Tout ça, elle sait. Mais elle ne peut s'empêcher de fuir. Peut-être qu'au final, elle est condamnée à fuir tout le temps, à fuir tout le monde. Peut-être. Sûrement.
Elle ne sait pas où elle est. Elle voit juste le petit étang devant lequel elle s'est arrêtée. Elle a senti des odeurs. Des chats vivent ici; ce ne sont sans doute pas des chats de clans, mais il y en a un grand nombre. Ils doivent être une sorte de tribu. Elle n'a encore rencontré personne, et elle j'espère rencontrer personne. Seule, elle est. Seule, elle restera. Cela vaut mieux pour elle.

Elle s'assied et baisse la tête, regarde le sol. Elle a soif.
Ses yeux miroitants se glissent vers la surface agitée de l'étang. Vas-y, petit être, il n'y a aucun danger, tu peux aller boire. Repose-toi quelques minutes. Cela vaut mieux pour toi. Après un dernier coup d'œil aux alentours, elle s'avance et commence à laper l'eau. Ses oreilles restent aux aguets, s'agitent dans tous les sens. Elle entend tout. Le moindre bruit lui parvient, et la fait sursauter.
Son ventre l'encombre, lui rappelant à chaque moment qu'elle n'est qu'une femelle qui attend des chatons. Douloureusement, elle le revoit. Elle sait que plus rien ne sera plus comme avant, que jamais elle n'aurait une existence normale. Elle le sait. N'y pense plus, petit être.
Cesse de te tourmenter. Tu es là, il ne l'est pas. C'est tout ce qui compte.

Sa soif étanchée, elle se relève. Le ciel commence a s'assombrir, la nuit va tomber. Il faut chercher un abri. Elle n'en a pas l'envie ni la force, mais elle sait que si elle reste ici, elle ne pourra pas fermer l'œil, elle étouffera. La nuit à ce pouvoir, celui de la terrifier au plus haut point.

Aïe ! Elle prend conscience qu'elle a mal. Ses coussinets souffrent le martyr, à force de marcher. Toute la journée, sans s'arrêter, elle marche. Ça laisse des traces.
Elle plonge une patte dans l'eau, frémit à son contact. Elle est froide. Le sang se répand dans la profondeur du petit étang. Elle ferme les yeux. Une envie de vomir la prend. Le sang aussi à ce pouvoir, celui de la terrifier.

Crac. Une brindille se casse. Elle sursaute, son cœur s'agite. Il y quelqu'un. Elle se met à trembler. Du calme, petit être. Ce n'est pas lui. Tu le sais.

« Il y a... Quelqu'un ? »

Question débile. Elle le sait. Parce qu'il y a quelqu'un. Elle le sent. Elle l'entend.

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Olosis
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message posté par Olosis, Mer 25 Oct 2017 - 10:30

N’ai pas peur.
Le vent souffle, me rafraichissant. La journée ne s’annonçait pas particulièrement magnifique, cependant, j’appréciai cette petite brise agréable. J’observai le ciel, constellé de nuages blanc pur, corps céleste se démarquant du bleu paisible. Je sursaute, me rendant compte que je suis en mode philosophe. Un petit sourire se propage sur mes lèvres, ça alors, Olosis, philosophe ! Je n’aurai jamais imaginé avoir de telles pensées ! Sans être très terre à terre, je ne suis pas non plus très créative. Par rapport à d’autres qui s’imaginent le pire juste à cause d’une petite chose insignifiante.
Quand la liberté fuit… Commence la Terre
La vie vient. Complété l’eau. J'écarquille les yeux, un peu surprise. Je sais que l’eau et la terre peuvent me parler quand l’envie leur prend mais tout de même. Rien n’annonce quand ça va arriver, il n’y a pas de signe précurseur. Sans parler que ça arrive souvent pour une bonne raison. Quelque chose d’important va m’arriver. Non. Quelque chose d’important va arriver à la troupe. Quand Tsaë allait me trahir, je n’ai reçu aucun signe. Alors que quand les proies étaient destinée à se faire plus rares, j’avais été prévenu. Logique, la trahison de Tsaë n'interfèrait en rien sur les problèmes de la troupe. Moi, ça allait changer ma vie. Mais pas la leur. Je me demande, quand je devrai mourir, serais-je “prévenue” ? Parce qu’au fond, ça changerait certaines choses pour la troupe. Mm. C’est un peu glauque de penser à ça. Mieux vaut laisser et que je me concentre sur ce qu'a dit la terre et l’eau. Je pense que c’est important… Sauf que d’après Montagne, me tourmenter avec un signe pour comprendre ce qu’il veut dire, c’est la meilleure méthode pour une migraine et passer à côté du message. Mieux vaut sortir. Alors je sors, bien sûr ! Quoi d’autre ?
Je détecte rapidement une odeur inconnue. Elle ne ressemble en rien à celle d’une odeur d’un chat des troupe embrumé. C’est celle d’un solitaire pas de doute. A ça, se mêle une affreuse odeur de sang. Je grimace. Pas bon signe tout ça. Le ou la solitaire doit probablement avoir fait la rencontre d’un ecogriffe. Ou un membre de ma troupe un peu plus… Agressif que moi. Tsaë ? Pas improbable. Surtout si c’est pour faire bonne impression… Peut être que le pauvre solitaire n’est pas encore mort. Je peux tenter d’aller le voir. Sait on jamais. C’est pas comme si les règles me préoccupent..
Et là j’arrive. Je me suis trompée. Sur presque tout. Déjà, je n’ai pas à faire à un
mâle mais à une femelle. Ensuite, le sang ne vient pas d’une bagarre mais de ses coussinets. L’incoonue semble marcher depuis… Combien de temps ? Longtemps en tout cas. j’ai de la peine pour elle. Puis je remarque qu’elle attends des chatons. Oh. Oh… Elle semble apeurée, sur le qui-vive. Effrayée de tout. Elle parait avoir peur de quelque chose. Tout à coup, je marche malencontreusement sur une brindille qui laisse échapper un crac sinistre. La femelle sursaute. Du regard, elle fouille les environs. Et c’est à ce moment que me vient une idée. Dans ma tête les pièces du puzzle se mettent en place. A mon avis, elle est en fuite. Et elle attends des chatons. Vous voulez mon avis ? Pas bon. pas bon du tout. Elle fuit avec des chatons. Je ne sais pas vous, je paries que le père n’est pas des plus exemplaire. Probablement un qui a abusé d’elle. Ou qui a renié ses gosses. Moi, si j’ai des enfants, se sera uniquement par cette voie là. Jamais je ne pourrai voir ce que c’est l’amour. j’ai juré de respecter cette loi, et se sera probablement la seule.
“Il y a... Quelqu’un ?” Miaule t’elle. Mince, je n’ai pas été assez discrète ! Je peste intérieurement avant de sortir du buisson dans lequel je me cachais.
Oui… euh… Salut, moi c’est Olosis se jouant des éléments Déchaînés… Mm… tu vas bien ? Tu voudrais que je soigne tes coussinet ? Et de la nourriture ?
ft ocy :keur:


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Phily
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message posté par Phily, Ven 27 Oct 2017 - 8:58

Stay away.
Please.

Shhh. Et le vent continue de souffler,
insensible à ce qu'il se passe, insensible à ce qu'il s'est passé, insensible à ce qu'il se passera. Elle peut bien mourir ici, il continuera de souffler. La mort d'un être n'affecte pas les éléments déchaînés. C'est un fait.
Elle se tasse. Parce qu'elle sent une présence, elle sent des yeux posés sur elle. Mais elle n'arrive pas à percevoir s'il y a un risque, si cette présence est dangereuse pour elle.
De toute manière, peu de chose serait profitable. Ici, il n'y a pas grand monde. Peut-être ces chats si particuliers. Ou un solitaire prêt à en découdre pour défendre son territoire sur lequel elle s'est malencontreusement aventurée. Cela peut être tout et n'importe quoi. Sauf lui.

Et l'inconnu apparaît soudain. Les yeux perçants de la femelle aux aguets scrutent le corps de celle qui se trouve en face d'elle. Car c'est une femelle. Cette dernière arbore un joli pelage roux, sans doute flamboyant au soleil. Elle a un beau regard vert pétillant de vie. Phily ne met pas longtemps à trouver son surnom. Flamme-de-vie.
Il ressemble à ces noms Clanique qu'elle a parfois entendu lorsqu'elle vivait près des clans. Un de ces noms composés qui lui avaient paru étranges, mais en même temps, d'une belle sonorité. Un temps révolu, rappelant trop de souvenirs.
Plutôt douloureux.
Arrête, petit être. Arrête de penser à ça. Vis l'instant présent. C'est tout ce qui compte !

« Oui… euh… Salut, moi c’est Olosis se jouant des éléments Déchaînés… Mm… tu vas bien ? Tu voudrais que je soigne tes coussinet ? Et de la nourriture ? »


Elle écarte instinctivement le vrai nom de Flamme-de-vie.
À quoi cela servirait ? Elle a déjà trop de choses dans sa tête. Beaucoup trop de choses.
Flamme-de-vie a l'air gentille. Mais elle continue à se méfier.
Car ce sont les plus gentils qui détruisent.
Elle décidé néanmoins d'accepter l'aide alléchante qu'on lui propose. Parce que même si cela peut être dangereux, elle est fatiguée, elle a faim et elle a mal. Et elle ne se sent pas bien. À trop courir, elle épuise le peu de force qui lui reste, ce qui n'est pas forcément bien par rapport aux petits qu'elle attend.

« Je... Je ne sais pas si je vais bien.
Est-ce que vous avez de quoi soigner mes coussinets ? Je...
Je peux m'en occuper seule, je n'ai pas envie de vous enlever du temps.
»

Sa voix résonne bizarrement. Rauque. Peu assurée. Depuis combien de temps n'a-t-elle pas parlé ? Depuis combien de temps n'a-t-elle pas prononcé un mot ? Trop longtemps.
Ses lèvres s'étirent pour former un sourire; elles lui font mal.
Cela fait aussi trop longtemps qu'elle n'a pas souri.
Elle n'est qu'une petite boule de souffrance qui n'a rien fait à part courir ces derniers temps. Une petite boule sans intérêt.
Elle voudrait bien tout dire à Flamme-de-vie, mais rien ne vient à sa bouche.

Tant pis.

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Olosis
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message posté par Olosis, Sam 6 Jan 2018 - 13:15

Apeurée. Elle est apeurée. Mais de quoi a t'elle peur ? Je ne comprends pas. Il n'y a rien. Le père des enfants peut être. Peut être oui. Qui sait ? Pas moi en tout cas c'est un fait !
Je note alors qu'elle me dévisage. Pourquoi ai je l'impression d'être un souvenir qui lui reviens ? Je ne comprends pas grand chose avec elle, je vais dire. Elle semble etre une ombre qui vit dans un monde de ténèbres. D'ailleurs ses yeux-miroirs semblent refléter la tristesse du monde. Est ce possible ? Tant de tristesse ? Je me demande qui elle est vraiment. Et son elle interne. On a un tous un, un qu'on étouffe généralement avec des apparences et des paraitres. Des mensonges qui n'ont pas lieu d'etre soit. Mais qui sont là. Moi, j'ai toujours des petits mensonges qui naissent naturellement. Je ne sais pas pourquoi je le fais mais je sais que les mots s'imposent d'eux même. Comme si la vérité me fuyait.

« Je... Je ne sais pas si je vais bien. Est-ce que vous avez de quoi soigner mes coussinets ? Je...
Je peux m'en occuper seule, je n'ai pas envie de vous enlever du temps.
»

Elle ne sait pas ? Pourtant, meme moi qui viens de la rencontrer je vois bien que non elle n'est que souffrance. Et pourquoi ce vouvoiement ? Je n'en ai pas l'habitude, c'est si... Si perturbant.
Je secoue la tête en guise de réponse. Je n'ai rien sur moi mais ça ne devrait pas tarder. Je lui fais signe d'attendre et je m'élance. je sais ou trouver quelque chose pour ses coussinet. Et je prendrais de la nourriture au passage, elle en a besoin.
Là ! Délicatement, je découpe pour récolter les feuilles. La nourriture maintenant. Que dirait ma mère si elle savait que j'aide une solitaire ? Je ne suis pas sure de vouloir connaitre la réponse...
Bien il faut que je me concentre. Il y a un oiseau dans les parages. Je le vois se poser et prends ma position de chasseuse. En un bond, je l'atteins et sans attendre la suite ma patte s'abat avec violence, le clouant au sol. Il se débat en poussant des cris de paniques mais un coup de croc et on entends plus sa voix.
Maintenant, je vais la voir. Sans un mot, je dépose la proie. Mm. Souriante je me dis qu'Olosis chassant les proies avec Brio ne m'irait pas si mal.
Tandis que je prépare la mixture pour la soigner, je miaule d'une voix qui se veut amical :

"Bon, je te prépare la mixture et je l'applique sur tes coussinet. Après, il te faudra trouver un abri parce que tu dois aussi te reposer. Les remèdes ne sont pas miracles... Et puis tu es épuisé. Marcher autant alors que tu attends des chatons..."

Ouhla. J'ai l'air d'une ancienne moralisatrice.

"Et sinon, t'as un non ?"

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Phily
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message posté par Phily, Mer 4 Avr 2018 - 20:22

Merci.

Peut-être en a-t-elle trop demandé ? Elle n’a plus l’habitude que l’on s'intéresse à elle, que l’on lui offre de l’aide. Que l’on la regarde, que l’on la voit.
Elle n’a tout simplement plus l’habitude d’exister aux yeux des autres.
De toute manière, à quoi ça peut bien servir, d’exister ? Vivre, mourir. C'est un cycle. Et l’existence, quand elle commence, est vouée à la mort. Alors pour quelle raison doit-on exister, faire sa vie ? Autant mourir tout de suite. Elle aurait préféré mourir tout de suite, elle n’aurait pas vécu tout ça, elle n’aurait pas été l’esclave de ses parents, puis celle de Liberté Éphémère. Elle aurait juste été un souvenir pour ses parents, un tout petit souvenir, celui d’une frêle créature blanche qui n’a pas survécu à la naissance. Et puis c'est tout, cela n’aurait pas eu d’impact. Mais dans ce cas, Liberté Éphémère ne l’aurait pas rencontrée. Et il serait resté seul, avec ces “Escogriffes” ; enfin seul, ce n’est pas le genre, il ne resterait pas longtemps célibataire, toutes le femelles seraient à ses pieds…
Elle agite la tête. Rien de cela ne peut arriver puisqu’elle existe. Et même si son existence n’a pas été très rose, qu'elle n’a jamais remercié ses parents de lui avoir donné la vie, qu’elle a voulu la quitter, cette putain d’existence, elle doit vivre l’instant présent. Parce qu’on ne sait jamais, le futur lui sourira peut-être.

Le pelage roux de Flamme-de-vie a disparu. Phily ne s’en rend compte que maintenant. Quand est-elle partie ? Ses sombres pensées lui font rater beaucoup de choses, il faut qu’elle fasse attention, cela pourrait lui attirer des ennuis un jour.
Lentement, elle entreprend de s’installer plus confortablement sur le sol. L’herbe est tendre et plutôt molle, ce qui lui facilite la tâche. Le vent s’est calmé mais une brise fraîche souffle toujours, ébouriffant le pelage de la femelle.
Flamme-de-vie revient vite, et une odeur agréable se dégage de la proie qu’elle tient dans sa gueule. La chatte rousse dépose la proie devant son visage, sans un mot, le sourire aux lèvres. Phily la remercie silencieusement, extrêmement reconnaissante. C’est plus que ce qu’elle a demandé, mais elle ne le fera pas remarqué. C’est en mordant sa première bouchée qu’elle se rend compte à quel point elle a faim ; à quand remonte son dernier vrai repas ? La viande est tendre et goûteuse, elle tente de savourer mais ne peut s'empêcher d’aller vite. Une fois finie, elle entreprend de ne rien laisser sur les os -pas seulement par politesse-.
Elle se lèche les babines, et pour la première fois depuis longtemps, son ventre semble rassasié, un simple oiseau lui a suffit. Elle n’a jamais beaucoup mangé.
Elle se retourne en direction de Flamme-de-vie, un léger sourire sur ses lèvres. Elle parvient à mettre l’angoisse qui lui étreint le cœur en second plan. Cette angoisse qui ne la quitte plus depuis qu'elle a quitté celui qu’elle aimait, sourde, et toujours présente. Elle a appris à vivre avec elle, mais elle lui pèse toujours sur le cœur.

« Bon, je te prépare la mixture et je l'applique sur tes coussinet. Après, il te faudra trouver un abri parce que tu dois aussi te reposer. Les remèdes ne sont pas miracles... Et puis tu es épuisé. Marcher autant alors que tu attends des chatons… »

Elle baisse la tête, sans trop savoir pourquoi. C’est vrai que ce n’est pas très intelligent. Mais elle n’a pas le choix. Il est sans doute à ses trousses, derrière elle. Peut-être qu'il la guette, qu'il attend que Flamme-de-vie s’en aille pour se jeter sur elle et la ramener, après l’avoir frappée. Et l’angoisse revient, aussi vite qu'elle était repartie. Ses oreilles se dressent, ses sens sont aux aguets. Tous ses muscles sont tendus, prêts à fuir. Néanmoins, elle se force à rester en place. Fuir comme ça, partir après tout ce qu’a fait la chatte rousse, ce serait juste égoïste de sa part. Égoïste et puéril.
Il n'est pas là, il n’est pas là.
Petit être, calme-toi.
Ses yeux se ferment quelques secondes, elle respire profondément. L’angoisse est toujours là, mais elle se calme légèrement. Tout juste assez pour qu’elle se calme un peu.

« Et sinon, t’as un nom ? »

Un nom.

« Appelez-moi Phily. »

Phily. Cela résonne bizarrement dans sa tête. Mais elle se sent plus forte avec ce nom. Le temps de Lysu est révolu. La faible Lysu, la serviable Lysu n’est plus. Il ne reste que Phily.
« Merci. Merci pour tout. »

Elle fait une petite pause, réfléchissant un peu. D’abord, s’informer.

« Où sommes-nous ? Et… est-ce que vous appartenez à une tribu ou quelque chose comme ça ? J'ai aperçu plusieurs individus en venant par ici, et ils portaient tous la même odeur… »

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Olosis
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message posté par Olosis, Dim 3 Juin 2018 - 13:40





Tu ne dois pas avoir peur

Elle devait mourir de faim. Je l’observe dévorer la proie. C’est impressionnant la vitesse qu’il faut pour que la créature inerte disparait. Je ne sais pas quand elle a mangé pour la dernière fois. Peut être que ça date de longtemps...Qu’est ce que je raconte ? Cela doit dater de longtemps. Je ne sais pas pourquoi elle est là. Ce qu’elle cherche à marcher de la sorte, jusqu’à s’épuiser. Elle sait chasser ? Peut être que oui mais que son ventre la pénalise. Cela ne doit pas être facile de traquer une proie dans ces conditions. Moi je ne sais pas, je ne vivrais jamais ça. Connaître l’amour, c’est pas pour les botanistes. Chose bête, je suis botaniste. Enfin apprentie. Mais j’aime bien ce rôle. Je m’y sens bien plus à ma place qu’en tant que chasseuse. Je veux dire qu’à la limite, j’aurais pu devenir chasseuse, mais qu’au final, j’étais un peu plus douée en tant que botaniste. Ok, cet idiot de Denai remettait en cause le rôle que j’ai,mais est ce que son avis compte ? Et ben… Non. C’est une tradition qui nous vient directement de nos ancêtres. Qu’est ce qu’il peut donc faire contre nos ancêtres hein ? Même lui est pas assez con pour lutter contre ça. J’espère surtout parce que sinon, on est pas que mal barré. Mais la troupe ne le soutiendrait pas, si ? Non, ça n’arriverait pas. Ah en fait. C’est très probable vu à quelle point elle me porte dans son coeur. Limite s’il me banissait à cause d’un éternuement personne ne dirait rien. A quoi bon, hein ? Je vois pas pourquoi ils perdraient leur temps pour moi… Faut pas être trop con pour savoir qu’ils me détestent. Pour des choses que je n’ai pas commises. Que je ne commetrais jamais parce que j’ai des principes. Un truc incroyable que ma soeur n’a jamais du connaitre. Triste histoire.
« Appelez-moi Phily. »
Phily ? C’est bizarre, elle a un nom de petit ou de novice. Enfin, ça peut arriver des noms comme ça. Les solitaires des fois… Ils ont de drôles d’idées dans la tête. Moi, je l’aime bien mon nom. Franchement, ça en jette “Olosis se jouant des éléments Déchainés”. Je crois que c’était le meneur qui l’avait choisit. Par contre, vu que je n’étais que chatonne, j’ai un trou. Est ce que c’était Volcan ou Denai ? Je pencherais pour Volcan. Denai, me donner un nom sympa ? Seulement si on le paye ! Et encore, je doute sérieusement. Très, très, très sérieusement. Il accepterait le cadeau, jurerais de le faire et… Hop, mauvaise surprise, en fait non, c’était une blague ! Il en serait capable, comme je le connais. Au passage, je le connais bien.
« Merci. Merci pour tout. »
J’hausse les épaules, un peu gênée. Je n’allais pas la laisser crever si ? C’est que ma soeur qui aurait fait ça. Je vois pas… Bref, c’est un peu embarrassant et j’aimerais passer à autre chose.
« Où sommes-nous ? Et… est-ce que vous appartenez à une tribu ou quelque chose comme ça ? J'ai aperçu plusieurs individus en venant par ici, et ils portaient tous la même odeur… »
Mm ? Elle est curieuse de mes traditions ? Bah tiens, ça je m’y attendais pas. J’hoche la tête avant de lui répondre.
«Nous sommes à l’étang de Lonn, sur le territoire de la troupe innondée. Ma troupe quoi. Il y a aussi la troupe embrumée mais on est pas en excellent… Accord.»
Je sais pas si ma phrase est très correcte pour la fin mais le message doit passer quand même.
«Longue histoire un peu chiante.» je commente avec humour avant de rajouter, plus sérieuse.
«Enfin bref. Vaut mieux pas que tu traines ici parce que les membres de ma troupe ont comme ordre de chasser tout étranger. Si tu veux, je peux t’emmener à un endroit… Plus sûr. Et je pourrais te rapporter des proies, des remèdes… Tout ça tout ça.»
Je viens de me dire que si quelqu’un me voit à faire la discutte à une inconnue, je suis pas très bien. Sauf que tant pis.
«Ou alors… Tu pourrais demander à la rejoindre. La troupe innondée. Le chef est Denai et euh… Il va falloir se montrer convaincante. Mais comme tu as des chatons et qu’il sera pas contre des membres en plus… Pourquoi pas.»

By Moony

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Phily
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message posté par Phily, Sam 21 Juil 2018 - 14:51

Je ne survivrai pas. Pas comme ça.

Flamme-de-vie hausse les épaules, comme si c'était une évidence. C'est une bonne personne. Une des rares qui restent encore près d’elle, qui lui donnent à manger. Après tout, quel est l’intérêt d’aider une pauvre femelle, toute maigre, toute désespérée ? Tout le monde crève de toute manière, d’une façon ou d’un autre. Autant la laisser crever alors. Un belle mort ça, crever de faim et de soif, fine comme jamais, des chatons en elle. Qu’ils crèvent eux aussi, ce n'est pas une grande perte après tout, ces pauvres petits ne connaîtront de leur mère folle et dépressive que la chaleur de son ventre, du liquide dans lequel ils flottent en ce moment. Un sourire amer naît sur ses lèvres. Ouais, les gens en ont pour la plupart rien à foutre qu’elle crève peu à peu, lentement mais sûrement, à petit feu. Comme une feuille qui tombe, portée doucement par le vent, allant à droite, à gauche, bougeant horizontalement mais continuant sa chute. Vers le sol. Inexorablement. Oui c'est ça, elle est une feuille fragile qui tombe à l'automne.
Chacun vit sa vie à sa manière. En, la plupart du temps, ne s'intéressant pas à celle de autres. Déjà, cette vie seule suffit, avec son lot d'ennuis, de problèmes. Et puis dans ces moments là, soudainement, on a besoin de autres. Sans les autres, on n'est rien, même si on aimerait bien se débrouiller seul. Si c'était possible, chacun vivrait en solitaire, chacun s'en sortirai. Sans personne.
Les autres peuvent détruire. Mais les autres peuvent sauver aussi. Phily le sait, elle l'a vécu. Elle en a fait les frais.


« Nous sommes à l’étang de Lonn, sur le territoire de la troupe innondée. Ma troupe quoi. Il y a aussi la troupe embrumée mais on est pas en excellent… Accord. »

Le cerveau embrouillé mais déjà plus clair après ce qu'elle a mangé, elle tente de comprendre, plisse les yeux. Deux troupes. Ennemies. Inondée, Embrumée. Elle aime bien ces noms, elle les préfère à ceux des clans. Elle ne se souvient plus trop, cela date. Mais elle n'appréciait pas leurs noms, ni ceux des félins qui en faisaient partie.

« Longue histoire un peu chiante. » commente la femelle.

Elle esquisse un sourire, voyant que Flamme-de-vie tente un peu d'humour. Elle lui en est reconnaissante.

« Enfin bref. Vaut mieux pas que tu traines ici parce que les membres de ma troupe ont comme ordre de chasser tout étranger. Si tu veux, je peux t’emmener à un endroit… Plus sûr. Et je pourrais te rapporter des proies, des remèdes… Tout ça tout ça. »

Elle a pris un ton plus sérieux. Et après ce qu'elle a dit, elle ne peut que lui en être encore plus reconnaissante. Elle prend des risques en l’aidant. Lesquels, elle ne sait pas, elle n'a pas envie de le savoir. C'est quand même un comble d'être puni lorsque l'on aide quelqu'un.
Phily acquiesce, oui, cela peut être une bonne idée, elle serait à l'abri, loin de toutes ses peurs, de la nuit, du sang, du noir. Elle a une fois de plus un peu honte, de n'être capable de rien, d'être protégée comme un chaton qui vient de naître. Mais elle n'a pas d'autre solution.

« Ou alors… Tu pourrais demander à la rejoindre. La troupe innondée. Le chef est Denai et euh… Il va falloir se montrer convaincante. Mais comme tu as des chatons et qu’il sera pas contre des membres en plus… Pourquoi pas. »

Elle sent son cœur bondir dans sa poitrine. Une solution. Là. Un échappatoire. Accueilleraient-ils une étrangère bonne à rien, qui attend des petits ? Une fois que ces derniers auront greandu, elle participera à la vie dans la Tribu, elle chassera, elle obéira, elle fera tout ce qu'on lui demande, comme avant. Ils ne regretteront pas leur choix.
Elle lève ses yeux vers ceux de Flamme-de-vie, et répond d'une voix qu'elle veut normale mais suppliante, désespérée.

« Ce serait… bien pour les chatons. Et pour moi aussi. Je ferai de mon mieux pour aider. Mais je… ne veux pas te poser de problème. Si tu leur dis que tu m'as aidée… tu vas en avoir ? »

Et puis elle se tait. L'effort qu'elle a fourni en parlant l'aurait épuisé en temps normal. Néanmoins, après ce qu'elle vient de manger, elle a retrouvé quelques forces. Qui s'épuiseront bien vite.
De toute manière, elle n'a pas d'autre solution. Elle ne survivra pas longtemps si elle reste comme ça. Elle a épuisé ses dernières ressources, sa faiblesse est de plus en plus forte. Si elle ne fait rien, elle ne finira pas la lune.


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