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Vienne la nuit sonne l’heure, les jours s’en vont je demeure [Ft Moony]



 

Vienne la nuit sonne l’heure, les jours s’en vont je demeure [Ft Moony]


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Arabesque du Temps
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message posté par Arabesque du Temps, Dim 3 Déc 2017 - 17:07

Ange des cieux
Lourde. 
La réalité est bien trop lourde, pesante, comme un poids sur mes épaules qui ne peut s'en aller. La réalité, qu'est-elle réellement ? La réalité est un poids, un fardeau, une charge lourde qui demeure. Vienne la nuit sonne l’heure, les jours s’en vont je demeure. Seule. 

« Je suis normale, je suis normale, je suis normale. »

Mais le suis-je réellement ? Tu vois, tout se rapporte à la réalité, Papa. La réalité, encore et toujours. Je suis normale, je suis normale, dis-je et pensé-je tout en me balançant d'avant en arrière les yeux à demi clos, un souffle de brume s'échappant d'entre mes lèvres. Je suis normale, je suis normale, je suis normale. N'est-ce pas ?
N'est-ce pas ?
Mon balancement s'intensifie tandis que je martèle ces tris mots dans ma tête, les grave dans mon esprit, comme chaque jour lorsque les cauchemars sont de retour. Je ne me souviens plus de la dernière fois où j'ai réussi à dormir paisiblement. Je ne me souviens plus de la dernière fois où j'ai souri. Je ne me souviens plus du son de mon rire ni de cette sensation de chaleur dans mon coeur lorsque j'allais bien. Je ne me souviens de plus rien qui soit heureux de près ou de loin. 
Je me souviens de lui.
Je me souviens d'elle.
Elle qui l'emporte. Lui qui s'en va. Et moi seule qui demeure. Moi et mes deux clowns de frères. Les deux jumeaux. Ceux qui vont bien, ceux qui sourient, ceux qui s'amusent. Je les aime tellement mais au fond de moi persiste une pointe de rage à leur égard. Comment peuvent-ils aller bien ? Pourquoi moi ? Pourquoi eux et pas moi ? Pourquoi je n'ai pas le droit de me souvenir ? Pourquoi je n'ai pas le droit d'oublier ? Pourquoi je n'ai pas le droit d'aller bien ? Moi aussi je veux sourire, je veux rire, je veux raconter des blagues qui feront rire les autres et moi-même plus encore, moi aussi je veux vivre normalement. 
Moi aussi je veux être comme tout le monde. 
Mon balancement s'arrête net. Je ne suis plus seule, il y a quelqu'un mais j'ignore qui. Il y a quelqu'un, quelqu'un et une autre mort, d'autres possibilités de fin. Elle est toujours là. La grande Faucheuse, celle qui est sombre et qui fait peur, drapée de ses haillons noirs grisonnant. Elle me suit partout comme elle suit chacun d'entre nous, comme elle suit la personne qui vient perturber mon rituel. 
Je suis normale.
Je suis normale.
Je suis normale.
Qui est là ?
Et mon balancement qui reprend, légèrement, les yeux fermés, je l'ignore. Va-t-en, pars, laissez-moi seule, je suis seule, seule et normale, je vais mourir, tu vas mourir, on va tous mourir. Allez pars.
Allez parle.
Moi aussi je veux être comme tout le monde. 
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Ange Déchu
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message posté par Ange Déchu, Jeu 22 Fév 2018 - 12:42



Bohneur et joie dans un monde d'ombres.
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« Les anges d'aujourd'hui, ce sont tous ceux qui s'intéressent aux autres avant de s'intéresser à eux-mêmes. »
Le bohneur. On le veut tous, et qui l'a au final ? personne. personne  ne l'a vraiment. L'ange le savait, l'ange le comprenait. Si les anges déchus peuvent comprendre le sens de la vie. Chacun, même si il le cachait, avait souffert. Une parole de trop, un acte qui nous hantait, une vie de brisée. Mais la vie avait tendance à s'acharner plus sur certaines personnes.
Et je dois faire partie de ces certaines personnes, il faut croire. croire, à quoi bon ? Je ne veux plus espérer, les jours s'achèveront peut être mais il sera trop tard pour récupérer mon âme. Et pourtant, je me tue à me lever chaque matin. Chaque matin, je me tue à sourire pour vous ressemblez alors qu'on est pas dupes, je ne suis pas comme vous. je ne le serais jamais.

Différence fatale qui me sépare de votre être.

L'ange ne veut plus comprendre quoi que se soit. A quoi bon ? La vie semble simple quand on ne comprend rien. Quand on est chaton. oh comme il rêvait de revenir à ce temps du paradis où sa seule crainte était de ne pas trouver de jeu dans la journée.
Mais je ne suis pas comme vous, je ne le serai jamais.
A cette époque, ils leur ressemblaient. Il était un chaton banal qui sortait de la pouponnière, riait, tombait, jouait. Et maintenant c'était un guerrier éloigné de sa place au cieux qui se lamentait dans un silence du néant et auquel personne ne répondait. Personne ne l'aidait.
Alors pourquoi, par moment, je ne vois pas la différence entre vous ? Pourquoi ?!
"Je suis normale, je suis normale, je suis normale."
Normal. Normal. Normal. Normal...
Non, je ne le suis pas, je ne le serai jamais et pourtant mon masque me donne la sensation de vous ressembler.
Silencieusement, l'ange s'approcha de l'âme perdue. Il allait guider comme le font les anges, même si ça n'en était plus un vrai.
Il serait là.
Là avec ses cicatrices et ses peines.
Lentement, il se plaça face à elle et la regarda droit dans les yeux avant de miauler du'ne voix douce et compréhensive.
"Tu es ce que tu es. Peu importe que tu ne sois pas comme les autres."
A qui cette parole s'adressait vraiment ? Personne n'aurait su dire.
"Arabesque des Temps.."
Lui même était surpris de se souvenir de son nom.
"N'aie pas peur de vivre ta vie, n'aie pas peur de sourire et de pleurer. n'ai pas peur de sentir ton coeur battre, même si ça fait mal d'accord ?"
Si mal, oui, si mal.
"N'ai peur de rien et ose."
.
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hrp: ce n'est pas du retard...

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Arabesque du Temps
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message posté par Arabesque du Temps, Sam 31 Mar 2018 - 13:18

Ange des cieux
« Tu es ce que tu es. Peu importe que tu ne sois pas comme les autres. »

La voix me fait sursauter alors j'ouvre les yeux à nouveau et mon regard se pose sur l'un de mes camarades guerriers. Ange Déchu. Alors c'était lui. Pourquoi vient-il me faire la morale comme ça ? A-t-il entendu mon mantra ? Sans doute que oui sinon il ne serait pas venu là pour me dire tout ça.
Mais apparemment il n'en a pas fini puisqu'il ajoute quelques mots tandis que je reste là, plantée en face de lui, complètement silencieuse.
Même mon balancement a fini par s'arrêter. 

« Arabesque des Temps... »

Sa voix prononçant mon nom me fait frissonner. Sans doute parce que cela fait bien longtemps que plus personne ne m'a jamais appelé ainsi. Avec mes frères, nous ne discutons que peu et prononcer des noms aussi longs que les nôtres n'est pas très naturel. De plus, comme je n'ai pas vraiment pour habitude de partir en patrouille, personne ne s'adresse vraiment à mi avec mon nom entier. Ni ne s'adresse à moi tout court.

« N'aie pas peur de vivre ta vie, n'aie pas peur de sourire et de pleurer. n'ai pas peur de sentir ton coeur battre, même si ça fait mal d'accord ? »

Je n'ai pas peur. Pas de ça. Il ne sait rien, il ignore tout de moi. Il ne sait pas à quel point je crains la nuit et ses démons. Il ne sait pas à quel point je crains que la mort ne les emporte tous sans prévenir alors que j'ai pourtant accepté que ma propre fin arrivera bien un jour.
Non, il ne sait rien.

« N'aie peur de rien et ose. »

C'est drôle de dire ça.
Comme si c'était facile.
Comme si c'était simple.
Comme si je pouvais y arriver.

« J'ai peur de la mort. Que tout le monde meure et que je reste seule. »

Je reprends mon souffle alors que les larmes embrouillent ma vision. 
Ne pas pleurer, pas devant lui ni devant personne. Ne pas pleurer, ne pas être faible, que dirait Maman ? 
Je suis normale.
Normale.
NORMALE.

« Comme avec Papa... »

Ma voix n'est qu'un murmure et j'espère qu'il n'a pas entendu les mots que je viens de prononcer parce que je n'ai pas pour habitude de confier mes craintes de la sorte, surtout pas avec quelqu'un que je ne connais pas. Pourquoi est-ce que je lui parle ? Je ne devrais pas.
Ne jamais parler aux autres.
Ne jamais s'attacher.
Parce qu'ils meurent tous. 
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Ange Déchu
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message posté par Ange Déchu, Sam 2 Juin 2018 - 13:53




Bohneur et joie dans un monde d'ombres.
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« Les anges d'aujourd'hui, ce sont tous ceux qui s'intéressent aux autres avant de s'intéresser à eux-mêmes. »
Elle sursauta, stupéfaite probablement. Peut être qu’elle ne s’attendait pas à l’ange. Personne ne sait pourquoi il déploie sur ses ailes sur certains et pas sur d’autres. Par égoïsme, par amour, pas nécessité ? Peut être juste parce que l’ange a besoin de se voir comme les autres, se dire qu’il n’est pas seul dans sa douleur, dans ses abymes. Ou alors parce que Chant des Sirènes aurait fait quelque chose. Lui même ne saurait dire. Alors, il se tait, et les deux chats se laissèrent bercer par l’apaisant silence pendant un instant, à moins que se soit une éternité, nul ne saurait dire avec grande certitude. Peut être qu’elle devrait continuer à se taire et ils resteront ainsi longtemps. Parce qu’il ne faut pas être très intelligent pour comprendre que l’ange apprécie le calme. Il devrait aller dans la tanière des anciens prématurément rien que pour se reposer. Mais ce n’est pas son style d’abandonner son clan. Il ferait tout pour son clan après tout. C’est une des choses qui le qualifie.
« J'ai peur de la mort. Que tout le monde meure et que je reste seule. »
L’ange frémit à ses paroles et en son coeur quelque chose se réveille. Une sorte de peur, de terreur. Il se figea pareil à une statue ou à un chat plongé dans la glace. Parce que lui aussi il craignait tant la mort. Mais il ne s’effrayait pas à l’idée que sa main se referme sur lui. Non, il s'inquiétait pour les autres. De ce qu’il pouvait leur faire.
Comme avec Chant des Hirondelles. Comme je l’ai fais. Comme à ce moment où le mouvement s’est échappé de moi. Et si ça arrive de nouveau ? Qu’est ce que je pourrais dire si ça arrive de nouveau ? Et qui pourra me faire confiance après ça ? Déjà que la première fois… Non, non, je vais prendre sur moi et réussir. Tout ça n’était qu’un accident. Je ne le voulais pas ! Qui le souhaiterait de toute façon ? Tuer quelqu’un… Il ne faut pas avoir tous ses neurones. Qu’un accident. Je suis pas un psychopathe et je vais buter personne. Non jamais ça ne… Pas à nouveau. Non, non, plus jamais.
Malgré ses craintes, il réussit à relever son regard si particulier pour affronter celui d’Arabesque des Temps. Quel étrange nom. A quoi sa mère avait pensé ? L’ange se questionnait là dessus.
« Comme avec Papa… »
Papa. Cela sonne bizarre dans la tête du chat blanc. Comme si ce mot n’existait pas vraiment. Lui son “papa” il ne l’a jamais vraiment connu. Il est mort, après tout. Mais jamais il ne lui est arrivé de le regretter. Pas réellement en tout cas. Mais il sait ce que le manque, ce que la douleur, ce que les regrets. Il sait et jamais il n’oubliera le potentiel destructeur que ces sentiments ont. Il la regarda doucement et eut un sourire, un sourire amer.
Puisque de toute façon, ça ne sert à rien et ça ne servira jamais à rien de les regretter. Sauf que le coeur est imprévisible et que bien sûr qu’il va nous faire souffrir. A croire qu’il ne sert qu’à ça. C’est ridicule non ? J’ai du mal à penser qu’il nous fasse vivre ce coeur parce que moi il me détruit. Parce que dès que je le donne à quelqu’un, ce quelqu’un le met en miette. Parce que de toute façon ça fera toujours mal. Ce qui en revient à ce que je disais. C’est inutile.
«Moi aussi j’ai peur de la mort. Mais pas comme toi. Moi j’ai peur de la donner, d’être son serviteur. C’est infondées les peurs. C’est toujours ridicule. Et pourtant, ça n’empêche rien de se le dire. Je sais pas si c’est censé apporté quelque chose. En ce qui me concerne, ça me détruit.»
Et il se tut, conscient qu’il en avait déjà trop dit.
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Arabesque du Temps
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message posté par Arabesque du Temps, Mar 5 Juin 2018 - 19:02

Ange des Cieux
« Moi aussi j’ai peur de la mort. Mais pas comme toi. Moi j’ai peur de la donner, d’être son serviteur. C’est infondées les peurs. C’est toujours ridicule. Et pourtant, ça n’empêche rien de se le dire. Je sais pas si c’est censé apporter quelque chose. En ce qui me concerne, ça me détruit. »

Il a peur de donner la mort. Il a peur de tuer. Je n'avais jamais rencontré une personne avec une telle peur. Pour avoir celle-là, il a déjà dû tuer quelqu'un. Est-ce qu'il va me tuer ? Qui a-t-il tué ? Je m'emballe peut-être pour rien, je ne sais pas. Je n'ai pas peur de lui. Je n'ai pas peur de mourir. J'ai peur que les autres meurent. J'ai peur d'être seule. C'est tout, ça s'arrête là.

« Ma peur n'est pas infondée. Elle n'est pas ridicule. Papa est mort. Il est mort et j'étais toute seule. Ce n'est pas assez pour avoir peur ? »

Mon ton n'est pas agressif, au contraire, plutôt inquisiteur, curieux. À vrai dire, je ne comprends pas trop sa façon de penser. Une peur n'est jamais infondée, si ? S'il a déjà tué quelqu'un alors sa peur est fondée, tout comme la mienne l'est également. J'aurais aimé qu'elle ne le soit pas, fondée. J'aurais aimé que mon père vive, qu'on soit toujours une famille heureuse. Ou juste une famille tout court parce que désormais, il n'y a plus rien. Rien. Et moi. Rien de moins. Mais rien de plus.

« Moi aussi, ça me détruit. Ils disent tous que le temps guérira les blessures mais il n'a fait que les aggraver. Je ne sais pas si je vais m'en remettre un jour. Je ne peux même pas... »

Je m'interromps. Non. Il n'a pas besoin de savoir. Il ne doit pas savoir, j'ai suffisamment honte comme ça. J'ai failli lui dire que j'étais incapable de sortir du camp. Que je frôle la crise de panique rien qu'à sortir à trois mètres du camp. Que je ne supporte pas de m'éloigner. Que si un jour il faut aller se battre, je ne pourrais pas le faire. Que je ne suis plus allée chasser ni patrouiller depuis bien longtemps. Je ne peux pas. Ou alors, les rares, très rares fois où ça arrive, ça ne se passe jamais bien, je suis sous tension, irritable. Je ne veux plus avoir à sortir du camp, plus jamais. 

« Laisse tomber. »
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