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Wie is de beste jager ? • Feat Sun [Pap]



 

Wie is de beste jager ? • Feat Sun [Pap]


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Espoir Flamboyant
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message posté par Espoir Flamboyant, Mer 27 Déc 2017 - 8:50


Yamashita sur épicode

Wie is de beste jager ?



Dusky & Suny


Dans le monde, quelle était notre place ? Je voulais dire, à quoi on servait ? Comment les gens nous voyaient-ils ? Je ne savais pas. Je savais que nous n'étions qu'une toute petite particule dans ce monde extrêmement grand. Je savais que même si nous n'étions pas très grand, que nous n'avions pas une grande place ici, on était importants. Parce que le moindre de nos choix, n'importe quel acte pourrait changer l'histoire. Notre histoire. L'histoire de la vie. De ma vie. De notre vie. De la vie du clan du tonnerre. De la vie de toute la forêt de Cerfblanc.
Dans ce monde, nous étions jugés par nos erreurs et faux-pas, non pas par nos succès et bonnes actions.
C'était pour cela que je faisais attention à ce que je réalisais et disais. Je ne voulais pas être mal vu, encore moins détesté. Je n'avais pas de grande ambition, je voulais juste retrouver ma sœur. Et même si ce travail était laborieux, j'allais la retrouver. Parce qu'elle était en vie. C'était certain.

Beaucoup de chats veulent devenir lieutenant puis chef. Mais pas moi. Je m'en fiche. Cela ne m’intéresse pas. Pourquoi vouloir diriger les autres quand on ne savait même pas dans quelle direction nous allions ? Cette idée était ridicule. Autant faire un suicide collectif, on en aura moins à perdre.

Je me réveillai aux aurores, comme à mon habitude. Généralement, je m'entraînais avec Plume de Rouge-Gorge assez tôt dans la matinée quand elle n'était pas en patrouille. J'allais rarement en patrouille : je ne savais pratiquement pas me battre. À quoi servirais-je là-bas ? Cela ne me dérangeai pas. De ne pas y aller, je voulais dire. Ça me laissait le temps de perfectionner ma technique de chasse ou encore chercher Petite Victoire. J'avais presque fouillé tout le territoire. Mais peut-être était-elle chez les bipèdes ? Peut-être était-elle si faible qu'elle n'avait pas eu d'autre choix que de passer la mauvaise saison chez eux ?
Je regardai avec envie le tas de gibier bien maigre avant de secouer ma tête. Je n'avais pas encore chassé pour les anciens, je n'avais pas le droit de toucher à un morceau de viande. Je soupirai et me couchai dans l'herbe au pied d'un grand arbre. Toute la clairière était couverte de neige sauf cet endroit, protégé par les grandes branches de ce végétal dénué de toute couleur autre que le brun.

Je regardai la faible agitation au sein du camp. Je vis que mon mentor allait partir pour la patrouille matinale ainsi que Jolie Brindille. Tiens, Nuage du Papillon serait-elle seule ? Je ne la connaissais pas vraiment mais pourquoi ne pas aller chasser avec elle ? Un petit concours de chasse en attendant nos mentors respectifs ? J'attendis patiemment qu'elle sortisse de la tanière pour aller la voir.

« B-bonjour Nuage du Pap-p-pillon. Comment vas-t-tu ? Ça te dirai un con-concours de cha-asse ? »

Foutu bégaiement. Il était de moins-en-moins prononcé mais toujours aussi handicapant. Je la regardai, les yeux pleins d'espoir. Si elle refusait j'allais devoir me taper les corvées, et elle aussi, d'ailleurs. Par le clan des étoiles, tout mais pas enlever les tiques d'Œil de Myosotis !

admine Sun

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Valse du Papillon
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message posté par Valse du Papillon, Mar 2 Jan 2018 - 12:07


Je bent de beste jager



Il faisait lumineux. Très lumineux même, et assez ensoleillé. Il faisait bon, je me sentais libre et je volais avec les oiseaux. C’était magnifique, je me sentais bien là. Je flottais dans les nuages, je riais avec le vent. C’était si beau, et pourtant cela prit fin si brusquement. Le gris m’enveloppa, le froid également. Les yeux grands ouverts, je pris conscience de la tanière autour de moi et de mes camarades. Je cherchai du regard Petit Coyote, qui semblait toujours dormir. Je me levai avec dégoût, et sortit dans l’air frais, sachant pertinemment que je ne pourrais me rendormir, et que de toute manière mon mentor n’aurait pas été d’accord. Pourtant, juste en sortant, je la vis partir en patrouille. Je pourrais peut-être essayer de retourner dormir, finalement.

« B-bonjour Nuage du Pap-p-pillon. Comment vas-t-tu ? Ça te dirais un con-concours de cha-asse ? »

Oh, Nuage de l’Espoir. Son mentor était probablement parti avec la mienne, et il se retrouvait inoccupé. Mais je n’aimais pas chasser. Ni me battre, d’ailleurs, je détestais faire du mal. Leur monde était déjà assez noir sans qu’on en rajoute une couche. Déjà tout plein de violence et de douleur, et moi je ne voulais pas en créer plus. Mais j’étais mal tombée pour ça, ici on apprenait à être guerrier, on devait se battre et chasser pour manger. Je pouvais comprendre. Je ne pouvais pourtant pas m’empêcher de ne pas apprécier. Mais je souris à Nuage de l’Espoir. Je n’avais pas de réelle raison de refuser.

« Si tu veux ! Mais prépare-toi à gagner ! »

Je le laissai passer devant et choisir l’endroit où se déroulerait la chasse. Je n’étais pas pressée de commencer, en tout cas, et je le suivais distraitement en observant la vie autour de nous. Les arbres qui levaient leurs gigantesques branches nues vers le ciel, comme implorant le clan des Étoiles de ramener la chaleur ; les rares rongeurs cachés dans leur trou qui grignotaient une minuscule graine ; un oiseau qui s’envolait dans un cri de panique parce que nous avions fait trop de bruit. Je m’imaginais décoller avec lui, battre à tire d’aile dans le ciel gris pâle qui reposait au-dessus de nos têtes. Je me voyais quitter le sol, sentir le vent gonfler mes poils et m’emmener très loin.

Nuage de l’Espoir m’appela, et je secouai la tête doucement en remarquant que je m’étais arrêtée pour observer l’oiseau s’envoler. Il avait maintenant disparu et l’apprenti m’attendait devant. Je le rejoignis en trottinant, penaude, et m’excusai en arrivant à sa hauteur. J’espérais qu’il ne m’en voudrait pas. Je détestais la rancœur, ça brûlait la lumière. J’aurais aimé que ça n’existât pas. Comme toutes les autres ombres qui gâchaient les gens. Dans mes rêves, il n’y avait ni rancœur ni haine. Mais on me l’avait déjà souvent répété, désormais, ici ça n’était pas pareil, c’était ce qu’ils appelaient la réalité. Elle me dégoûtait.

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Espoir Flamboyant
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message posté par Espoir Flamboyant, Ven 12 Jan 2018 - 20:54


Yamashita sur épicode

Wie is de beste jager ?



Dusky & Sun


Elle sourit. Elle était mignonne quand elle souriait. Voire beaucoup plus, carrément belle, en fait. Peut-être qu’elle souriait souvent, mais je ne la voyais jamais le faire. Je ne la voyais que rarement, d’ailleurs. Mais peut-être que Petite Victoire souriait ainsi, également ? Elle me manquait, terriblement. J’avais déjà perdu une soeur, je ne voulais pas ne jamais retrouver la deuxième. Nuage Mystérieux me disait d’abandonner, qu’elle était morte, qu’il ne fallait plus continuer de la chercher, mais je ne l’écoutais pas. C’était ma faute si elle n’était plus ici, si elle avait dû fuir. Elle était trop jeune pour retrouver le chemin du camp, et peut-être était-elle partie loin, trop loin pour retrouver notre trace. Mais je la trouverai et je la ramènerai ici, en vie.

« Si tu veux ! Mais prépare-toi à gagner ! »

Je plissai les yeux. Pourquoi partait-elle défaitiste, ainsi ? Garder l’espoir, toujours partir vainqueur. À quoi cela servait de faire un concours si l’un des deux participants souhaitait la victoire de l’autre ? À rien, on est bien d’accord ? Mouais, c’était ce que je me disais aussi, à ce moment-là.

Je partis devant. Vu comment elle était partie, je me doutais bien que Nuage du Papillon n’était pas extrêmement motivée. Peut-être avait-elle juste accepté pour ne pas me faire de peine ? Bah oui, après tout, je n’étais que le pauvre petit apprenti qui a perdu deux de ses sœurs, qui bégayait, en plus de ça. Nan, franchement, j’étais bien habitué aux regards remplis de pitié et aux remarques moqueuses. Mais de la pitié de la part d’une apprentie, là, ça me blessait. Elle était du même niveau que moi, on avait le même nombre de lunes, et elle faisait ce qu’elle faisait seulement par pitié ? Oui. Non. Peut-être ?

Je m’imaginais des choses, probablement. Enfin non, c’était certain. Je m’imaginais beaucoup de choses, Nuage du Papillon était gentille. Et joyeuse. Et un peu distraite. Très distraite. Trop, peut-être. Mais Nuage du Papillon était gentille, elle n’irait pas accepter quelque chose par simple pitié. Si ?
Les arbres défilaient autours de nous et je ne pouvais pas m’empêcher de jeter régulièrement un regard derrière moi pour vérifier que l’apprentie me suivait toujours. Distraite comme elle était, elle serait capable de suivre je-ne-savais-quoi et s’égarer dans la forêt. Était-ce seulement un vilain défaut ou, justement, un moyen de s’éloigner de la réalité, beaucoup trop dure, trop violente ? Jamais je ne pourrai répondre à cette question, je n’étais pas elle, je n’étais pas dans sa tête. Mais elle avait l’air d’être heureuse, dans son petit monde où chaque détail avait son importance.

Un oiseau s’envola et je jetai un coup d’œil vers Nuage du Papillon. Elle s’était immobilisée, elle regardait dans la direction de l’animal. Je soupirai et attendis quelques secondes avant de l’appeler. Pas comme si je lui feulais dessus, juste l’appeler doucement, lui dire que j’étais là, qu’on devait chasser, se rendre utiles pour le clan qui nous hébergeait, nous nourrissait et nous apprenait la survie.

Elle me rejoignit en trottinant et s’excusa. Je battis légèrement de la queue avant de sourire, comme pour dire “ce n’est rien” et je me remis en route, priant je-ne-savais-quelle force de la nature pour que la rousse me suive. J’avançai jusqu’à déboucher sur la grande prairie fleurie. Enfin, pas très fleurie à cette époque de l’année, mais bon. C’était son nom, point barre. Je me tournai vers l’apprentie et lui souris à nouveau.

« Celui ou celle qui rapporte le plus de proies pour les anciens et les reines gagne. On a une heure. Tu es prête ? »

J’attendis qu’elle hoche de la tête.

« C’est parti. »

admine Sun

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message posté par Valse du Papillon, Sam 10 Mar 2018 - 16:46


Je bent de beste jager



Nuage de l’Espoir n’avait pas pris mal mon inattention, je crois, et j’étais contente, parce que je ne voulais pas qu’il m’en veuille. Non il sourit et c’était un peu de lumière dans la froideur de la saison des neiges, alors j’étais contente. Je souris aussi et il continua de marcher, jusqu’à la prairie, celle que j’aimais beaucoup quand il y avait des fleurs. L’apprenti se retourna de nouveau, souriant, et énonça les règles de notre petit concours.

« Celui ou celle qui rapporte le plus de proies pour les anciens et les reines gagne. On a une heure. Tu es prête ? »

J’acquiesçai de la tête, et je m’éloignai à l’opposé de lui. Je ne me pressais pas, parce que je n’avais aucune envie d’être une prédatrice pour les “proies”. Je ne comprenais pas pourquoi on devait tuer pour survivre. C’était illogique, non ? Pourquoi est-ce que d’autres êtres vivants devraient mourir pour que nous on puisse vivre ? Parce qu’on serait supérieurs ? On est pas supérieurs du tout. On passe notre temps à se battre, pour des choses ridicules en plus. On est pas mieux que des souris, c’est sûr. Alors pourquoi il fallait qu’elles meurent pour que nous on vive ?

Si je ne ramenais pas de proies, Nuage de l’Espoir serait déçu. Je le savais. Alors à contre-coeur, je cherchai tout de même du gibier, humant l’air, écoutant les environs. Il faisait trop froid pour que quoi que ce soit me déconcentre et je finis par trouver un mulot, que j’attrapai tout de même. Tout bas, je m’excusai de l’avoir tué, et je lui dis qu’au moins il servirait à aider à grandir correctement les bébés du clan, et qu’il n’était pas mort en vain. Ensuite je repartis chasser, et je réussis même à avoir un moineau. J’espérais que je ne l’avais pas fait trop souffrir.

Comme le temps passait, je retournai vers l’endroit où on s’était séparés, avec Nuage de l’Espoir. Il était déjà là, avec ses proies, et je déposai aussi les miennes à mes pattes. Il avait bien chassé, il était sûrement meilleur chasseur que moi. Mais la première chose que je dis, ce ne fut pas “félicitations”, ou “du coup, qui a gagné ?”. En fait je m’en fichais un peu du concours, et moi j’avais chassé pour qu’il ne soit pas déçu, parce que j’aimais pas ça. Et pour nourrir les chatons de la Méchante Étoile, un peu.

« Dis, Nuage de l’Espoir ? Pourquoi est-ce qu’on doit tuer pour vivre ? »

Moi, j’avais pas trouvé de réponse, et j’espérais que lui en aurait une. Parce que j’aurais bien aimé savoir, vraiment. C’était trop bizarre.

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Espoir Flamboyant
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message posté par Espoir Flamboyant, Mar 26 Juin 2018 - 13:34


Yamashita sur épicode

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Dusky & Suny


Je regardai l’apprentie partir de son côté. Elle ne semblait pas vraiment se réjouir à l’idée de chasser et je ne comprenais pas pourquoi. Enfin soit, je chassai rapidement ces questionnements d’un bref battement de queue. Je devais chasser. Pas pour gagner cette compétition - qui n’était qu’un prétexte pour passer un peu de temps en compagnie de l’apprentie - mais bien pour tenter de nourrir mon clan en ce début de mauvaise saison. Quand la rouquine eut disparu de mon champ de vision, je me mis enfin en route, la gueule ouverte, afin de tenter de percevoir le plus d’effluves possibles. Très vite, je détectai l’odeur d’une grive, sûrement trop stupide pour avoir eu l’idée de migrer vers des contrées plus chaudes. Je me mis en position et attendis le moment propice pour lui sauter dessus. Quand ce fut le cas, je lui tranchai rapidement la jugulaire afin d’éviter des souffrances inutiles. Je lui adressai un bref remerciement pour sa vie donnée au clan. Je me fichai bien des coutumes et des rites de nos clans pour le nos ancêtres qui, soit disant, nous observaient de là-haut. Mais je le faisais quand même, par respect pour l’animal. Je l’enterrai au pied d’un arbre et continuai ma quête.

J’avais également réussi à capturer un mulot, un petite souris ainsi qu’un maigre écureuil trop intrépide. Ce n’était pas énorme mais suffisant pour un simple apprenti. J’étais déjà au point de rendez-vous avec mes petites proies et ma grive déterrée quand Nuage du Papillon arriva avec deux prises. J’étais à la fois étonné et content. Je savais qu’elle était un peu réticente à chasser. Comment ? Je ne m’en souvenais plus. Je croyais qu’on me l’avait dit ou quelque chose du genre. Ce n’était pas important. Le plus important, c’était qu’elle avait fait l’effort de chasser. Pas pour ce concour stupide, mais pour le clan.

« Dis, Nuage de l’Espoir ? Pourquoi est-ce qu’on doit tuer pour vivre ? »

Sa question me fit tomber des nues. Je devais avouer que je n’y avais jamais réfléchi, alors je pris quelques minutes pour le faire. Je ne répondais rien, perdu dans mes pensées. Pourquoi ? Je n’en avais absolument aucune idée. Et pourquoi pensait-elle à cela, aussi ?

« Je-je ne sais pas. Peut-être est-ce parce que la nature est comme cela ? Je veux dire, nous nous nourrissons, par exemple, d’oiseaux, qui se nourrissent de vers et ces vers se nourrissent d’animaux morts qui se sont nourris autrefois d’animaux vivants. Et les herbivores se nourrissent de plantes qui puisent leurs ressources dans nos corps en décomposition. Alors je pense que nous sommes tous condamnés à nous nourrir des autres. Je crois que pour vivre, nous devons arrêter la vie des autres, avant que la vie se décide d’arrêter la nôtre. »

Après ce monologue, je fus essoufflé mais quand même étonné. Je n’avais bégayé qu’une seule et unique fois. Alors cela voulait dire que cela s’améliorait vraiment ? Que mes séances avec Agathe Étoilée n’étaient pas inutiles ? Je souris à cette pensée. J’allais peut-être pouvoir guérir de cela, finalement.




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