min : 15°C   max : 35°C
saison : feuilles vertes
aléa climatique : sécheresses et orages
voir les assemblées et baptêmes en cours (www)
Un sourire, une peine. |Feat Biket|



 

Un sourire, une peine. |Feat Biket|


avatar

Baie d'Oranger
Puf/Surnom : Aido
Âge du perso : 74 lunes
Messages : 396
Date d'inscription : 09/08/2015
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Baie d'Oranger, Lun 19 Fév 2018 - 11:44

Je t'aime.
Je suis étrange aujourd’hui, c’était peut-être la journée la plus bizarre de ma vie.
Il est tard, très tard alors que je suis toujours là, planté au milieu du camp depuis ce matin.
Je fais toujours la même chose, je continue encore et encore d’observer le ciel alors que mes pensées filent. C’était étrange parce que je ne ressentais rien, strictement rien, comme si j’avais la paix intérieur. Comme si je n’avais plus la force de m’énerver, gueuler et ressentir de la haine. J’avais sentis les larmes, j’avais tout ressentis aujourd’hui. Mais surtout, surtout j’avais eu l’impression de retrouver mes esprits. De me rendre compte de choses auxquels je n’avais rien vue. Parce qu’aujourd’hui il y avait eu comme une illumination dans ma tête, comme si j’avais retrouvé un comportement “normal”.

Cela faisait des lunes et des lunes qu’il était partis, des jours et des minutes que je ne comptais plus alors que sans que je le remarque, c’était le monde autour de moi qui s’était écroulé. Je n’avais même pas prêté attention à mon propre fils, à mon fils que j’aime tant pourtant. Qu’est-ce que j’avais fais ? je lui avais gueulé dessus alors qu’il était simplement inquiet pour moi, alors qu’il cherchait tout simplement des réponses à ses questions. Je ne vais pas dire que je ressens de la culpabilité, parce que je ne sais plus ce que je ressens et pour quoi. Mais ce que je sais, c’est que mon fils ne va pas bien, et que je l’aime beaucoup trop pour le laisser dans ce désespoir, parce que je refuse de voir l’une des dernières personnes qui me restent s’éffrondrer elle aussi.

Il est là, pas très loin de là. Je sais qu’il ne sourit pas. Cela fait longtemps qu’il ne porte plus son si beau sourire. Ça me fait mal, mal de le savoir comme ça et de n’avoir rien fait, d’être resté dans ma folie sans voir mon propre fils, mon fils que j’aime tant. Alors je me lève, je me lève et je me dirige vers lui, vers lui et seulement lui, ne le quittant plus du regard.

“Rugissement du Jaguar ?”

Ma voix avait était fragile, comme je me sens en ce moment même. J’ai l’impression que je suis au bord de craquer, qu’à n’importe quel moment je pourrai m’effrondrer en larme parce que je n’arrive plus à cacher mon immense peine derrière de la haine et de la colère. Parce que mon coeur s’ouvre en deux, parce que mon âme fissurait et noircis de souffrance n’en peut plus.

Je me suis d’abord collé à lui, respirant sa douce odeur. C’était la première fois depuis longtemps que nous avions un contact physique, la première fois que je ressentais de nouveau de l’amour pour un être, parce que j’avais tellement peur de l’amour que je ne voulais plus le voir.

“Je t’aime mon fils.”

Ça avait été comme un murmure, comme si je rendais mon dernier souffle alors que j’étais prise de vertiges. Oh que oui, si tu savais à quel point je t’aime et je tiens à toi, à quel point je regrette de ne pas avoir été là pour te soutenir dans cet épreuve.
J’ai perdu un amour.
Tu as perdu un père, un repère, une moitié.


Ft Biket


avatar

Rugissement du Jaguar
Puf/Surnom : Alice
Âge du perso : 21 lunes
Messages : 219
Date d'inscription : 14/10/2016
Voir le profil de l'utilisateur http://ella-code-forumtest.forumactif.org/t345-8-lgdc-rpg-me-mys
message posté par Rugissement du Jaguar, Dim 25 Mar 2018 - 10:29




Moi aussi je t'aime
FEAT AIDO

Aujourd'hui, j'essaie de positiver alors que tout part en vrille. Comme toujours. Personne ne m'avait dit que ce serait aussi dur de faire mon deuil. Personne ne m'avait dit à quel point c'était douloureux. Personne ne m'avait prévenu que ma famille allait éclater ainsi. Que j'allais être le seul soutien de ma mère. Que j'allais m'écarter de mon frère et finir plus seul que jamais. Je n'ai plus personne. Il y a quelques temps, je suis allé voir Masque de Jais mais c'est différent. Il y a bien eu Nuage du Caïman aussi mais pour lui aussi, c'est différent. Au final, je suis bel et bien seul et je ne sais même pas si j'ai envie de me sortir de cette foutue solitude. Tout devient bien trop compliqué et je ressens de plus en plus le besoin de m'isoler. C'est sans doute pour ça que je me tiens à l'écart de mes camarades de Clan. Présent dans le camp mais l'esprit vagabondant. Ailleurs.
Loin.

« Rugissement du Jaguar ? »

Imperceptiblement, je me tends. C'est ma mère. Ma mère qui m'interpelle et je ne sais pas pourquoi. Bien involontairement, je crains ce qu'elle va me dire. Est-elle toujours aussi bouleversée ? Ou est-elle un peu plus normale aujourd'hui ? Je ne sais pas. Je n'ai pas la force de me battre pour trouver les bons mots, pas maintenant, pas aujourd'hui. Je ne peux pas. Je l'ai déjà fait une fois et je suis capable de le refaire mais juste, pas aujourd'hui, j'en suis incapable. Aujourd'hui je me sens faible, incapable de faire face à ma mère si elle commence à déblatérer des insanités. Je ne suis pas prêt pour faire face à une crise. 
Alors lorsqu'elle vient se coller contre moi, mêlant nos deux pelages, je la laisse faire, trop surpris pour essayer de comprendre la situation. Je suis plus grand qu'elle a présent et sa fragilité apparente me bouleverse. 

« Je t’aime mon fils. »

Je me mords l'intérieur des joues en sentant l'émotion se réveiller en moi. Un doux frisson me parcourt et je sais que je suis capable de pleurer si je me laisse aller. Petit, ma mère était mon monde, mon univers. À défaut d'être mon exemple et mon modèle, elle était cette touche de douceur dont tout enfant a terriblement besoin. Elle était ce réconfort après une dure journée, cette oreille attentive après une dispute avec mon frère. Elle était la meilleure des mères et la voir partir ainsi à la dérive suite à la mort de Papa, je ne l'ai pas supporté. Alors aujourd'hui, alors qu'elle m'enlace ainsi, parfaitement saine d'esprit, je réalise une chose.
J'ai besoin d'elle.
Ma vraie mère.

« Moi aussi Maman... Moi aussi je t'aime. »
©️ Codage par Neph pour Alice seulement


avatar

Baie d'Oranger
Puf/Surnom : Aido
Âge du perso : 74 lunes
Messages : 396
Date d'inscription : 09/08/2015
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Baie d'Oranger, Ven 11 Mai 2018 - 19:53

Mon sang.
Je sens la fatigue fragiliser mes muscles, je sens la douleur sourde rompre les derniers fils reliants les deux parties distinctes de mon cœur, il sombre inévitablement dans les noirceurs. Je n’en peux plus mon fils, je n’en peux plus de haïr la terre entière pour sa disparition, je n’en peux plus de gueuler pour m’apaiser. Je me sens chuter et je ne peux pas m’arrêter, parce que je sais que plus le temps passe et plus je me rapproche de cette mort que je désir tant.
Et toi, mon fils, ma moitié, lui et moi, mon amour.
Comprend que je suis terriblement désolée pour ce qui nous arrive. Je suis désolée que ton monde s’effondre de la sorte et j’ai conscience que tu ne devrais pas à avoir à traverser ça. Mais je ne peux pas empêcher les événements d’arriver. J’aurais tant voulu t’épargner tout ça, pouvoir te protéger une nouvelle fois, comme lorsque tu n’étais encore qu’un tout petit chaton. Parce que comprend bien parce que même si je cris, hurle, pleure, souffre, meurt. Mon amour pour toi lui, n’aura jamais mal car il est indélébile. Car même quand je suis vide, je le sens au plus profond de mon cœur cet instinct maternelle qui me transperce chacun de mes muscles. Je t’aime d’accord ? Et même si cet amour me fait terriblement peur, il ne pourra jamais cesser d’exister.

« Moi aussi Maman... Moi aussi je t'aime. »

Et je sens les larmes qui se précipitent par flot dans mes yeux, venants s’écraser dans ton si beau pelage. Je sens les mots que tu prononces venir apporter un peu de chaleur à mon être si meurtris. Tu sais Rugissement du Jaguar, il y a tellement de choses que j’aimerais te dire mais que j’en suis incapable. J’aimerais te dire que je suis fière de toi, de la personne que tu es et de ce que tu accomplis chaque jour. Je suis heureuse que tu sois une bonne personne, que j’ai réussi à élever un ange comme toi. Parce que tu sais, mon fils, même si je ne le montre pas, il y a un tas de choses que je ressens envers toi mais que je ne te dis pas. Peut-être parce que les mots font mal ? Parce que je me rappelle de ce que ton père me disait et ça me torture autant que ça provoque une profonde nostalgie en moi. Alors je ne sais pas. Mais en même temps j’ai peur que une fois dans les étoiles, je regrette de ne pas t’avoir dis tout ça. Parce que le regret me tue tous les jours mon grand.

Je ne me comprends pas. Parfois j’ai la haine, parfois je suis triste, d’autre nostalgique. Là je crois que j’ai juste envie de te dire à quel point je t’aime parce que je vois bien que tu ne vas pas bien mon fils, que tu as besoin de moi parce que je suis ta mère. Je sais que tu auras toujours besoin de moi car nous avons tissé ce lien entre nous, ce lien immortel qui parfois paraît invisible mais qui est bien présent entre nos deux êtres.

« Je veux que tu saches que je suis désolée. Que je suis désolée si je te hurle dessus, si je suis froide, si je souffre parce que tu n’as pas à vivre tout ça. Je veux aussi que tu saches que je suis très fière de toi, que tu seras toujours une partie de moi et ce quoi qu’il arrive. Tu comprends ? Tu es mon fils et tu comptes plus que tout à mes yeux. Alors sache que tu n’es pas seul mon petit ange, que je sais que tu ne vas pas bien, mais je ne t’abandonnerai pas. »

J’avais l’impression de te dire adieu, sauf que ça n’en était pas. Enfin, peut-être ? J’en sais rien, je crois que je suis complètement perdue.

« Je sais aussi que je ne vais pas bien, que depuis la mort de…. de ton père je suis complètement détruite et que ça débloque dans ma tête. Mais ce n’est pas pour ça que mon amour pour toi ne vis pas, que je n’ai pas une flamme qui brûle toujours à l’intérieur des glaces qui entachent mon âme. »

N’oublis jamais mes paroles, mon enfant.
Ft Biket

avatar

Rugissement du Jaguar
Puf/Surnom : Alice
Âge du perso : 21 lunes
Messages : 219
Date d'inscription : 14/10/2016
Voir le profil de l'utilisateur http://ella-code-forumtest.forumactif.org/t345-8-lgdc-rpg-me-mys
message posté par Rugissement du Jaguar, Dim 13 Mai 2018 - 9:56




On ira mieux
FEAT AIDO

Je sens les larmes de ma mère qui tombent et glissent sur mon pelage, une prise de conscience qui ne manque pas de me faire trembler violemment tant mon émotion est grande, étouffante. J'ai envie de pleurer mais j'essaie de me retenir, tant bien que mal. Je n'ai aucune honte à pleurer devant ma mère, elle me connaît depuis toujours et m'a déjà vu pleurer, crier, hurler, tempêter ou je ne sais quoi encore. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui je ne dois pas pleurer parce que je dois être fort pour elle et profiter de cet instant de lucidité parce que je ne sais pas combien de temps cela va durer. Rien que d'y penser cela me brise le coeur un peu plus encore. 

« Je veux que tu saches que je suis désolée. Que je suis désolée si je te hurle dessus, si je suis froide, si je souffre parce que tu n’as pas à vivre tout ça. Je veux aussi que tu saches que je suis très fière de toi, que tu seras toujours une partie de moi et ce quoi qu’il arrive. Tu comprends ? Tu es mon fils et tu comptes plus que tout à mes yeux. Alors sache que tu n’es pas seul mon petit ange, que je sais que tu ne vas pas bien, mais je ne t’abandonnerai pas. »

Les émotions qui m'animent soudainement se contredisent. Une colère sourde me brûle les veines tandis qu'un soulagement indescriptible me vrille le coeur. Je suis en colère parce que j'ai envie... J'ai envie de lui dire qu'elle m'a déjà abandonné. Qu'elle m'a déjà laissé tout seul, me débrouiller seul avec elle et avec tous les regards de pitié que l'on me jette sur mon passage dans le camp. Qu'elle m'a déjà livré à moi-même et que si elle avait été plus forte, si elle avait su rester fière et digne, je n'en serais pas là. 
Mais ça, je ne le lui dirai pas.
Jamais.
Parce qu'à côté de ça, il y a le soulagement intense de voir mes efforts reconnus. La constatation que malgré cette folie qu'elle est la première à subir, elle a toujours conscience du monde extérieur. Elle a toujours conscience que je suis là pour elle peu importe le temps qui passe et à quel point la voir dans un sale état me réduit en miettes à l'intérieur. 

« Je sais aussi que je ne vais pas bien, que depuis la mort de…. de ton père je suis complètement détruite et que ça débloque dans ma tête. Mais ce n’est pas pour ça que mon amour pour toi ne vit pas, que je n’ai pas une flamme qui brûle toujours à l’intérieur des glaces qui entachent mon âme. »

J'ai échoué. 
Je pleure.
Mais ce n'est pas grave, elle comprendra, je le sais. 

« C'est... C'est pas grave Maman. Je resterai avec toi, je continuerai à te soutenir parce que je t'aime et que je m'en fiche si tu... si tu... »

Ma voix se brise et je ne peux plus continuer. Intérieurement je me maudis. Pourquoi gâcher ce moment avec des cris et des larmes, des appels au secours ?

« Un jour ça ira mieux. On ira mieux. Et on pourra se retrouver à nouveau, comme aujourd'hui. On ira mieux Maman, je te le promets. »

Et je ne devrais sans doute pas promettre de telles choses mais j'en ai besoin. J'ai besoin de lui apporter au moins un tant soit peu d'espoir et pour moi aussi. J'ai besoin d'espoir pour continuer et me dire qu'un jour, tout redeviendra plus ou moins à la normale m'aide à continuer d'avoir envie de me battre. Me battre pour moi, pour elle.
Et pour nous. 

 Codage par Neph pour Alice seulement



Contenu sponsorisé
message posté par Contenu sponsorisé,

Page 1 sur 1


Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum