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L'ange sans ailes. |Kuraudo & Kaseï|



 

L'ange sans ailes. |Kuraudo & Kaseï|


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Kuraudo
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message posté par Kuraudo, Lun 5 Mar 2018 - 20:31

L'ange sans ailes.
Feat Biket
Tu sais, j’aimerai bien te dire que tu es un ange. Ce qui est vrai en soi. Mais je ne peux pas, tu sais pourquoi ? Parce que je n’avais jamais vu un être semblable auparavant. Tu étais tellement beau, magnifique même. À mes yeux, tu égalais la perfection, comme les anges. Mais je ne peux pas te le dire, non, je ne veux pas te dire que tu es un ange. Tout simplement parce que j’ai bien trop peur que des tes ailes, tu prennes ton envol. Non, je ne veux pas que tu partes. Parce que j’ai besoin de te revoir, tu comprends ? Parce que tu as créé quelque chose en moi et j’ai peur de ne plus jamais ressentir cette drôle d’alchimie que tu as fais se produire dans mon corps. Alors je ne te le dirai pas, mais tout ce que je peux te dire, c’est que tu es semblable à eux.

Je sillonne la nuit, divisant les ténèbres sur mon chemin, à ta recherche. Tu veux savoir un secret ? Je rêve de te revoir, tu obsèdes mes pensées, littéralement. Je ne pense plus qu’à toi, tu m’as jeté un sort d’enchantement et je ne peux que succomber. Ça me rend malade de ne pas être près de toi, près de ton être si lumineux et attirant. J’ai envie de m’approche de ton être, de me coller à toi et de ressentir ton corps contre le miens. Je pense sans arrêt à toi, et seulement à toi. Tu sais pourquoi ? Parce que je crois que j’ai eu ce coup de foudre pour toi, tu sais, cette chose qu’on ne croit pas possible jusqu’au jour où ça nous arrive.

Je sais que tu es là, quelque part, je ne sais pas trop où exactement, mais j’ai ce fou pressentiment que tu n’es pas loin. Mais ce que je sais, c’est que même si je perds à jamais ta trace, jamais je ne cesserai de te chercher Jusqu’à ce que te trouve je vais arpenter la nuit au côtés de la lune.
Je me rappelle de ton odeur, ta si douce odeur, comment est-ce que j’aurais pu l’oublier ? Comment ne pas me souvenir de tes yeux si magnifiques ? j’aurais pu me perdre dans dans leur beauté, je m’y suis perdu d’ailleurs.
Je m’égard peu à peu, toujours un peu plus car ton image refuse de s’en aller, de se décrocher de ma pensée. Je crois que je t’aime, je ne te connais pas pourtant, peut-être que tu n’es pas celui que je pense, mais je sais que mon cœur t’appartient déjà.

Je m’assois sur le sol, laissant l’air frais de la nuit caresser ma fourrure. Il faut que je m’arrête, juste un instant, pardonne-moi d’arrêter ma course folle à ta recherche. Je lève la tête vers les étoiles. Je souris légèrement.
Un craquement, je tourne vivement la tête vers la gauche, les oreilles dressés. Je sens déjà mon coeur battre la chamade à l’idée de te voir arriver, que Kaseï arrive.
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Kaseï
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message posté par Kaseï, Dim 8 Avr 2018 - 21:55

I won't leave. Not now.
Not ever.



I'd rather spend a minute with love in my life than go a million years without knowing what it's like.

La vie est dure et complexe, ceci est une réalité. Une réalité que je ne supporte plus. J'ai un fonctionnement simple d'habitude. Je laisse les choses que je n'aime pas de côté, je pars faire un tour, admirer les étoiles, un arbre ou simplement l'astre lunaire histoire de souffler un coup et puis ça va mieux. J'organise mon esprit en tiroir, je laisse les mauvais souvenirs tout en bas et les mauvaises choses au milieu. Je mets les bonnes choses dans les tiroirs du haut et je peins le tout avec une jolie peinture rose fuchsia pour masquer les dégâts. Mais parfois ça ne suffit pas, parfois c'est trop lourd et les tiroirs se craquent, l'esprit se brise l'espace d'un instant mais cet unique instant suffit pour qu'un véritable tsunami déferle dans mon âme toute entière. J'étouffe. J'étouffe et je veux partir, m'enfuir, aller loin, je ne sais pas où mais m'en aller. Parce que ma mère ne changera jamais. Parce qu'il me manque. Parce que Keyla sera plus heureuse sans moi. Parce que Kori n'aura plus à faire d'efforts pour me tolérer. Parce que. Tout simplement. 
Il me manque.
Il me manque alors que je ne sais rien de lui si ce n'est son nom. Il me manque et il a dit qu'il ne partirait pas. Qu'on se reverrait, qu'il allait revenir. Mais il ne l'a pas fait. Il ne l'a pas fait. Peut-être que je ne suis pas aussi important pour lui qu'il ne l'est pour moi et ça me tue de penser à de telles choses. Mais peut-être que j'en fais trop. Il doit avoir une famille là-dehors, des gens qu'il aime. Des gens qui l'aiment et l'attendent le soir pour manger. Alors que moi je n'ai rien sinon une famille éclatée, brisée en mille morceaux éparpillés un peu partout. Je n'ai plus rien. Plus rien. Depuis que je leur ai avoué que j'étais gay. Quand j'en ai été sûr, tout a éclaté autour de moi. L'innocence, l'insouciance. Comment est-ce que tout a pu voler en éclats comme ça ? Comment est-ce possible ? Juste avec une révélation. Juste à cause de l'intolérance de ma famille. Pourquoi les choses devaient-elles se passer ainsi ? J'aurais dû me taire, me la fermer et ne rien dire ce jour-là. J'aurais dû taire mes pulsions, me persuader que j'aimais les femelles, comme tous les mâles. Mais je n'ai rien pu y faire, je n'allais pas non plus me forcer à fonder une famille une fois que j'aurais été un chasseur accompli. Petit, je ne pensais pas à tout ça, je ne m'embêtais pas avec toutes ces pensées négatives. Je ne pensais pas autant à l'avenir, au fait de fonder une famille ou non. Pourtant, à présent, j'aimerais tellement en avoir une de famille.
Une vraie. 
C'est peut-être pour ça que lorsque je l'ai rencontré lui, mon coeur a sursauté. Ce n'est pas tous les jours que je rencontre des personnes extérieures à la Troupe. Il y a bien eu Roc mais lui c'est différent. Kuraudo lui... c'est autre chose. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Je ne sais pas ce qu'il se passera. Ce que je sais c'est que lorsque mes yeux ont accroché son regard, j'ai été transporté dans un autre monde, une autre dimension. Et je veux le revoir. Je veux le revoir parce qu'il m'a fait la promesse qu'il reviendrait. C'est pour ça que je marche là maintenant. Que je marche en direction des marais, le même endroit que la dernière fois. Là où je l'ai vu pour la première fois. Là où je compte le retrouver. Même si je ne sais pas trop si je suis dans un bon état d'esprit pour des retrouvailles. Je suis perdu, complètement perdu, désorienté. Je ne sais pas quoi faire. Poussant un grognement rageur, je tente tant bien que mal de chasser ces pensées loin de mon esprit. Je ne sais même pas pourquoi je vais là-bas. J'en ai besoin. Sans doute. Je suis mon instinct. Peut-être qu'il sera là. J'ai peu d'espoir mais au moins j'ai quelque chose. Quelque chose pour m'éclairer au milieu de cette nuit noire qui représente ma vie entière. 
Je me mets à courir. Parce que lorsque je cours je ne pense plus à rien et que c'est mieux ainsi. Parce que je préfère avoir l'esprit vide plutôt que de me tourmenter avec un million de questions dont je n'ai pas les réponses. Je veux le retrouver. Je veux le voir. Revoir son regard, me rappeler de son odeur, sa silhouette, sa démarche, tout. Je veux le revoir, pouvoir le toucher, le sentir. C'est étrange. Comme un coup de foudre. Le coup de foudre dont les aînés nous parlent dans leurs contes farfelus lorsque nous sommes chatons. J'y crois, au coup de foudre. J'y crois et je crois que c'est en train d'arriver. Et j'ai besoin de le retrouver.
Pour me sentir complet à nouveau.
Pour retrouver ma place à nouveau.
Et lorsque j'arrive, je m'arrête net. Je m'arrête net parce que je le vois, parce qu'il est là. Parce que mon instinct a eu raison de me pousser à sortir et à revenir par ici. Parce que je n'ai jamais été aussi heureux de ma vie. Parce qu'il est là. Parce qu'il a tenu sa promesse, parce qu'il est revenu. Et lorsque je le détaille de loin, tous mes doutes s'envolent. Je sais ce qu'il me reste à faire et je sais quel sera mon avenir. C'est lui, mon avenir.
Lui et rien d'autre. 
Je m'approche d'un pas précipité, un peu maladroit et je lui adresse un sourire timide. Puis, comme naturellement, je viens nicher ma tête dans le creux de son cou, heureux de le retrouver après tout ce temps. Heureux de le revoir et de pouvoir le sentir tout contre moi. Je m'éloigne et le détaille encore du regard tandis qu'il reste silencieux.

« Tu m'as manqué. »

Simple constat et pourtant j'y ai mis toute mon émotion. Toute l'émotion que j'ai pu contenir en moi depuis notre première rencontre. Je le regarde encore, ancre mes yeux dans les siens et tous mes doutes s'envolent. Tout s'en va et je n'ai plus que quelques certitudes. Et toutes le concernent lui. 
Uniquement lui.

« Je veux m'enfuir. Partir loin. Je peux plus rester ici. »

Parce que j'étouffe.
Parce que je n'en peux plus. 

« Je peux rester avec toi ? »

Simple question et pourtant j'y ai mis tellement d'espoir que je me demande si je ne vais pas trop vite, si je ne lui parais pas un peu ridicule.
Mais je m'en fiche.
Ça ne me dérange pas d'être ridicule tant que je peux être avec lui. 
©️ Codage by Ella'
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