min : 25°C   max : 40°C
saison : feuilles vertes
aléa climatique : sécheresses et orages
voir les assemblées et baptêmes en cours (www)
Im begging you to keep on hauting me, i know you're gonna keep on hauting me ¬ Olosis



 

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Assalys
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message posté par Assalys, Lun 19 Mar 2018 - 3:58



i'm begging you to keep on hauting me, i know you're gonna keep on hauting me


Assalys ¬ Olosis

‘cause I came here so you’d come for me
Le soleil ne s’était pas encore levé et elle, elle était déjà sortie. Elle ne voulait pas traîner encore dans la tanière des familles. Encore une fois observer les chatons se lever et se réveiller, se mettre à jouer et exister. Elle ne le supportait pas. Elle ne pouvait pas être comme eux, elle avait peur de leur énergie, peur de se faire piétiner parce que les autres ne faisaient pas attention à elle. Non, ils oubliaient. Ils oubliaient qu’elle ne pouvait pas faire comme eux, jouer sans se soucier de ce qui l’entourait, jouer sans faire attention à tous les détails. Elle, si elle tombe, elle se casse. Elle, si elle tombe, le monde s’envole et la douleur afflue dans tout son corps, et Olosis doit s’occuper d’elle, la soigner. Faire que son corps récupère, la préserver dans la tanière pour que son être ne se brise pas en milles morceaux. Les chatons oubliaient qu’elle était faite de glace. La glace se brise facilement quand elle est trop fine. Ce n’est pas de sa faute, elle n’a jamais voulu ça, mais ça l’épuise, ça l’épuise de voir que les autres ne comprennent pas et ne font point attention. Ce n’était pas de leur faute, mais elle avait peur. Peur de cette énergie qu’elle ne possédait pas et ne pouvait donc point comprendre. Alors, même si le soleil n’était pas levé, Assalys était sortie. Sortie pour respirer. Pour ne pas trop penser. Sortie pour oublier qu’elle ne pouvait pas s’amuser comme les autres et qu’elle ne savait même pas si elle saurait jouer, si elle en avait la possibilité, parce qu’elle ne sait pas ce que c’est de s’amuser, elle ne sait même pas ce qu’elle aime faire. Elle ferma les yeux, alors qu’elle se trouvait dans le camp endormi de la Troupe Inondée et elle respira profondément. L’air frais trouvait son chemin dans ses poumons et venait l’apaiser. Elle oubliait à son tour un peu le monde et ce qui y vit. Elle oubliait que rien dans son existence ne sera comme les autres. Elle oubliait que sa mère occupait un poste que jamais elle ne pourra seulement penser atteindre.
Elle oubliait.
Elle oubliait et elle était enfin capable de respirer.
Elle oubliait.

Et parfois oublier apaisait le coeur et l’âme. C’était parfaitement le cas pour Assalys. Oublier l’aider à ne pas trop penser et elle se centrait sur elle-même. Elle respirait l’air frais, tout en se fichant de la présence glacée de la neige. De toute façon, n’était-elle donc pas elle-même faite de glace ? C’était ainsi qu’elle se représentait. Sculptée de glace. Elle se laissait bercer par l’étrange silence de la nuit. Ce silence qui n’était pas un vrai silence, coupé par les petits bruits de l’espace, le vent dans les feuilles, les proies qui se cachaient. C’était si évident de tout entendre lorsque c’était la nuit puisqu’il n’y avait pas une nuisance sonore tout autour de soi. Le camp était endormi. Asuna dormait aussi. Mais bientôt sa mère se réveillerait pour accomplir ses tâches quotidiennes, bientôt le camp s’éveillerait. La petite préférait tout simplement ne pas y penser et profiter de ce petit moment de paix, dans la nuit.

But then your eyes start to wander ; 'Cause they weren't looking at me ; You weren't looking for me
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message posté par Olosis, Lun 19 Mar 2018 - 20:18




Let me hope for you

Assalys dépérit à vue d'oeil. je ne parle de physiquement, ça, ça n’a jamais été. non, je veux dire mentalement. mentalement, elle est au plus bas de ses pensées, de son moral, et je la sens bien se détruire, s'effriter, et perdre l’envie de vivre. je ne laisserai pas ça arrive, je ne veux pas envisager vivre sans elle. Elle me comprend, elle ne cherche pas à savoir si la vérité est mensonge ou inversement, je devrais la hait ? Je ne peux pas. Je ne peux pas, arrête de croire que ça va arriver d’accord ? je t’en prie. je n’aime pas quand tu ne comprends pas pourquoi je t’aime, Assalys. Parce que tu sais, je n’ai pas vraiment décidé. Tu es née, et je me suis mise à t’apprécier,toi et ton caractère si doux malgré tout. Je t’apprécie, je t’apprécie à en modifier ma réalité. Tu veux que je te dise ? je me contrefous de l’avis de ma soit disant soeur sur la chose, ou même celui de la troupe entière. je m’en fous totalement. Et que normalement, je n’aurai du tisser aucun lien avec toi, tu n’es juste qu’une patiente destinée à me hair, comme me haissent déjà tant d’autres. Une de plus, une de moins, à quoi bon ? Le temps continuera avec ses tic-tac à en perdre l’âme. Pour une âme de plus, une de moins, je te l’ai dit..; le destin ne changera pas. Une personne peut il changer une destinée ? Non, ridicule. comme si je pouvais perdre mon rôle de botaniste à cause d’un chat. Même Tsaë n’y avait rien changé, alors bon, quelqu'un d’autre ? ridicule… Absolument ridicule. Bref, je ne dois pas penser à ça. J’ai promis sur mon honneur que j’aiderai Assalys, une petite d’Asuna, le flambeau. Donc, je ne vais certainement pas l’abandonner, il n’y a que ma soeur pour donner des promesses et les bousiller aussitôt. Remarque, s’il elle en donne. Elle doit être si peu capable de promettre des paroles que rien que l’envisager doit lui retourner le crâne. Bah, ma soeur tant aimée quoi, je dois vraiment continuer la discussion à son propos ? C’est que, je me dis que ça tourne un peu rond ce que je répète sur elle; J’veux dire. on sait tous qu’elle ne sert à rien, sauf les idiots de la troupe mais leur avis ne comptent pas réellement, alors voilà quoi.
Je me dirige vers la petite aux yeux si envoûtants et au nom si doux. Je sais pas comment ça s’est déroulé, mais j’en ai fini à l’apprécier vraiment. De sorte qu’elle devienne une sorte de point vital pour moi, un appui, quelque chose à quoi se raccrocher si tout se dérobe. Car je sais qu’elle ne m’abandonnera pas, elle n’est pas les autres, dès que je l’ai vu, je l’ai compris. Et mon jugement ne me trompe pas. Ou du moins je l’espère.
“Salut Assaslys, je sais que tu commences à t’en lasser, mais on va essayer un nouveau traitement.”
Je ne te laisserai pas tomber d’accord. Le monde peut se figer pour ça que je ne cesserai pas. Et s’il le faut, je le promet sur mon âme, je te parlerai chaque journée, chaque fois que tu le souhaiteras. Et je te le promet, que je serais faire apparaître la joie sur ton visage. Que les ombres partiront, que je serais les chasser. Je le promet. Je le promet que je saurais te donner l’envie de vivre, que toi tu l’as peut être abandonné le combat, mais moi non, certainement pas, car je t’ai juré que je serais toujours là. Tu me crois, dis moi ? Assalys, je t’assure que je ne mens pas. Je te le jure, je te le jure, je te le jure. Je serai là. Tout le temps.
Cause I can’t life without you, you’re so précious. Can you let me love you ?

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message posté par Assalys, Mar 20 Mar 2018 - 2:08



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Everybody's waiting up to hear if I dare speak your name
Brisée. Envolée. La réalité rattrape. La réalité efface.

Un bruit se fit entendre et même si Assalys ne bougea absolument pas, elle l’avait entendu. Le bref mouvement d’oreille en témoignait. Elles savait qui s’était approchée d’elle, qui avait volé ce moment de paix, ce moment où elle oubliait, qui la ramenait brusquement à la réalité. Sauf qu’elle n’était pas en mesure d’en vouloir à cette féline, jamais elle ne serait capable de lui en vouloir. Elle était rancunière, elle préservait les offenses, les nourrissait, mais avec Olosis, rien n’était ainsi. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Olosis lui briserait le corps entier volontairement qu’elle ne saurait pas lui en vouloir et elle ne pouvait pas expliquer ce lien qui s’était tissé. Elle ne pouvait pas en déterminer l’origine, la nature. Elle ne voulait pas chercher non plus à comprendre, ça briserait sans doute la magie. Oui. La novice botaniste de la Troupe était là et le calme s’était envolé, évaporé. Assalys ne respirait plus profondément l’air autour d’elle, la paix. Elle se rappelait. Que jamais elle ne serait comme les autres, que jamais elle ne serait les autres et ne pourraient faire comme eux, elle ne serait jamais chasseuse et novice, jamais flambeau et ne servirait jamais à la Troupe.
Elle se rappelait.
Elle oubliait si rarement.
Elle ne pouvait pas oubliée.
Elle se rappelait.

Elle se retourna doucement et fit tristement face à Olosis. Elle savait qu’Olosis y croyait. À la possibilité de guérison. Et cette certitude se prouvait encore plus quand la féline lui parla d’essayer encore un autre remède. Olosis y croyait et apaisait à sa façon la douleur et la jalousie de la petite, surtout en effaçant la solitude, parce qu’elle était souvent avec Assalys, mais Assalys avait cessé d’y croire. Elle n’espérait plus la moindre guérison, seulement de pouvoir apprendre à vivre et briser cette solitude, mais elle ne savait pas comment s’y prendre et elle appréciait tellement les moments avec Olosis. Elle se fichait des rumeurs. Peut-être qu’elles étaient vraies, peut-être qu’Olosis avait vraiment tenté de tuer sa soeur, ou peut-être que sa soeur mentait. D’ailleurs Assalys ne pensait pas Olosis capable de tenter de tuer, alors elle penchait sur les mensonges de l’autre, sauf qu’au final, elle s’en fichait pas mal parce que tout ce qui importait,  c’était comme Olosis était avec elle. Et avec elle, Olosis semblait revivre, avoir un but, quelque chose. Et Assalys aussi se sentait mieux, avec Olosis, moins seule, plus calme, moins mélancolique, plus sûre d’elle. La présence de l’autre féline l’aidait beaucoup à se sentir bien. À ne pas trop se torturer. Sauf quand… sauf quand il s’agissait d’essayer des remèdes.
Elle avait abandonné, elle.
Assalys avait arrêté de se battre.
Tout simplement.

Assalys se trouvait à seulement rêver de calme, elle ne pensait pas que ses os seront mieux, mais elle ne pouvait qu’apprécier l’effort de la novice botaniste. Cet espoir faisait beau à voir, mais la petite ne pouvait pas y croire, elle. Les armes, elle les avait baissé. Elle n’espérait plus. Elle voulait juste la présence d’Olosis, après trois lunes de tentatives, Assalys était épuisée de tout ça, plein d’herbes. On ne pouvait pas juste l’aimer… arrêter d’essayer de la soigner ? Elle était une cause perdue et elle le savait, l’acceptait. Après trois lunes, elle n’y croyait juste plus. « Encore… » Elle ne pouvait pas s’empêcher de soupirer. « Je n’y crois plus, Olosis. C’est incurable, j’en suis sûre.» Elle avait cette tristesse dans ses yeux qui tordrait le coeur de la novice botaniste, pour sûr. Une tristesse accablée. « Je finirais dans la tanière des anciens, et je serais inutile. » Pas comme sa mère, sa mère si fière, sa mère qui sera meneuse, sa mère qui dirigea la Troupe un jour. Sa mère était tout ce qu’elle ne serait jamais : utile. Et sa voix, si lasse.
These days I can't seem to get along with anyone
Get by with anyone
These days I can't seem to make this right, well, is this fine
Will it be alright?
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message posté par Olosis, Ven 23 Mar 2018 - 15:29




Let me hope for you

Précieuse. T’ai je déjà dis que tu l’es énormément pour moi ? Tu sais que je ne supporte pas qu’il t’arrive quoi que se soit ? Je crains chacun de tes mouvements qui pourrait te faire si mal. Je n’aime pas quand tu souffres, et j’arrives pas à l’empêcher cette douleur, et cela fend mon coeur en deux de me dire que la douleur physique, tu devras l’affronter seule. Sans moi, sans mon aide. J’aimerais, Assaslys, te guérir, qu’importe si le prix serait ma vie. Cause I love you, love you so much. Alors, j’espère, Assalys, j’envoie les espoirs qu’importe qui les saisit. la lune, les étoiles, la Terre ou encore l’Eau. En priant comme je peux prier pour qu’ils soient accomplis. Parce que je veux que tu guérrissses, parce que je tiens à toi, je te l’ai déjà dis ? Et cela me peine de ressentir ta peine dans un écho de souffrance. Alors, je n’abandonne pas, même si toi, si. Je ne perd pas espoir quoi que puisse penser les autres, quoiqu’ils peuvent dire, moi, je resterais. Pour toi. Je me moque que tu dises que c’est inutile, d’accord ? Tu peux me répéter, encore et encore que tu es un cas perdu que je ne bougerais pas. Je l’ai promis, tu comprends ? Je ne vais pas revenir sur mes paroles,sinon, je le regretterais, je n’oserais même plus me regarder dans les yeux, je ne parviendrais plus à me regardais en face, je ne serais plus affronter mon regard qui sera alors emplis de regrets et de peines. Parce que je t’aurais trahie, et je ne pourrais pas, je n’arrive pas à l'imaginer. Parce que je perdrais beaucoup, pas que mon âme et mon coeur. J’y abandonnerais mon ange, mon point de repére, probablement une de mes uniques raisons de vivre. Tu pense que j’y arriverais vraiment, Assalys ? A vivre sans toi et toute ta douceur ? Tu m’apaise, et il te suffit de parler pour calmer mes pensées o combien tourmentées...Tu me fais oublier tant de choses, et tu voudrais que je laisse à ton sort ? Non, impossible. Même s’il fallait de nouveau revivre la tentative de meurtre de ma soeur je le ferais, même s’il fallait combattre le plus cruel des escogriffes, je le ferais, même s’il fallait hurler contre la tribu entière, je le ferais. Pour toi, je ferais tout alors, ne cède pas, d’accord ? Je veux que tu me le promette. Je veux que tu me le jures, parce que sinon, je ne saurais plus respirer, je ne parviendrais plus à faire battre mon coeur, il stoppera de lui même ?
Hé, je t’en prie, laisse moi devenir plus égoïste, je veux que tu reste avec moi. Tu peux me dire oui ? Je t’en prie, dis moi oui, parce que ça me rendrait tellement heureuse.
Reste avec moi…
Parle encore, ange resplendissant ! Car tu rayonnes cette nuit, au dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel quand, aux yeux boulversé des mortels qui se rejettent en arrière pour te contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue au sein des airs.
Je reporte mon attention sur elle, secouant la tête.
Elle n’a pas le droit de le dire, je l’ai promis, le sait elle ?
Non,je miaule avec vigueur,ce n’est pas parce que je n’ai pas encore trouvé le bon que je vais abandonner, peut importe si je dois parler à la terre et l’Eau, je trouverais.
Je trouverais, parce que je te l’ai promis. Tu ne peux pas m’enlever ça. J’ai promis. Je me moque que le temps se joue de nous.
D’accord ?
I know you fell an angel, but, just if you want, I could become this angel...

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message posté par Assalys, Lun 28 Mai 2018 - 20:15



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Assalys ¬ Olosis

light one up and hang it over,
rest your head upon my shoulder
i just wanna feel your lips against my skin


Le temps s’effrite.
L’espoir s’efface.
Inutile petite chose qui n’espère plus.
Inutile petite chose.
Petite fée de glace se réfugiant dans la nuit.
La nuit qui offrait un refuge loin de autres, loin des regards et du jugement, loin de sa famille et de la déception. Loin de ce qui lui rapelle qu’elle ne sera jamais rien de plus qu’un fardeau sans la moindre utilité, qu’une tâche dans l’honneur de sa famille, qu’une poussière ne méritant pas d’attention, ne méritant pas que l’on s’acharne pour tenter de la sauver parce qu’elle ne peut pas être sauvée tout simplement. L’espoir s’est vite envolé, alors que la vie continue de se dérouler en parallèle avec elle. La terre n’arrête pas de tourner seulement pas que la petite sculpture de verre ne peut pas être comme les autres, ne peut pas être ramenée à la vie normale, non, la terre continue son cycle et elle, elle reste derrière, abandonnée, délaissée, elle reste comme si jamais elle n’avait existé. Elle l’a accepté. Elle ne cherche pas à changer les yeux, ce n’est que la fatalité de la vie qui la révolte bien au chaud dans son coeur, jardin secret de rancune et de haine envers tous ceux qui peuvent faire ce qu’elle et sa soeur ne peuvent pas, pour tous ceux qui ont eu la chance de naître bien portant, alors qu’elle, ce n’est pas le cas. Et que sa soeur non plus, parce que sa soeur frôle la mort toutes les secondes, tous les jours, parce que sa soeur n’est même pas vivante, ne parle pas, ne vit pas, respire seulement dans un coin de la tanière des botanistes et guérisseurs. Elle ne veut pas. Elle ne veut pas être le fardeau. Cette fille dont on parle en murmurant parce qu’on assume pas qu’elle soit la nôtre, cette fille si honteuse qu’elle fait partie du jardin secret parce qu’elle ne mérite pas d’être clamée haut et fort et c’est pourtant ce qu’elle est. Cette honte ambulante qui ose sortir et se montre aux yeux de tous.
Condamnée.
Prisonnière.
Petite fée de glace est prisonnière de ce corps qu’elle peut se retrouver à haïr si fort. Prisonnière de ses os de glace qui se brisent si elle ne fait pas attention, si elle n’avance pas si doucement qu’on peut la dépasser sans même courir. Elle est condamnée à une vie de honte, une vie de recluse parce qu’elle ne mérite pas de briller au soleil, sous les rayons chaud de cet astre du jour, elle ne mérite pas de se montrer à tout le monde, elle ne mérite pas même l’amour d’une mère. L’aime-t-elle seulement ou se demande-t-elle comment une telle chose a pu sortir de son ventre alors qu’elle, elle est si grande, si forte, si admirable, flambeau de la Troupe que tous regardent les yeux baissés et avec respect ? Sans doute qu’Asuna ne fait que se questionner sur la possibilité que cette chose se traînant la nuit seulement parce que le jour, les chatons sont trop turbulents, que cette chose soit réellement sa fille. Ce n’est qu’un monstre. Un monstre de glace qui fait honte. Et elle ne veut pas de tout ça. Elle aurait aimé que la vie soit autrement. Sauf qu’on ne choisit pas. Malheureusement. On ne choisit pas comment on naît, on ne choisit pas qui on est. Et elle aurait aimé pouvoir choisir. Elle aurait aimé être chose que ce qu’elle est, déception constante pour tous ceux qui l’entourent. Et Olosis a beau être toujours là, toujours se battre pour elle, cette botaniste (apprentie botaniste plus exactement) ne peut qu’être désespérement dégoûtée de voir que rien ne fonctionne, que la chose qui se trouve près d’elle maintenant ne répond à aucun traitement et un jour, Olosis abandonnera. Elle laissera Assalys toute seule. Parce que personne ne veut d’une poupée de glace. Personne ne veut d’une petite fée que l’on peut trop facilement briser et qui ne sert strictement à rien. Personne. Pas même elle-même. Elle-même ne veut pas d’elle, ne veut pas traîner sa propre carcasse. Mais elle n’a pas le putain de choix, parce que c’est ça la malédiction de la vie. Faut s’endurer soi-même peut importe à quel point on s’déteste et on veut se balancer par-dessus bord.

Elle regarde Olosis et elle se retient de se mettre à pleurer. Les larmes ne doivent pas couler. Ne doivent plus couler. Elle doit assumer sa condition, sa condamnation, cette terrible sentence venue du ciel même si elle la déteste et ne pas se faire plaindre, non, surtout pas se faire plaindre parce que ça ne changera rien, ça ne changera jamais rien. Alors son doux regard se pose sur l’apprentie botaniste, cette féline qui a trouvé le moyen de faire battre son coeur plus fort, faire circuler le sang plus rapidement, cette féline qui ne laisse pas la fée de glace de marbre, bien au contraire. Assalys aimerait la rassurer. Lui dire que tout ira bien, pour toujours, dans le meilleur des mondes, mais Assalys ne ment pas. Assalys n’invente pas des histoires pour réconforter et c’est parce qu’elle aime éperdument Olosis sans pouvoir l’expliquer et mettre des mots dessus ce type de sentiments qu’elle ne le fera pas. Elle n’inventera pas d’histoires pour apaiser cette femelle qui cache de lourds secrets tout comme elle ne cherchera pas à savoir les secrets, tout comme elle se fichera toujours des rumeurs, des histoires autour d’elles, parce que ça ne l’intéresse pas et que seule la vérité propre, seul ce qu’elle peut voir importe, est vrai. La vigueur qu’Olosis possède quand il s’agit d’elle, l’ange de glace ne sera jamais en mesure de le comprendre, ni même comprendre les étoiles brillant dans les yeux de celle qui fait tout pour la guérir, lui offrir une véritable qualité de vie.
Le temps s’effrite.
Le temps s’effrite et tout ne tient qu’à un fil.
Tout ne tient qu’à elle.
À sa réponse.
À ses mots.
Mais Assalys ne peut pas espérer, Assalys ne peut pas retruover l’espoir qui s’est effacé avec le temps, parce qu’elle sait que cette maladie qui a pris possession de son corps est incurable et que rien ne peut être fait pour la guérir, alors comment, comment laisser espérer cette douce féline devant elle, qui affirme vigoureusement qu’elle remurait ciel et terre pour trouver ? Dilemme. Douceur du temps qui s’efface, la nuit n’offre plus qu’une vaste plage de questions et de peurs, d’effrois. Assalys ne veut pas détruire celle qui se trouve tout près d’elle, mais ne veut pas la faire espérer pour rien, Assalys ne peut pas mentir. Assalys ne peut pas. Et c’est dur. Que tout ne tienne qu’à un fil, qu’à sa réponse… « alors ne perds pas espoir.. espères pour nous deux. Espère pour nous deux parce que je ne peux plus espérer. » Petit être de verre ne sait plus comment espérer.

You told me "this is right where it begings"
but your lips hang heavy underneath me
and i promised myself i wouldn't let you complete me
i'm trying not to let it show
that i don't want to let this go
is there somewhere you can meet me ? [...]
and i tried to refrain but you're stuck in brain,
and all i do is cry and complain
because second's not the same

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