min : 15°C   max : 35°C
saison : feuilles vertes
aléa climatique : sécheresses et orages
voir les assemblées et baptêmes en cours (www)
Je suis fier de toi. ¤ Rugissement du Jaguar/Biket.



 

Je suis fier de toi. ¤ Rugissement du Jaguar/Biket.


avatar

Bec de Geai
Puf/Surnom : Orenji
Âge du perso : 71 lunes | mort à 64 lunes
Messages : 167
Date d'inscription : 27/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Bec de Geai, Mer 9 Mai 2018 - 15:04



Je suis fier de toi.


Ft quelqu'un


Il dort. il a toujours été si mignon quand il dort. Je me souviens que quand je n’arrivais pas à dormir, le soir, je me rendais sans un bruit dans la pouponnière pour les regarder dormir, tous les trois. Ils étaient si mignons et je les aime tant. Baie d’Oranger, entouré de Rugissement du Jaguar et de Diable Mélodieux. Et je souriais, juste en les regardant. Par peur de les réveiller, je restais à l’entrée de la pouponnière et je leur adressais un regard attendri. Les trois chats qui comptent le plus dans ma… “ Vie “. Et aujourd’hui, l’une est pleine de trois chatons, l’autre est… Il est… Enfin. Rugissement du Jaguar va bien, je crois. Il a toujours été fort, plus fort que Diable Mélodieux, lui était plus petit, plus fragile mais ce n’était pas un problème, il faut de tout pour faire un Clan et mon fils a trouvé sa place au sein de celle-ci. Maintenant, il reste Rugissement du Jaguar qui essaye de faire face à tout ce qu’endure notre famille. Là aussi il est fort. Il est très fort et je suis fier de lui. Ce soir, je veux juste rentrer dans ses rêves et apparaître, pour le soulager, lui montrer que je suis là, que je le regarde et que je suis fier de lui. Être un bon père finalement, voilà ce que je vais faire.

Me voici, me voilà. Comme avec Baie d’Oranger, je suis face à la silhouette endormi du mâle. Je m’approche doucement et avec un triste sourire, le réveille. Je déteste le réveiller, il a l’air si apaisé quand il s’endort. Ca me fait presque mal au coeur de le voir se lever tous les jours mais il a un monde à découvrir comme il disait si souvent quand il était chaton. “ Mais papa ! Je m’ennuie dans la pouponnière, tu peux pas me laisser enfermé là-dedans… J’ai un monde à découvrir ! Comment je fais pour le découvrir si j’ai pas le droit de sortir d’ici, hein ? “ et il me faisait rire car il avait raison. Je n’aimais pas le laisser sortir avec son frère, sa mère avait une peur bleue dès qu’ils mettaient une patte dehors. Elle détestait ne pas pouvoir les surveiller, elle voulait toujours avoir un oeil sur eux. Un jour, elle est venue en hurlant dans la tanière des guerriers car ils étaient sortis sans notre autorisation. Baie d’Oranger était tellement inquiète. Je… Ca me manque cette vie. Je suis mort si tôt, si brusquement. J’ai pu les voir grandir certes mais j’aurais tellement aimé connaître leur vie, leur histoire, leurs problèmes… Maintenant, je ne fais que les observer du ciel, sans pouvoir rien faire. Ah, il se lève enfin. Je m’assois lentement, attendant qu’il remarque ma présence. Je sais qu’au début ça fait un certain choc. S’endormir dans la tanière des guerriers et se réveiller dans un endroit aussi vide. Et en plus, remarquer un mort. Souvent deux questions s’ouvrent à toi : “ Je rêve ? “ ou alors “ Putain, je suis mort ?! “ La toute première fois que je me suis réveillé dans cette endroit… C’était un rêve je crois. Oui, j’avais vu un vieil ami. Très vieil ami, décédé il y a longtemps. Mirage Lunaire. Le rêve paraissait si réel qu’en me réveillant, j’étais persuadé de l’avoir vraiment vu. La deuxième fois que je me suis réveillé, j’ai baissé la tête vers le sol et j’ai remarqué une mare de sang. Mon sang. Je le savais, j’ai fermé les yeux et ai laissé tomber les larmes qui couler le long de mon pelage gris. J’étais mort, assassiné devant ceux de ma compagne. Mort. Plus jamais, je n’allais revoir son sourire radieux, je ne revois plus ses beaux yeux, je n'entends plus son rire. Parce qu’à cause de moi, elle est détruite, à cause de moi elle ne sourit plus, elle n’a plus cet éclat de joie dans ses yeux et elle n’a plus envie de rire. A cause de moi.

- Rugissement du Jaguar…

Je laisse ma phrase en suspens, je baisse les yeux. Je ne sais pas s’il va oser s’approcher ou rester bouche-bée loin de moi. De toute manière, il ne peut pas me toucher, il le sait. Je suis mort, même s’il met toute sa détermination dans son acte, il ne pourra pas m’atteindre. Je soupire et relève la tête pour regarder ce visage. Un sourire apparaît et j’aimerais lui demander comment il va, ce qu’il fait de sa vie, comme si tout allait bien, comme si cette situation était banale. Mais est-ce qu’elle l’est ? Nan. C’est pourquoi, sans bouger, je lui dis juste mes pensées les plus sincères.

- Je suis fier de toi, tu le sais ?

Je continue de le regarder, mon regard sérieux qui ne m’a jamais quitté se plante dans celui de Rugissement du Jaguar. Je ne veux pas qu’il pleure, même si je sais que parfois, il ne va pas bien. Je sais que parfois, il veut pleurer, qu’il veut lâcher cette affreuse pression, avouer au monde entier qu’il est mal mais il est fort. Je ne veux pas pleurer non plus, j’ai déjà pleuré devant ma bien aimée quand je l’ai vu. Mais pas devant mon fils. Je ne veux pas le rendre triste, même si c’est déjà le cas à cause de ma disparition.

Codage by Kayl pour Orenji

avatar

Rugissement du Jaguar
Puf/Surnom : Alice
Âge du perso : 22 lunes
Messages : 238
Date d'inscription : 14/10/2016
Voir le profil de l'utilisateur http://ella-code-forumtest.forumactif.org/t345-8-lgdc-rpg-me-mys
message posté par Rugissement du Jaguar, Dim 13 Mai 2018 - 0:21




Si tu savais à quel point c'est dur.
FEAT ORENJI

Le sommeil.
Ma nouvelle échappatoire. Ma seule issue dans ce monde de fou. Maman a eu un moment de lucidité l'autre jour mais ça n'a pas duré longtemps. Elle est pleine. Et je ne sais pas de qui ni pourquoi. Je n'arrive même pas à croire qu'elle attende des enfants une nouvelle fois. Le voulait-elle seulement ? Ça aussi j'ai du mal à le croire. Elle était si brisée... Non, je suis presque certain qu'elle ne désirait pas tomber enceinte une seconde fois. J'ai peur. Pour elle et pour ceux qui arriveront. J'ai peur pour elle parce que je ne sais pas comment elle va gérer cette grossesse et j'ai peur pour eux parce qu'elle n'est pas stable et ne le sera plus jamais. Comment vont-ils grandir ? Ils auront besoin de moi eux aussi. Je pense que Diable Mélodieux ne leur prêtera aucune intention. Il est passé à autre chose je crois. Il s'est détourné de Maman et de moi par la même occasion. La mort de Papa nous a tous brisés. Alors je serai là pour eux. Pour les enfants qui viendront au monde dans peu de temps. Je serai le grand frère dont ils auront besoin. 
Une sorte de figure paternelle de remplacement.
C'est dur. C'est dur de vivre sans lui, de l'avoir perdu et d'avoir perdu tout ce qu'il représentait pour moi. Il était une lumière, un modèle, un exemple à suivre. Et plus que tout, un père. Il était ce que je rêvais de devenir. Juste et bon. Compréhensif et vaillant. Brave et sans peur. Au lieu de ça que suis-je devenu ? Le dernier rempart, voilà tout ce que je suis aujourd'hui. La dernière digue avant que le barrage ne cède sous la pression. C'est dur et je n'en peux plus. Je ne sais pas combien de temps encore je vais pouvoir supporter tout cela. Des fois j'ai juste envie de m'évader, de partir dans la nuit et de disparaître pendant quelques jours. Ou pour toujours. Des fois j'ai juste envie de parler à quelqu'un de tout ce que j'ai sur le coeur mais ça m'est impossible. Je fais défiler dans ma tête les noms de toutes mes connaissances et à chaque fois c'est la même chose, je finis par me dire qu'elles n'ont pas à être dérangées par mes états d'âme pathétiques. Parce que c'est ce que je suis une fois encore. Pathétique. Je dois faire peine à voir.

« Rugissement du Jaguar... »

Ce n'est que mon nom. Mais c'est aussi sa voix et celle-ci me rappelle douloureusement à quel point elle m'a manquée. Que je me dis qu'elle finira par partir, s'estomper au fil du temps. Parce que la nuit s'arrêtera et mon rêve avec elle. Parce que le temps fait tout oublier. Parce qu'avant cette nuit j'avais presque oublié les traits de son visage et le timbre de sa voix. Parce que tous ses souvenirs me rappellent douloureusement que je vais les perdre à nouveau et que je pourrais bien ne pas le supporter. Pas encore une fois. 

« Je suis fier de toi, tu le sais ? »

Je prends une grande inspiration alors que je sens les larmes me monter aux yeux. Je ne veux pas pleurer. Pas devant mon père. Pas devant lui. C'est lui qui est mort pas moi alors je ne dois pas pleurer devant lui parce que je ne veux pas qu'il se sente mal, qu'il se sente coupable d'être mort et de tous nous avoir laissés derrière. 

« Je... Tu me manques Papa... C'est dur sans toi et Maman elle... elle... »

Ma voix se brise et je ne peux retenir un sanglot qui m'échappe et résonne dans la clairière. Je ne sais pas où je suis. N'ai pris aucun moment pour le réaliser mais je m'en fiche, ça n'a aucune importance. Ce qui importe c'est que mon père est là. Près de moi. Je sais qu'il n'est pas vraiment là, qu'il est mort et que je ne peux pas courir me blottir contre lui mais le voir là me réchauffe quelque peu le coeur. Mais le voir ramène aussi les souvenirs et la douloureuse certitude que rien ne sera jamais plus comme avant.

« Je ne sais pas si je peux y arriver Papa. Je sais pas si je peux continuer comme ça. Diable Mélodieux n'est plus là, Maman est... Et je vais être grand frère mais... je ne sais pas comment les protéger. »

Je renifle un coup pour retenir les larmes et je fixe mon père un instant, détaillant sa silhouette avec un éclat de mélancolie dans le regard. 
Mon père me manque.
Et j'ai besoin de lui.



 Codage par Neph pour Alice seulement

avatar

Bec de Geai
Puf/Surnom : Orenji
Âge du perso : 71 lunes | mort à 64 lunes
Messages : 167
Date d'inscription : 27/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Bec de Geai, Jeu 31 Mai 2018 - 20:44



Je suis fier de toi.


Mon cher fils.


- Je... Tu me manques Papa... C'est dur sans toi et Maman elle... elle…

Oui. Je sais. Je sais tout. Je sais qu’elle est folle. Je sais qu’elle est pleine. Je sais que ses pensées sont toutes plus folles les unes que les autres. Oui. Je sais, je suis au courant de tout. Je sais qu’elle a été violé, je sais qu’elle n’a plus goût à la vie depuis qu’elle a vu mon corps mutilé. Oui. Je sais. Je sais que tout est de ma faute.

Et il pleure. Et je reste assis, la tête basse, les yeux clos, j’écoute ses sanglots et sa voix se brisait. Je n’aurais peut-être pas dû le ramener ici, JE n’aurais peut-être pas dû venir dans son rêve. C’est le seul endroit où il est enfin en paix et je le dérange. Il est déjà tellement stressé en journée, tellement paniqué. Le sommeil est le seul moment où il est en paix et voilà que je le dérange, voilà que je le fais pleurer. Et je sais pourquoi il pleure, je sais pourquoi il n’est pas bien. A cause de moi, parce qu’il ne peut pas s’occuper d’une mère folle, parce qu’il n’y arrive pas seul. Et que son frère n’est même pas là pour l’aider.

- Je ne sais pas si je peux y arriver Papa. Je sais pas si je peux continuer comme ça. Diable Mélodieux n'est plus là, Maman est... Et je vais être grand frère mais... je ne sais pas comment les protéger.

Je me retiens de lui jeter un regard noir. Qui a dit que tu devais les protéger ? Ils ne devraient même pas être là. Ce sont des erreurs, tu n’es pas leur grand-frère. Tu n’en as qu’un, de frère, c’est Diable Mélodieux. Ces trois chatons, que dis-je, ces trois erreurs seraient bien mieux morts plutôt qu’en vie. Ta mère n’a-t-elle pas déjà assez souffert ? En plus d’avoir enduré toutes ces douleurs, elle doit élever seule, trois chatons clairement pas voulu ? Ta mère ferait mieux de les abandonner. Je souffle, ne voulant rien répondre. Ne parlons pas d’eux. Nous en parlerons quand ils seront nés. On verra tout ça plus tard, pas maintenant.

Mais si tu veux aider ta mère a les élever, ce qui est compréhensible car… Elle n’y arrivera pas seule. Et dans ce cas, si tu veux l’aider. Ne t’inquiète pas. Je suis persuadé que tu seras un bon grand-frère. Tu n’as pas à t’en faire. Tu pourras t’occuper d’eux comme tu as pu protéger ton frère quand vous étiez plus petit. Je sais que tout ça, je devrais lui dire car il a besoin de l’entendre mais moi je ne veux pas entendre à voix haute que la seule femelle que j’aime est pleine d’un autre mâle. J’aimerais lui dire, le rassurer  mais je ne veux pas en parler. Je ne peux pas, je suis dans l’incapacité de l’entendre de ma gueule. J’aurais trop mal. C’est tellement dur de la voir pleine d’un autre, même si ce n’était pas prévu et que ce n’est pas sa faute. Ca fait mal. J’ai mal. J’aimerais l’aider. Mais je ne peux pas et j’ai mal. Putain, qu’est-ce que je souffre.

- Ne pleure pas. Je suis là.

C’est tout ce que j’arrive à dire. Parce que j’ai pas le courage de le rassurer, parce que je ne sais pas quoi lui dire à part lui avouer que oui, sa vie c’est bien de la merde. Mais est-ce qu’il n’est pas déjà au courant ? Si, il sait ça. Alors, je lui dis juste de ne pas pleurer parce qu’il est fort et qu’un jour, tout ira mieux. Un jour, lointain ou pas mais un jour, ça s’arrangera.
Et je ne suis pas vraiment là non plus. Il me voit. Mais physiquement, mon corps n’est que poussière, je suis simplement une silhouette. Et ça aussi, il en souffre parce que je sais qu’il aimerait se peloter contre moi et pleurer dans mon pelage gris. Mais je suis invisible et même s’il pleure contre moi, ses larmes atterriront sur le sol, pas sur mon pelage. Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas quoi faire de mes gestes mais, je suis sûr d’une chose. C’est qu’il a besoin de son papa. Il a besoin de ma présence, je lui manque. Alors, je m’approche de lui, pour être au plus proche du mâle. Pour qu’il sente que je suis là, pour arrêter ses larmes. Et je souris, je lui adresse un grand sourire pas forcément joyeux mais juste pour lui montrer que je suis toujours là. Et que je l’aime.

Codage by Kayl pour Orenji
[/b]

avatar

Rugissement du Jaguar
Puf/Surnom : Alice
Âge du perso : 22 lunes
Messages : 238
Date d'inscription : 14/10/2016
Voir le profil de l'utilisateur http://ella-code-forumtest.forumactif.org/t345-8-lgdc-rpg-me-mys
message posté par Rugissement du Jaguar, Mar 5 Juin 2018 - 18:36




Si tu savais à quel point c'est dur
FEAT ORENJI

Je me demande ce qu'il en pense mon père, des chatons à venir. Il ne doit pas être ravi et je ne le suis pas non plus. Parce que j'ai conscience qu'après la mort de Papa, Maman n'aimait plus personne comme elle l'a aimé lui. Alors je ne comprenais pas comment elle avait pu tomber enceinte. Et puis la voir replonger dans cette folie qu'elle n'avait jamais vraiment quittée de toute façon, j'ai fini par comprendre. Elle n'a jamais voulu ces chatons. Elle n'a jamais voulu être mère une seconde fois. Je me demande bien qui est le salopard qui lui a fait ça. Comme si elle avait besoin de ça... Mais bon. Je ne vais pas jouer au con et tenir ces enfants comme étant les responsables des actes de leur père. C'est pour ça que je veux les protéger. Parce qu'ils n'auront pas de père. Parce qu'ils n'auront jamais vraiment de mère. Parce que je n'ai pas l'impression que Diable Mélodieux se soucie vraiment de notre famille à présent. Parce que je vais être le seul sain d'esprit présent pour eux et qu'ils vont avoir besoin de ma présence, du moins c'est ce que je pense. 

« Ne pleure pas. Je suis là. »

Non. 
Tu n'es pas là.
Tu n'es plus là.
T'es parti et je suis tout seul. T'es parti et je sais pas quoi faire parce que t'étais mon repère et maintenant j'ai plus personne sur qui compter. J'ai plus personne tout court. Ma vie sociale est morte, j'ai pas de potes, je peux pas traverser le camp sans avoir au moins un regard de pitié de la part d'un de mes camarades, j'ai plus de mère, mon frère se contrefout de ce que je peux bien devenir et toi t'es plus là. T'es plus là et t'apparais dans un rêve, c'est sans doute la dernière fois que je te vois et tu me demandes de ne pas pleurer alors que c'est tout ce dont je suis capable de faire quand je fais le point sur ma vie aujourd'hui. C'est trop dur. C'est trop dur Papa, j'en peux plus moi.
Quand j'étais petit je croyais que le monde était beau. Que tous les malheurs n'arrivaient qu'aux autres, pas à nous. Je croyais qu'on était invincibles, nous tous. Que j'aurais une belle vie, que je serais toujours aussi proche de mon frère, que mon père resterait mon modèle à jamais, que ma mère serait toujours là pour tempérer mon caractère parfois insolent. Je pensais les voir vieillir ensemble, les voir rejoindre la tanière des anciens ensemble, se raconter des anecdotes sur leur jeunesse ensemble.
Les voir mourir.
Ensemble. 
J'ai l'impression d'être un gosse, merde. Un gosse qui a cru que ses rêves pourraient devenir une réalité consistante. Un gosse qu'aurait souri trop vite, qu'aurait pris la vie pour acquise. Un gosse qui fait un caprice pour que sa famille redevienne ce qu'elle était avant. 
Mais c'est ce que je suis.
Un gosse complètement paumé.

« J'veux pas que tu partes Papa... »

Même si t'es déjà parti.

 Codage par Neph pour Alice seulement


avatar

Bec de Geai
Puf/Surnom : Orenji
Âge du perso : 71 lunes | mort à 64 lunes
Messages : 167
Date d'inscription : 27/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Bec de Geai, Mar 3 Juil 2018 - 13:28



Je suis fier de toi.


Mon cher fils.


Devant moi, il ose enfin se lâcher. Il est détruit. Pas à cause de moi, enfin, je suis une partie de sa démolition, je le sais mais ce n’est pas que ma faute. Sa vie est générale part en fumée. Sa mère, son frère… Mais si je n’étais pas mort, sa mère ne serait pas ainsi et peut-être qu’on ne serait pas à parler ici, dans le Clan des Etoiles. Il pleure, il pleure et moi, je ne peux pas pleurer. Je n’en ai plus envie, laisser couler des larmes invisibles devant mon fils qui est déjà détruit, trop détruit. Il est trop jeune pour être aussi détruit et c’est injuste, je sais. Ce jour-là, j’aurais du être vigilant, qu’est-ce qu’il m’a prit ? Pourquoi ai-je voulu faire le chat fort et courageux ? Pour plaire à Baie d’Oranger ? Mais je lui plaisais déjà. Pourquoi j’ai voulu faire le malin et lui dire d’une voix virile “ Ne bouge pas, je reviens. “ alors que je ne suis pas revenu. Je suis mort, sur un sol dur et poussiéreux. Je suis mort de la pire façon qu’il soit. Assassiné, par des guerriers devant ma compagne. Devant les yeux trempés de ma compagne. Devant les yeux terrorisés de ma compagne. Devant son âme détruite à cause de moi.

On dirait un enfant, oui, on dirait un chaton. Mais je ne lui en veux pas. Qui pourrait lui en vouloir, après tout ? Ce chat est si courageux. Il est le chat le plus courageux du Clan, croyez-moi, il l’est et il mérite plus que ce qu’il a. Vous voulez savoir ce qu’il a ? En ce moment même, qu’est-ce qu’il lui appartient ? Rien. Il n’a rien alors qu’il mérite tout. Il ne va pas bien alors qu’il mérite d’être heureux. Le chaton que j’ai connu est devenu un jeune guerrier si frêle intérieurement, presque instable. Il ne sait plus quoi penser, quoi faire. Il est perdu. J’aimerais qu’on le sauve, moi, je ne peux rien faire, je peux essayer de le rassurer, sécher ses larmes mais comment faire quand je ne peux même pas le toucher ? Il ne mérite pas ça, et plus il continue de pleurer près de moi, plus j’ai l’impression que c’est ma faute. Ce n’est même plus une impression, je suis juste persuadé à présent. Tout est de ma faute.

- J'veux pas que tu partes Papa…

Plus je reste et plus je lui fais du mal. Je n’aurais pas du venir, j’aurais peut-être dû continuer à l’observer sans le réveiller et sans l'amener ici. Je regrette presque mon acte. C’était une erreur de ma part car il est encore plus triste. Comme si il ne l’était pas assez avant. Je le regarde, un doux sourire aux lèvres. Je ne peux pas le laisser pleurer, je dois le laisser respirer et lui faire qu’un jour, tout ira mieux. Ca va juste prendre du temps. Beaucoup de temps parfois mais un jour, il sera heureux et je le serais aussi. Je veux juste voir ma famille heureuse.

- Tu iras mieux. Je le sais, tu seras heureux. Il faut laisser à la vie du temps pour trouver la voie où tu seras le plus heureux c’est tout. Parfois, la vie prend du temps à décider quel chemin te correspondra le mieux.

Je ne sais pas si il a comprit mais dans tous les cas, je ne veux pas l’entendre pleurer encore une fois. Je ne veux pas qu’il me dise que non. Que non, il ne sera jamais heureux. Je ne veux pas l’entendre s’apitoyer sur son sort, je ne veux plus, je n’en peux plus de voir les chats que j’aime finir tous malheureux. Je ne veux plus voir. Je m’écarte de mon fils, un doux sourire aux lèvres. Je le regarde, les yeux qui brillent et d’une voix qui essaye d’être forte, je lui annonce:

- Et malheureusement mon fils, je suis déjà parti.

Codage by Kayl pour Orenji


Contenu sponsorisé
message posté par Contenu sponsorisé,

Page 1 sur 1


Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum