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Are you still breathing ? [Ft Luny]



 

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Himoya
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message posté par Himoya, Dim 27 Mai 2018 - 17:08

Falling slow in the pouring rain

Aujourd'hui, Himoya se sent préoccupé. Troublé serait le mot le plus juste. Cela fait quelques temps que ses nuits sont troublées et que le sommeil s'avère difficile à trouver. Une lune et des jours à vrai dire. Il n'a pas compté le nombre de jours, refuse de le faire. Il a conscience que cela ne ferait qu'aggraver sa propre culpabilité. Quelque part, il a l'impression d'être responsable de ce qu'il s'est passé. Il se dit que peut-être, s'il avait été un peu plus présent, Avelyos ne serait pas morte. Peut-être que s'il avait été plus acharné il aurait pu aider Olosis et Montagne à trouver un remède pour sa soeur. On pourrait refaire le monde avec des "si" et des "peut-être" mais il s'en fiche bien, lui tout ce qu'il veut c'est revoir sa soeur et s'excuser. Il a l'impression d'être en partie responsable de tout ça. Comme si, lorsqu'il était dans le ventre de sa mère, il avait pris toutes les bonnes cellules pour lui et n'avait rien laissé pour ses soeurs. Comme si c'était à cause de lui qu'elles étaient malades. Il s'en veut. C'est peut-être bête et il en a bien conscience mais il s'en veut. Et aujourd'hui, après une nouvelle nuit au sommeil pour le moins agité, la culpabilité fait rage dans son esprit. Il n'était même pas là. Lorsqu'Avelyos est morte, il n'était pas là. Où était-il ? Il ne s'en souvient plus. Sûrement à courir, jouer, piailler de joie avec les autres chatons, ceux qui ne sont pas malades, ceux qu'il peut toucher sans crainte. Là encore, un voile de culpabilité vient s'abattre sur le petit Himoya. Encore une fois, il songe à ce qu'il peut faire et pas ses soeurs. Il songe à ses privilèges qui ne devraient pas en être. À une chance qui n'en est pas vraiment une. Du moins pas à ses yeux. S'il le pouvait, il donnerait sa santé à Assalys. S'il le pouvait, il ferait revenir Avelyos. Mais il ne le peut pas et personne ne trouve de remède, même pas lui. Impuissant. Impuissant alors il compense avec ce qu'il fait de mieux, en rêvant. Il rêve d'un monde meilleur, un monde où les ancêtres sont cléments. Un monde où ses soeurs vont bien, où ils sont heureux tous les trois à jouer dans l'herbe, à cache-cache ou simplement à discuter de tout et de rien sous les étoiles illuminant un ciel infini. Himoya a plus de rêves que de souvenirs. Un jour, peut-être qu'eux-mêmes en deviendront. Que les rêves remplaceront ce qui est vrai parce que peut-être que tout finira par être trop dur à porter pour lui. Pour le moment c'est dur mais il veut être fort même s'il ne cache rien de ce qu'il ressent. Il a mal. Très mal, profondément dans son coeur. Il pleure, aussi. Mais il n'aime pas qu'on le voie pleurer même si, à vrai dire, il n'en ressent aucune honte. Il n'aime pas qu'on le voit pleurer parce qu'il ne veut pas qu'on le prenne en pitié. Ce n'est pas lui qui a besoin de soutien. Ce n'est pas lui qui a besoin d'être guidé, épaulé ou aidé. Lui, il a tout ce qu'il veut sauf une famille en bonne santé. Lui, il a tout ce que les chatons normaux ont. Lui, il a tout ce que ses soeurs n'ont jamais eu. Alors la plupart du temps, il pleure un coup puis ravale ses larmes et essaie de stopper le flux de pensées qui le ramène en arrière, dans les heures sombres, celles suivant la mort d'Avelyos. Celles où il s'est senti plus bas que terre. Les pires de son existence jusqu'ici. 
Plus le temps avance, plus il a l'impression de n'être rien de plus qu'un égoïste. Il n'est toujours pas allé voir Assalys. Oh, il lui parle de tout et de rien, comme toujours. Lui offre des sourires aussi sincères que possible mais e lui dit rien de ses tourments. Il pense qu'elle a déjà bien assez à faire avec les siens alors, pour une fois, il préfère se taire. Mais aujourd'hui, il ressent le besoin d'aller la voir et de lui parler de ce qui importe vraiment. Va-t-elle bien ? Comment se sent-elle ? Lui en veut-elle autant que lui-même s'en veut ? Ces questions tournent en boucle dans son esprit depuis son réveil, jamais ne s'arrêtent, ne cessent de le tourmenter et c'est peut-être elles qui l'ont poussé à venir à la rencontre d'Assalys. Ça et le fait qu'il se sent à présent plus que jamais responsable de sa soeur. Un peu comme s'il n'avait plus qu'elle bien qu'il ait sa mère aussi. Mais sa mère, c'est différent. Sa mère n'a pas son âge et sa mère est le flambeau de la Troupe. Elle est déjà bien occupée par ses responsabilités et son acharnement à vouloir trouver un remède pour sa dernière fille restante, Himoya estime qu'il n'a pas à l'ennuyer avec ses états d'âme.
Après tout, il est bien portant non ?

« Je suis désolé de ne pas avoir été là quand... quand elle est partie. »

Il sait que ces quelques mots n'apaiseront pas la douleur que peut ressentir sa soeur. Comment le pourraient-ils ? Quelque part, peut-être qu'ils ne feront que la raviver. Mais Himoya ne sait pas trop comment s'y prendre. Pour s'excuser. S'excuser de ne pas avoir été là, de ne pas avoir pu veiller sur Avelyos comme il aurait dû le faire. De ne pas avoir pu lui offrir une vraie vie. Une belle vie. De ne pas avoir su la protéger assez bien. Pour toutes ces raisons, il est incapable de regarder Assalys dans les yeux et il sait que ce sentiment risque de durer quelques temps encore. Peut-être toute une vie. Ce même sentiment qui l'empêche d'esquisser ne serait-ce qu'un seul mouvement vers la seule qui lui reste encore. Il sait qu'il peut toucher Assalys. La frôler. Mais n'a jamais osé le faire. N'a jamais voulu prendre le risque de la briser. N'a jamais voulu prendre le risque de lui faire du mal.
De la tuer. 

« J'aurais dû... j'aurais dû être là. »

Oui, il aurait dû être là. Il aurait dû être auprès d'Avelyos lorsqu'elle est morte. Il aurait dû pouvoir lui souffler quelques mots avant qu'elle ne s'en aille rejoindre d'autres contrées. Il aurait dû lui dire "je t'aime" plus souvent, venir la voir plus souvent. Il aurait dû passer plus de temps avec elle, il aurait dû refuser d'aller jouer, d'aller s'amuser alors qu'elle ne pouvait même pas respirer convenablement. Il aurait dû être un meilleur frère. 
Mais il n'a rien fait de cela. 

by Flocon sur Epicode
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Assalys
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message posté par Assalys, Lun 28 Mai 2018 - 19:03



we're not breathing anymore, you and me, we're just half way to death pretending being okay but eating up by our feeling of guilt


Assalys ¬ Himoya

She shaid her body held a monster
and she needs help trying to fight it
and she kne it when he crossed her
that it was wrong but she could right
and she took my hand


Il pleut.
Plic ploc.
Les gouttes tombent et s’écrasent dans un bruit sourd.
La pluie est forte.
Plic ploc.
Mais il ne pleut pas vraiment, seulement dans le coeur de la statue de glace.
Cette fois-ci, Olosis ne peut pas calmer l’ouragan, cette fois-ci, la petite fée glacée est seule, seule avec la pluie, seule avec l’orage, avec les sentiments qui ne peuvent être calmés, qui ne peuvent être apaisés. La mort est venue. La mort est repartie avec une âme qui tenait entre les pattes de cette petite. Une âme si précieuse s’est envolée et elle ne peut pas la récupérer. Elle ne peut que pleurer sa perte, pleurer son absence, s’enfoncer dans l’égoïsme du manque qui la creuse sans qu’Olosis ne puisse l’aider, cette fois. Olosis a toujours été là. Olosis a toujours tout fait pour elle, mais pour une fois, Assalys se retrouve entièrement seule à devoir lutter contre des émotions qui n’appartiennent qu’à elle et que seule sa famille peut comprendre, seul Himoya peut comprendre, seule Asuna peut comprendre. Mais petit être de verre se renferme sur elle-même, ne dit rien, chérie la douleur comme elle chérissait sa petite soeur, sa tendre soeur, son oreille attentive. Celle à qui elle comptait le monde et ses milles couleurs. Maintenant, elle avait la nuit pour compagnie. La nuit n’est pas sa soeur et ne le sera jamais. Alors elle reste. Elle reste dans son coin dans la tanière des familles, elle reste et elle ne bouge pas, elle reste et elle meurt doucement, parce qu’on meurt tous chaque jour, chaque seconde, on se rapproche de la mort à chaque instant, alors elle se laisse mourir, et elle attend. Elle attend doucement, lentement, elle attend et ne fait plus rien d’autre qu’attendre. Attendre que le temps passe, que la vie fasse les siennes qu’elle se décidait de devoir faire, attendre toujours.

Attendre.
Pour toujours.
Jusqu’à mourir, ne plus vivre.
Attendre.
Jusqu’à ce que son souvenir s’efface.
Jusqu’a ce que les mémoires l’oublient.
Jusqu’à ce qu’elle soit seule.
Entièrement seule avec sa rancune,
Avec sa haine des autres,
Sa tristesse intense,
Sa culpabilité cuisante.

Elle ne peut rien faire d’autre, elle ne peut pas jouer, ne peut pas courir, ne peut pas vivre comme ceux qui l’entourent, alors elle se mure dans son silence, silence aussi glacée que ses os de verre, silence qui s’éternise depuis qu’Avelyos n’est plus là pour écouter ses lamentations, écouter sa soeur refaire le monde jusqu’aux petites heures du matin, parce qu’Assalys a toujours su que sa soeur avait les oreilles grandes ouvertes et que tous les mots prononcés s’enregistraient dans le cerveau de celle vivant en permanence avec les botanistes et guérisseurs, mais personne n’a pu la sauver. Personne n’était là. Personne n’était là quand son dernier souffle s’est évanoui. Personne sauf elle. Elle qui s’était endormie. Elle qui avait vu le temps filer et qui avait perdu le fils des heures parce que le sommeil s’était emparé d’elle. Elle ne veut plus dormir avec qui que ce soit. Elle ne veut plus d’un corps chaud près d’elle pour s’endormir de crainte de se réveiller le lendemain avec un corps glacé à la place, et elle ne dort plus beaucoup non plus, le sommeil est devenu un ennemi à battre, à vaincre, un ennemi qu’elle déteste plus que tout. Elle est désormais condamnée à vivre avec la peur par-dessus tout le reste. Vivre avec la peur. Vivre avec la douleur et le ressentiment. Vivre alors qu’elle ne vivait pas, survivait seulement avec la maladie qui la détruit au-delà de l’imaginable. Si dur de vivre à l’écart des autres, si dur de vivre sans être comprise, si dur de vivre tout simplement quand on n’est pas normal, quand un mal mystérieux s’est imposé dans la vie. Trop dur peut-être même pour la petite femelle avec le blanc des yeux bleus, petite femelle bien différente des autres. Petite femelle trop différente peut-être même pour les autres.

Plic ploc.
La pluie continue de tomber dans son coeur et dans son âme.
Plic ploc.
Son coeur bat à ses tempes et la solitude la dévore.
Plic ploc.

Elle se sent seule depuis qu’Avelyos est morte. Himoya vient la voir, mais il ne lui parle pas sincèrement, il est quelque peu distant et elle ne peut pas s’empêcher de se sentir encore plus seule ainsi. Elle le sent. Elle sent ce que les autres ne veulent pas lui dire, sauf qu’elle ne dit rien et elle les laisse mourir dans leurs tourments sans rien faire de plus que de le savoir secrètement. Ce n’est sans doute pas ce qu’il faut faire, mais c’est tout ce qu’elle parvient à faire elle. Après tout, elle est toujours coupée du monde, des autres. Alors elle ne sait pas comment agir. Avec les autres. Il y a juste avec Olosis qu’elle ne s’encombre pas de toutes ses questions et ses interrogations, à toujours se demander si elle faisait bien, si elle disait ce qu’il fallait dire, si elle n’était pas de trop, si ça et ça. Trop de questions dans sa tête en présence des autres, questions qui ne s’en allaient pas. Et quelque chose en elle lui crie qu’elle a manqué tout. Tout ce qu’elle aurait dû savoir. Tout ce qu’elle aurait dû voir. Elle a ce sentiment d’une déchire encore plus intense qu’elle ne peut expliquer, un murmure de la Terre et de l’Eau peut-être, mais ceux-là en ont rien à faire d’elle. Elle se considère seule. Sans personne pour veiller sur elle. Totalement et entièrement seule. Tristement seule. Elle lève la tête alors et voit Himoya qui se dirige vers elle. Le voir là ne peut que lui faire penser que lui est bien portant. Lui est la fierté de leur mère. Elle, elle n’est que déception. Elle, elle n’est rien et ne deviendra jamais rien pour la Troupe. Elle ne vaut rien. Petit microbe. Elle n’a pas de valeur et elle ne voit pas comment sa mère pourrait voir les choses autrement. Petite fée fragile dans une famille dont elle tâche la réputation. Assalys était bien allongée sur le sol, dans sa douleur, dans sa culpabilité, dans sa rancune, elle était allongée quand Himoya lâche ces quelques mots qui bouleversent tout le monde de cette petite féline de glace, petite princesse de glace et une larme roule sur son pelage. Il est désolé. Elle l’est aussi. Il lui fait part de ses regrets et elle les ressent vivement, incendie qui ne fait rien fondre tout au fond d’elle. Ils le sont tous les deux, désolés et pleins de regrets, et la famille a éclaté. Elle se lève doucement et s’approche de lui. Elle pose sa tête contre son épaule doucement, délicatement. Elle se laisse aller. Toutes les larmes qui n’ont pas voulu couler. Les écluses sont ouvertes. Elle pleure sans arrêter, silencieusement.

Plic ploc.
La pluie qui s’intensifie.
Plic ploc.

Elle partage le mal-être de son frère, elle partage sa douleur et sa culpabilité, elle partage les ressentiments qui creusent le coeur de celui qui partage son sang. Même si elle a été là, même si elle était aux côtés de sa soeur ce fameux jour, elle n’a rien pu faire pour la sauver. Elle n’a rien pu faire : elle dormait. Elle n’a rien pu faire : elle est impuissante. Tout autant qu’elle est impuissante à pouvoir se sauver elle-même. Un mal s’est abattu sur elles et il ne veut pas partir. Il en a emporté, et elle ne sait pas quand elle sera la prochaine. Un jour. C’était évident. Un jour. Elle allait mourir. Elle n’est pas éternelle. Elle ne le sera jamais. Elle pleure et pleure et elle ne s’arrête pas, elle n’y arrive pas, elle s’épanche de toute la douleur retenue dans son coeur depuis ce réveil et elle s’épuise doucement. « Ça n’aurait rien changé, Himoya… ça n’aurait rien changé que tu sois là. Elle a juste cessé de respirer. Tu n’aurais rien pu faire.. je n’ai rien pu faire.. Himoya je t’en prie, ne t’en veux pas, tu n’aurais rien pu faire.. Himoya... » Elle ne pleure plus. Elle reste posée si délicatement contre son frère. Respiration saccadée. Elle s’en veut. Elle ne fait jamais rien pour apaiser les remords de son frère, elle le rejette parce qu’il est bien vivant, ce n’est pas de sa faute, il n’a pas demandé ça, mais la rancune s’intensifie de jour en jour dans son coeur et elle essaie. Elle essaie. Elle s’en veut. Voix qui a fini dans un souffle déchiré. Un murmure épuisé.

And I said, please put up your fists,
put on a smile and blow them a kiss
'Cause darling you're nothing but brave
and I know that you can be saved

By Moony for Luny only


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Himoya
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message posté par Himoya, Mar 5 Juin 2018 - 19:42

Falling slow in the pouring rain

HHimoya reste immobile alors qu'il observe sa soeur se lever pour venir se lover tout contre lui, sa tête nichée dans le creux de son épaule. Il a vu une larme rouler sur la joue d'Assalys et aurait aimé pouvoir se précipiter contre elle pour l'empêcher de pleurer. L'empêcher d'être triste. Parce qu'il ne sait pas s'il sera capable d'encaisser une telle scène. Pourtant, c'est ce qu'il est bien obligé de faire alors qu'il la sent trembler contre lui. Alors qu'il sent ses larmes tremper son pelage noir. Assalys se laisse aller tandis que lui prend une grande inspiration, fixant un point lointain droit devant lui pour ne pas perdre pied, pour ne pas pleurer. Pour être fort. Pourtant, malgré lui, il sent les larmes perler au coin de ses yeux bien qu'à aucun moment il ne les laisse s'échapper. 

« Ça n’aurait rien changé, Himoya… ça n’aurait rien changé que tu sois là. Elle a juste cessé de respirer. Tu n’aurais rien pu faire.. je n’ai rien pu faire.. Himoya je t’en prie, ne t’en veux pas, tu n’aurais rien pu faire.. Himoya... »

Elle a juste cessé de respirer.
Elle est juste partie.
Rien de plus.
Pourtant ça fait si mal. 
Peut-être que s'il avait été là, Avelyos se serait sentie moins seule, non ? L'aimait-elle comme lui l'aimait ? Il ne le saura jamais. Il ne peut pas ne pas s'en vouloir, cela lui est impossible. Comment faire pour ne pas avoir cette culpabilité lui enserrant le coeur à chaque instant ? Il ne peut pas faire autrement. La culpabilité est là. Depuis le début. Depuis sa naissance. Depuis l'annonce des maladies de ses soeurs. Et aujourd'hui, elle l'étouffe. Elle l'étouffe parce qu'Avelyos est morte et qu'il n'était pas prêt à affronter cette perte déchirante. Il ne l'aurait jamais été de toute façon.
On ne l'est jamais.

« J'aurais voulu... J'aurais voulu lui dire au revoir tu sais. Être un bon frère. »

Être là pour Avelyos comme il aurait dû l'être. Être là pour Assalys comme il devrait l'être. Porter sa famille comme il devrait le faire. Faire son deuil, accepter la mort de sa soeur. Aller mieux. Mais comment ? C'est impossible, inconcevable pour lui. Parce qu'il n'a même pas pu lui dire au revoir. Il n'a pas pu la serrer dans ses bras, tout contre son coeur. Il n'a pas pu sentir son odeur une dernière fois, croiser ses yeux une dernière fois, la toucher pour la dernière fois, l'entendre pour la dernière fois. Non, il n'a rien pu faire. Et maintenant il a peur. Il a peur d'oublier sa petite soeur. Il a peur que son souvenir finisse par s'évanouir de sa mémoire parce qu'il n'aura pas pu lui faire ses adieux correctement. Il a peur d'oublier jusqu'au nom d'Avelyos alors qu'en même temps, une partie de lui-même sait bien que c'est impossible. Il ne l'oubliera jamais. Tout comme il n'oubliera jamais cette douleur lancinante qui lui déchire le coeur.

« Je m'en veux tellement, si tu savais... »

Mais peut-être qu'elle le sait. Ou peut-être que non. Comment pourrait-elle connaître les tourments qui l'assaillent chaque fois qu'il joue dehors ? Chaque fois qu'il la voit à l'écart, sans bouger ? Elle ne peut pas. Peut-être qu'elle aussi lui en veut et elle aurait bien raison. Il s'en veut d'aller bien même si à l'intérieur rien ne va. Il a la sensation que rien n'ira plus jamais bien. Est-ce qu'il s'est seulement senti bien une fois dans sa vie ? Peut-être pas. Parce que la culpabilité est là depuis toujours, grande amie, zone d'ombre dans son organisme. Pire ennemie.
Vieille amie.

Like you´re my oxygen
Can´t help but rush right in
Hang on your every kiss
Couldn´t life just stay like this
Cause I can´t take a step
Without your tenderness

by Flocon sur Epicode



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