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Merci. |Utopie des Rêves & Renaissance du Phénix|



 

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Utopie des Rêves
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message posté par Utopie des Rêves, Lun 11 Juin 2018 - 19:22

Beauté

Il voudrait embrasser la mort,
l’effleurer, la séduire,
Danser avec elle,
lui faire l’amour de façon brûlante.

Il aimerait que l’oxygène arrête d’attiser le feu qui brûle ses poumons,
que la vie cesse d’alimenter son corps fatigué,
que le froid glacial de la mort s'introduise dans les failles de son système.

Le soleil se lève, ses yeux s’ouvrent, sa vie reprend, l’imaginaire s’envole.
Il a le cœur qui saigne, ses pensées sont troubles.
Des pulsions suicidaires animent ses émotions, sa vision est floue.
Étrange matinée de noirceur, simple mélancolie.

Les souvenirs le tirailles, ils le hantent, ses souvenirs qu’il avait perdus.
Ils n’arrivent plus à s’en détacher, il aimerait les perdre de nouveau le temps d’une seconde,
Le temps d’oublier et de revoir le monde comme il le voyait auparavant,
Le temps de ne plus se souvenir de toutes ces affrosités,
de toutes ces merveilles,
de toutes ces choses tellement improbables mais existentielles.
Le temps de ne plus tenir à aucune chose, de ne plus avoir de raison de rester en ce monde, de se retrouver avec sois même.

Il n’était pas prêt, il ne s’y attendait pas.
Il ne se reconnaît plus, ni lui ni sa vie.
Il aimerait effectuer une dernière danse,
avec celle dont il est tombé amoureux puis a détesté,
Parce que son amour pour elle est toujours quelque part,
immortelle,
Mais qu’il est aveugle, que son cœur ne voit plus, qu’il ne veut plus voir.

Ses yeux pleures, il est perdu, il la voit,
elle,
cette personne dont il se souvient avoir accordé un sourire,
un sourire puis de la joie.
Il l'associe à la joie, il a besoin d’elle dorénavant, il a besoin de la lumière.

Alors il s’avance, établit un contact physique, franchit un obstacle.
Se colle à elle, laisse ses larmes rouler sur son pelage.
Dans un silence de mort, du mort qu’il voudrait être.

Quelque chose a changé, un besoin de compagnie, de contact physique.
Plus cette peur de recontrer le mal, car il ne voit que de la beauté en cette personne,
cette personne si magnifique qui a croisé son chemin, cette personne dont il ne veut plus se séparer. Cette personne qui s’est montré gentille avec lui, comme personne ne l’avait jamais fais.

“..... Merci…..”

Chuchotement,
comme une voix dans la tête,
une putain de voix dans la tête,
soufflant des doux mots,
manipulation.
Ft Biket


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Renaissance du Phénix
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message posté par Renaissance du Phénix, Lun 9 Juil 2018 - 18:54

De rien
Cela fait longtemps que je n'ai pas vu Utopie des Rêves. Pourquoi je pense ça ? Parce qu'il est là, pas loin. Je le regarde du coin de l'oeil, je me demande s'il se souvient de moi. J'ai pensé à lui dernièrement. Souvent même. Me demandant ce qu'il s'était passé. Il se souvenait, voilà ce qu'il avait dit si je me souviens bien. Il se souvenait oui, mais de quoi ? Son enfance peut-être, ce genre de trucs heureux que l'on est tous supposés avoir. Moi aussi j'en ai, des souvenirs de moments heureux. Mais ils sont teintées de douleur et de doute. Sans oublier de mon manque de confiance en moi qui, à cette époque, était terrible. Mais je m'améliore, petit à petit, je vais à mon rythme et c'est très bien comme ça. Je ne pense plus trop au fait que je suis issu d'un viol. Ni à mes doutes concernant l'acceptation de Larme d'Améthyste vis-à-vis de ma personne. Maintenant c'est à moi d'accepter le traumatisme qu'a vécu ma mère. C'est également à mi d'accepter l'idée qu'il était finalement possible pour mon père adoptif, mon père officiel, de m'aimer comme sa propre fille. J'aurais sans doute me rendre de tout ça avant, bien plus tôt. Mais dès que je pense à ma période de dépression et à ce que je suis maintenant, je ne peux m'empêcher de revenir sur les choses qui ont changé. 
Lui aussi, il a changé.
Je le vois qui s'approche.
Et je le sens tout contre moi.
Et je le sens pleurer.
Et je l'entends chuchoter un unique mot dans ce silence qui nous entoure.


« Merci. »

Et je souris même si je sais que, la tête enfuie dans le creux de mon épaule, il ne peut pas voir mon sourire éclatant. Je m'écarte doucement pour qu'il ne pense pas que je le repousse et je ne fais que lui sourire davantage. Je suis heureuse pour lui même si je ne sais pas exactement pourquoi il me remercie. Peut-être qu'il se sent mieux. Peut-être même qu'il va mieux.
Peut-être commence-t-il à guérir comme j'ai pu le faire il y a maintenant une dizaine de lunes ?

« Alors... tu vas mieux ? »

Timide sourire, je dois bien avouer qu'au fond, je ne sais pas trop quoi lui dire. J'imagine qu'il va mieux, sinon il ne serait pas là, il ne se serait pas collé à moi, lui qui tremblait lorsque j'avais le malheur de l'approcher, les deux fois où je lui avais parlé. 

« Et tu te souviens encore de moi cette fois. »

Nouveau sourire, j'ai l'impression que je vais avoir droit à des crampes au jour à force de sourire tendrement comme ça. 

 Codage par Neph pour Biket seulement


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Utopie des Rêves
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message posté par Utopie des Rêves, Ven 20 Juil 2018 - 11:39

L'inconnu.
Renaissance du Phénix s’écarta doucement de lui et il sentit le contact se rompre entre leurs deux corps. Il vut son doux sourire et il le lui rendit. Putain, qu’est-ce que ça pouvait lui faire du bien de sourire, qu’est-ce que ça pouvait le soulager de pouvoir encore ressentir des émotions positives, d’arriver encore à être heureux, à éprouver de la joie. Ça lui faisait putain de du bien de savoir que son être n’était pas totalement mort, qu’il y avait encore de l’espoir même si son corps s’était presque entièrement vidé de sa vie.

« Alors... tu vas mieux ? »

Aller mieux ? C’était un grand mot pour le chat bien que oui, il allait mieux. Sûrement parce que sa mémoire commençait enfin à lui revenir. Parce qu’il se souvenait putain. Il se souvenait d’un tas de choses et il avait l’impression que son cerveau allait exploser, littéralement. Il trouvait ça tellement incroyable de pouvoir se souvenir d’autant de choses, de pouvoir revivre des moments de son passé. Et ça le rendait putain d’heureux de savoir qu’il pouvait se souvenir, qu’il pouvait mettre un nom sur chaque visage. Il avait l’impression d’aller beaucoup mieux bien qu’il lui restait beaucoup de chemin avant de pouvoir dire “je vais bien.” Mais oui, il était en amélioration psychologique sachant qu’il trouvait la force de pouvoir sourire, la force d’être un peu plus fort qu’avant, de ne plus trembler de peur dès que quelqu’un passait à côtés de lui.

« Et tu te souviens encore de moi cette fois. »

Elle lui avait sourit de nouveau, tendrement même. Le frêle chat savait que ça l’avait blessé lorsqu’il ne l’avait pas reconnu. Mais ce n’était pas de sa faute, sa mémoire refusait catégoriquement de se rappeler du moindre petit détail de sa vie. Il aurait aimé pouvoir s’excuser, mais ça, il n’en était pas encore prêt. S’excuser pour lui signifiait reconnaître nos erreurs, et il se considérait encore comme une erreur, il avait encore peur de ça. Il ne pouvait pas s’excuser.

Par contre, il aurait aimé lui dire à quel point il était redevant envers elle, à quel point il tenait à elle maintenant. Ça aussi, ça lui procurait un grand bien de pouvoir enfin aimer, d’être sûr que cette fois-ci nous n’oublierons pas la personne pour qui on porte de l’amour, de l’amitié. Mais c’était encore tout nouveau pour lui et il ne savait pas trop comment encore le gérer. Il avait encore tellement de chose à apprendre de la vie, il fallait qu’il réapprenne tout depuis le début maintenant. Il voulait essayer, il avait trouver l’espoir qu’il lui fallait pour tenter de se relever. Il avait envie d’aimer, d’aller mieux, de laisser tous ses problèmes derrière lui. Et maintenant qu’il pouvait se souvenir, il arrivait à s’accrocher à certaines choses qui arrivaient à le propulser vers l’avant, et Renaissance du Phénix en était déjà un pilier bien solide.

« Je… Je vais mieux, oui… »

Ces mots étaient durs pour lui, durs et nouveau, encore une fois il fallait qu’il s’y habitue. Il avait sourit étrangement, sûrement parce qu’il n’était absolument pas habituait à sourire. Son sourire était comme de travers, légèrement ressemblant à une grimace en fait et on voyait bien qu’il était encore hanté par ses démons, que son esprit était encore plongé dans le noir bien qu’il pouvait apercevoir un tout petit éclaircie perdu dans les ténèbres.

Noirceur de l’âme.

Physiquement, il n’y avait absolument aucune amélioration. Utopie des Rêves avait toujours la peau sur les os, d’ailleurs ils ressortaient étrangement. On aurait dit un squelette vivant, c’était vraiment moche à voir. Mais il y avait de l’espoir pour que ça change, pour que Utopie des Rêves parvienne à manger grâce à ses souvenirs, grâce à ceux qu’ils aiment. Il pourrait y arriver avec beaucoup de force, beaucoup de “je peux y arriver”. Il en était encore loin mais ça aussi c’était en amélioration. Il arrivait quelquefois à avaler un bout de quelque chose sans le vomir. Ça allait, ça allait s’améliorer, il y avait de l’espoir.
Parce que l’espoir, l’espoir c’est ce qui le garde éveillée la nuit, c’est ce qui continue de faire battre son cœur. Car sans ça, il ne serait qu’un cadavre sans la moindre vie à l’intérieur.

« Et.. Et jamais plus je ne t’oublierai. Je veux que tu sois dans mon esprit et mon cœur à jamais. »

Il n’avait jamais dit ça auparavant, il n’avait jamais ouvert son cœur de la sorte à quelqu’un. Il avait déjà dit à son frère qu’il l’aimait, ce qui était vrai. Mais jamais il avait faillis le dire à une personne qui n’avait aucun rapport avec sa famille. Sa famille c’est Reflet Magique et Danse Illuminée, elle, elle n’en faisait pas partis. Pourtant il voulait qu’elle en fasse partis. Pourquoi ? Il n’en savait rien, il ne savait même pas mettre de mot sur les sentiments qu’il ressentait quand il l’a envoyé. C’était juste sortis comme ça. Il avait voulu le dire alors il l’avait dit, parce qu’il se sentait bien avec elle. Parce que c’était à ses côtés qu’il était le mieux.

Étrange sentiment inconnu.
Ft Biket

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message posté par Renaissance du Phénix, Sam 25 Aoû 2018 - 11:32

Je ne t'oublierai pas, jamais
« Je… Je vais mieux, oui… »

Je lui accorde un nouveau sourire, tout aussi tendre que les précédents. Il va mieux. Il va mieux et je suis contente pour lui parce qu'il le mérite, je sais qu'il le mérite, d'aller mieux. Parce qu'il avait l'air très mal en point et le voilà devant moi, tout gêné mais étant en capacité d'admettre qu'il va mieux.
Alors je suis heureuse pour lui.
J'espère du fond du coeur que ça durera.

« Et.. Et jamais plus je ne t’oublierai. Je veux que tu sois dans mon esprit et mon cœur à jamais. »

Ses mots me touchent de plein fouet. Me frappent en plein coeur. Je baisse la tête, légèrement embarrassée et ne sachant que répondre.  Oups, je l'ai touchée dans le coeur. Personne ne m'a jamais dit une telle chose, ne m'a jamais accordé de mots si forts, si lourds de sens. Il veut que je sois là. Dans son coeur. Dans son esprit. Il ne m'oubliera pas. Moi qui ai toujours eu peur d'être laissée derrière, mise à l'écart voire carrément abandonnée, voilà des mots inédits qui sonnent drôlement bien à mes oreilles. Mielleux. Timides.
Réconfortants.
Je crois que ce sont les plus belles paroles que l'on l'ait jamais accordées. Et moi, comme une cruche, je ne sais pas comment y réagir, trop peu habituée à recevoir ce genre de mots qui me touchent en plein coeur.
Je crois que je n'ai jamais autant souri à quelqu'un de ma vie. 
Il ne m'oubliera pas. Je serais toujours dans sa tête. Dans son coeur. Combien aurait pu avouer ça ainsi, aussi librement, aussi clairement ? Très peu. 
Lui l'a fait.
Alors bouge tes fesses cocotte, montre lui qu'il compte pour toi. Parce qu'on n'a qu'une vie et que tu as besoin de lui.
Moi non plus je ne t'oublierai pas, je m'en fais la promesse.

« Moi non plus, je ne t'oublierai pas, Utopie des Rêves. »

Même si je ne t'ai jamais oublié. 
Je ne peux pas l'oublier. Comment le pourrais-je ? Il m'a sauvé la vie, lui et Lune d'Argent. Il m'a sauvé la vie sans le savoir avec ses mots, sa façon d'être, sa simple présence. Même s'il n'a rien dit de particulier. Peut-être était-ce juste sa présence, le souvenir de ses mots. Peut-être. Encore une chose que je ne saurais jamais. Ce que je sais, c'est que je suis toujours là, en vie. Je suis toujours là et, sous mes yeux, je le vois essayer de se relever tant bien que mal, du mieux qu'il le peut. Et ça prendra sûrement du temps, il y aura sûrement des problèmes en cours de route mais ce n'est pas ça qu'il faut retenir, non. Ce qu'il faut retenir c'est qu'il essaie d'aller mieux. 
C'est ça, l'important.
La volonté d'avancer, de se battre.
Alors certes, il m'a fait du mal. Mais ce n'était pas si grave. Parce que lui aussi, il souffrait et, ce jour-là, je ne le savais pas encore, pas complètement du moins. Mais aujourd'hui il va mieux, il fait tout son possible pour aller mieux.
Il m'a sauvé la vie.
C'est à moi de sauver la sienne à présent.

« Et si un jour tu as besoin de quelqu'un, je veux que tu saches que je serais là pour toi. »

Parce que je sais a quel point il est important de se sentir soutenu lorsque l'on est en plein processus de reconstruction de soi. Parce que je sais à quel point le chemin de la guérison est long, je sais à quel point c'est dur de garder la volonté d'aller mieux et je sais à quel point les nouveaux obstacles peuvent nous paraître insurmontables lorsque notre moral est au plus bas. Et je ne souhaite cela à personne, encore moins à Utopie des Rêves. Il mérite le bonheur. Alors je veux bien être l'épaule sur laquelle il pourra pleurer et celle sur laquelle il pourra s'appuyer pour se lever plus haut qu'il ne l'a jamais été. Pour prendre son envol.
Pour aller mieux.
À deux.

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