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Mort d'Œil de Violette |Feat le clan|



 

Mort d'Œil de Violette |Feat le clan|


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Nuage Spectral
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message posté par Nuage Spectral, Mar 26 Juin 2018 - 22:18


I'm sorry.

Feat Le clan

J’ouvre les yeux. Il fait jour. Tout est normal.
Je lève la tête. J’hume l’air. Plus rien n’est normal.
Je me lève d’un seul coup, oubliant totalement la fatigue qui naviguait à l’intérieur de mon corps deux secondes plus tôt, me précipitant vers le nid d’Œil de Violette. Je sens la panique faire battre mon cœur à tout rompre dans ma poitrine, ma respiration s'accentuer tellement l’anxiété me déchire, le stresse me tourner autour façon vautour. Mon regard se pose sur le corps de la femelle, inerte, sans aucun mouvement. Mes yeux glissent jusqu’à son ventre que j’espère se soulever, en vain. J’approche la tête de son corps, cherchant désespérément une once de vie. Mais absolument rien, le néant. Juste la puanteur nauséabonde de la mort mêlé à l’odeur de la maladie qui avait pris possession de la femelle.

Elle ne peut pas être morte, c’est impossible.

Je reste là pendant de longues secondes, dévisageant le corps d’Œil de Violette, comme si j’étais en plein cauchemar et que j’allais me réveiller, comme par magie dans ma litière au côtés d’Œil de Violette, de mon mentor, de ma meilleure amie. Mais il ne se passe rien, aucune étincelle ne me ramène à la réalité que mon esprit a déjà imaginé. Je suis encore là, en chair et en os, à attendre qu’elle se réveille de son sommeil, d’un sommeil que je sais pourtant éternel.

Les larmes montent, pris d’un élan de chagrin je m’écroule sur le sol, le museau enfoncer dans le creu du cou de la femelle. Elle n’avait pas le droit de partir, pas le droit de m’abandonner, pas le droit de laisser cette maudite maladie lui retirer la vie. Elle ne peut pas m’abandonner aussi, elle n’avait pas le droit. Non ! Elle ne peut pas être morte, elle ne peut pas, elle ne peut pas ! Putain ! La mort n’avait pas le droit de la prendre, la vie n’avait pas le droit de la laisser partir, j’ai besoin d’elle putain. Comment est-ce que je vais faire sans elle ? Comment est-ce qu’on va faire sans elle ? Comment l’univers va faire ? Comment le monde va continuer de tourner sans cette personne extraordinaire qu’elle était ? Non. Elle ne peut pas être morte, c’est impossible putain !

Mes larmes coulent sans répit alors que je secoue légèrement le corps d’Œil de Violette. Puis j’éclate, lâchant une plainte bruyante, qui a sûrement attisé la curiosité de certains dans le camp. Je sens mon cœur se briser, je sens ma plainte se transformer en douce agonie, j’ai l’impression de mourir, déchiré. Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’elle est morte ? Pourquoi est-ce que je n’ai pas réussi à la soigner ? Je suis désolé, je suis terriblement désolé de ne pas avoir réussi à te soigner. J’espère que tu m’entends, depuis là haut, et que tu acceptes mes excuses. Je suis putain de désolé parce qu’après tout ce que tu as fais pour moi, je n’ai pas pu faire cette minuscule chose qui était de te soigner. Non, je n’ai pas pu. Je suis guérisseur, mais je ne t’ai pas sauvé. C’est mon devoir putain ! Sauver les gens les soigner. Mais non, il y a fallut que je n’y arrive pas ! Il a fallut que ça tombe sur toi, que ce soit toi qui tombe malade alors qu’il y a plein d’autres personnes dans le monde. Reviens, je t’en supplis reviens. Tu n’avais pas le droit de partir comme ça, sans même un au revoir, sans même me laisser le temps de te dire à quel point tu comptes pour moi, à quel point je t’aime et à quel point je te remercie pour ce que tu as fais.
J’aurais tellement voulu au moins pouvoir te dire au revoir, et toutes ces choses que je ne t’ai jamais dites. Pardonne moi.

Je me redresse, les pattes tremblantes, l’ossature frêle.
Je pleure toujours, j’ai toujours aussi mal, mes pensées se disputent toujours dans mon esprit.
Il faut que je leur dise, il faut que j’amène ton corps, il faut que… Je n’en sais rien.
Je t’attrape par la peau du coup, délicatement, sans enfoncer mes crocs dans ta peau. Puis je te tire, te traînant dans la poussière, dans les aiguilles de pins et je suis désolé de devoir te traîner de la sorte, encore désolé. Dès l’instant où je sors de ma tanière, je sens des regards me brûler le dos et je pleure encore plus. Lâchant des bruits de sanglot, suffoquant à moitié. Quelques plaintes, quelques cris retentissent autour de moi mais je ne m’arrête pas pour autant. Attendant d’arriver au centre du camp pour pouvoir déposer ton corps sur le sol, m’asseyant dans le froid que tu dégages, observant les autres chats du clan qui m’observe avec une tristesse à faire congeler le feu. Puis je baisse le regard, lâchant une nouvelle plainte que je ne peux retenir avant de m’écrouler de nouveau près du corps inerte de la femelle qui comptait tellement pour toi, enfouissant mon museau dans son pelage, à la recherche de son odeur si rassurante et douce.

Je suis tellement désolé.

©️ Codage by Ella'
Admin Foudry

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Hantise Temporelle
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message posté par Hantise Temporelle, Jeu 5 Juil 2018 - 15:31

« i wanna know the truth instead of wondering why, i wanna know the answers : no more lies. »



Journée normale ? Bah, est-ce qu’y’a encore des journées normales dans ce monde ? Si on considère que les trahisons, complots et morts sont normales, ouais, c’est une journée normale. Bon, disons que c’est une journée normale alors.

Que fait-on dans une journée normale ? Faire gaffe à pas se faire buter, déjà. Aahahaahah. Bon où est l’autre con ? Je sors de la tanière des guerriers et balaye du regard le camp. Okay, ça va, il est pas sorti, c’est déjà. C’est ça, dors petit chat, fous moi la paix. Quoique, ça fait un moment qu’il n’est pas venu me voir, qu’il ne m’a rien dit. Bien, bien. Mais je le vois, parfois. Je vois son putain de regard glacé qui me transperce. Il m’a à l’œil, je crois. Mais avec le temps, j’ai l’impression qu’il est plus menaçant en théorie qu’en pratique. J’veux dire, c’bien beau les menaces, mais il ne m’a jamais rien fait, en fait. J’suis sûr qu’il est pas dangereux. Ouais, j’ai juste carrément flippé quand il était en face de moi, mais là, franchement, de quoi j’ai peur ? C’est un gamin ! Un apprenti. Il n’a aucun pouvoir. C’est Œil de Violette la guérisseuse, pas lui. Il ne peut rien me faire, d’acc ? Comme Nuage Tyrannique, ils ont aucun pouvoir sur moi. Cri de l’Agonie non plus. RAH pourquoi il y a tant de gens que j’aime pas ? Ils me saoulent. Vous pouvez pas vous casser ? Putain, y’a la famille aussi. Raah.

Bon, j’dois foutre quoi aujourd’hui ? J’ai rien dit à l’apprenti. Bah, qu’il aille faire c’qu’il veut, j’m’en fous. Allez, c’parti pour prendre un journée de repos, c’mon congé. Tout le monde fait ça, non ? J’suis sûr qu’il est mieux sans moi, déjà. C’est réciproque en tout cas. Maintenant faut pas que Fragment de Neige me case dans une quelconque patrouille. Ce serait con ça. Bon, go filer en douce alors. Maintenaaant.

Je me fige, comme glacé d’effroi. Non. Nonononononononon. Dites moi que j’rêve putain. Nuage Spectral sort de sa tanière. AH GÉNIAL, MERCI, SUPER, BRAVO. Non mais non sérieux j’voulais juste être tranquille s’vous plaît.
Attends, c’est bizarre. Qu’est-ce qu’il fout, au juste là, à sortir à reculons ? Je m’arrête. Il traîne quelqu’un. Putain, il a buté quelqu’un d’autre encore ? Merde, c’est pas bon. Et si j’étais le prochain sur la liste ? Nononon. Bon, c’est qui cette fois ? Mon sang se fige dans mes veines quand je reconnais le corps inerte d’Œil de Violette.

… Pardon ?

Mais plus je les observe, plus le doute s’installe en moi. C’est étrange. Pourquoi aurait-il tué son mentor, au juste ? L’apprenti semble pris de convulsions. Autour de moi, les autres s’agitent aussi. J’suis obligé d’avancer, sinon j’verrai plus rien. J’suis pas en danger, en plus, là. La gorge noué, je regarde le spectacle inouï qui s’offre à moi. Je pensais que Nuage Spectral rigolait, un peu comme la dernière fois. Mais non.

Il pleure.

Je sais pas comment le prendre. Il a le museau enfoui dans le pelage de son mentor, visiblement terrassé de chagrin. Tss. C’est sincère, ça ? Mais vu son état, je crois que oui. Ooooooh. Ohohoh, Nuage Spectral qui pleure ? Le chaton malfaisant, le chaton sadique qui pleure ? On est émotif à c’que j’vois. Il est sensible le petit chaton à sa maman ? Je peux pas m’empêcher de sourire, j’crois. Rohlala c’est grave drôle ça. Rassurant, en tout cas. Il est pas aussi dur qu’il n’y paraît. Ouais, c’est qu’une façade. Tout ça n’était qu’une mascarade. Il n’a jamais eu l’intention de me tuer. Il aime faire peur, mais en vrai, il est capable de rien. Regardez le pleurer comme un bébé. Bien ! J’risque plus rien, moi. Bien, très bien. Ça compense la mort de la guérisseuse. Parce que maintenant, c’est lui le guérisseur.

Ça, c’est pas bon.
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