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Ce n'est pas parce qu'on est célibataire qu'on a le coeur libre [ft. Ambre]



 

Ce n'est pas parce qu'on est célibataire qu'on a le coeur libre [ft. Ambre]

Ray admine

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Raymsay
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message posté par Raymsay, Mer 4 Juil - 20:17

Ce n'est pas parce qu'on est célibataire qu'on a le coeur libre
Putain. Elle m’a mis en rogne. La gamine des clans, là, elle a réussi à déjouer mes intentions. Putain ce que je lui en veux. C’est arrivé il y a quelques jours, ouais, ça remonte à peut-être soixante-douze heures en arrière, mais vous savez quoi, j’arrive pas à me la sortir de l’esprit. Première fois qu’on me repousse en plusieurs années. Mon égo a pris un coup, mais comment l’avouer, hum ? Personne ne le saura jamais. Et elle n’a pas intérêt à aller répéter ça dans sa forêt, ça me mettrait vraiment hors de moi. De toute façon, un adolescente comme elle, j’suis pas sûr qu’elle ait eu le droit de sortir. Elle a dû filer en douce. J’aurais dû lui bondir dessus, merde. Voilà ce qui arrive quand j’essaye d’être trop gentil. Ça m’apprendra. C’est bien la dernière fois que je rends service. Même pas un merci, en plus. Elle s’est bien foutue de moi. Pourquoi venir vers moi de cette façon, avec ce sourire si accueillant sur les lèvres si c’est pour se comporter d’une telle manière par la suite ? Quelle enfant mal-élevée. Vraiment. Je charge la vie de me venger. Je sais que le karma revient toujours vers ceux qui ont fait du tort, c’est une des choses que j’ai apprises en cinq ans d'existence. L’une des seules choses que j’ai retenue, ouais. Ma mémoire n’est pas vraiment excellente non plus. Normal, j’ai connu tant d'événements, aussi. J’ai du vécu, et oui. Nan, j’suis pas vieux. J’ai juste connu, un p’tit peu plus que d’autres. Le voyage, ça a du bon.

Bref. Une telle humiliation, j’en reviens pas. Comment a-t-elle osé ? Je marche furieusement. J’sais pas si je la cherche. Peut-être. J’le sais pas moi-même. Mais j’me suis juré que la prochaine fois que je la recroise, j’lui fais payer. Cher, très cher. Elle m’échappera pas une deuxième fois. On apprend de ses erreurs, n’est-ce pas ? J’vais lui faire la leçon. Lui faire regretter de m’avoir humilié ainsi. Oui, peut-être que je la cherche. Mais c’est pas trop la bonne direction que je prends. En même temps, je sais pas où et comment s’étend leur territoire, aux chats des clans. J’sais pas comment ils les ont délimités, ces gros débiles. Tant pis. Je demanderai demain, en Ville, il doit bien y avoir deux trois couilles qui en savent plus que moi. En attendant, j’suis trop loin de la ville, là. J’ai senti l’odeur de Liberté Éphémère et je l’ai suivie. Enfin, c’est juste une effluve, rien de très fort. Elle remonte, son passage ici remonte à quelques jours. La piste va encore plus loin. Elle doit contourner le lac et s’enfoncer, plus loin, vers la Forêt Noire. J’suis pas allé souvent là-bas. Ça m’inspire pas confiance, et puis c’est beaucoup marcher pour pas énormément de résultat. Y’a moins de chats là-bas qu’en Ville ou près de Cerfblanc. Mais sa trace, à lui, à mon attardé de fils, elle continue. Elle va plus loin. P’têt que j’ai envie de le suivre, ouais. Ça va sûrement finir comme ça.

J’aperçois le lac, là,  à quelques mètres devant moi. Je pensais pas y arriver si vite. J’ai des grandes pattes, faut croire. Il y a déjà quelqu’un. Une silhouette se découpe, là, à l’horizon, devant le coucher de soleil. C’est presque beau. Non, en fait, c’est beau. Mais j’ai pas la tête à ça. Vraiment pas. Toujours sur les nerfs. J’suis vraiment pas une personne à énerver. Je bouillonne de l’intérieur depuis cet affront. J’m’en remets pas, hein ? C’est presque pathétique. Au fur et à mesure que j’avance, je me rapproche de la silhouette. C’est une femelle. Je ne l’ai encore jamais vue. Je ne sais pas qui elle est. Elle non plus, elle n’est pas du coin. Elle ne porte pas l’odeur de la Ville, ni celle des chats sauvages des clans. Elle n’est pas non plus domestiquée. Elle vient de loin, sûrement. Pas d’ici, en tout cas. Je l’aurais déjà aperçue, sinon. Ce n’est pas celle de l’autre jour, non. J’suis pas aussi gaag et bigleux que cela, tout de même. Un peu de respect. Mais elle me rappelle la femelle de l’autre jour. Elle est jolie, elle aussi, dans sa fourrure feu. Plutôt mignonne, oui. Très. J’ai envie de m’approcher. J’suis partagée entre colère meurtrière et mon habituelle envie de draguer tout ce qui bouge. Difficile comme émotion, n’est-ce pas ? Il a fallu que cette fabuleuse créature se dresse sur mon passage. Tant pis pour elle, après tout.

Je marche le long du lac, fondant vers elle, le regard sombre. “Ce serait bête que tu tombes dans le lac” sort d’une voix peu claire et légèrement sarcastique.
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Ambre
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message posté par Ambre, Dim 5 Aoû - 17:30





Coeur malade.
Ft. Ray with Raymsay




Coeur déchiré, esprit malade. Malade de jalousie. Oh, la jalousie, la vanité ou que sais-je d’autre pour définir ce sentiment. Qui me ronge les tripes, qui me fait souffrir à chaque fois que je pense à lui. Cavan. Je suis sûre que mourir, crever assassinée ou emplie de souffrance, me ferait moins mal que ce que je ressens à cet instant. L’amour que je lui porte, c’est la seule chose dont je suis sûre, la seule chose qui me définisse entièrement. Si je le perds, ce sentiment, que me restera-t il ? Rien. Strictement rien. C’est peut-être pour ça que je m'accroche encore à cette chose, alors que je ne ressens même plus de l’amour vrai pour lui. La jalousie à tout bouffé, ne laissant qu'un océan de haine en moi. Mais je garde ce sentiment pour moi, ce semblant, cette pâle réplique de l’amour vrai, qui n’est même plus de l’amour à présent, parce que c’est tout ce qui me constitue.

Maman ne m’avait pas dit qu’aimer faisait aussi mal.

Parce que oui, j’ai mal. Je suis malade d’amour, de jalousie et de haine. A l’égard de Petite Promesse - qui ne doit même plus s'appeler comme ça, après son entrée dans le Clan dont elle est native -, qui m’a volée l’amour de ma vie, même intentionnellement ? Ou alors de Cavan, qui poursuit la femelle Ombreuse sans voir qui est juste devant ses yeux ? Qui m’a occasionné tant de souffrance ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Je doute que cela ait la moindre importance.  
Puisque tout cela est fait.

Parfois, j’aimerais redevenir la petite Ambre que j’étais, autrefois. A l’époque où Nuage du Jade était encore vivante, bavardant joyeusement avec ma maman, tandis que moi, Petite Promesse et Cavan, on s’amusait à jouer à attraper les rayons lumineux qui bordaient la Grotte aux Mille Éclats. A l’époque où mes seuls soucis étaient de savoir de quelle couleur était la neige que les deux femelles me décrivait avec tant de malice, et d'échanger des éclats de rire joyeux avec Petite Promesse. Oh, que cette époque insouciante me manque. Je donnerais mon âme pour la retrouver. Je donnerais mon âme pour retrouver l’amitié que j’avais avec Petite Promesse. C’était ma meilleure amie, autrefois. Ma confidente, aussi. C’était la seule femelle de mon âge avec qui j’avais des contacts. Oh, bien sûr, il y avait Cavan, mais ce n’était pas pareil. Lui, c’était un mâle. Et Petite Promesse était une fille. Naturellement, le courant passait mieux. En plus, elle avait hérité de la gentillesse de sa mère. Quelle belle époque.

Je secouais ma tête en marchant lentement, cherchant quelques proies pour ma mère. Elle est tellement fatiguée. Certaines choses doivent rester dans le passé. Et ma nostalgie - ou mélancolie ? - n’y changerait rien. Il restait le futur, auquel je ne croyais pas vraiment. Mais croyais-je vraiment à quelque chose ?

J'atteignis bientôt le lac. C’était mon endroit préféré, excepté la Grotte aux Mille Eclats. Mais il est vrai que celle-ci me rappelait trop les souvenirs. Je préférais le Grand Lac, sachant que Cavan n’aimait pas l’eau. De toute façon, je ne le voyais plus beaucoup. Il n’habitait plus dans la Grotte, étant parti pour un quelconque groupe. Je ne savais pas ce que c’était, et sincèrement, ça m’intéressait pas. Autant le fait qu’il m’ait abandonné moi, je l'ai surmonté difficilement, mais ce n’était pas grave, mais notre mère ! Feuillage était fatiguée, elle avait besoin de quelqu’un pour veiller sur elle, lui rapporter des proies, et que sais-je, mais sûrement pas que son fils l’abandonne lâchement, après tout ce qu’elle a fait pour lui !

Je me rends compte maintenant de sa lâcheté, de son incapacité à aimer, et je me demande pourquoi je continue de jouer, pourquoi je garde encore le masque de l’amoureuse transie et de la soeur dévouée, alors que tout ce que je ressens pour lui, c’est qu’un profond dégoût. Il me dégoûte et je me dégoûte moi-même de l’avoir aimé, de ne pas avoir vu tous les horribles défauts qu’il cachait sous son apparence généreuse et compréhensive.

Je comprends maintenant les propos de maman, lorsqu’elle me disait “L’amour rend aveugle”.

Et la jalousie, alors ? Elle fait quoi à notre jugement ? Elle dépeint la personne de façon négative ? Je ne sais pas, mais je me réjouis de ce sentiment, parce que il me donne de la force, même si tout cela n’est qu’un leurre, et que je me retrouve plus fatiguée et blessée que jamais.

Comme une proie qu’on s’apprêtait à tuer.

Je m’étais résignée à ne pas chasser. Je trouverais peut-être une proie en chemin pour rentrer, après tout. Je ne pouvais pas, de toute façon. J’étais trop à cran. Je restais donc devant l’eau, devant le soleil qui se couchait. C’était beau, le soleil couchant se reflétant sur l’eau, donnant au lac une teinte rouge sang. Sans que je sache pourquoi, cette vision s'apaisa. Le soleil était de la même teinte que mon pelage. Je réfléchissais au fait de sauter dans l’eau pour me laver, autant mon pelage que mes souvenirs, tandis qu’une voix rauque, sûrement d’un chat adulte et sarcastique se leva derrière moi.

“Ce serait bête que tu tombes dans le lac”


Je ne sursaute pas, je ne fais aucun mouvement qui puisse montrer ma surprise, parce que je ne le suis pas. Plus rien ne me surprend désormais. Je me retourne lentement, et je regarde fixement, dans les yeux, le mâle qui me regarde - ou devrais-je dire dévore - du regard. Il est vieux, ça se voit à sa posture, à sa silhouette, même si il essaye de le cacher. Je dois bien avouer que ça ne me plaît pas d’être regardée comme un morceau de viande, alors je lui lance d’une voix moqueuse et méprisante :

“C’est un petit vieux qui parle ? Je te pousse d’une patte, et tu y tombes comme une pierre. Tu devrais plutôt rentrer dans ta foutue maison de Bipèdes en attendant ta nourriture dégueulasse, et pas venir abrutir les gens.”

J’éclate de rire, d’un rire sans joie, et je sens cette froideur se répandre de tout mon coeur. Il n’aurait jamais dû venir me chercher, jamais utiliser cette foutue hypocrisie. Je déteste l’hypocrisie, elle n’est que pour les faibles. Lui est faible. Je ne recule pas d’un pas, le jaugeant du regard, attendant impatiemment l’effet que mes paroles aura sur son visage. Je m’en fous qu'il souffre, au contraire, ça me ferait du bien, parce que j’ai envie de me dire que je ne suis pas la seule à ressentir cette douleur. Je suis peut-être lâche, au fond. Je crois que je m’en fous.  

Je ne savais pas encore ce qu’il allait me faire. Si j’avais sû, je me serai peut-être abstenue, j’aurai peut-être évité la confrontation. Mais ce qui est fait et fait, et maintenant, je dois assumer les conséquences de mes actes.

By Seerose for Espé only
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