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Admin Foudry

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Folie des Nuits
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message posté par Folie des Nuits, Ven 13 Juil 2018 - 19:45

« it's so easy to blame me »

Le soleil commençait déjà à décliner, achevant bientôt sa course dans le ciel qui s’assombrissait à vue d’œil. La journée était finie. Tu n’étais pas fatigué. Loin de là. Tu étais presque excité… ? Étrange. Tu devais parler à ton frère, tu le sens, tu le sais, quelque chose ne tournait pas rond. Ne se passait pas comme prévu. Mais quoi ? Tu ne saurais le dire. Ton frère te cacherait-il quelque chose ? Impossible. Vous ne vous cachiez jamais rien. Vous étiez inséparables. Complémentaires. Vous ne faisiez presque qu’un. Un instant, l’idée de le perdre te traversa. Pourquoi ? Comme ça, à tout hasard. Vous aviez bien perdu votre père, mais si à la place tu avais perdu ton frère ? Ta gorge se noua. Tu ne saurais dire ce qui adviendrait. Tout dépendait ; comment serait mort ton frère ? Accident ? Meurtre ? Maladie ? Tu étais dangereux, vous étiez dangereux, personne ne pouvait vous tuer, si ? Personne ne pouvait vous arrêter. Mais perdre ton frère… Non, impossible. Ça ne devait pas arriver. Ça ne pouvait pas arriver. L’un sans l’autre ? N’importe quoi. Inimaginable. Bon, ça suffit avec ces pensées improbables.

Tu ne voyais pas ton frère. Ah. C’était embêtant. Tu grinças des dents. Tu n’aimais pas quand les choses ne se passaient pas comme prévues. Ça ne devait pas arriver. Le plan, c’est le plan. Bon, là, ce n’était pas un plan, tu avais juste émis l’hypothèse de parler à ton frère. Tant pis, demain sans doute. Ou plus tard. Cette nuit ? Peut-être. Tu irais sans doute vagabonder dehors cette nuit. Dans le noir. Dans l’obscurité. Personne ne te verra. Mais toi, tu verras. Tu ne sais pas ce que tu préférerais faire. Tomber sur quelqu’un ? Ça dépend qui, mais ça pourrait être intéressant. Repérer des endroits stratégiques, c’était toujours sympa. Pourquoi pas sortir du territoire pour provoquer une rencontre ? C’était pas mal, tu choisirais sans doute cette option si jamais tu t’ennuierais.

Ah, un imprévu. Enfin, non, pas forcément, mais là, c’était toi qui choisissais délibérément de faire autre chose que ce que tu avais prévu. Ahlala, comment osais-tu parler de ta sœur ainsi ? Arabesque du Temps. Un nom aussi beau que le tien et celui de ton frère. C’est vrai, tout tournait autour de toi et ton frère, mais il ne fallait pas oublier votre sœur. Elle, elle ne vous oubliait pas. Elle n’oubliait rien. Ah, elle était plus polie que vous, sans doute. Garder le silence, est-ce poli néanmoins ? Ah, tant de questions. Mais pourquoi ne pas les lui poser, aller prendre de ses nouvelles ? Oui, sois poli, voyons, ne fais pas ton sale gosse mal élevé. C’est ta sœur.

Tu savais que tu pouvais être toi-même avec elle. Tu n’avais pas à porter ce masque de courtoisie et d’hypocrisie. Elle vous connaissait bien. Trop bien, sans doute. Mieux que tous les autres réunis ? Probablement. Et là, elle était de sortie. Oh, de sortie, c’était le camp, hein, la clairière, n’abusons rien. Ne tombons pas dans l’excès. Oui, c’est ça, sois naturel !

« Tu veux sortir faire un tour ? »

Ah, quel bon enfant bien élevé, si charmant, si courtois, si poli. N’est-ce pas ? Le « avec moi » était sous-entendu bien sûr. Ne sois pas si égoïste. Non, regarde, tu n’es pas si égoïste que ça, si tu t’intéresses à ta sœur.



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Arabesque du Temps
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message posté par Arabesque du Temps, Mar 21 Aoû 2018 - 12:46

Frère faux
Je ne vais pas bien. C'est un fait. Mais aujourd'hui j'ai l'impression que c'est encore pire. J'ai l'impression d'avoir un poids sur les épaules, d'être comme insensible et fatiguée au point que le simple geste de me lever pour sortir de la tanière des guerriers me demande un effort presque surhumain. Je ne sais pas pourquoi c'est comme ça aujourd'hui. Peut-être parce sur j'ai parlé à Règne des Ombres, ma mère, il n'y a pas si longtemps. Ses piques me fatiguent, je l'ai compris depuis bien longtemps, qu'elle ne m'aime pas. Que je lui fais pitié. Qu'elle ne de considère pas comme notre mère. Je le sais. Mais ça me fait toujours autant de mal. Cette fois-ci j'ai craqué, pourtant. J'ai riposté. Un peu. Rien d'extraordinaire. Mais je ne l'avais jamais fait avant. Et aujourd'hui je me sens trop déconnectée de la réalité pour me rendre compte que je fais des progrès. Je remarque à peine l'un des jumeaux qui s'approche. Folie des Nuits. Ben tiens. Scarabée Sacré n'est pas là et je suis le lot de consolation, j'en rirais presque mais c'est loin d'être drôle. On n'est pas une famille. On est juste des pièces rapportées qui essaient de maintenir un semblant de lien pour garder les apparences saines et sauves. 
J'ai pas ma place dans cette famille.

« Tu veux sortir faire un tour ? »

Pourquoi est-ce qu'ils veulent tous aller dehors ? Moi je ne veux pas. Moi je ne peux pas. Enfin si, je pourrais, mais ça me terrifie. Parce que dehors c'est l'imprévu qui domine, dehors c'est la mort. Mon père est allé dehors et il est mort. Bec de Geai a fait de même et il est mort, sa compagne est brisée, d'autres sont morts mais je ne me souviens pas de leurs noms. Alors est-ce aussi étrange que ça, d'avoir peur de sortir ? Je ne pense pas. Pourtant personne ne semble comprendre. Mais c'est pas grave, on s'habitue. On s'habitue aux regards moqueurs ou interrogateurs, aux soupirs désespérés, las d'avoir essayé. 

« C'est dangereux dehors. »

Je ne dis rien de plus, je ne veux pas prendre la peine d'expliquer pourquoi je ne veux pas sortir en long en large et en travers. Parce que personne ne comprend jamais. Je suis une guerrière donc je dois forcément être courageuse. Non. Je ne sais pas affronter mes peurs, je n'ai jamais  su le faire. Ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer. Peut-être qu'un jour, je sortirais. Mais pas aujourd'hui. Je ne veux pas sortir aujourd'hui, je sortirais un jour, plus tard, parce qu'il le faudra bien. Parce qu'à force de me voir traîner dans le camp à ne rien faire, le lieutenant et le chef vont bien finir par me tomber dessus. Si encore je faisais quelque chose au camp comme rapporter la mousse qui n'est pas bien loin ou si j'apportais à manger aux anciens et aux chatons, ça passerait peut-être. Mais je ne fais rien de tout ça parce que l'anxiété bouffe mon existence depuis des lunes. 

« Qui est la prochaine ? »

C'est sorti depuis tout seul, sur un ton ironique mais dans le fond, aujourd'hui, ça n'a aucune importance. Aujourd'hui rien n'a réellement d'importance à mes yeux et je n'ai pas envie de me prendre la tete avec mon frère, je suis trop fatiguée pour ça. Mais j'ai posé la question à Scarabée Sacré la dernière fois que je l'ai vue alors autant faire de même avec Folie des Nuits quitte à me faire remballer. Parce que ce ne sont pas mes affaires et que je ne suis rien pour leur dire quoi faire. Je suis leur soeur. Leur soeur bizarre, qui perd sans doute un peu la raison, leur soeur qu'ils n'aiment sans doute pas assumer, leur soeur qui sait très bien ce qu'ils font mais qui ne dit rien. 
Une loque. 
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Folie des Nuits
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message posté par Folie des Nuits, Mar 28 Aoû 2018 - 21:46

« in my shoes just to see what it’s like to be me »

Tout devait être plannifié à l’avance, tout devait être bien, à votre avantage, et surtout, le plan devait être respecté. C’était la base. La base des bases. Pour le moment, le plan était respecté. Mais disons que c’était… Lent. Le plan traînait. Les chatons étaient nés. Il serait temps de passer à la vitesse supérieure, non ? Et c’pour pour ça qu’il te faudrait parler à ton frère. Ton jumeau. Ton double. Cet autre toi. Ton reflet. Il y avait trop de mots pour vous décrire, et à la fois, aucun ne vous résumait parfaitement. Chez toi, c’était un mélange d’attirance et de complicité infinie, une relation bien ambiguë à souhait. Sans doute parce qu’il était ton reflet. Et que tu t’adorais à la folie. Ton orgueil et ton amour pour ta personne n’avaient tout simplement aucune limite. Et si tu t’aimais, cela voulait également dire que tu aimais ton frère.

Votre sœur, elle, ne vous ressemblait pas. Ni par le physique, ni par le caractère. Enfin, encore moins par le caractère, surtout pas par celui-ci. Elle était presque le contraire de vous, en fait. Tu n’avais aucune idée de ce que foutait de ses journées, juste qu’elle restait tout le temps enfermée. Personne ne pensait à elle. Tout le monde l’oubliait. Elle ne vous oubliait pas, elle. Elle devait passer ses journées à se morfondre dans un coin du camp, ayant terriblement peur de sortir. Tu aurais bien voulu qu’elle sortît avec toi, ce soir. L’extérieur était votre territoire. Tu ne restais pas enfermé dans le camp. Mais, à vrai dire, tu n’avais que très peu d’espoir qu’elle acceptât. Tu ne te faisais pas d’illusions. Les chances qu’elle acceptât ton offre étaient si minces… qu’on ne pouvait les calculer.

« C'est dangereux dehors. »

Évidemment. À ces mots, tu t’assis. Tu ne forçais pas. Ça ne servait à rien. Ce n’était pas le but. C’est dangereux, dehors. Au fond, elle n’avait pas tort. Dehors, c’était votre territoire, à toi et ton frère. Or, vous étiez dangereux. Donc, dehors est dangereux. Fin du théorème. Elle était peureuse, ceci dire. Limite parano. Oui c’était dangereux, mais vous ne lui feriez aucun mal, n’est-ce pas ? Elle était votre sœur. Quoique, ce n’était peut-être pas sûr. Peut-être que vous mêmes n’en saviez rien, à vrai dire.

« Qui est la prochaine ? »

Bien vu, chère sœur. Elle vous connaissait trop bien. C’était sûrement la seule ici capable de vous différencier spontanément. Elle savait que tu étais Folie des Nuits, et pas Scarabée Sacré. Pas besoin de lui demander. Elle le savait. C’était un des seuls talents que tu lui concédais. Un sourire se forma sur tes babines en repensant à sa question. Un sourire fourbe, perfide, vicieux, vil, machiavélique et sournois qui voulait dire qu’elle avait bien visé. Il n’y avait une prochaine, mais des prochains. Oh, et puis, depuis quand elle limitait votre nombre de proies ? Tu ne te limitais pas aux femelles. Sinon, tu viendrais à manquer de ressources, au bout d’un moment. Ce serait dommage. Sourire toujours présent, tu détournas ton regard perçant de ta sœur pour observer les chats qui marchaient et s’agitaient dans le camp. Sans fixer un chat en particulier, hein, juste pour voir qui rôdait par là, qui faisait quoi, ce genre de choses ultra intéressantes à savoir.

« Je t’avouerai qu’il n’y en a pas qu’une, on a déjà plusieurs idées. »

Tu vis Rêve Nocturne qui allait vers la pile de gibier, puis Perle de Pluie non loin. Grain de Sel n’était pas en vue. Prédilection Mortelle non plus. Nuage Céleste devait être à la pouponnière. Tiens, peut-être que Scarabée Sacré y était, tout compte fait. Tu jetas un regard en coin à Arabesque du Temps.

« D’ailleurs, pourquoi se borner aux femelles ? »

Ce n’était peut-être pas l’avis de Scarabée Sacré qui adorait avoir des enfants par dizaines, mais toi t’étais comme ça. À charmer tout ce qui bouge, à manipuler tout ce qui vit, à plaire à tout ce qui respire. Ah, si, il y avait bien des personnes que tu ne voulais absolument pas toucher. Tous les déchets du Clan. Jamais tu ne leur parlerais correctement, jamais tu ne les respecterais, jamais tu ne les charmerais, jamais tu n’y toucherai. Les bâtards, les domestiques, les chats qui se tapent l’incruste, les cons ou les chats du type Argus Bleu. Ça te dégoûtait rien que d’y penser.



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Arabesque du Temps
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message posté par Arabesque du Temps, Jeu 22 Nov 2018 - 7:17

Frère faux
« Je t’avouerai qu’il n’y en a pas qu’une, on a déjà plusieurs idées. » 

Je fais de mon mieux pour n'avoir aucun mouvement de recul. Dans sa voix je ne sens aucun remord, aucun regret et, quelque part, cela m’effraie. Il va, enfin, ils vont en faire souffrir plusieurs et il n'en tire qu'une espèce de satisfaction malsaine. Je ne comprends pas. Comment peut-on à ce point mépriser ses semblables pour leur infliger de telles choses ? Ce n'est pas normal. Qui vais-je encore devoir approcher et mettre en garde contre mes deux frères, ces jumeaux maléfiques ? Quels coeurs vais-je encore devoir panser pour que personne n'en sache rien ? 
Sans moi tout le monde serait déjà au courant de tout. Ou peut-être que je me fais des idées, simplement pour me donner bonne conscience. Parce que c'est plus facile ainsi de me voiler la face, plus facile que de m'avouer à moi-même que je ne fais rien pour les arrêter. Je ne fais que passer derrière eux, en sachant bien qu'il est trop tard, qu'une autre s’est retrouvée possiblement en cloque et assurément le cœur brisé. 
Idiote.

« D’ailleurs, pourquoi se borner aux femelles ? »

Un sourire triste se dessine sur mes lèvres. Sans doute que ce serait plus simple qu’ils se contentent d’hommes. Il n’y aurait alors pas l’option “enfants sans père reconnu” et ce n’est pas plus mal. Mais il y aurait toujours le problème des coeurs brisés, de la souffrance morale. Et si je suis capable d’approcher les femelles pour au moins tenter de les avertir, je ne me sens absolument pas capable d’approcher un mâle pour traiter de ce genre d’affaires, toute intimidée que je suis. Je ne suis qu’une idiote. 

« Combien de temps encore avant que quelqu’un d’autre que moi ne comprenne votre petite manège ? Et que se passera-t-il alors ? »

Je sais que je ne devrais sans doute pas poser la question ainsi, de but en blanc, à haute voix, mais je suis curieuse d’entendre sa réponse. Comme si je me devais de connaître toutes les options pour essayer d’anticiper et me préparer à agir quand bien même je ne sois pas forcément des plus utiles. Tel le pion que je suis dans leur jeu macabre. Parfois, j’aimerais ne pas être leur soeur, ou simplement ne pas être au courant de leurs sordides manigances, ne pas les connaître aussi bien. Juste pour essayer de vivre aussi normalement que possible même si, avec la mort de Papa, je sais très bien que rien ne sera plus jamais vraiment normal dans ma vie. J’aurais dû mourir à sa place, le monde s’en serait mieux porté.

« Si Papa était toujours là, peut-être que vous ne seriez pas ainsi, » murmurai-je d’une petite voix.
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