min : -15°C   max : 5°C
saison : neiges
aléa climatique : forte neige
voir les assemblées et baptêmes en cours (www)
Invisible. || Évanescence du Quartz & Danse Funèbre ||



 

Invisible. || Évanescence du Quartz & Danse Funèbre ||


avatar

Évanescence du Quartz
Puf/Surnom : Aido
Âge du perso : 21 lunes | Mort à 20 lunes
Messages : 54
Date d'inscription : 19/12/2016
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Évanescence du Quartz, Jeu 19 Juil 2018 - 20:51

Ils me manquent.
Ft. Hunty
Putain.
Il est mort.
Il est véritablement mort. Qu’est-ce que je vais faire maintenant, hein ? Il était absolument tout ce qu’il me restait. Je n’avais plus personne à part lui, il était ma seule et unique famille. Pourquoi a-t-il fallu qu’il meurt ? Pourquoi est-ce qu’il ne s’est pas un peu plus battu pour moi contre sa maladie ? Pourquoi est-ce qu’il s’est laissé mourir ? Pourquoi est-ce qu’il n’est pas resté pour moi ? Oh et puis merde, c’est pas en grognant toute seule dans mon coin que je vais le ramener de toute façon. Il est mort et jamais je ne le reverrai avant ma propre mort. Putain. Je suis toute seule, absolument toute seule, je n’ai plus personne. Je n’ai même pas d’amis, plus d’amis.

Je sors de la tanière des guerriers et me dirigent droit vers le tas de gibier. J’attrape un rat sur le tas et je me couche non loin de là. Je regarde le rat, mort, à mes pattes. Mon ventre lâche un gargouillement mais, je n’ai pas faim. Alors je reprends le rat et je le repose sur le tas de gibier et je m’assois. Ce rat est aussi mort que Museau Murmurant, que mon père adoptif et les images de son corps inerte repasse en boucle encore et encore dans ma tête. Je secoue vivement la tête, hanté par son image. Il me manque putain, mon père me manque.

Œil de Violette aussi est morte de maladie, pas la même maladie que lui, mais elle est morte. Ils sont morts à pas beaucoup d'intervalle d’écart, juste le temps de laisser au clan le temps de digérer la mort de Museau Murmurant -Enfin plutôt pour moi- et ensuite pouvoir encaisser la mort de la guérisseuse. Elle me manque elle aussi, j’étais pas forcément proche d’elle, même pas du tout mais sa présence dans la camp était tellement rassurante. Maintenant, on a Nuage Spectral. Enfin, il est pas encore guérisseur à part entière, personnellement je pense que c’est Torrent de Vie qui s’occupera de son baptême. Ça paraîtrait logique. Nuage Spectral n’est pas comme Œil de Violette, il est même totalement différent d’elle, d’ailleurs son humeur empire depuis la mort d’Œil de Violette. Je le comprends, on vit un peu la même chose en fait lui et moi. Nos familles à tous les deux sont partis du clan mais sont encore en vie, et tout deux venons de perdre une personne qui nous était chère. On a beaucoup de points communs en nos histoire mais nous ne sommes absolument pas pareil. Puis lui, il lui reste Aurore Lointaine, sa mère adoptive, moi je n’ai plus personne, il est mort mon papa adoptif.

Je tourne la tête sur le côtés et je peux voir Danse Funèbre. Je ne lui porte pas plus d’importance, pourquoi est-ce que je lui porterais une quelconque importance de toute façon ? Puis en plus je suis sûr qu’il ne m’a même pas vu, je suis un membre fantôme de ce clan. Enfin, niveau amitié. Je suis juste cette personne qu’on envoie en patrouille frontalière, de chasse ou qui est de patrouille. Cette femelle toujours sérieuse et à fond dans le code du guerrier, cette femelle passionnée par les insectes et les araignées, sûrement un peu bizarre aux yeux des autres. Mais c’est comme ça que je suis.

Petit Basalte me manque. Vraiment. Où il est ? J’en sais rien. Est-ce qu’il est mort, est-ce qu’il est vivant ? Je sais toujours pas. Il a disparu comme ça du jour au lendemain sans rien me dire. Peut-être il s’est fait bouffer par un renard, ou assassiner par un ancien guerrier assassin du Clan de l’Ombre, il y a l’air d’en avoir beaucoup après tout. Enfin, je ne sais pas où il est mais je sais une chose : il me manque. On était pas très proche tous les deux, je regrette même certaines choses que je lui ai dis. Mais je l’aimais, c’était mon frère après tout. Il me manque terriblement, tout comme maman qui m’a abandonné ici, et de papa qui est mort. Enfin papa, mon père adoptif quoi.
©️ Codage par Neph

avatar

Danse Funèbre
Puf/Surnom : Hunty
Âge du perso : 69 lunes
Messages : 75
Date d'inscription : 05/07/2018
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Danse Funèbre, Sam 21 Juil 2018 - 8:13

  • Évanescence du Quartz
  • Danse Funèbre
i'm not a monster.
J’ai toujours la sensation d’être seul. D’errer sans but, abandonné de tous. Réfléchir me fait mal. J’suis pas fait pour ça, moi. Tout ce que je sais faire, c’est de buter, de massacrer et de faire flipper. Le reste ? Je n’en sais foutrement rien de comment faire les choses. Je n’ai jamais consolé. Faire la conversation pour moi, c’est un fardeau. J’sais pas quoi dire, comment me placer ou juste de s’avoir ce que je dois faire. Aux assemblés, j’sais pas pourquoi c’qu’Étoile Mortelle veuille que je foute là. Autre pour salir la réputation -ou l’améliorer, j’sais pas- j'sers à rien. Peut-être bien qu’il veut que j’arrête de faire flipper les autres du clan ? Si seulement je saurais ce que je fais qui n’est pas bien. Pour moi, c’est dur de savoir ce genre de chose. Je n’ai jamais été avec d’autre que des gens comme moi, autant dans mon enfance que quand j’ai grandi. Ce masque, il me protège. Il me protège de tout, même de moi-même. C’est plus facile de se cacher que de tout prendre sur soi-même.

Le soleil brillait contre la pierre du promontoire. Enfin, quelques éclats. La nuit avait été plus humide qu’à l’habitude et son corps se vengeait en lui rappellent ses anciennes blessures. Il sorti clopin-clopant de la tanière des guerriers. Sa litière n’était pas assez confortable pour lui. Il était d’ailleurs plutôt rare de ne pas le voir chasser au petit matin, les proies de la veille le répugnait très souvent. Du coup, il allait souvent chercher son propre petit-déjeuner, c’était plus simple et bien meilleur. Ce n’est pas sans mal qu’il avait rejoint un coin du camp, en pleins milieu où le soleil brillait de mille-feu. Comme-ci ce dernier pouvait sécher l’humidité qui rongeait son corps. Il se laissa tomber sur le côté, fier des efforts qu’il venait de faire. Sa queue fouettait l’air dans un rythme régulier. Il était perdu dans ses songes. Comme à l’habitude. Pour une raison inconnue, Danse Funèbre se repellait un air d’une chanson triste. Il se souvenait qu’Aconit, l’ancien chef des chats errants fredonnait souvent cet air. Alors, lui aussi à son tour la chantonnait. Il était seul dans le camp, après tout, il était plutôt tôt. Ses cauchemars l’attendaient toujours dans un angle mort, toujours prêt à lui sauter à la gorge pour l’effrayer. S’il détestait autant ces derniers, c’était quand dans ces cauchemars il était toujours une victime. Ça lui rappelait toujours à quel point il était faible et misérable. Pourquoi Danse Funèbre avait cette obsession pour la force ? Peut-être parce qu’il veut se prouver à lui-même qu’il est capable de protéger quelqu’un. Qu’il sera capable de rembourser cette dette qu’il a envers le clan de l’Ombre. Après tout, l’amour : il préférait ne pas s’embarquer. Le tueur avait tellement pris et en devait tellement au groupe. Pour lui, c’était impensable qu’il ait le droit de prendre encore plus de la tribu qui lui avait tant donné. Aucun mot ne pouvait exprimer sa reconnaissance.

Après tout, qui pourrait m’aimer ? Je ne me couvrirais pas d’illusion. Je ne suis pas romantique, je ne suis même pas beau. En plus, je fais flipper. C’est encore drôle qu’on vienne m’échanger quelques mots de temps à autre. Après tout, ma réputation me précède. Un peu comme une aura repoussante. Ma folie masquée avait un avantage : celui de pouvoir agir comme je le désire. Le second : celui de la solitude la plus horrible qu’elle soit. C’est un cercle vicieux. Tu es fou d’être seul et seul pour être fou. Ce cycle sans fin, comme une épée de Damoclès attendait le moment tant attendu, celui où la faiblesse prend le dessus. Que tu finisses par te confondre avec les oiseaux ou des poissons. Je ne laisserai jamais ça arriver, les choses n’échapperont jamais de mon contrôle. Elles n’ont jamais réussi à sortir de mes griffes, alors pourquoi cela en serait-il autrement ?

Sans qu’il s’en rende compte il était en train de pioncer. Peut-être était-il bientôt l’heure pour lui de se rendre chez les anciens ? C’est sûr qu’il devrait supporter h24 toutes les remarques sur le fait qu’il vienne d’ailleurs, mais ça serait toujours mieux que l’autre guerrier-là qui lui pourrit la vie avec son bide à des heures improbables dans la nuit. Enfin bref. L’air était déjà beaucoup plus chaud et son corps lui faisait bien moins souffrir. De plus, il remarqua que dans le tas de gibier la viande était fraiche, il ne put s’empêcher d’être satisfait de cela. Après tout, Danse Funèbre avait décidé de prendre la journée pour se reposer. Il commençait à se faire un peu vieux et son passé le retrappait à grands galops. Pour servir le clan plus longtemps, il décida d’aider à se préserver. Une décision sage qui allait sans doute être partagé par le soigneur, même s’il n’avait pas demandé son avis. Après tout, il savait mieux que quiconque qu’il allait obéir que si ça l’arrange même s’il respectait leur travail. Le matou a appris à se soigner seul et il n’est pas encore mort, preuve qu’il n’est pas si mauvais que ça.  

Je me demande comment aurait été ma vie si j’étais né ici ? Est-ce que je serais devenu guérisseur ou je serais devenu un valeureux guerrier ? J’aurais pu même être un lieutenant dans d’autre circonstance. J’aurais peut-être une compagne à mes côtés avec des petits auxquelles je serais fier. J’aurais sans doute inspiré autre chose que la peur et le mépris dans le regard dans le regard des autres. Peut-être même que j’aurais pu être une idole à suivre, comme une sorte de guide ? Cela revient donc à croire que ma vie aurait pu être remplacé par un autre. Cela voudrait dire qu’un autre aurait vécu le cauchemar auquel je ne pouvais me réveiller. Celui où le sang a remplacé l’eau et les intestins d’une victime plus faible que lui, un crapaud. Non. Non. Non ! Strictement hors de question que je fasse vivre ça à qui que ce soit. Même le pire des tarés ne mérite pas mon claver. Après ce que j’ai vécu, j’en viens même à me demander si la forêt sombre ne serait pas plus vivable. Là-bas, la solitude, la faim te ronge. C’est toi et seulement ton passé. Au moins, tu n’as plus à te soucier du futur. Le fardeau du lendemain est le plus dur à supporter quand tu perds espoir. Tu te sens mourir de l’intérieur. L’envie d’avancer ? Ahah ! Comme-ci avancer était nécessaire quand l’aube est d’ébène.  

Il avança à pas de loup vers la pile de gibier. Toujours sans songer à ce qu’il voulait bouffer, son œil remarqua une femelle au pelage gris. Il devait avouer que ses rayures blanches et son regard vert était superbe. Et ça, il ne l’affirmait pas souvent. Élégance du Givre avait beau être joli, elle ne l’attirait pas. Elle, c’était autre chose. Son air triste, Danse Funèbre se voyait dans ce dernier. Il fut surpris de constater qu’il ne voulait pas qu’elle ait ce regard. Qu’il était hors de question que son regard soit mélancolique. Alors, sans raison, son corps réagissait avant son cerveau. Comme s’il savait que c’était une chance inestimable pour pouvoir se rapprocher d’elle. Elle qui était si sérieuse dans les patrouilles. Sans l’avouer, il devait avouer qu’il aimait bien voir cet air sérieux sur son visage. Il lui allait si bien après tout.  

Mieux que cet air à vouloir rejoindre les morts. Jamais je ne tolérerai que je rejoigne les cieux. Après tout, je me vois en elle. Et moi, je ne veux pas mettre fin à mes jours. Alors, je suis elle et elle est moi. En quoi est-ce une mauvaise chose que je veuille la posséder ? J’en sais rien, mais je ne veux qu’elle me remarque. Moi et seulement moi. J’sais pas ce que je ferais si j’apprenais que Mélodie de l’Espoir était son compagnon, j’crois que je m’énerverais. Enfin, c’est inutile. J’ferais jamais le poids face à un autre guerrier, je suis loin d’être la prise de choix pour les femelles. Je crois même que je serais le dernier, qu’elles préfèreraient encore un ancien à moi.  

Pourquoi tu as cet air triste au visage ? C’est dommage. Je trouve que ton air sérieux te vas bien pourtant ! Il dit en laissant glisser un sourire qui se voulait honnête, mais sans doute le stress ne faisait pas un bon mélange avec lui parce que cela lui donnait un sourire semblable à ceux qu’il échangeait en guise de provoque.  

Et puis même si elle était en couple avec qui que se soit et qu’elle l’aime d’un amour passionnel. Que je ne veuille pour rien au monde m’attacher à un membre du clan, je ne la laisserais pas à quelqu’un d’autre. Si elle ne veut pas de moi, je la rendrais aussi folle que moi. Ainsi, elle pourra me comprendre. Comprendre que je veux qu’elle me regarde, que malgré ma folie je ressens aussi des choses. Que je ne suis pas un monstre malgré tout.
Mes otomes me sont utiles

avatar

Évanescence du Quartz
Puf/Surnom : Aido
Âge du perso : 21 lunes | Mort à 20 lunes
Messages : 54
Date d'inscription : 19/12/2016
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Évanescence du Quartz, Sam 21 Juil 2018 - 23:03

L'espoir fait vivre.
Ft. Hunty
« Pourquoi tu as cet air triste au visage ? C’est dommage. Je trouve que ton air sérieux te vas bien pourtant ! »

Je sursaute au contact de sa voix contre mon corps, arrachée à mes pensées je lui jette un léger regard et je vois un sourire sur son visage. Assez étrange, un peu crispé, je sais pas trop en fait. Je ne l’avais jamais vu sourire ce guerrier je crois, mais en même temps je n’avais jamais eu l’occasion de parler avec lui ou autre chose. En fait, je ne lui avais carrément jamais adressé la parole. Je lui rends son sourire. Je ne sais pas si c’était par politesse ou si j’étais sincère. Un sourire timide d’ailleurs, ce guerrier m'intimide. Pourquoi ? Je sais pas. Il a comme un certain charisme, je sais pas, quelque chose qui fait que je me comporte différent avec lui qu’avec les autres. Enfin je veux dire que je ne suis pas une personne timide de nature, que je n’ai jamais été timide avec quelqu’un et que là je le suis.

Peut-être est-ce parce qu’il est différent des autres, parce qu’il ne vient pas de ce clan. Non mais c’est vrai, il a été retrouvé quasiment mort tellement la fatigue était présente. Ce chat a de nombreuses cicatrices aussi, je me demande bien ce qu’il a pu lui arriver. Mais sans m’en rendre compte, je les fixer du regard tandis que mes pensées filaient à toute allure. Et lorsque je m’en rendis compte, je tourna brusquement la tête avec un air gêné sur le visage. Mais putain Éva tu fous quoi là ? Pour une fois que quelqu’un te parle, profites-en au lieu de tout gâcher une fois de plus ! Je sais bien que t’es pas vraiment très doué pour te faire des amis, mais là c’est vraiment bien partis alors fais un effort, merde quoi !

« Oh désolée… Je pense juste à… Rien. »


Rien. C’est ça qu’il était devenu aux yeux de la plus grande partie du clan, si ce n’était pas la totalité. Est-ce que j’étais vraiment l’unique personne à lui accorder de l’importance, à voir ce qu’il était réellement ? Ça me brise le cœur de savoir ça. Comment est-ce que les personnes avec qui il a grandis ont pu l’abandonner comme ça ? Je sais bien que ce n’est pas facile de parler à une personne qui ne va pas bien, une personne suicidaire. Je sais aussi que c’est difficile de rester attacher à cette personne alors qu’elle vous repousse constamment. Mais il se sentait terriblement seul, et rien que la compagnie des gens avec qui il était ami dans le passé l’aurait aidé, je suis sûr que ça aurait même absolument tout changé.

« Tu dois sûrement être content alors de le voir si souvent sur mon visage haha. »

Encore un rire timide, ou un rire forcé ?
J’ai la gorge nouée, je ne sais pas vraiment pourquoi. Peut-être parce que je n’ai pas l’habitude que les gens m’adressent la parole pour autre chose qu’une patrouille ou que je leur apporte de l’aide dans n’importe quelle tâche. Ou alors est-ce juste ma si grande solitude qui me change ? Ça me donne de l’espoir qu’il me parle, enfin je crois, ça me fait merveilleusement du bien en tous cas. Ou peut-être juste un peu, mais dans cette solitude sans fin, ça me fait du bien.
Des lunes et des lunes de solitude, stoppé par les paroles d’un seul et unique chat.
Un chat si mystérieux pourtant.
©️ Codage par Neph


avatar

Danse Funèbre
Puf/Surnom : Hunty
Âge du perso : 69 lunes
Messages : 75
Date d'inscription : 05/07/2018
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Danse Funèbre, Dim 22 Juil 2018 - 16:54

  • Évanescence du Quartz
  • Danse Funèbre
ce que je suis con !
C’que j’ai l’air con avec ce sourire ! C’est sûr que je vais la faire flipper, merde ! Je l’ai dit, j’suis pas fait pour converser. J’peux tuer n’importe quoi, chasser des espèces improbables, mais pourquoi c’est si difficile de parler avec les autres ?! Pourquoi quand je veux m’exprimer, les autres comprennent toujours autre chose que je veux dire ?! Et puis merde quoi... ça me ferait bien chier qu’elle aille voir ailleurs, mais j’crois bien que je me couvre d’illusion. Si elle est moi, j’sais que peu importe ce qu’on me ferait subir, jamais je ne trahirais mon cœur. J’suis bête. Alors pourquoi, même si je sais tout ça, pourquoi ai-je tant envie à croire en cette relation ? Peut-être qu’elle réussira à me libérer de mon esprit, qu’elle pourra voir au-delà de ces cicatrices et des marques laissé par mon passé.

Pendant qu’il songeait cela, Danse Funèbre avait le cœur en trombe. Dans un rythme endiablé qu’il avait causé. Jamais il n’aurait pensé que ses sentiments peuvent causer de telles réactions à son corps...

Un sourire.

Il senti son cœur manquer un battement. Il détestait ne pas contrôler, de nature possessive et contrôlante, mais dans cette situation... le matou se laissait aller. Son sourire lui avait causé un ravage. C’était la première fois qu’il le voyait, elle qui était si sérieuse et triste à la fois. Son masque joyeux couvrait bien aussi ses profonds sentiments qu’elle laissait déverser sans regret et sans aucune hésitation. Ses yeux dans les siens, il chercha à décoder ce qu’elle pensait. Le matou voulait savoir. Il ne laisserait rien au hasard, il voulait savoir tous ses doutes et ses craintes. Ses peines et ses joies. Tout, comme si le tueur avait besoin de ça pour se consoler lui-même. Qu’un fardeau sur ses épaules pourrait alléger son cœur. Cet instant, son regard de jade semblait être la chose la plus merveilleuse en ce monde. Certes, son sourire était ravageur, mais il savait qu’il était éphémère.  

Ce sourire, je le veux tous les jours. Et je ferai tout en mon pouvoir pour lui venir en aide. Il est miens et je ne veux pas qu’elle le partage à n’importe qui. Qu’il ne soit adressé qu’à moi. Et ses yeux... je crois bien que je pourrais m’en damner. Si le chef m’ordonnait de les lui arracher, je crois bien que j’hésiterais. Et je n’en aurai pas honte. Cela me tuerait de ne plus les voir, de plus qu’elle ne me regardait jamais vraiment. Juste mon ombre dans un coin mort en m’ignorant. Or, les ordres sont les ordres. Si je ne le fais pas, quelqu’un d’autre le ferait et ça me mettrait plus en colère de savoir qu’un autre les lui aurait arrachés. Ils sont miens. Et on ne brise pas ce qui m’appartient.  

Comme-ci le moment était trop long, elle regarda ailleurs. Interrompant ses réflexions. De la seconde où elle avait osé arrêter sa contemplation, il mourrait d’envie de faire bouger sa tête de quelques angles afin de continuer l’instant, mais il n’osa pas. Cependant, Danse Funèbre remarqua que lorsqu’elle avait détourné le regard, il avait aperçu un air timide.  

Mignon

Fut la chose qu’il songea en premier. C’était la première fois qu’il la voyait avec une autre expression sur son visage. Et, il l’adorait. Si le matou pouvait revoir cet instant, il le ferait. Il se demanda encore combien d’autre expressions elle avait en réserve. Des armes si puissantes qu’elle utilisait sans même savoir leur effet dévastateur. Danse Funèbre rêvait pour une fois d’autre chose que son passé. Celui d’un futur avec à ses côtés cette femelle à l’air triste. Un peu comme un baume sur le cœur.

« Oh désolée… Je pense juste à… Rien. »

Ne me mens pas !

C’est ce à quoi il pensa en premier. Sans comprendre, il était déjà énervé. Le tueur avait beau se juger débile, mais il n’était pas assez crédule pour croire en ce mensonge. Il savait qu’elle lui cache quelque chose et le fait qu’elle cache son jeu lui donne plus envie d’en apprendre sur elle et son passé. Si elle refusait d’en parler, alors il se montrerait énervé. Il briserait ce masque qui l’habite et réussirait à lui faire cracher la vérité. Il a décidé qu’elle ne lui cacherait rien, comme il ferait de même. Ils ne seront qu’un après tout, il l’a décidé alors ce n’est pas contestable.

« Tu dois sûrement être content alors de le voir si souvent sur mon visage haha. »

Un vrai coup de poignard.  

Elle pense vraiment ce qu’elle dit ? Que je suis un monstre sanguinaire qui se nourrit de la souffrance des autres ? Ça me fait mal qu’elle pense ça de moi, moi qui pourtant ferait tout son possible pour revoir ce sourire d’il y a quelque instant. Impossible que je veuille à nouveau sa tristesse, cela m’énerve d’être impuissant ! C’que je paierais cher pour m’approcher d’elle et la tenir près de moi. Je ne peux pas faire ça, pas en ce moment. Pas ici. Ça serait mal vu et je la mettrai mal-à-l’aise. Même si je crois bien que ce lui ferait du bien, je n’osais pas. De peur qu’elle ait peur de moi. Je n’ai pas envie de la rendre tarée, mais je le ferais si c’était nécessaire. Je n’aime pas briser ce qui m’appartient, mais il est inacceptable qu’elle s’échappe de mon contrôle.

Son rire nerveux la désolait davantage. Elle pensait vraiment ces mots ? Il passa soudain de la colère à la tristesse. Il n’était pas ce qu’elle croyait qu’il était. Danse Funèbre était nettement plus complexe, une facette des plus heureuses à la plus grande tristesse. Le tout mélangé d’un fond possessif et masochiste. Il est vrai, cela le rendait terriblement bizarre, mais pour elle, il accepterait de faire l’effort de se simplifier. Il serait tellement prêt à faire plus pour l’empêcher de la rendre triste. Jamais elle ne s’était autant trompée, voilà cette pensée qui le régissait pendant quelques instants.  

Jamais je ne tolérerai que tu aies cet air triste au visage. J’ai décidé que tu m’étais destinée, alors il est hors de question d’avoir autre chose qu’un sourire radieux au visage. Et il est encore plus inacceptable que tu l’adresses à un autre, est-ce clair ? Son ton était un peu trop froid et sec à son goût. Encore une fois une gourre, pas étant que personne ne veuille lui parler avec ces façons de parler !

Sans dire plus, il se rapprocha d’elle.  

Et puis merde, je m’en fous qu’elle me fuit après ça. J’en peux plus de ne pouvoir rien faire !

Danse Funèbre se posa devant elle et posa sa tête au creux de son épaule. Il espérait secrètement qu’elle en fasse de même, même s’il croit bien qu’elle ne ferait rien. Trop surprise par son geste.  

Au moins pendant quelques instants, le deux pensaient l’un à l’autre et non pas à ce qui les torturaient. C’est un pas de plus vers la progression et la libération de l’âme. Alors, le matou ne regrettait pas. Parce qu’il avait l’intime conviction que ce qu’il faisait n’était pas vain et que ses actions l’atteignaient en pleins cœur. Que pour une fois, il était autre chose qu’un démon qui détruisait le bonheur des autres. Qu’il pouvait être quelqu’un de bien.  

Que parfois, il avait le droit d’être égoïste.  

Lui qui avait, selon lui, abusé de l’hospitalité du clan de l’Ombre à son égard, qui limitait au maximum l’attachement des autres membres à son égard pour ne pas leur faire de mal quand il crèverait, bientôt selon lui. Lui qui malgré tout, a décidé, comme une obsession de la faire sienne. Il ne comprenait pas son raisonnement, mais après tout : il est cinglé alors cela n’a pas d’importance pour qui que ce soit. Pas même pour lui. Ce qui comptait maintenant : c’était elle. Seulement elle. Il savait qu’après cet échange, il ne ferait rien d’autre que de penser à ce qu’il aurait pu faire ou dire, alors il voulait éviter le plus de regret possible en agissant de manière débile sans se poser de questions.  

Après tout, c’est la première fois que j’expérimente l’amour. On m’en avait mainte fois parlé sans savoir de quoi il s’agissait. On comparait cela à l’amour d’une mère pour ses petits. Sauf que je n’avais pas de famille. Qu’elle était sans doute morte avant même que je me pose la question. Et puis même s’il vivait, jamais je ne la reconnaîtrais. Aura-elle un pelage blanc comme le miens ? Un regard rubis ou celui de l’ambre ? Était-elle petite ou grande ? De qui avais-je hérité de mes talents de combat ou bien est-ce l’acharnement qui m’a permis de devenir aussi fort ? Est-ce que ma folie était génétique ou l’avais-je attrapé comme un ancien attrape le mal vert ? Je déteste ne pas s’avoir, mais au moins, je sais l’amour et je peux comprendre les histoires qu’Aconit me disait. J’croyais que je l’aimais. Finalement, ce que je ressentais pour lui c’était de la pitié. Maintenant que je vois Évanescence du Quartz, je n’ai plus ce doute. Elle me rend sans doute plus fort, mais sera d’ailleurs mon point faible.

Elle sera sans doute celle qui réussira à faire taire mes cauchemars la nuit. Alors, je devrais être doux parfois avec elle. Je devrai apprendre de rien et faire de mon mieux pour être sincère. Moi qui ne connait rien, devra apprendre de zéro. Et ce n’est pas désagréable pour autant, c’est même... inspirant.
Mes otomes me sont utiles  

avatar

Évanescence du Quartz
Puf/Surnom : Aido
Âge du perso : 21 lunes | Mort à 20 lunes
Messages : 54
Date d'inscription : 19/12/2016
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Évanescence du Quartz, Dim 22 Juil 2018 - 19:31

Contact physique
Ft. Hunty
Les expressions de son visage changées au tac au tac et j’avais du mal à suivre la cadence. Retenir tous les mouvements de son visage, toutes les petites choses qui font que son visage laisse place à une autre. Elles changeaient sûrement pour cause de mes maladroites paroles. J’avais vraiment dis n’importe quoi, je regrette totalement ce que j’ai dis. J’espère qu’il ne va pas le prendre pour lui, vous croyez que je devrais m’excuser ? Non parce que je voulais dire qu’il doit être heureux de voir souvent mon air sérieux propagé sur mon visage puisqu’il l’aime, mais j’ai peur qu’il l’est pris comme un “Ah, tu dois être content que je ne sois pas heureuse alors”. J’avoue que, pour le coup j’avais bien merder.

Il reste longtemps songeur et je me demande bien à quoi il pense. Mais pas une seule seconde il ne cesse de me regarder, j’avoue que ça me gêne quand même un peu pas j’aime assez ça, que quelqu’un me voit pour une fois. Que quelqu’un me trouve peut-être belle même ? Intéressante ? Personne ne m’a jamais fait de compliments à part Museau Murmurant, mon père de cœur. Ou alors ça me gêne tout simplement parce que je ne suis pas habituée à ce genre de chose. Moi je suis habituée à suivre les ordres sans ciller, à rentrer dans les cases sans broncher. Mais aujourd’hui j’ai l’impression de ne plus être dans mes si petites cases, de dépasser. Est-ce que ça me dérange ? Non.

« Jamais je ne tolérerai que tu aies cet air triste au visage. J’ai décidé que tu m’étais destinée, alors il est hors de question d’avoir autre chose qu’un sourire radieux au visage. Et il est encore plus inacceptable que tu l’adresses à un autre, est-ce clair ? »


Hein ? J’écarquille un instant les yeux sous le coup de la surprise, m’attendant à tout sauf ça. Pour le coup je suis partagée entre la peur et la mignonnerie, et probablement la gêne. Il me trouve tellement génial qu’il a déjà décidé que je serais la sienne ? Wahou, ça va vite. Ou alors je me suis juste totalement perdu dans ses paroles et ce n’est pas du tout ce qu’il voulait me faire passer comme message. Ouais, nan, je crois pas vraiment. Son air est si sérieux, si insistant, je crois pas avoir mal compris. Mais c’est mignon. Puis ça ne me dérange pas non plus. Puis de toute façon, à qui veut-il que je souris ? J’ai personne dans ce clan, à part peut-être lui maintenant. Pas de famille, pas d’amis, pas de raison de sourire. Alors t’en fais pas, tu peux être autant possessif et jaloux envers lui que tu veux parce que de toute façon, je ne risque pas de l’adresser à une autre personne.

Je lui adresse un sourire, le plus sincère depuis quelques temps. J’aurais pu mal prendre ses paroles, mais je ne pense pas qu’il soit mal intentionné, loin de là.
J’ai besoin d’appartenir à quelqu’un bordel, d’avoir quelqu’un.

Danse Funèbre s’approche de moi et il dépose sa tête dans le coin de mon épaule et mon cœur rata un battement alors que mon cerveau avait arrêté de fonctionner l'espace d’un instant, bug de système.Je ne bougea pas, ne fit absolument rien, tétanisée de longues secondes avant de me décider à lui rendre son geste.
Il sent bon tiens.
C’est agréable de se sentir fusionnel avec quelqu’un, j’avais jamais ressenti ça avec quelqu’un. J’ai besoin de contact physique, vraiment. La dernière personne avec qui j’ai eu un contact physique c’est parce que j’ai marché à côtés de lui.
Décoince toi putain Éva.

« Très clair »
©️ Codage par Neph

avatar

Faucheuse de Rp's
Puf/Surnom : Cousine de Timmy
Messages : 692
Date d'inscription : 19/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
message posté par Faucheuse de Rp's, Lun 14 Jan 2019 - 19:21

|| Au vu de l'inactivité de Hunty, ce rp est déplacé dans les Inachevés. Si besoin, il y a les Requêtes pour le désarchiver. ||


Contenu sponsorisé
message posté par Contenu sponsorisé,

Page 1 sur 1


Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum