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tenter, sans force et sans armure / d'atteindre l'inaccessible étoile.

La chantant le Matin
Guerrier expérimenté
Puf/Surnom Puf/Surnom : Petite Lueur d'Espoir ~
Messages Messages : 262

Le personnage
Sexe du perso: Femelle
Âge du perso: 44
Mentor / apprenti : Varda
La chantant le Matin
 Jeu 17 Jan 2019 - 21:37

d’atteindre l’inaccessible étoile

Le soleil se couche. Les lueurs du crépuscule teintent le ciel, lui donnant une couleur orange, rosée, teintée de magnifiques couleurs pastels. La regardait le soleil disparaître sous l’horizon tout en mangeant une proie, avant de s’étirer et regagner une niche qu’elle s’était confectionnée, emplie de mousse, juste à la sortie du Séquoia des Guérisseurs, afin d’avoir un poste qui lui permettait d’avoir de vue tous les malades lorsqu’elle faisait sa garde de nuit.

Elle s’installa confortablement, bien qu’elle savait que dans quelques heures, elle serait glacée et elle aurait des fourmis partout dans son corps frêle. C’est que son pelage, de toute évidence court, ne servait pas à grand chose pour la réchauffer durant les froides nuits d’hiver. Ce dont elle aurait besoin, c’est d’une présence avec elle.

Et cette présence, elle savait qui c’était. Trïco. Il était souvent là, avec elle, à discuter toute la nuit, à l’occuper et la faire rire. Au point d’être lui aussi épuisé le petit matin, se battant pour réussir à s’extirper de la mousse. Dans ces moments là, elle avait envie de pleurer, tellement elle se sentait… bien. Juste bien. Parce qu’il était là, et il gâchait des nuits pour elle. Elle aurait envie de le serrer dans ses pattes. Et elle l’aurait fait si elle n’était pas aussi timide. Pourtant, désormais, elle arrivait très bien à avoir un contact physique avec lui. Quelque chose avait changé entre eux, depuis l’épisode du remède. Elle le savait, au fond d’elle. Elle pouvait se serrer contre lui, profiter de sa chaleur corporelle et poser sa tête sur son épaule et le regarder. Bien sûr, au début, elle n’avait pas osé le toucher d’un poil. Mais il est vrai que le froid glacial de la saison froide et ses yeux chaleureux aidaient. C’était une sensation nouvelle qui s’était emprise d’elle, qui faisait battre son coeur plus vite et son visage chauffer. Et elle aimait bien ça.

Et tout s’est enchaîné. Bien qu’elle continuait à bégayer et à rougir, elle arrivait à avoir des discussions normales avec lui. Et le temps s’écoulait à une vitesse impressionnante, à sa compagnie. C’était… naturel. Elle avait l’impression de le connaître depuis toujours, et elle se sentait bien avec lui, elle qui était si empruntée et silencieuse avec tout le monde.

Elle regarda autour d’elle, plissant les yeux sous les derniers rayons que dardait le soleil vers elle. Il faisait froid. Cette nuit serait difficile, elle avait l’impression de sentir la neige arriver à grands pas. De plus, même si les malades allaient mieux grâce au remède, ils restaient tout de même bien vulnérable au froid qui s’insinuait de partout, sans laisser personne intact.

Elle soupira. Elle savait que Hélios serait de garde, ce soir, avec elle. Il resterait dans la tanière, dans un chaud relatif, à s’occuper des malades les plus graves. Il n’aura sûrement pas le temps de venir la voir, ces malades réclamant une attention de tous les instants. Peut-être que Liwa ou Varda l’aidera. Elle ne savait pas. Maintenant, elle avait l’habitude de pouvoir parer les situations risquées. Et même si ici le froid était polaire, elle profitait d’un calme relatif et les malades se tenaient généralement tranquilles. Et elle pouvait chanter d’une voix douce et claire.

Elle surveilla les malades lorsque son coeur s’arrêta. Une patrouille qui rentrait au camp. Et parmi eux, Trïco. Elle lui souriait, et lui l’avait vue, et s’avançait vers elle. Elle souriait. Il allait venir, et cela lui faisait plaisir. Elle se mit à rougir et à baisser les yeux. Foutue timidité. Et tandis que le soleil se couchait, elle se décala pour lui faire un peu de place et tendis l’oreille pour écouter ses probables paroles.

Feat Cousine

(c) Biket
Trïco
Jeune recrue
Puf/Surnom Puf/Surnom : Dusky à l'origine, Espé maintenant.
Messages Messages : 33
Trïco
 Dim 7 Juil 2019 - 23:22

Feat moi-même yesyesyes



Tenter, sans force et sans armure




Il rentrait de chasse. Comme pratiquement chaque jour, au moment qui précédait le crépuscule, il partait avec un groupe de chasseurs capturer un maximum de proies. Pour le bien-être de la Troupe. Car, même si l’état des malades s’était un peu amélioré, il restait tout de même assez préoccupant, et Trïco devait les aider. Et pour les aider, il fallait commencer par aider celle qui les soignait. La. Il s’était assez rapproché d’elle, depuis l’épisode du forçage de pause. Il l’aimait bien, elle était gentille et altruiste. Un peu trop quand même, et surtout, elle était timide et maladroite à un point extraordinaire. Mais cela la rendait mignonne. Oui, il la trouvait mignonne. Il était sensible à sa personne, en tout cas. Il doutait que quelqu’un ne pouvait pas l’être. On ne pouvait pas être méchant gratuitement avec l’apprentie-guérisseuse.

Il déposa ses proies sur la pile de gibier avant de croiser son regard. Elle était comme toujours devant la tanière des guérisseurs, où elle allait passer la nuit malgré le froid pour aider les malades à dormir. Il avait pris l’habitude de passer la nuit avec elle, à discuter de tout et n’importe quoi, à l’écouter chanter ou alors à regarder le ciel, tous les deux, sans aucun bruit. Il devait bien avouer que ses nuits passaient beaucoup plus vite et elles étaient beaucoup agréables, et lorsqu’il voyait le sourire de La en partant le matin, il se disait que ça valait le coup d’avoir fait une insomnie. Elle lui souriait, avant de rougir. Il ne put pas s’empêcher de sourire à son tour avant de prendre une proie qu’il avait capturé avant d’aller la voir.

Il s’assied à ses côtés avant de lui lécher délicatement l’oreille. Elle était jolie, sous les rayons du soleil couchant, en dépit de son pelage en bataille et des cernes qui s’accumulaient sous ses yeux. Il lui enleva les épis d’herbe qui parsemaient son pelage avant de se tourner vers elle et de plonger ses yeux dans les siens, qui montraient sa joie de le voir ici.

“Comment s’est passée ta journée ?”

Il voulait bien en savoir plus sur l’évolution des malades, savoir si ils allaient mieux, et surtout, ce qu’il pouvait faire pour les aider. Il avait l’impression, que lentement mais sûrement, sa vie trouvait un équilibre et un sens qui lui plaisait. Bien sûr, il n’avait pas encore tout ce qu’il voulait; une compagne et pourquoi pas, des chatons. Mais il sentait qu’il prenait le bon chemin. Il se sentait bien, ici, aux côtés de La, et il n’avait besoin de rien de plus.


(c) Sun

La chantant le Matin
Guerrier expérimenté
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Le personnage
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La chantant le Matin
 Ven 12 Juil 2019 - 23:32

tenter, sans force et sans armure / d’atteindre l'inaccessible étoile.

FT Cousineeee

La avait toujours aimé l'aurore. D'aussi loin qu’elle s'en souvenait, elle avait été emplie d'une fascination mêlée d'extase face à ce merveilleux spectacle qui se déroulait tous les matins. Celui du soleil qui se levait, amenant chaleur et lumière au monde. Et le ciel qui se colorait de milles couleurs, de nuances de roses, d’oranges, de jaunes, de blancs, de lavande, d'indigo, et d'un ciel si bleu qu'elle ne le voyait que dans ses rêves. Ce ciel qui précédait l'aurore, cette explosion de couleurs et de bonheur face à la nature qui s'éveille. La a beau voir ce ciel depuis des saisons et des saisons, elle ne s'en lasse pas, et ne s'en lassera jamais. Parce qu'il n'est jamais pareil.

Et c'est à l'aurore que resplendit toute la puissance de la terre et de l'eau. Chaque élément de l'univers est en harmonie afin de faire lever le soleil et commencer la journée. Et La chante pour le soleil. Chante pour que la terre et l'eau s'éveillent. Pour que le matin éclose. Elle chante le Matin.

Il n'y a aucun moment de la journée où elle prend autant de plaisir qu'à chanter durant l'aurore. Pour la terre et l'eau, lui avait dit Sol. Et elle ne savait pas pourquoi, mais sa voix envoûtait la nature et les chats. Elle se souvient qu'un jour, Mi l'ayant entendue chanter, avait dit d'une voix où perçait la jalousie, qu’elle avait une voix magnifique.

Et La l'avait regardée, des étoiles dans les yeux. Elle avait hoché la tête et avait continué à chanter. Elle savait qu’elle avait une jolie voix, parce que sinon, le soleil ne se lèverait pas. Elle ne mesure juste pas à quel point.

Et elle se rappelle de cette époque, où elle utilisait sa voix comme loisir. Désormais, c'est une arme. Elle chante continuellement, toute la nuit, pour chasser les cauchemars de ses malades. Et elle chante jusqu'à l'épuisement pur et simple, parce qu'à chaque fois qu'elle s'arrête une seconde rien que pour reprendre son souffle, les voix des morts l'assaillent. Elle ne comprend pas ce qu'ils disent, mais le ton est éloquent. Et aux milieu d'eux, il y a Vind. Le spectre de l'ancien chasseur s'approche d'elle, petit à petit, et murmure “t'es qu'une meurtrière. Tu m'as tué. Assassin ! Tu n'es bonne à rien ! Assassin ! Assassin ! Comment crois tu que Mi va réagir en sachant ce que tu m'as fait ? Assassin ! Assassin !” Et cette voix là, elle l'entend distinctement. Et les autres voix reprennent sa litanie macabre, et elle, tout ce qu'elle peut faire, c'est se mettre en boule et pleurer encore et encore. Et elle se griffe les joues, et le sang coule abondamment, mais la douleur permet de la retenir à la surface. Elle ne sombrera pas.

Mais elle s'arrête avant que Hélios ou Denethor viennent la retrouver. Elle s'arrête toujours avant que sa mentor, Liwa, ou quelqu'un d'autre de la troupe ne la voit. Personne ne sait qu'elle se mutile, et elle ne l'a dit à personne. Elle ne peut pas. Elle ne peut juste pas.

Si seulement il n'y avait que ça. Si seulement elle n'avait juste qu'à se préoccuper de la santé des chats de la troupe, et de se forcer à tenir. Si seulement elle n'avait juste sa tête à canaliser.

Mais ce n'est pas le cas.

Son coeur fait des siennes aussi. Il bat, il bat fort et trop vite. Elle sait au fond d'elle que quelque chose s'est brisé le jour où Ndranghet lui avait dit qu'il allait partir et ne plus jamais revenir. Elle avait dû retenir ses larmes, ne pas laisser ces foutues émotions la submerger. Parce qu'elle savait qu'il était inutile d'essayer de le faire changer d'avis. C'était dit dans ses yeux. C'était trop tard. Elle savait que son coeur était tombé et il avait eu, il avait eu tellement de mal à se relever. Et elle avait eu tellement mal, ce jour là. C'était horrible, juste horrible. Et elle ne voulait pas revivre ça, pas encore. Elle ne pouvait pas se le permettre. Pas encore souffrir.

Et pourtant.

Elle ne savait pas ce qu’elle ressentait pour Naimya, ni pour le chat juste devant elle. Il était beau, il était courageux et altruiste. Tout ce que n’importe quelle femelle recherchait. Et ça lui faisait peur, toute cette perfection. Parce que elle, elle se voyait tout sauf comme étant parfaite, et elle avait pas la sensation de le mériter. Elle n’avait pas la sensation de mériter qui que ce soit, à vrai dire. Elle n’était pas narcissique et capricieuse comme Mi, et elle n’avait pas conscience de toutes ses capacités, comme Sol. Et cela lui pesait, parfois.

Et le Chasseur s’approcha d’elle et s’allongea à ses côtés, et il lui lécha doucement l’oreille. Et son coeur battit un peu plus vite. Elle respira lentement pour se forcer à avoir un battement cardiaque normal, et elle le regardait doucement. Comme il était beau. Il enleva les herbes médicinales qui s’étaient accrochées à son pelage et elle frissonna. Elle qui avait peur du contact physique, elle avait l’impression qu’elle ne pouvait plus se passer du sien. Elle avait besoin de lui, de sa présence, sinon elle sombrait.

Et ses yeux pétillaient de joie pendant qu’il prenait la parole.

“Comment s’est passée ta journée ?”

Elle évitait son regard et baissait les yeux. Mal. Il y avait trop de malades, pas assez de plantes, pas assez de main d’oeuvre et trop d’épuisement. Elle avait juste envie de s’endormir encore et encore sauf qu’elle devait veiller les malades encore toute la nuit. Et lorsqu’elle n’était pas de garde, elle faisait des insomnies. Et elle n’en pouvait plus. Elle n’en pouvait juste plus. Elle avait craqué, tout à l’heure, et elle avait striée ses joues avec ses griffes. Elle perdait pied. Cela faisait des jours qu’elle n’avait pas eu une nuit entière, et elle se trainait des cernes de 4m de long. Elle voulait juste dormir. Elle voulait juste échapper à ses responsabilités, rien qu’une fois.

Elle avait jamais manifesté, même pas une seule fois, un quelconque regret face à sa vocation. Jamais. Mais là, elle n’en pouvait plus. Elle n’en pouvait vraiment plus. Rien que de sentir les effleuves des plantes médicinales lui donnait des nausées. Alors celle de la mort… Elle n’était pas prête pour cela. Personne ne lui avait dit à quel point ça allait être difficile.

Mais elle ne pouvait pas dire tout cela au mâle, sinon elle savait qu’il allait se mettre en colère. Contre la maladie, contre la terre et l’eau, contre les malades. Et elle ne voulait pas abîmer son beau visage. Elle ne voulait pas effacer ce magnifique sourire, parce qu’elle en avait désespérément besoin pour tenir. Alors elle lui sourit doucement, d’un sourire fatigué, et elle répond d’une petite voix.

“ - La routine. J’ai soigné les malades et j’ai un peu entraîné Hélios. Et toi ?”

Elle se blottit contre lui et ferma les yeux. Elle adorait sa voix. Elle aimerait bien l’entendre parler tout le temps. Et, en son for intérieur, elle voulait éviter le sujet. Elle ne voulait pas parler de ça. Elle avait besoin de faire des pauses, sans parler de l’épidémie, juste passer du temps avec lui. Et en voyant son sourire et ses yeux pleins de fierté, elle se disait que ça valait largement la peine de tenir.

Trïco
Jeune recrue
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Trïco
 Ven 26 Juil 2019 - 22:04

Feat Cousine



Tenter, sans force et sans armure


Il attendit silencieusement sa réponse, profitant de cet instant sa bruit pour l’observer. Oh, elle était si belle. Incroyablement belle. Il avait de la chance d’avoir quelqu’un comme elle dans sa vie, il en était conscient. Et il remerciait la Terre et l’Eau pour ce cadeau tout droit tombé du ciel. Pour cette chatte qui avait changé sa vie, qui occupait ses nuits d’insomnies. Il prenait plaisir à ne dormir que quelques heures les matins, les lendemains de nuit blanche passée en compagnie de La, lorsqu’elle n’était pas de garde. Rire, discussions, débats, moment de silence. Fourrures collées, mélangées. Chacun partageant sa chaleur avec l’autre, chacun partageant son bonheur avec l’autre. Quand l’un était triste, l’autre lui transmettait la joie qui était dûe au simple fait de se voir.
Pour rien au monde Trïco n’échangerait ces nuits à refaire le monde avec la future Guérisseuse.

La baissa les yeux. Il avait posé une question maladroite, il s’en rendait bien compte désormais. Mais il ne pouvait pas effacer ces mots stupides. Bien évidemment qu’elle s’était mal passée, cette foutue journée. Le camp était rongé par cette foutue maladie. Leurs effectifs diminuaient. Leur moral diminuait. La joie avait presque déserté la Troupe. Les temps étaient durs, il le savait. Et pourtant. Pourtant il faisait de son mieux. Il essayait de combler les vides laissés par ceux qui devaient rejoindre La. Il essayait de rapporter un maximum de proies pour la Troupe. Mais était-ce seulement suffisant ? Non, bien sûr que non. Un chat, même avec la meilleure des raisons du monde, ne pouvait pas en remplacer cinq.

« La routine. J’ai soigné les malades et j’ai un peu entraîné Hélios. Et toi ? »

Cette voix lui brisait le coeur. Petite, fatiguée. Oh, La. Mais que fabriques-tu, La ? Tu devrais dormir, ma belle. Tu devrais te reposer et faire des pauses. Des breaks. De longs breaks. Tu ne peux pas continuer comme cela… Ça va ruiner ta santé, encore plus que maintenant. Je sais bien qu’avec cette épidémie, c’est pas facile, de lâcher prise. Mais si toi, tu fais pas de pauses, si tu souffles pas un peu de temps en temps, c’est toi qui va lâcher. Tu ne peux pas lâcher, nous lâcher. On a besoin de toi, ici. Pas seulement en tant que Guérisseuse, mais aussi en tant que féline à part entière. On a besoin de ta sagesse, de ton sourire, de ton altruisme. Et j’ai besoin de toi. J’ai besoin d’entendre ta voix, de contempler les étoiles avec toi. Tu sais, ces si belles étoiles, qu’on compte par millier dans le ciel. Un beau ciel. Un magnifique ciel. Qu’on contemple à deux, on a même pas besoin de parler, seulement de regarder le ciel. Le ciel. Là où volent les oiseaux, les colombes. La paix. La sérénité. Oh, bientôt tu pourras dormir en paix, ma belle. Je te le promets. Bientôt ce sera terminé. Bientôt, tu seras sereine, sans avoir besoin d’être sur le qui-vive à chaque instant, chaque seconde. Quand cette épidémie passera, parce qu’elle passera, c’est certain, je serai toujours là. Je referai toujours le monde en ta compagnie. Je regarderai toujours les étoiles avec toi. Mais pour ça, j’ai besoin que tu tiennes encore un peu. Et pour tenir, tu dois dormir, petit ange. Mais je sais aussi que c’est plus facile à dire qu’à faire.

Elle s’allongea à côté de lui et il en profita pour respirer son odeur. Cette odeur unique qui le calmait instantanément. Une jolie odeur pour une jolie fille. C’était la suite logique des choses, après tout. Elle sentait bon. Elle sentait les plantes, mais en même temps, il y avait ce petit truc, qui faisait que La était La. Parfois, il aimerait arrêter le temps. Il voulait que le monde fût figé autours d’eux, pour qu’il pût profiter d’elle toute la nuit, une nuit éternelle.

« Oh, rien de très palpitant. J’ai entraîné une classe de Novices ce matin et cet aprem.. et bien j’suis parti chasser, comme tu l’as probablement remarqué.. »

Il poussa vers elle la proie qu’il avait soigneusement sélectionnée et posée au sol quelques minutes plus tôt. Un beau morceau de viande. Cela ne lui fera pas de tort. Elle semblait si maigre, si faible. Il avait envie de la serrer contre elle et de lui répéter toute la nuit que tout ira bien. Qu’il veillera sur elle et son bonheur jusqu’à son dernier souffle.

« Oh ! Je ne t’ai pas raconté ! Tu sais, pendant la chasse.... »

Et il raconta une palpitante histoire de course effrénée après un magnifique lapin blanc comme la neige. Il lui avait paru si pur. C’était d’ailleurs ce lapin qu’il lui avait apporté. Pur, comme elle. Il marqua une pause et la regarda, en souriant. Elle était belle. Et il n’aura de cesse de le répéter encore et encore. Elle était si courageuse, si forte. Il ne savait pas s’il aurait pu supporter une telle charge de travail comme elle le faisait depuis le début de cette maladie.

« Je crois que Hato serait fier de toi. Tu le vois peut-être pas, mais tu es si courageuse. Tu es si bonne pour cette Troupe. Tu es celle qui nous rappelle que tout n’est pas perdu. Qu’il y a encore de l’espoir. »

Il leva la tête vers le ciel. Une étoile filante traversa le manteau noir à toute vitesse. Il sourit encore et posa sa queue sur le dos de la Guérisseuse.

« L’espoir. Comme cette étoile. Fais un voeux et peut-être que la Terre et l’Eau l’exauceront. »


(c) Sun

La chantant le Matin
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La chantant le Matin
 Mer 14 Aoû 2019 - 19:43

l'inaccessible étoile
Elle regardait les malades s’allonger, pensive. Elle était si fatiguée, si épuisée d’être constamment sur ses gardes. Elle ne pouvait pas s’endormir tranquille. Et même lorsqu’elle n’était pas de garde et que, miraculeusement, elle trouvait le sommeil, elle se réveillait en sursaut à chaque respiration trop sifflante ou alors à chaque mouvement trop brusque. Et tout cela la vidait.  La seule personne qui parvenait à la faire dormir durant presque toute la nuit, c’était Trïco. Et encore, rares étaient les nuits où cela se produisait. Il l’apaisait, rendait ses nuits plus paisibles et plus longues, mais les cauchemars continuaient de la hanter. Elle aurait bien aimé qu’il la protège aussi de tous les démons qui envahissaient sa tête, causant des cauchemars qui la faisait se réveiller en sursaut contre son pelage. Et dans ces moments-là, quand elle pleurait à chaudes larmes et qu’elle tremblait comme une feuille, Trïco la prenait dans ses pattes et lui murmurait que tout allait bien, qu’il était là jusqu’à qu’elle finisse par trouver un calme relatif. Et seul Trïco arrivait à la calmer lorsqu’elle ressortait de ces nuits si agitées.

C’était l’une des raisons pour lesquelles elle était aussi dépendante de lui. Parce qu’il était le seul à réussir à la faire aller mieux, il était le seul avec qui elle pouvait se reposer en paix sans douter une seconde. C’était le seul avec qui elle arrivait à trouver un minimum de paix dans ce monde où les chats mourraient à cause d’une épidémie meurtrière, et où les dangers ne cessaient jamais de guetter. C’était le seul qui arrivait à la couper du monde, rien qu’une seule nuit. Et elle avait tant besoin de ses pauses, elle avait tant besoin de ces coupures, même si elles étaient courtes et qu’elles étaient toujours entrecoupées par les malades; c’était ce qui la faisait tenir. Il était ce qui la faisait tenir Il était l’air qui lui permettait de respirer, l’énergie qui lui procurait le courage pour tenir. Elle avait besoin de lui, car sans lui, elle allait mourir.

Elle se collait encore plus contre lui et enfouit sa tête dans son pelage. Elle se sentait si bien, là. Pratiquement paisible, en paix, comme si rien ne pouvait lui arriver. Comme si les problèmes avaient disparu, et qu’elle était retournée à l’époque où elle n’était qu’une petite chatonne qui s’émerveillait de tout et de rien, qu’une petite chatonne qui jouait avec Sol et Mi. Comme si elle était retournée à l’époque de l’innocence. La chaleur du mâle se propageait dans tout son corps glacé, et elle frissonna de plaisir. Cela lui faisait tellement du bien. Elle sentait ses muscles sous son pelage, et elle posait sa tête contre son cou, bien enfouie, bien protégée.

Si elle ne l’avait pas fait, elle aurait peut-être vu le regard que Trïco lui portait. Un regard troublant, où se mêlait protection et tendresse, promesses et amour. Elle aurait aimé ce regard. Elle aurait été gênée par la force et tout ce qu’il représentait, mais elle l’aurait aimé. On disait que les yeux étaient le reflet de l’âme. Trïco, à cet instant présent, le représentait parfaitement.

Mais elle avait les yeux fermés, enfouis dans son pelage. Elle se sentait toute petite. Toute minuscule. Elle aurait aimé rester là, en protection, pour l’éternité. Elle ne sentait plus ses muscles endoloris, ses yeux qui lui faisaient mal, son mal de tête permanent. Elle était intacte, dans cet univers parallèle qui lui était propre. Elle était intacte dans ses pattes. Elle était la meilleure version d’elle même lorsqu’elle était à ses côtés.

« Oh, rien de très palpitant. J’ai entraîné une classe de Novices ce matin et cet aprem.. et bien j’suis parti chasser, comme tu l’as probablement remarqué.. »

Elle se nourrissait de sa voix tout comme une oasis dans un désert brûlant. Elle l’écoutait parler attentivement, buvant chacune de ses paroles. Elle ouvrit les yeux pour le voir pousser une patte vers elle. Elle regardait la proie, un lapin blanc magnifique, et commençait à la manger tandis qu’il racontait son histoire. Elle en mangea la moitié, afin de lui en laisser l’autre, et se lécha les babines, repue. Elle ne s’était pas rendue compte à quel point elle avait faim avant de le dévorer. Elle rit doucement à son aventure, un sourire ne quittant pas son visage, faisant pétiller ses yeux rendus ternes par la fatigue. Elle enchaîna doucement à son tour, d’une voix beaucoup moins fatiguée que précédemment, pour raconter la bêtise d’un petit qui avait mis les pattes dans le miel qui était stocké dans le Séquoia et qui avait fini par avoir plein la gueule et les pattes toutes gluantes, piaillant pour sortir de là. La l’avait trouvé en plein milieu de la tanière, les yeux baissés et l’air coupable, et elle s’était dépêchée de le nettoyer et de le rendre à sa mère avant que Varda le trouve et qu’elle le gronde durement. Elle l’avait aidé avec le sourire, en lui promettant de sa voix douce de ne plus recommencer. Cela avait égaillé sa journée, et elle avait repris les soins avec un petit sourire aux lèvres, croisant souvent le chemin du petit qui voulait “tout faire comme sa sauveuse”. Elle rit encore doucement au souvenir du téméraire petit.  Elle le regardait dans les yeux, le sourire et les joues rouges, lorsqu’il prononça ces mots qui lui déchiquetèrent et lui réchauffaient le coeur à la fois, comme personne ne l’avait jamais fait auparavant.

« Je crois que Hato serait fier de toi. Tu le vois peut-être pas, mais tu es si courageuse. Tu es si bonne pour cette Troupe. Tu es celle qui nous rappelle que tout n’est pas perdu. Qu’il y a encore de l’espoir. »

Elle le regardait dans les yeux, et les siens se remplirent de larmes. Elle sourit doucement, sans réussir à retenir les larmes qui s’écoulaient sur ses joues et qui tombèrent dans la poussière. Cette phrase l’avait touchée en plein coeur. Elle ne savait pas trop quoi dire, les mots se mélangèrent dans sa tête dans un maëlstrom et elle ne pouvait rien faire sans éclater en sanglots. Elle était si reconnaissante. D’avoir un ami tel que lui. Un ami qui connaissait les phrases qui pouvaient la toucher mieux que personne, qui avait toujours les mots pour lui rendre le sourire, qui arrivait toujours à la toucher là où elle n’aurait jamais cru pouvoir l’être. Elle souriait en pleurant tout à la fois, et regardait le ciel qui se teintait de milliers d’étoiles, et elle se sentait apaisée. Elle espérait qu’il avait raison. Elle espérait que son père, peu importe où il se trouvait, était fier d’elle. Elle savait qu’elle avait fait des choses qui étaient toutes sauf acceptables, et elle s’en voudra jusqu’au moment de sa mort pour cela. Mais malgré tout, malgré toutes les actions horribles qu’elle avait entreprises, elle espérait qu'il la regardait quand même en souriant. Qu’il lui pardonnait tout cela. Parce qu’elle n’avait pas eu le choix, parce qu’elle avait été obligée, parce qu’elle avait été si faible à ces moments là. Elle se raccroche à la pensée de Trïco comme à une bouée de sauvetage. Il parle de courage, et elle sourit doucement à ce moment là. Elle savait que son image était parfaite. Celle de la sauveuse des Troupes, celle sans qui ils seraient tous morts. Mais il ne savait pas la contrepartie que cela valait. Il ne savait pas tout le mal qu’elle se faisait pour tenir, elle pour qui la douleur était une drogue. Il ne savait pas tous les sacrifices qu’elle entreprenait, constamment, quelle piètre estime elle avait d’elle même, combien elle se haïssait pour ne pas avoir trouvé le remède plus tôt, combien elle s’en voulait pour chaque mort qui avait prit chaque membre de leur troupe, combien elle se forçait d’être toujours plus performante, toujours plus forte, toujours plus active pour sauver le plus de monde.

Elle était si fatiguée.

Et il commençait à parler d’espoir. C’était un si beau mot, l’espoir. L’espérance. Elle en avait besoin, elle aussi. Et elle était honorée de le représenter aux yeux de la troupe, et aux yeux de Trïco plus particulièrement. Elle devait bien s’avouer que l’avis du Chasseur comptait beaucoup à ses yeux. Beaucoup trop, d’ailleurs. Elle ne pouvait plus se passer de lui, et lorsqu’elle voyait dans ses yeux la fierté qu’il ressentait à son égard, elle sentait toute son énergie revenir et son coeur se réchauffer doucement. Tout ce qu’il disait était si gentil. Elle ne connaissait personne avec des intentions aussi pures que les siennes, avec tant de gentillesse dans le regard et des paroles si douces. Et elle se plongeait dans ses yeux, elle s’y noyait et elle adorait ça. Et les yeux brillants de larmes, elle effleura lentement son museau avec le sien. Parce qu’elle ne savait exprimer avec des mots tout ce qu’elle ressentait. Parce qu’elle ne savait comment faire pour lui faire comprendre à quel point il était importante pour elle, à quel point il faisait intégrante partie de son coeur et de sa tête.

Et soudain, il levait les yeux vers le ciel, vers la voûte étoilée qui s’ouvrait sur une infinité de points plus ou moins brillants. Et tandis qu’il regardait le ciel, elle continuait de le regarder. Parce qu’il était bien plus beau que les étoiles. Parce qu’elles étaient peut-être brillantes, mais elles étaient froides et inaccessibles, alors que le chasseur était à ses côtés, chaleureux et bien plus beau, bien plus vrai que n’importe quel astre lumineux. Et il reportait son regard sur elle, avec son sourire qui la faisait fondre. Il posait sa queue sur son dos, et elle frissonna avant d’écouter attentivement ses paroles.

« L’espoir. Comme cette étoile. Fais un voeux et peut-être que la Terre et l’Eau l’exauceront. »

Un voeu ? Un voeu. Ce qu’elle souhaitait de tout son coeur, et de toute son âme ? Ici, à ses côtés, elle oubliait tout. L’épidémie, ses faiblesses internes, ses blessures. Elle était heureuse à ses côtés, elle ne demandait rien de plus. Elle ne souhaitait rien de plus. Alors, en son for interne, elle souhaitait qu’il soit heureux. Que Trïco déployant ses Ailes ait le bonheur qu’il mérite, qu’il soit en paix avec lui même, qu’il ne perde jamais ce formidable sourire et ces yeux pétillants. Elle voulait qu’il soit heureux, qu’il trouve une compagne qui l’aimera et que ce soit pareil en retour, parce qu’elle savait à quel point c’était important pour lui. A ces pensées, son coeur se serrait douloureusement, prémices d’une jalousie qu’elle ne connaissait pas encore.

« Tu devrais en faire un aussi. C’est toi qui a vu l’étoile, après tout.»

La guérisseuse avait la voix enrouée par l’émotion, et elle avait du mal à parler. Et, tandis qu’elle le regardait, le fantôme de ses larmes sur ses joues striées et un sourire triste sur le visage, et paradoxalement les yeux pétillants de joie, elle se collait à lui et murmurait à son oreille.

« Tu es si beau quand tu souris. J’aimerais bien que tu perdes jamais ton sourire, Trïco. Parce qu’il me fait tenir. Tu me fais tenir.»
Feat Cousine
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Trïco
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Trïco
 Dim 18 Aoû 2019 - 10:30

Feat Cousine



Tenter sans force et sans armure


L’apprentie guérisseuse commença à pleurer. Encore une fois, il disait des choses sans réfléchir aux conséquences qui arriveront tant bien que mal.  Il avait parlé de son défunt père, en croyant que ça allait lui faire plaisir. Oh, peut-être que ça l’avait un peu rassurée, mais tout ce qu’il voyait c’était des larmes. Il s’en voulait un peu. Il n’avait pas voulu la mettre dans cet état. Il ne voulait jamais la mettre dans cet état. Mais il ne pouvait ravaler ses paroles, il ne pouvait remonter le temps. Cela était une chose encore impossible à faire, mais peut-être que la Terre et l’Eau pourraient lui donner ce don si nécessaire. Non. Voyons, Trïco, même s’ils le voulaient, ils ne seraient pas capable d’inventer quelque chose d’aussi contre-nature.

Souvent je me demande où j'en serais, sans toi
Souvent je me demande ce que tu fais, où tu es, qui tu aimes
Sors de mes pensées!


Oh, elle occupait tout le temps ses pensées. Tout le temps. À tel point que c’en devenait étrange. Lui qui avait toujours vécu pour sa Troupe, le voilà qui commençait à changer de but, de priorité. C’était étrange, mais il aimait bien cela, au final. Enfin, il ne savait pas trop, ce qu’il aimait, ce qu’il n’aimait pas. Mais vivre pour quelqu’un et non pas pour un ensemble, c’était… plus réaliste ? Une personne à sauver, c’était plus simple, comme but, que toute une Troupe. Parce que jamais il ne pourrait sauver la totalité de cette troupe, c’était impossible. Dans tous les cas il y aurait des sacrifices. Tandis qu’une personne… Cette personne, jamais il ne pourrait la sacrifier, c’était impossible. Autant mourir. Jamais il ne la laissera trépasser. Jamais. Il mourra avant elle, quoi qu’il pût arriver.

« Tu devrais en faire un aussi. C’est toi qui a vu l’étoile, après tout. »

Il soupira. L’ancien lui aurait souhaité que la totalité de sa troupe fût à jamais en sécurité. Mais un autre voeu s’imposait à lui, plus logique en cet instant. Et il savait que la Terre et l’Eau pourraient facilement y accéder. Enfin, il l’espérait. Je souhaite être fort. Bien plus fort. Pour la protéger de tout, de n’importe quel danger, aussi banal soit-il. Il était simple, ce voeu. Mais il le souhaitait de tout son coeur.

« Tu es si beau quand tu souris. J’aimerais bien que tu perdes jamais ton sourire, Trïco. Parce qu’il me fait tenir. Tu me fais tenir »

Il sourit en entendant cela. Il ne savait jamais trop quoi répondre, dans ces cas-là. C’était lui qui complimentait les autres, habituellement. Lui qui la draguait. Lui qui lui disait de belles choses. Il n’était pas habitué à ce qu’elle rentrât dans ce jeu. Enfin, peut-être pas de la séduction, mais rien que ces paroles, c’était beaucoup pour lui. La petite fille craintive qui bégayait dès qu’elle devait lui parler semblait prendre en assurance et devenir une vraie femme. Cette évolution était belle à voir. Très belle. Il était fier d’y avoir peut-être contribué, il était fier de l’avoir habitué à ce contact, lui donnant plus d’assurance, peut-être. Elle devait savoir qu’elle pouvait s’élever plus haut, désormais, parce qu’il était là pour la rattraper, en cas de chute. Qu’elle ne devait pas craindre le fait de perdre l’équilibre.
Il était là.

Il était bien là, avec elle. Sous les étoiles. À parler de tout, de rien. À refaire le monde.
Pour rien au monde il ne changerait cela.
Pour rien au monde.
Sauf peut-être le bonheur de La.


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